Drumming Is My Madness : paroles, traduction et histoire

Stop and Smell the Roses · 1981

Drumming Is My Madness — illustration conservée de la fiche

« Drumming Is My Madness » occupe une place à part dans le répertoire de Ringo Starr, puisqu’elle transforme l’activité qui l’a rendu célèbre en sujet de chanson. Harry Nilsson l’écrit pour son ami, dans une tradition de complicité remontant au début des années 1970. L’humour du titre fonctionne à plusieurs niveaux : il joue sur la réputation de batteur de Starr tout en laissant deviner qu’une obsession musicale peut être une manière d’être au monde. Cette autodérision convient particulièrement à l’image publique de Ringo.

La chanson en bref

Interprète(s)
Ringo Starr
Auteurs
Harry Nilsson
Album / EP
Stop and Smell the Roses
Année
1981
Explorer la chanson et le dossier Ringo Starr

Paroles originales

Drumming is my madness,
Drumming is my business.

Drumming is my pleasure,
Drumming makes me happy.

Drumming makes me lose control,
Drumming makes me rock and roll, yeah.

Watch me now, Rizz off!

Do you think I’m sexy?
Do you think I’m silly?
Try a little tenderness, too.

Drumming is my middle name,
Drumming makes me go insane.

I got rhythm,
You got rhythm, too.

Here we go again!

Drumming is my madness,
Drumming makes me crazy, ha! ha! ha!

Ho!

Drumming is my hobby,
Drumming is a friend of mine.

Is it any wonder?
You can call me thunder,
My friends’ name is lightning too.

Traduction française

La batterie, c’est ma folie,
La batterie, c’est mon métier.

La batterie, c’est mon plaisir,
La batterie me rend heureux.

La batterie me fait perdre le contrôle,
La batterie me fait faire du rock ’n’ roll, ouais.

Regardez-moi maintenant, Rizz, vas-y !

Vous me trouvez sexy ?
Vous me trouvez ridicule ?
Essayez aussi un peu de tendresse.

La batterie, c’est mon deuxième prénom,
La batterie me rend fou.

J’ai le rythme,
Vous aussi, vous avez le rythme.

Et c’est reparti !

La batterie, c’est ma folie,
La batterie me rend dingue, ha ! ha ! ha !

Ho !

La batterie, c’est mon passe-temps,
La batterie est mon amie.

Est-ce si étonnant ?
Vous pouvez m’appeler Tonnerre,
Mon ami s’appelle aussi Éclair.

