Ringo Starr et le All-Starr Band, illustration des études historiques

All-Starr Band › 2008 › Analyse et discographie

Greek Theatre, 2 août 2008 : concert complet, DVD 2010 et CD écourté — comparaison des pistes

Étude discographique sur une confusion classique : une seule soirée et plusieurs montages publiés, dont un CD bien plus court que le DVD.

Une date et deux supports de référence

Le samedi 2 août 2008, le dixième All-Starr Band achève sa tournée nord-américaine au Greek Theatre de Los Angeles. Le concert fait ensuite l’objet de publications sous le titre Live at the Greek Theatre 2008. L’album est commercialisé en juillet 2010 par Hip-O/Universal, plus de vingt mois après la performance.

Cette chronologie doit figurer sans ambiguïté dans une discographie : 2008 est l’année d’enregistrement, 2010 celle de publication. La captation se rattache à la formation avec Billy Squier, Colin Hay, Hamish Stuart, Edgar Winter, Gary Wright et Gregg Bissonette, même si la sortie intervient à l’époque de la formation suivante.

Le déroulement du concert : une revue complète

Les setlists du 2 août commencent par It Don’t Come Easy, What Goes On et Memphis in Your Mind, puis donnent la parole à Squier avec Lonely Is the Night, à Edgar Winter avec Free Ride, à Colin Hay avec Down Under, et à Gary Wright avec Dream Weaver. Après Boys et Pick Up the Pieces viennent Liverpool 8, Act Naturally, Yellow Submarine et le solo instrumental Frankenstein.

Le second volet comprend Never Without You, Choose Love, The Stroke, Work to Do, I Wanna Be Your Man, Love Is Alive, Who Can It Be Now?, Photograph et Oh My My. Le final associe With a Little Help from My Friends et Give Peace a Chance. Ce découpage rappelle que certaines sources comptent une coda comme une œuvre séparée tandis que d’autres en font un seul bloc de rappel.

Le CD : une sélection de seize index

Le communiqué de sortie reproduit seize index pour le CD. Il retient l’introduction, It Don’t Come Easy, What Goes On, The Stroke, Free Ride, Dream Weaver, Boys, Pick Up the Pieces, Act Naturally, Yellow Submarine, Never Without You, I Wanna Be Your Man, Who Can It Be Now, Photograph, Oh My My, puis le final With a Little Help from My Friends et Give Peace a Chance.

La présentation peut regrouper certains titres en pistes composites selon l’indexation. Il faut donc distinguer le nombre d’index inscrits sur le disque du nombre d’œuvres réellement entendues. Un décompte éditorial qui annoncerait « seize chansons exactement » pourrait devenir trompeur, puisque le final et l’ouverture recourent à des citations ou à des enchaînements.

Le DVD : vingt-sept chapitres annoncés

La liste publiée pour le DVD est plus longue : vingt-sept chapitres y figurent, dont l’introduction, un segment consacré à Ringo et sa batterie, la présentation des musiciens et plusieurs chansons absentes du CD. Memphis in Your Mind, Lonely Is the Night, Down Under, Liverpool 8, Frankenstein, Choose Love, Work to Do et Love Is Alive illustrent concrètement cette différence de périmètre.

La conséquence est immédiate pour le collectionneur : le CD n’est pas un transfert audio intégral du DVD. Acheter l’un des deux ne revient pas à posséder tout le contenu de l’autre. Une bonne notice de pressage doit signaler l’édition, le support et la table des pistes, sans attribuer au CD les bonus présents exclusivement sur la vidéo.

Ce qui distingue une édition d’une performance

Pour Ringo et ses invités, la soirée comporte aussi des interactions parlées, des introductions et des moments de batterie. Ces éléments peuvent être inclus sur un DVD tout en restant absents du disque audio. Leur absence ne signifie pas qu’ils n’ont jamais eu lieu : elle révèle une décision de montage.

Les fiches de concert ne doivent pas être corrigées rétroactivement pour correspondre au contenu commercial. De même, la fiche de l’album ne doit pas être enrichie de morceaux exclus de ce master comme s’ils étaient audibles sur la version standard. Ce sont deux archives complémentaires.

