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Coming Up : McCartney, le groove mutant qui a piqué Lennon au vif

Coming Up, single de Paul McCartney (1980) : deux versions, un clip pré-MTV, et un compliment rare de John Lennon. Studio “freak” ou live de Glasgow : découvrez pourquoi ce titre ouvre les années 80… et choisissez votre version !

Trois minutes et quelques secondes, et tout bascule. Au printemps 1980, Paul McCartney publie Coming Up et, sans en avoir l’air, force la porte des années 80 au pied-de-biche : groove élastique, voix varispeed façon masque, synthés bricolés dans un home-studio devenu laboratoire. Derrière ce single, il y a un McCartney inattendu — joueur, technicien, presque insolent — qui transforme la pop en expérience sans renoncer au hit. Et il y a surtout un duel en double exposition : la “freak version” de McCartney II, et la version live de Glasgow, plus charnelle, que l’Amérique choisira comme hymne radio. Entre clip pré-MTV où Paul se démultiplie en Plastic Macs, bataille UK/US sur la “bonne” version, et compliment rarissime de John Lennon (“du bon boulot”), Coming Up devient bien plus qu’un tube : un nœud de rivalité, de modernité et de fantôme Beatles. Pourquoi cette chanson tient-elle encore si fort ? Et laquelle des deux versions raconte le mieux la liberté disciplinée de McCartney ? Replongez dans ses détails, ses paradoxes, et ses éclats de studio.

Les Beatles fantômes : quand McCartney continue la phrase après 1970

Paul McCartney après 1970 : Maybe I’m Amazed, Coming Up, Calico Skies… Trois chansons solo qui portent l’ADN des Beatles, comme des pièces manquantes d’un univers parallèle. Analyse, uchronie et pistes d’écoute : plongez et (re)découvrez-les.

Après 1970, le rêve Beatles ne s’est pas éteint : il s’est déplacé. Le groupe se dissout, mais la grammaire qu’il a inventée continue de circuler, comme une lumière qui change de pièce. Et Paul McCartney devient alors un cas presque irritant pour la critique : trop doué, trop mélodique, trop “évident” pour être jugé dangereux. Sauf que l’évidence, chez lui, est une architecture camouflée : des modulations qui glissent sans prévenir, des ponts qui ouvrent des portes secrètes, une émotion tenue à bout de bras sans jamais verser dans la grimace. Certaines de ses meilleures chansons solo donnent même un vertige particulier : elles semblent bâties pour quatre, avec des harmonies fantômes et des espaces où l’on imagine la guitare de George, la frappe de Ringo, l’aiguillon de John, l’oreille de Martin derrière la vitre. Dans cet article, on suit trois jalons qui dessinent une uchronie crédible — Maybe I’m Amazed, Coming Up, Calico Skies — trois décennies, trois humeurs, une même preuve : le génie mélodique de McCartney n’a pas pris fin en 1970, il a simplement continué sans ses trois complices. Et c’est précisément cette solitude qui rend ces morceaux si bouleversants : ils sonnent comme des portes entrouvertes sur un monde qui n’a jamais eu lieu.

Wings, ou l’art de redescendre : quand Lennon voit McCartney redevenir un musicien

Wings : John Lennon reconnaît ce que Paul McCartney réussit après la fin des Beatles : repartir de zéro, rejouer “au sol”, et survivre au mythe. De “Rolling Wings” au respect lucide, plongée dans la vie après l’apocalypse.

Après l’explosion Beatles, il y a ceux qui transforment la rupture en manifeste, et ceux qui préfèrent survivre en bricolant du réel avec les gravats. Paul McCartney, au début des années 70, choisit la deuxième voie : pas la table rase, mais la reprise de souffle. Wings n’est pas un “plan B” : c’est une stratégie de santé mentale, une façon de redescendre du piédestal, de rejouer dans des salles à taille humaine, de retrouver la sueur et le bruit plutôt que l’apesanteur du mythe. Et ce qui trouble, c’est que John Lennon — capable de sarcasmes cruels et de coups de croc — a su le reconnaître publiquement : il admire que Paul soit reparti de zéro, qu’il ait suivi sa flèche, qu’il ait osé redevenir un musicien de terrain. Compliment, oui, mais chez Lennon le compliment a toujours une pointe : l’éternelle envie de se dégager du passé, quitte à le piquer au passage (“Rolling Wings”…). Entre respect et croche-patte, on entend surtout la vérité la plus simple : même séparés, ils se regardent encore. Et Wings, longtemps jugé pour ce qu’il n’était pas (un “nouveau Beatles”), apparaît ici pour ce qu’il fut vraiment : la preuve que la vie continue après l’apocalypse.

