Yellow-Sub.net · Musiciens et techniciens · Nashville, 2026
Mike Stankiewicz et Ringo Starr : percussions et prises de son de Long Long Road (2026)
Quatre crédits de percussion et une responsabilité d’enregistrement à Nashville : le rôle documenté de Mike Stankiewicz sur l’album country de Ringo Starr, sans le confondre avec Michael Piersante.
Un collaborateur de studio à double fonction
Dans le générique de Long Long Road, album de Ringo Starr publié le 24 avril 2026, Mike Stankiewicz occupe une place originale : il est à la fois crédité pour l’enregistrement effectué à Nashville et comme percussionniste sur quatre chansons. Ce double rôle est facilement masqué par les noms plus médiatisés du disque : T Bone Burnett, responsable de la production, Daniel Tashian et Bruce Sugar, coproducteurs, ou encore les invités vocaux Sheryl Crow, Molly Tuttle et Billy Strings. Il justifie pourtant une étude autonome, car le métier de preneur de son et celui de musicien constituent deux fonctions différentes. Cette page n’est pas une seconde analyse des dix titres de l’album : elle vise à établir un inventaire rigoureux des interventions attribuées à Stankiewicz et à expliquer les limites de cette attribution.
Le générique emploie deux variantes de son prénom. Trois titres et les crédits généraux mentionnent « Mike Stankiewicz », tandis que « Why » porte la mention « Michael Stankiewicz ». Une sessionographie raisonnée doit conserver cette variation de transcription, sans en déduire deux personnes distinctes ni imposer arbitrairement une graphie prétendument officielle. La comparaison de l’instrument, du contexte de production et des génériques permet de réunir ces mentions pour l’analyse, en signalant la variation de forme.
Les studios de Nashville et l’enregistrement à distance
La fabrication de Long Long Road associe les studios Sound Emporium, East Iris, Electro Magnetic East et Blackbird à Nashville à des installations de Los Angeles, dont The Village Studio Z et Blue Door Music Studio. Les parties chantées et jouées par Ringo Starr ont été captées à Roccabella West, à Los Angeles. La géographie du disque est donc celle d’une production en plusieurs lieux, où la participation d’un instrumentiste sur un master ne prouve pas qu’il était présent dans le même studio que le chanteur pendant la prise définitive.
Le crédit général distingue Mike Stankiewicz pour l’enregistrement à Nashville, Michael Piersante et Bruce Sugar pour les enregistrements à Los Angeles, puis attribue à Piersante le mixage final à The Village Studio Z. Rien dans ce générique ne permet d’établir une feuille de route quotidienne des séances ni d’attribuer à Stankiewicz la prise précise de chacune des pistes instrumentales. Il confirme une responsabilité d’enregistrement à Nashville ; une répartition plus fine des tâches exigerait des feuilles de séance ou des documents techniques supplémentaires.
« Baby Don’t Go » : un tambourin distinct de la batterie
Sur « Baby Don’t Go », chanson écrite par T Bone Burnett, Mike Stankiewicz tient le tambourin. Ringo Starr assure la batterie et le chant ; Dennis Crouch joue la basse ; Billy Strings intervient à la guitare acoustique et aux harmonies vocales ; Burnett tient la guitare électrique ; Patrick Warren signe claviers et orchestrations. La contribution de Stankiewicz est explicitement circonscrite à un instrument complémentaire de la batterie. L’enregistrement publié ne permet pas, par la seule écoute, d’affirmer le modèle de tambourin employé, les conditions de captation ou le nombre de prises.
« It’s Been Too Long » : le tambourin et les claquements de mains
Dans « It’s Been Too Long », coécrit par Daniel Tashian et Burnett, Stankiewicz est de nouveau crédité au tambourin. David Mansfield est mentionné pour les claquements de mains, ce qui impose de ne pas absorber les deux contributions sous une catégorie indifférenciée de « percussions ». Le morceau accueille Sarah Jarosz et Molly Tuttle dans les chœurs, Tashian à l’harmonie vocale et à la guitare, ainsi que les interventions de Dennis Crouch, Burnett, Rory Hoffman et Patrick Warren. Deux titres comportant le même crédit de tambourin ne signifient pas deux séances datées et identifiables ; il s’agit de deux masters publiés, qui peuvent être reliés à la même carrière de collaborateur sans fabriquer une chronologie absente des documents.