Histoire de la chanson

« Drumming Is My Madness » occupe une place à part dans le répertoire de Ringo Starr, puisqu’elle transforme l’activité qui l’a rendu célèbre en sujet de chanson. Harry Nilsson l’écrit pour son ami, dans une tradition de complicité remontant au début des années 1970. L’humour du titre fonctionne à plusieurs niveaux : il joue sur la réputation de batteur de Starr tout en laissant deviner qu’une obsession musicale peut être une manière d’être au monde. Cette autodérision convient particulièrement à l’image publique de Ringo.
Le morceau est commencé le 4 novembre 1980 aux Evergreen Studios de Los Angeles. Nilsson produit, et Rick Riccio est crédité à l’ingénierie. Les travaux se poursuivent du 1er au 4 décembre aux Compass Point Studios de Nassau, aux Bahamas. Cette géographie à deux pôles révèle un processus d’enregistrement fragmenté : la bande traverse plusieurs environnements et ne peut être ramenée à une seule séance de prise directe. La voix principale est achevée durant la période de décembre.
Le personnel réuni est riche en couleurs instrumentales. Ringo chante et joue de la batterie, en compagnie de Jim Keltner, autre batteur central de son entourage. Dennis Budimir, Ritchie Zito et Fred Tackett participent aux guitares, Jane Getz au piano et Dennis Belfield à la basse. Jerry Jumonville et Jim Gordon interviennent aux saxophones, Bruce Paulson au trombone, Lee Thornburg à la trompette, Rick Riccio à la flûte et Joe Lala aux percussions. Cette profusion de soufflants donne à la chanson une apparence de fanfare rock qui correspond à son esprit théâtral.
La présence de deux batteurs est particulièrement intéressante. Le titre met la batterie au premier plan dans le discours, mais il ne s’agit pas d’un solo de virtuosité détaché du groupe. L’instrument devient une composante d’une machinerie joyeusement excessive, dans laquelle coups de caisse claire, percussions et accents de cuivres se renforcent. Cette conception tranche avec les chansons qui réduisent le rôle du batteur à un simple accompagnement. Ringo y est simultanément personnage, chanteur et instrumentiste.
Nilsson travaille également à cette période sur « Stop And Take The Time To Smell The Roses » et sur une nouvelle version de « Back Off Boogaloo ». Les séances témoignent donc d’une vraie collaboration de production, et non d’un auteur livrant une maquette à son interprète. Starr a d’ailleurs présenté « Drumming Is My Madness » comme l’un des souvenirs les plus amusants de son travail avec Nilsson et Keltner, soulignant l’atmosphère de camaraderie qui entourait l’enregistrement.
La chanson est publiée en 1981 et sert de face B au single « Wrack My Brain », écrit par George Harrison. La présence de ce dernier titre dans les classements américains ne saurait être attribuée à la face B. En revanche, l’association des deux morceaux résume les deux axes du projet : les anciens liens avec les Beatles et l’amitié avec Nilsson. « Drumming Is My Madness » reste un témoignage à la fois sonore, biographique et humoristique de la place de la batterie dans l’identité de Ringo.

La piste du disque Stop and Smell the Roses renvoie aux séances conduites par Harry Nilsson en novembre et décembre 1980, avec un enregistrement à Evergreen et des interventions complémentaires aux Bahamas. Jim Keltner et Ringo Starr figurent tous deux à la batterie ; les cuivres comprennent notamment Lee Thornburg et Bruce Paulson. L’édition numérique permet de documenter l’équipe sans conclure à la répartition exacte de chaque percussion.

Repérage des éditions. « Drumming Is My Madness » : plage n° 3 sur 10 du programme documenté de Stop and Smell the Roses (LP original, dix plages, 1981). Le LP publié en 1981 réunit des blocs de séances distincts pilotés par McCartney, Harrison, Nilsson, Stills ou Ronnie Wood ; les crédits doivent être attribués à la piste, jamais globalisés.

Complément historique . Harry Nilsson signe et produit cette chanson. Son insertion dans le LP définitif relève du changement du programme initialement prévu pour « Can’t Fight Lightning ».

Document de séance / crédits individuels. Harry Nilsson écrit et produit cette chanson enregistrée en novembre et décembre 1980. La fiche de séance mentionne un grand effectif instrumental, notamment Jim Keltner à la batterie, Jane Getz au piano et plusieurs saxophones et cuivres. La chanson sert de face B au single Wrack My Brain. La dimension collective du morceau ne doit pas être réduite à un simple duo de batteurs Starr–Keltner.

Contrôle des crédits de l’album Stop and Smell the Roses (1981) — piste 3 sur le programme original de dix titres. La production de cette plage est attribuée à Harry Nilsson ; musiciens mentionnés sur la fiche piste par piste : Ringo Starr, Jim Keltner, Dennis Belfield, Jane Getz, Fred Tackett et section de cuivres. La diversité des producteurs est structurante : les sessions de Paul McCartney, George Harrison, Harry Nilsson, Ronnie Wood et Stephen Stills ne constituent pas un seul bloc de musiciens interchangeables. Cette identification concerne spécifiquement l’enregistrement de 1980-1981 et ne certifie aucune relecture scénique ou version antérieure portant le même titre.

