Yellow-Sub.net · Encyclopédie Ringo Starr
Sommaire
1997–1998 : la quatrième formation en deux continents, pourquoi le répertoire change
Une même équipe peut porter deux spectacles différents : la tournée américaine de 1997 et son prolongement européen de 1998 exigent des inventaires distincts.
La chronologie avant les généralités
Le quatrième All-Starr Band démarre à Seattle en avril 1997 et termine cette première phase à Jones Beach le 7 juin. Une autre série d’apparitions suit en 1998, avec notamment le festival Marktrock à Louvain et Monte-Carlo. Par commodité, les discographies regroupent souvent cette période sous une seule étiquette 1997–1998.
Le classement encyclopédique ne doit pourtant pas supprimer l’année des concerts. Un même nom de groupe ne suffit ni à identifier la salle ni à démontrer la stabilité d’un programme. Pour les chercheurs, année, date, pays et personnel attesté forment quatre champs distincts.
La permanence des répertoires personnels
Le centre du spectacle reste constitué des œuvres de Jack Bruce, Peter Frampton, Gary Brooker et Simon Kirke, encadrées par les classiques de Ringo. La présence de Sunshine of Your Love, Show Me the Way, A Whiter Shade of Pale ou Shooting Star témoigne du principe de représentation des carrières : les musiciens arrivent avec un véritable patrimoine de chansons.
Mais une fiche ne doit pas convertir cette permanence en affirmation de programme identique chaque soir. Les titres peuvent disparaître, se déplacer ou céder la place à des morceaux plus récents. La position d’une chanson dans une liste appartient au concert documenté, pas à une période abstraite.
La De Da et le contexte de Vertical Man
En 1998, Ringo publie Vertical Man, album qui bénéficie d’une forte participation de collaborateurs, dont Paul McCartney. La De Da s’inscrit dans le discours musical de cette période. Il faut distinguer sa vie en studio, ses contributeurs et sa possible présence sur scène : le fait qu’une chanson sorte pendant une tournée ne démontre pas qu’elle a été jouée à chaque concert.
Une fiche de chanson doit donc associer l’année d’édition, les crédits du morceau, l’enregistrement original, puis les dates de performances attestées. Les catalogues des musiciens du All-Starr Band et celui de Ringo se croisent mais ne se substituent pas l’un à l’autre.
L’Europe et les scènes de festival
Les festivals européens font parfois partager l’affiche au All-Starr Band avec d’autres artistes et limitent la durée disponible. Un programme de festival est une preuve de programmation, pas nécessairement un minutage réel de prestation. La comparaison avec les représentations de théâtre américaines doit donc signaler les conditions de scène.
Les affiches, billets et programmes de Louvain ou de Monte-Carlo sont particulièrement utiles aux collectionneurs francophones. Ils doivent être associés à l’année correcte et au lieu exact, sans transformer un cliché non daté en preuve de l’ordre des chansons.
Comparer sans inventer
La meilleure méthode consiste à juxtaposer les relevés datés, à noter les titres communs et ceux qui n’apparaissent que dans l’un des programmes, puis à vérifier les éventuelles prises audiovisuelles. Une absence de liste peut refléter le silence des archives plutôt qu’une représentation sans ce titre.
Les dossiers des musiciens, des chansons et des concerts remplissent ainsi des rôles différents : identité du groupe, histoire de l’œuvre, puis preuve d’une exécution précise. C’est cette triple entrée qui rend la tournée de 1997–1998 exploitable pour une véritable encyclopédie.
Des différences qu’un tableau de chansons ne suffit pas à expliquer
La comparaison entre les concerts américains de 1997 et le parcours européen de 1998 ne peut se limiter à chercher les titres ajoutés ou retirés. La quatrième formation conserve les mêmes grandes personnalités, mais Ringo a désormais publié Vertical Man : « La De Da » illustre l’activité discographique récente et modifie la représentation de sa carrière sur scène. Dans le même temps, la présence de répertoires hérités de Cream, Procol Harum, Free et Bad Company oblige à ménager un espace à plusieurs chanteurs principaux.
Les formats de spectacles constituent une autre variable. Une prestation de festival, une soirée dans une grande salle russe et une représentation au Sporting Club de Monaco n’impliquent pas nécessairement la même durée ni les mêmes développements instrumentaux. Les programmes de Monaco présentent effectivement des versions resserrées ; il faut néanmoins comparer les trois soirées séparément, puisqu’une version courte le 28 août n’établit pas à elle seule le contenu du 30.
Le rôle des chansons de Ringo dans la continuité
De « It Don’t Come Easy » et « Photograph » jusqu’aux titres des Beatles associés à sa voix, Ringo construit un fil conducteur reconnaissable. Le principe se maintient lorsque les autres chanteurs présentent leurs propres œuvres. C’est cette alternance, et non une set-list fixe, qui crée l’identité de la formation. Une analyse solide doit donc rapprocher la place des interventions de Ringo, les changements de répertoire et les éventuels solos particuliers documentés par date, sans prendre une bande fragmentaire pour l’intégralité d’un spectacle.
Deux périodes et deux réalités discographiques
La quatrième formation couvre 1997 puis 1998, année où Ringo publie Vertical Man. Cette actualité solo modifie son répertoire possible, avec notamment La De Da, que le groupe peut présenter à côté de chansons plus anciennes de Frampton ou de Cream.
Crédits des chansons, performances et archives à confronter
Le public américain de 1997 et les spectateurs européens de 1998 ne sont pas nécessairement confrontés à la même sélection. La discographie des concerts doit donc enregistrer des setlists propres à chaque date, en évitant d’attribuer automatiquement La De Da à la première soirée de Seattle.
Fiches musicales associées : la de da · show me the way · white room. Les dates et la formation se vérifient dans la chronologie du All-Starr Band.