« Why » : la différence entre « tambourin » et « percussions »
« Why » présente une particularité documentaire : le générique attribue simplement des « percussions » à Michael Stankiewicz. Il ne précise pas quel instrument a été utilisé. Ringo joue la batterie, tandis que Michael Piersante est nommé pour les claquements de mains. L’encyclopédie doit donc conserver trois mentions distinctes — batterie, percussions, claquements de mains — et renoncer à transformer l’indication générale de Stankiewicz en crédit certain de tambourin. Ce morceau associe également Billy Strings et Molly Tuttle aux guitares acoustiques et Daniel Tashian aux voix additionnelles.
Cette distinction illustre une difficulté propre aux génériques contemporains : plusieurs « Michael » figurent dans la production. Stankiewicz et Piersante ne sont pas interchangeables, et l’on ne peut ni reporter les claquements de mains de Piersante sur Stankiewicz ni attribuer le mixage à ce dernier.
« My Baby Don’t Want Nothing » : troisième tambourin attesté
Le quatrième titre où Stankiewicz apparaît comme instrumentiste est « My Baby Don’t Want Nothing », une autre composition de Burnett. Sa contribution y est de nouveau identifiée comme un tambourin. Le socle instrumental réunit la batterie de Ringo, la basse de Dennis Crouch, la guitare acoustique de Burnett, plusieurs guitares électriques jouées par Colin Linden, Daniel Tashian et Billy Strings, ainsi que les claviers et orchestrations de Patrick Warren. Les voix associent Ringo, Billy Strings et Tashian. Le tambourin enrichit cet ensemble sans se substituer aux parties de batterie du chanteur.
« You and I (Wave of Love) » : un faux rapprochement à éviter
Le cas de « You and I (Wave of Love) » est instructif parce qu’il présente un tambourin attribué à Michael Piersante, non à Mike Stankiewicz. Ce crédit ne doit pas être absorbé dans la fiche de Stankiewicz au motif que les deux ingénieurs collaborent au même album et ont des prénoms semblables. Cette précaution préserve une frontière documentée entre deux personnes et évite de faire passer de quatre à cinq le nombre des chansons auxquelles Stankiewicz a participé instrumentalement.
Enregistrer, jouer, mixer : des catégories qui ne s’additionnent pas
Une prise de son réalisée à Nashville, un crédit de tambourin sur une chanson, une fonction de coproduction et une opération de mixage ne désignent pas une même activité artistique. La première relève de la captation des performances ; la deuxième de l’exécution musicale ; la troisième de l’orientation de la fabrication du disque ; la dernière de l’assemblage sonore final. Sur Long Long Road, Stankiewicz est documenté dans les deux premières catégories. Daniel Tashian et Bruce Sugar sont coproducteurs aux côtés de Burnett ; Piersante est crédité pour le mixage. La fiche présente ces responsabilités comme complémentaires plutôt que concurrentes.
Le générique mentionne encore d’autres ingénieurs supplémentaires et assistants. Les différentes fonctions ne doivent pas être redistribuées en fonction de la célébrité des participants ou de la sonorité perçue à l’écoute. Un master contenant un grand nombre de guitares peut avoir exigé plusieurs séances et plusieurs opérations de montage, mais aucune feuille de piste n’est ici produite pour reconstituer le détail du calendrier. Il convient de décrire les rôles avérés avant toute hypothèse sur les conditions de leur réalisation.
Bilan documentaire : quatre titres, une responsabilité d’enregistrement
Le relevé instrumental de Stankiewicz comprend exactement quatre chansons : « Baby Don’t Go » (tambourin), « It’s Been Too Long » (tambourin), « Why » (percussions) et « My Baby Don’t Want Nothing » (tambourin). Cette liste ne doit pas être confondue avec le nombre de prises ni avec le nombre de séances. La participation à l’enregistrement de Nashville est une responsabilité générale distincte, qui ne constitue pas un cinquième titre. Aucun crédit instrumental ne lui est attribué sur les six autres chansons dans le générique utilisé pour cette étude. Ce bilan pourra être révisé si de nouvelles archives primaires montrent des contributions supplémentaires ; en attendant, il respecte les limites de la documentation publiée.
Retrouver les chansons et les collaborateurs
Pour étudier séparément les quatre masters, consulter les fiches de « Baby Don’t Go », « It’s Been Too Long », « Why » et « My Baby Don’t Want Nothing ». Le dossier consacré aux dix chansons de Long Long Road fournit la vue d’ensemble. Les rôles techniques et éditoriaux font déjà l’objet de fiches autonomes : Michael Piersante, Bruce Sugar et Daniel Tashian.