Identité et versions de la chanson

Chanson — titre de référence

Drumming Is My Madness

Types de versions

Studio

Interprètes / participations

Ringo Starr

Auteurs / compositeurs

Harry Nilsson

Enregistrement en studio

Durée(s) studio

Édition numérique Stop and Smell the Roses répertoriée en 2021 : 3:27
Édition numérique Stop and Smell the Roses (durée publiée) : 3:27

Dates des séances studio

Studio 1980 — Séances documentées : 4 novembre 1980, avec ajouts du 1er au 4 décembre 1980.

Version 1981 : 4 novembre–4 décembre 1980 — prises et ajouts recensés

Studios / lieux d’enregistrement

Studio 1980 — Evergreen Recording Studios, Burbank, Californie ; prises complémentaires à Compass Point Studios, Nassau, Bahamas.

Version 1981 : Evergreen Recording Studios, Burbank ; overdubs Compass Point Studios, Nassau

Musiciens et instruments — studio

Studio 1980 — • Ringo Starr — batterie et chant principal

• Jim Keltner — batterie

• Dennis Belfield — basse

• Dennis Budimir — guitare

• Fred Tackett — guitare

• Richie Zito — guitare

• Jane Getz — piano

• Jim Gordon — saxophone baryton

• Jerry Jumonville — saxophone ténor

• Bruce Paulson — trombone

• Lee Thornburg — trompette

• Joe Lala — percussions

• Rick Riccio — flûte

Crédits spécifiques recoupés Ringo Starr : chant, batterie ; Dennis Budimir, Ritchie Zito, Fred Tackett : guitares ; Jane Getz : piano ; Dennis Belfield : basse ; Jim Keltner : batterie ; Jerry Jumonville : saxophone ténor ; Jim Gordon : saxophone baryton ; Bruce Paulson : trombone ; Lee Thornburg : trompette ; Rick Riccio : flûte ; Joe Lala : percussions.

Producteurs — studio

Harry Nilsson

Version 1981 : Harry Nilsson

Contexte, création et anecdotes

Histoire / contexte de la chanson

Une profession de foi de batteur déguisée en numéro de music-hall : Ringo transforme sa passion des tambours en douce folie contagieuse. Cuivres, guitares et seconde batterie lui répondent, comme si tout le studio participait à la plaisanterie.

« Drumming Is My Madness » figure sur Stop And Smell The Roses, paru en 1981. La chanson est signée Harry Nilsson. Le morceau fait de la batterie une source de plaisir et de liberté, avec un texte taillé pour son interprète.

Les crédits de studio identifient notamment Jim Keltner (batterie) et Dennis Belfield (basse).

Repérage discographique contrôlé : « Drumming Is My Madness » : plage n° 3 sur 10 du programme documenté de Stop and Smell the Roses (LP original, dix plages, 1981). Le LP publié en 1981 réunit des blocs de séances distincts pilotés par McCartney, Harrison, Nilsson, Stills ou Ronnie Wood ; les crédits doivent être attribués à la piste, jamais globalisés.

Repère d'édition Sur « Stop and Smell the Roses » (1981), « Drumming Is My Madness » est situé à la position 3 sur 10. Le projet, d'abord envisagé sous le titre Can't Fight Lightning, associe plusieurs producteurs. Les chansons ont été travaillées à des périodes et avec des équipes distinctes ; le personnel général ne doit pas être reporté sur chaque piste. Cette place dans le programme original ne documente, à elle seule, ni la date de la prise maîtresse ni une attribution instrumentale individuelle.

Contrôle des crédits de l’album Stop and Smell the Roses (1981) — piste 3 sur le programme original de dix titres. La production de cette plage est attribuée à Harry Nilsson ; musiciens mentionnés sur la fiche piste par piste : Ringo Starr, Jim Keltner, Dennis Belfield, Jane Getz, Fred Tackett et section de cuivres. La diversité des producteurs est structurante : les sessions de Paul McCartney, George Harrison, Harry Nilsson, Ronnie Wood et Stephen Stills ne constituent pas un seul bloc de musiciens interchangeables. Cette identification concerne spécifiquement l’enregistrement de 1980-1981 et ne certifie aucune relecture scénique ou version antérieure portant le même titre.