1970, l’an zéro : les ex-Beatles sortent leurs disques comme on sort des couteaux

1970 Beatles : quatre albums, quatre réponses au divorce. McCartney, Lennon, Harrison, Ringo se jaugent en silence, entre Plastic Ono Band, McCartney et All Things Must Pass. Pourquoi la compétition survit ? Plongez dans l’an zéro.

1970 n’est pas une simple date dans l’histoire des Beatles : c’est l’an zéro, le moment où le mythe s’effondre officiellement et où chacun doit répondre à la question la plus brutale qui soit : qui suis-je sans le groupe ? Dans la même année, les quatre dégainent un album comme on sort une lame. McCartney bricole McCartney dans l’intimité du foyer, Lennon se met à nu sur John Lennon/Plastic Ono Band, Harrison ouvre enfin les vannes avec l’ogre All Things Must Pass, Ringo se réfugie dans les standards de Sentimental Journey. Quatre déclarations d’indépendance… et quatre messages adressés, en creux, aux trois autres. Car même quand on ne se parle plus, on s’écoute. Comme des ex qui espionnent de loin la nouvelle vie de l’autre. Paul raconte ce frisson idiot et irrésistible : il pose le disque de John, et un “Ooh…” remonte du ventre — la vieille compétition Lennon/McCartney qui revient, réflexe de jeunesse, moteur de survie. Dix ans plus tard, l’histoire se répète à rebours quand Lennon, en public, concède que “Coming Up” est un sacré bon morceau. Pas besoin d’un coup de téléphone : les chansons font office de lettres, de piques, de réponses. Plongée dans l’année où les Beatles, séparés, continuent malgré tout de se parler à coups de vinyles.

WINGS : Paul McCartney redonne vie à son groupe culte dans une anthologie immersive

Une anthologie inédite 100 % Wings, mixée en Dolby Atmos et supervisée par McCartney. Entre classiques, raretés et formats collectors, une redécouverte attendue.

Supervisée par Paul McCartney, la compilation WINGS (sortie le 7 novembre 2025) propose une anthologie purement dédiée au groupe Wings. Offrant 32 titres en formats variés (CD, vinyle, Blu-ray Atmos), elle exclut les morceaux solo pour se concentrer sur l’identité du groupe. Entre classiques, raretés et mixages Atmos inédits, ce projet veut réévaluer l’héritage musical de Wings avec exigence sonore et direction artistique soignée.

Amoeba Gig : le concert secret de Paul McCartney enfin dévoilé

Le 27 juin 2007, Paul McCartney donne un concert intime et gratuit chez Amoeba Music à Los Angeles, devant un public restreint incluant Ringo Starr et Jeff Lynne. La setlist mélange nouveautés de Memory Almost Full et classiques des Beatles et Wings. L’enregistrement, d’abord diffusé en partie, est publié intégralement en 2019 sous le titre Amoeba Gig, capturant l’énergie brute et la proximité unique de cette soirée.

Paul McCartney, pionnier méconnu du vidéoclip moderne

Bien avant l’essor de MTV, Paul McCartney a compris le potentiel du vidéoclip comme outil artistique et promotionnel. Avec « Coming Up » en 1980, il se met en scène sous plusieurs identités, anticipant l’esthétique des clips narratifs et expérimentaux des années 80. Son audace influence des artistes comme Madonna ou Michael Jackson, confirmant son rôle de pionnier dans l’évolution du vidéoclip musical.

« Coming Up » : L’expérimentation audacieuse de Paul McCartney qui a conquis les charts

En 1980, Paul McCartney surprend avec McCartney II, un album expérimental où il joue seul tous les instruments. Coming Up, titre phare de cet opus, illustre son approche novatrice grâce à des effets vocaux et une production atypique. Ce morceau, enregistré en solo dans son studio, devient un succès mondial et inspire même John Lennon à reprendre la musique. Entre expérimentation sonore et impact commercial, Coming Up marque un tournant dans la carrière de McCartney après Wings.

 « Coming Up » – Le retour en force de Paul McCartney en 1980

En 1980, Paul McCartney surprend avec « Coming Up », un single expérimental enregistré en solo dans son home studio. Son son novateur séduit même John Lennon, qui retrouve l’envie d’enregistrer après cinq ans d’absence. Le titre devient un succès mondial, notamment aux États-Unis où la version live avec Wings domine les charts. Son clip décalé, où McCartney incarne plusieurs musiciens, marque aussi les esprits. « Coming Up » illustre la créativité sans limites de McCartney et son talent pour innover, même après les Beatles.

John Lennon et l’étonnante chanson de Paul McCartney qu’il appréciait

La dynamique complexe entre les anciens membres des Beatles a toujours fasciné les amateurs de musique et les historiens. Parmi ces interactions, celle entre John Lennon et Paul McCartney demeure particulièrement intrigante, surtout lorsqu’elle implique des appréciations paradoxales concernant leurs œuvres solo respectives. L’un des épisodes les plus marquants de cette relation est la révélation […]

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