Ringo Starr et le All-Starr Band, illustration des études historiques

All-Starr Band › Tournées › Étude historique

Encyclopédie Yellow-Sub.net | octobre 2026

Paris, Olympia, 6 juin 2018 : Ringo Starr et le All-Starr Band de retour en France

Paris en 2018 : cadre français et archivage

L’Olympia du 6 juin est une des rares occasions de retrouver la treizième formation en France. Dans l’index des musiciens, Graham Gouldman remplace le bassiste de la période 2012–2017, Richard Page. Cette évolution importe : Gouldman apporte 10cc, tandis que le programme conserve Steve Lukather et Gregg Rolie.

Pour une collection française, les titres affichés sur les billets, les visuels de l’Olympia, l’éventuel programme papier et la chronique de RockUrLife sont quatre catégories distinctes. Une photographie utilisée pour promouvoir plusieurs soirées ne constitue pas la preuve du déroulement musical de celle de Paris.

La date française dans la tournée

Le 6 juin 2018, l’Olympia accueille la troisième représentation du cycle recensé pour la treizième formation, après deux concerts les 1er et 2 juin au Borgata d’Atlantic City. Paris devient ainsi la première étape française du nouveau groupe et une porte d’entrée vers son itinéraire européen. La chronologie est importante : le concert ne relève ni de la formation du Ryman en 2012 ni de celle du Greek Theatre en 2019. La salle et la date doivent rester associées aux sept musiciens présents en 2018.

Le programme conservé sur la fiche individuelle du 6 juin à l’Olympia recense vingt-deux entrées, dont la coda Give Peace a Chance distinguée du final With a Little Help from My Friends. Ce nombre exprime une convention de classement des séquences de scène : le medley Black Magic Woman / Gypsy Queen réunit deux œuvres, mais occupe une seule entrée du programme. La fiche du concert demeure la référence pour l’ordre des chansons et les invités attestés.

La première partie de Gaëlle Buswel

L’ouverture de la soirée est confiée à Gaëlle Buswel, chanteuse et guitariste française dont la carrière s’inscrit dans le blues-rock et la chanson d’inspiration américaine. Le compte rendu publié après la soirée rapporte un passage d’environ vingt minutes, accompagné de deux musiciens à la guitare et aux percussions. Une reprise de Help! des Beatles figure parmi les morceaux évoqués dans ce témoignage. Ce numéro de première partie ne doit naturellement pas être enregistré comme une interprétation de Ringo Starr ni comme une chanson jouée par le All-Starr Band.

Dans un dossier d’archives, la première partie appartient pourtant à l’événement : elle éclaire la programmation de l’Olympia, l’accueil du public et la succession des artistes. Il faut donc maintenir une distinction entre le programme complet de la soirée et la set-list propre au groupe de Ringo, plutôt que supprimer la prestation de Buswel ou l’intégrer artificiellement à la distribution instrumentale de Ringo.

Le groupe de 2018 à Paris

La formation comprend Ringo Starr au chant et à la batterie, Steve Lukather à la guitare et au chant, Colin Hay à la guitare et au chant, Gregg Rolie aux claviers et au chant, Graham Gouldman à la basse et au chant, Warren Ham aux instruments d’accompagnement et Gregg Bissonette à la batterie. Les références à Toto, Men at Work, Santana et 10cc correspondent aux carrières de ces musiciens. Le All-Starr Band ne reconstitue aucun de ces groupes dans sa composition d’origine.

La contribution de Graham Gouldman constitue l’un des marqueurs les plus nets de cette formation. Dreadlock Holiday, I’m Not in Love et The Things We Do for Love inscrivent 10cc dans un programme où Rosanna et Hold the Line représentent Toto, Down Under et Who Can It Be Now? Men at Work, et Evil Ways ou Oye Cómo Va l’héritage de Santana. Les compositeurs de ces chansons doivent conserver leurs crédits historiques, indépendamment de l’artiste qui les interprète à Paris.