Anecdotes / séances

Studio 1980 — Harry Nilsson et Jim Keltner participent à cette séance, que Ringo a présentée parmi ses enregistrements favoris.

Harry Nilsson signe et produit ce titre. Dans un entretien à Modern Drummer en 2005, Ringo l’a cité parmi ses séances favorites, notamment pour la présence de Jim Keltner. ; Chanson de Harry Nilsson, enregistrée fin 1980 sous sa production ; Jim Keltner est également crédité à la batterie, aux côtés de Ringo.

Harry Nilsson écrit et produit cette pièce ; Jim Keltner double la batterie de Ringo, avec plusieurs instrumentistes de cuivres.

Éclairage historique extrait de la notice détaillée — Le morceau est commencé le 4 novembre 1980 aux Evergreen Studios de Los Angeles. Nilsson produit, et Rick Riccio est crédité à l'ingénierie. Les travaux se poursuivent du 1er au 4 décembre aux Compass Point Studios de Nassau, aux Bahamas. Cette géographie à deux pôles révèle un processus d'enregistrement fragmenté : la bande traverse plusieurs environnements et ne peut être ramenée à une seule séance de prise directe. La voix principale est achevée durant la période de décembre.

Discographie contrôlée sur les programmes documentés : Stop and Smell the Roses : plage 3. Il s’agit d’un contrôle de rang et de version éditée, pas d’une datation de la séance ni d’une validation complète des crédits de piste.

La piste du disque Stop and Smell the Roses renvoie aux séances conduites par Harry Nilsson en novembre et décembre 1980, avec un enregistrement à Evergreen et des interventions complémentaires aux Bahamas. Jim Keltner et Ringo Starr figurent tous deux à la batterie ; les cuivres comprennent notamment Lee Thornburg et Bruce Paulson. L’édition numérique permet de documenter l’équipe sans conclure à la répartition exacte de chaque percussion.

Harry Nilsson signe et produit cette chanson. Son insertion dans le LP définitif relève du changement du programme initialement prévu pour « Can’t Fight Lightning ».

Harry Nilsson écrit et produit cette chanson enregistrée en novembre et décembre 1980. La fiche de séance mentionne un grand effectif instrumental, notamment Jim Keltner à la batterie, Jane Getz au piano et plusieurs saxophones et cuivres. La chanson sert de face B au single Wrack My Brain. La dimension collective du morceau ne doit pas être réduite à un simple duo de batteurs Starr–Keltner.

Index de l'édition : « Drumming Is My Madness » occupe la plage 3/10 de l'édition ordinaire de « Stop and Smell the Roses », paru 27 octobre 1981 aux États-Unis ; la plage précédente est « Wrack My Brain » et la suivante « Attention ».

Contrôle individuel : Harry Nilsson signe et produit ce titre, enregistré les 4 novembre et 1er–4 décembre 1980. Cette plage a été choisie comme face B du 45-tours Wrack My Brain. La distribution propre au titre fait apparaître Jim Keltner à la batterie et des cuivres, dont Jerry Jumonville au saxophone ténor.

Éditions et versions à distinguer

Album ou EP de référence

Stop and Smell the Roses

Place dans le programme

3 / 10 — repérage issu du contrôle ; pressage physique à confirmer

Contexte discographique

Position identifiée dans le contrôle antérieur : Stop and Smell the Roses, plage 3/10. Les crédits et le minutage du pressage doivent être recoupés indépendamment.

Complément historique

Contrôle : enrichissement conservé sans nouveau paragraphe historique.

Éditions et minutages

Année de publication de l’album : 1981. Programme de référence : Stop and Smell the Roses. 3 / 10 — repérage issu du contrôle ; pressage physique à confirmer Plusieurs minutages figurent dans la base : ne pas choisir une durée unique sans l’édition ou le mixage.

Année ou provenance

Stop and Smell the Roses

Auteurs renseignés

Harry Nilsson

Interprètes et crédits

Ringo Starr