Ringo Starr et le All-Starr Band, illustration des études historiques

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2018 : de l’Olympia à Rockhal, le All-Starr Band entre Paris et Luxembourg

Une enquête géographique sur deux arrêts proches de la France : l’Olympia parisien du 6 juin et la Rockhal d’Esch-sur-Alzette du 4 juillet.

Deux rendez-vous distincts

Le 6 juin 2018, Ringo Starr présente sa treizième formation à l’Olympia de Paris. Le 4 juillet, le groupe se produit à la Rockhal d’Esch-sur-Alzette, au Luxembourg. Ces concerts appartiennent à une tournée de quarante-quatre dates organisée entre juin et septembre en Europe et en Amérique du Nord. Leur proximité géographique n’autorise pas à les confondre : près d’un mois sépare les deux soirées.

Une septième voix collective

Autour de Ringo se produisent Steve Lukather, Colin Hay, Gregg Rolie, Graham Gouldman, Warren Ham et Gregg Bissonette. Le retour de Gouldman, membre de 10cc, donne une tonalité particulière à la tournée. Chacun devient tantôt soliste, tantôt accompagnateur, ce qui oblige à répartir les crédits de chant différemment des crédits instrumentaux.

10cc, Toto, Men at Work et Santana

Dreadlock Holiday, I’m Not in Love et The Things We Do for Love renvoient au patrimoine de Gouldman. Les interventions de Lukather font ressurgir Rosanna et Africa, celles de Colin Hay Down Under et Who Can It Be Now?, tandis que Gregg Rolie permet d’entendre Evil Ways et Black Magic Woman. L’orchestre réunit des disques enregistrés dans des contextes historiques très différents.

La question des auteurs

I’m Not in Love est une composition de Graham Gouldman et Eric Stewart. Dreadlock Holiday est également associée au tandem Gouldman–Stewart ; Black Magic Woman est l’œuvre de Peter Green et Gypsy Queen celle de Gábor Szabó. Une liste de chansons ne doit pas transformer les anciens membres d’un groupe en auteurs universels des œuvres qu’ils interprètent.

Une piste pour les archives francophones

Les annonces françaises du concert parisien et les annonces luxembourgeoises de Rockhal peuvent fournir des affiches et des textes promotionnels différents. Il faut conserver les noms exacts des salles, les dates, le pays et les éventuelles graphies des billets. Une vidéo publiée sous l’intitulé « Ringo en Europe 2018 » ne permet pas d’attribuer un solo précisément à Paris ou à Esch sans autre preuve.

Un corpus à relier

Les pages 2018 du dossier doivent renvoyer vers les biographies des membres, les chansons de 10cc et les fiches par concert. Les deux dates servent ainsi de jalons d’un itinéraire vérifié plutôt que de prétexte à republier deux fois le même programme-type.

6 juin 2018 : l’Olympia ouvre le parcours continental

Après une première représentation à Atlantic City le 2 juin, le All-Starr Band donne à l’Olympia de Paris, le 6 juin, le premier concert de la série continentale annoncée pour l’été 2018. Le retour de Ringo en France après plusieurs années possède une portée particulière pour un musicien dont les Beatles ont marqué durablement l’histoire du spectacle vivant. Mais cette soirée appartient à la carrière de son orchestre contemporain : les chansons de 10cc, de Toto, de Men at Work et de Santana y occupent autant de rôles distincts qu’à New York ou à Londres.

L’Olympia conserve son histoire propre, distincte des salles qui accueillent le groupe le reste du mois. La fiche parisienne doit être établie à partir de documents du 6 juin : la set-list de Tel Aviv ou de Wallingford, pourtant proches dans la saison, ne peut se substituer à celle de Paris. Le calendrier officiel établit le lieu et la date, tandis que des billets, programmes ou témoignages permettraient de comparer les détails du concert.

4 juillet 2018 : la première venue au Luxembourg

Le mercredi 4 juillet, Ringo et son All-Starr Band se produisent à la Rockhal de Belval, à Esch-sur-Alzette. L’organisateur présente cette soirée comme le tout premier concert du groupe au Luxembourg. Les portes sont annoncées à 19 heures et la communication met en avant le retour de Colin Hay ainsi que l’arrivée de Graham Gouldman de 10cc dans l’orchestre. Cette annonce constitue un document important de l’accueil local, sans qu’il faille la transformer en compte rendu de ce qui a effectivement été joué.

L’étape luxembourgeoise est située après Bilbao, le 1er juillet, et avant Monte-Carlo, le 6 juillet. Elle joue un rôle d’articulation géographique entre la campagne ibérique et les dates italiennes qui suivent. La Rockhal se situe à Esch-sur-Alzette et non dans la ville de Luxembourg, précision indispensable pour la chronologie et la localisation de la salle.

Un mois d’écart, une même formule artistique mais des archives séparées

Paris et Esch-sur-Alzette sont séparés par près d’un mois et par des concerts dans plusieurs pays d’Europe et en Israël. La présence d’une formation officiellement identique ne garantit pas des programmes exactement semblables. Les succès présentés par Gouldman, Rolie, Lukather et Hay forment une colonne vertébrale reconnaissable, mais les variations et les transitions propres aux soirées doivent être établies par leur documentation locale.

Ce rapprochement franco-luxembourgeois révèle la capacité de Ringo à traverser des salles de tailles et de contextes différents. Il ne signifie pas que la tournée possède une unique set-list intemporelle. Les deux représentations méritent des fiches individuelles reliées à cette étude, tandis que les biographies des musiciens et le catalogue des œuvres expliquent les origines des chansons sans les recopier dans chaque chronologie.

Repères documentaires

Les dates et les lieux de cette campagne doivent être distingués des set-lists propres à chaque représentation. Les affiches et les annonces confirment un calendrier ; les interprétations et leurs variantes requièrent des documents attachés au concert concerné.

La comparaison Paris–Esch réclame deux dossiers locaux

L’Olympia accueille la treizième formation le 6 juin 2018 et la Rockhal d’Esch-sur-Alzette le 4 juillet. Les deux spectacles appartiennent au même tour européen mais un mois les sépare, avec des étapes en Allemagne, Scandinavie, Israël et Espagne dans l’intervalle. Une photographie datée seulement « tournée 2018 » ne peut illustrer l’une ou l’autre salle comme document de performance.

Des sources francophones à préserver

Les billets français, affiches de l’Olympia, annonces de Rockhal et critiques de presse constituent des objets distincts. Conserver leur intitulé original et leur pays est essentiel pour repérer d’éventuelles versions de programmes. Les titres de Graham Gouldman, notamment ceux de 10cc, situent cette édition par rapport à 2019, où Hamish Stuart prend le relais.

Les preuves à rapprocher

Pour les festivals et tournées, une affiche documente une programmation, un billet indique un engagement et une setlist datée renseigne sur des chansons ; aucune de ces sources ne prouve automatiquement toutes les caractéristiques de l’autre. L’identification des éditions audio et vidéo demande, en complément, le numéro de catalogue et l’examen du contenu réellement publié.

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