Repères musicaux : œuvres, auteurs, interprètes

Free Ride est signée Dan Hartman, Dream Weaver par Gary Wright, What Goes On associe Lennon, McCartney et Starkey, Photograph réunit Starkey et Harrison. Pick Up the Pieces est lié à l’Average White Band, mais ses crédits d’auteur doivent être contrôlés sur chaque édition. Le medley final relie une chanson Lennon–McCartney à Give Peace a Chance, œuvre historiquement associée à John Lennon et Yoko Ono.

Pour l’analyse musicologique, la succession des morceaux raconte l’histoire des membres plus efficacement qu’une simple chronologie des Beatles. Pour l’archéologie discographique, ce sont les variantes de montage qui constituent la principale originalité de la publication de 2010.

Checklist pour les collectionneurs

Avant toute fiche de variante, relever le label exact, la région de commercialisation, le code-barres, le numéro de catalogue, la date portée au dos, la présence éventuelle du mixage multicanal et le contenu imprimé dans le livret. Il ne faut pas extrapoler la référence d’une édition DVD à un CD ou inversement.

Les informations qui ne figurent pas sur la jaquette ou une base de catalogage crédible doivent être laissées en vérification. Cette rigueur permet de couvrir d’autres pays et d’éventuelles rééditions sans fabriquer de faux pressages.

Sources documentaires

Annonce du CD/DVD, reproduisant le communiqué 2010

The Beatles Bible, setlist du Greek Theatre

AllMusic, édition vidéo

Trois chansons pour comprendre cette étape

Dream Weaver de Gary Wright, In the Dark de Billy Squier et Liverpool 8 de Ringo définissent trois époques de la musique jouée par la dixième formation. Le concert filmé permet d’envisager une comparaison des adaptations scéniques, mais le support CD publié en 2010 n’inclut pas forcément le même nombre de numéros que la vidéo.

Le document de concert n’est pas l’enregistrement original

Le collectionneur devra relever les chapitres, les durées et les séquences réellement présents dans chaque édition, plutôt que transcrire la setlist complète au dos de la fiche du CD.

Chronologie de référence : dates, personnel et programme général de la formation. Les setlists individuelles doivent être examinées séparément.

Deux supports pour un même concert filmé

Le Greek Theatre de Los Angeles accueille le dernier spectacle de la dixième formation le 2 août 2008. Les éditions CD et vidéo commercialisées en 2010 ne conservent pas nécessairement la même succession de chansons ni les mêmes prises de parole.

Répertoire et crédits des interprétations

Liverpool 8, Dream Weaver et Work to Do permettent de comparer un morceau contemporain de Ringo à deux chansons de ses invités. La différence entre l’édition audio et le film doit être traitée piste par piste, et non en supposant que toute la setlist figure sur chaque support.

Fiches de chansons : liverpool 8 · dream weaver · work to do. Documentation de la tournée.

Une différence de programme qui importe aux collectionneurs

Le concert du Greek Theatre du 2 août 2008 fait l’objet d’un album audio et d’une édition vidéo publiés en 2010. Le CD Hip-O/Universal ne restitue pas autant de chansons que le programme filmé. Pour une discographie raisonnée, il faut donc établir deux tables distinctes et noter les œuvres retenues, les morceaux écartés et les durées propres à chaque support.

Des numéros personnels au milieu du concert de Ringo

The Stroke appartient à Billy Squier ; Free Ride est liée à Edgar Winter mais écrite par Dan Hartman ; Dream Weaver représente Gary Wright et Pick Up the Pieces l’Average White Band avec Hamish Stuart. Photograph et Oh My My viennent de la carrière de Ringo, selon des histoires d’écriture différentes. La setlist illustre une anthologie de répertoires, pas un album de compositions inédites collectives.

La comparaison des œuvres, des bandes et des objets matériels est à retrouver dans la discographie des albums live et la documentation historique ou commerciale.

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