En 1970, John Lennon publie Plastic Ono Band, un album radical et intimiste, tournant décisif après les Beatles. Porté par une mise à nu émotionnelle et une esthétique minimaliste, ce disque-manifeste explore la douleur, la mémoire et l’amour, influencé par la thérapie primale et la complicité avec Yoko Ono. Refusant les artifices, Lennon y affirme une vérité brute et bouleversante qui résonne encore aujourd’hui.
Paul McCartney confirme en 2025 que la chanson qu’il aurait aimé écrire est « Just The Way You Are » de Billy Joel. Un hommage cohérent avec son culte de la mélodie et des harmonies raffinées : Rhodes soyeux, iv mineur emprunté, solo d’alto de Phil Woods, Grammys à la clé. L’article replace ce choix dans l’estime réciproque McCartney–Joel, de l’onde Ed Sullivan à la poignée de main de Shea Stadium (2008).
En 1968, dans une Amérique en crise, Tiny Tim surgit comme un ovni musical. Soutenu par Lennon, McCartney et Dylan, cet artiste à l’ukulélé ressuscite les chansons oubliées du début du siècle avec ferveur et ironie. Son style rétro assumé fascine autant qu’il déroute, redéfinissant les frontières de la modernité musicale. Avec « Tiptoe Through the Tulips » et l’album culte « God Bless Tiny Tim », il devient une icône inattendue, admirée pour sa sincérité et son engagement.
En 1971, John Lennon compose « God Save Oz » en soutien à la revue britannique Oz et à ses éditeurs accusés d’obscénité. Le morceau devient un hymne à la liberté d’expression, soutenant la lutte contre la censure et l’oppression. Enregistré avec des musiciens comme Klaus Voormann et Jim Keltner, la chanson, bien que commercialement un échec, demeure un symbole politique de la musique de Lennon. Son message de résistance à l’injustice et de solidarité continue d’inspirer aujourd’hui.
L’œuvre solo de John Lennon révèle un artiste à la fois viscéral, engagé et mélodique. De « Give Peace A Chance » à « Imagine », en passant par « Jealous Guy » ou « (Just Like) Starting Over », cette sélection de 20 titres explore ses influences, sa quête de vérité et son génie pop. Chaque chanson témoigne d’une recherche de sincérité, d’une production exigeante et d’une voix qui traverse les décennies.
Avec Plastic Ono Band (1970), John Lennon livre un album cru, direct, influencé par la thérapie primale. Soutenu par Ringo Starr et Klaus Voormann, il expose sa douleur, ses doutes et ses convictions. Entre cri et silence, ce disque marque une rupture avec les Beatles et fonde une nouvelle grammaire de l’honnêteté musicale. Gêné par son intensité, Lennon en changera souvent l’avis, là où Ringo y verra un sommet de son art.
Paul McCartney a révélé que « God Only Knows » des Beach Boys est la chanson qui le bouleverse le plus. Admiratif du talent de Brian Wilson, il a eu la chance d’interpréter ce chef-d’œuvre à ses côtés, un moment si émouvant qu’il en a pleuré. Son respect pour les grands artistes se manifeste aussi dans son amour pour « Brainwashed » de George Harrison, une chanson qui lui rappelle son ami disparu.
En 2004, Paul McCartney place « The Way » de Glenn Aitken parmi ses morceaux préférés dans une compilation pour Uncut. Ce choix, moqué par certains, révèle en réalité une fidélité à une forme de chanson simple, mélodique et sincère. Derrière la polémique sur le prétendu mauvais goût de Macca, se cache une leçon d’écoute curieuse et bienveillante.
Paul McCartney, légende vivante des Beatles, révèle qu’un morceau en particulier parvient à l’émouvoir aux larmes. Il s’agit de God Only Knows des Beach Boys, une chanson qu’il considère comme l’une des plus belles jamais écrites. Derrière cette confession sincère, se dessine un respect profond pour Brian Wilson, génie musical rival devenu source d’inspiration. Ce témoignage poignant nous plonge dans l’intimité d’un artiste dont la sensibilité demeure intacte malgré des décennies de succès.
En 1969, Billy Preston enregistre “That’s The Way God Planned It” avec George Harrison, Eric Clapton, Keith Richards et Ginger Baker aux Olympic Studios. Produit par Apple Records, ce gospel soul à l’énergie solaire devient un classique, marquant l’union parfaite entre groove spirituel et rock britannique. Ce morceau scelle l’amitié indéfectible entre Billy et les Beatles, tout en annonçant les fusions funk et soul des années 70 grâce à l’orgue lumineux de Preston et une production live vibrante.