Portée de la soirée et documentation

La participation de Joan Baez au final collectif figure parmi les singularités documentées de la soirée. Son apparition sur With a Little Help from My Friends rapproche l’univers du folk engagé des années 1960 et le répertoire des Beatles. Il ne faut cependant pas l’inscrire dans la formation régulière ni lui attribuer rétrospectivement les morceaux joués avant son arrivée. De même, la séquence Give Peace a Chance relève d’une autre œuvre, issue de l’histoire de John Lennon et de Yoko Ono.

Le reportage d’époque décrit aussi le décor, l’accueil du public et les conditions de la représentation. Ces observations doivent rester attribuées au témoignage contemporain et non devenir des appréciations supposées universelles de tous les concerts de 2018. Pour un collectionneur, le billet du 6 juin, les photographies de l’Olympia, le programme musical et le compte rendu de presse sont quatre pièces de nature différente. L’étude des concerts français replace cette date dans le parcours national du groupe.

Méthode documentaire

Compte rendu RockUrLife, 14 juin 2018

Calendrier treizième formation, Beatles Bible

Les auteurs des œuvres, les auteurs des enregistrements et les interprètes de chaque formation sont documentés séparément. Les concerts annulés et leurs reports ne sont pas comptés comme des représentations exécutées.

L’Olympia, 6 juin 2018 : une date et non un programme européen type

Le concert parisien intervient après deux représentations à Atlantic City, les 1er et 2 juin. C’est la troisième soirée documentée de la treizième formation. Cette chronologie est précieuse pour identifier le matériel promotionnel français : des photos de répétitions américaines précédentes ne sont pas des documents du spectacle parisien.

Dreadlock Holiday ou Rosanna : deux filiations

Graham Gouldman représente 10cc, Steve Lukather Toto, Gregg Rolie Santana et Colin Hay Men at Work. Le même orchestre interprète des œuvres d’époques différentes ; Dreadlock Holiday appartient au tandem Gouldman–Eric Stewart, tandis que Rosanna est écrite par David Paich. Les légendes des chansons doivent distinguer compositeurs et chanteurs de 2018.

Comment croiser les documents d’époque

La liste des membres identifie une formation, mais les dates de concerts, les musiciens effectivement présents, les titres joués et les supports commercialisés demandent des preuves distinctes. Billets, annonces de salles, setlists datées, journaux et films sont à rapprocher sans effacer leur origine. Les éventuelles variantes d’édition doivent être contrôlées sur les exemplaires physiques ou sur les communiqués de l’éditeur.

Chronologie de référence : The Beatles Bible. L’analyse des versions et des auteurs complète ce calendrier, sans attribuer automatiquement les arrangements de studio à la troupe de scène.

L’Olympia comme lieu de mémoire

L’Olympia de Paris accueille Ringo et sa treizième formation le 6 juin 2018, après l’ouverture américaine de la tournée à Atlantic City. La présence d’un public français ne transforme pas l’étape en représentation isolée : elle appartient à une séquence européenne conduisant ensuite en Allemagne, Scandinavie, Israël, Espagne et Italie. Pour identifier les documents de collection, il faut distinguer la date du spectacle de celle des annonces locales et des billets achetés en amont.

Une formation dont les chansons constituent une signature

Graham Gouldman apporte Dreadlock Holiday et I’m Not in Love, deux compositions partagées avec Eric Stewart pour 10cc. Steve Lukather représente Toto, Gregg Rolie l’histoire de Santana et Colin Hay Men at Work. L’intérêt de la soirée tient à cette coexistence : des voix anciennes accompagnent les titres de Ringo, puis deviennent solistes à leur tour. Une pochette générique du All-Starr Band ne suffit pas à documenter les musiciens effectivement photographiés à Paris.

À rapprocher de Dreadlock Holiday — 10cc, Graham Gouldman et la tournée de 2018 pour distinguer l’œuvre et l’interprétation de cette formation. Chronologie de la tournée.

Retour au dossier All-Starr Band