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Phoenix, 20 mai 2023 : les vingt-quatre chansons du Celebrity Theatre et le retour d’Edgar Winter
Un concert du printemps 2023 qui associe les Beatles, Toto, Men at Work, l’Average White Band et les instrumentaux de l’Edgar Winter Group.
Phoenix, 20 mai : une date précise de la quinzième formation
Le 20 mai 2023, Ringo Starr et le All-Starr Band jouent au Celebrity Theatre de Phoenix, en Arizona. L’effectif de la soirée est celui de la formation régulière réunissant Ringo, Steve Lukather, Colin Hay, Edgar Winter, Hamish Stuart, Warren Ham et Gregg Bissonette. La set-list du dossier contient vingt-quatre entrées. Le même théâtre accueille un autre spectacle le 21 mai, ce qui impose de conserver les deux soirées comme des événements distincts.
Le Celebrity Theatre appartient à la géographie des salles américaines où la configuration scénique et la proximité du public prennent une place importante. Il ne faut pourtant pas déduire le placement précis des instruments de la seule réputation architecturale du bâtiment. Pour documenter la soirée, la liste de chansons et les instruments annoncés doivent être complétés par des images ou des comptes rendus clairement datés du 20 mai.
La formation de 2023 : Edgar Winter parmi sept musiciens
L’effectif de 2023 se distingue de celui des années suivantes par la présence d’Edgar Winter. Il assure claviers, saxophone et chant, et dispose d’un répertoire qui comprend Free Ride et Frankenstein. Steve Lukather représente Toto, Colin Hay Men at Work, Hamish Stuart l’Average White Band et Warren Ham les instruments multiples. Gregg Bissonette assure la seconde batterie, permettant à Ringo de changer de position dans le spectacle.
La transition vers Buck Johnson, visible en 2024, ne doit pas être appliquée rétrospectivement à Phoenix 2023. La composition précise des formations est aussi importante que les titres joués : un même morceau de Ringo peut connaître des arrangements différents selon le claviériste et les possibilités de l’orchestre. Une biographie des musiciens ne constitue cependant pas une preuve suffisante de l’instrument effectivement tenu sur chaque chanson.
Matchbox, It Don’t Come Easy et What Goes On
Les trois premières entrées sont Matchbox, It Don’t Come Easy et What Goes On. Ringo représente successivement le rockabilly de Carl Perkins, son single solo de 1971 et une chanson des Beatles créditée Lennon–McCartney–Starkey. Cette ouverture suit une dramaturgie familière des tournées récentes, tout en conservant une importante diversité d’auteurs.
Il serait erroné de présenter ces trois titres comme des compositions personnelles de Ringo. Matchbox relève de Perkins, et What Goes On est une collaboration publiée sur Rubber Soul. Le concert met en scène la voix et la carrière de Ringo, non une liste strictement autobiographique au sens de l’écriture des œuvres.
Free Ride, Rosanna et Pick Up the Pieces
La quatrième entrée, Free Ride, place Edgar Winter au premier plan sur une chanson composée par Dan Hartman. Elle est suivie de Rosanna, écrite par David Paich pour Toto et représentée chez Ringo par Steve Lukather, puis de Pick Up the Pieces, pièce instrumentale associée à l’Average White Band et à Hamish Stuart.
Cette suite montre combien l’orchestre peut changer rapidement de langage. Le rock du début des années 1970 précède une pop-rock sophistiquée, suivie d’un titre funk dans lequel basse, batterie et instruments mélodiques sont particulièrement importants. Les musiciens de Phoenix réinterprètent ces œuvres avec un personnel différent des groupes de studio qui les ont fait connaître.
Down Under, Boys, I’m the Greatest et Yellow Submarine
Colin Hay chante Down Under, succès de Men at Work, puis Ringo reprend Boys, I’m the Greatest et Yellow Submarine. Les trois chansons liées à Ringo ont des origines distinctes : Boys est une reprise des Shirelles, I’m the Greatest est écrite par John Lennon pour l’album Ringo et Yellow Submarine appartient au catalogue Lennon–McCartney.
Le concert ne doit donc pas être analysé en opposant simplement « les chansons de Ringo » à « les reprises de ses invités ». Chacune de ses interventions possède déjà une histoire d’écriture complexe. La voix du batteur crée une continuité entre les années Beatles et les succès solo, mais les crédits d’auteur et les premières versions restent propres aux chansons.
Cut the Cake, Frankenstein et Octopus’s Garden
Les entrées onze à treize sont particulièrement révélatrices de l’identité de 2023. Cut the Cake rappelle l’Average White Band ; Frankenstein donne à Edgar Winter l’occasion d’un numéro essentiellement instrumental ; Octopus’s Garden appartient à l’écriture de Ringo pour Abbey Road. En trois morceaux, le groupe passe de la soul-funk au rock instrumental puis à une fantaisie pop des Beatles.
Le rôle de Frankenstein est capital : il ne s’agit pas simplement d’un succès chanté par un invité, mais d’une œuvre où les instruments deviennent le centre du spectacle. Lorsque Winter n’appartiendra plus à la formation régulière de 2024, la set-list prendra une autre forme. Mais cette évolution doit être établie en comparant les programmes datés plutôt qu’en extrapolant à partir des annonces de personnel.
Back Off Boogaloo, Overkill, Africa et Work to Do
Les numéros quatorze à dix-sept mêlent Back Off Boogaloo, single de Ringo en 1972, à Overkill de Men at Work, Africa de Toto et Work to Do, chanson des Isley Brothers présente dans le patrimoine de l’Average White Band. La juxtaposition couvre plusieurs décennies de production et illustre l’équilibre entre les carrières individuelles des artistes.
Le crédit de Africa revient à David Paich et Jeff Porcaro ; celui de Work to Do renvoie aux Isley Brothers. Steve Lukather et Hamish Stuart ont une relation historique forte avec les versions qu’ils représentent, mais leur rôle de chanteur ou de musicien sur scène ne modifie pas l’écriture originale.
I Wanna Be Your Man et Johnny B. Goode
La dix-huitième entrée est I Wanna Be Your Man, chanson Lennon–McCartney liée aux Beatles et aux Rolling Stones de 1963. Le programme présente ensuite Johnny B. Goode, grand standard écrit et enregistré par Chuck Berry. Ce deuxième titre rappelle les racines communes de nombreux artistes du All-Starr Band : le rock’n’roll américain constitue un patrimoine partagé au-delà des histoires propres à chaque groupe.
Il faut cependant distinguer la simple présence de Johnny B. Goode dans le programme et l’identité exacte de son soliste principal si la fiche ne l’établit pas avec certitude. L’œuvre appartient au catalogue de Berry, quelles que soient les interventions instrumentales des All-Starrs. Son inscription à Phoenix 2023 contribue à caractériser le programme de cette formation sans justifier sa présence automatique en 2024 ou 2025.
Who Can It Be Now?, Hold the Line et Photograph
Avec Who Can It Be Now?, Colin Hay reprend une chanson immédiatement identifiable de Men at Work. Hold the Line, écrit par David Paich, place ensuite Steve Lukather au premier plan pour représenter Toto. Ringo revient avec Photograph, œuvre cosignée avec George Harrison et devenue l’un de ses grands succès solo en 1973.
Cette série condense deux décennies de chansons et trois voix différentes. La fonction d’un All-Starr n’est pas de jouer uniquement sa propre chanson puis de quitter la scène : Hay et Lukather continuent de participer aux autres morceaux. La cohérence musicale résulte de cet accompagnement collectif, soutenu par les deux batteurs et par la basse de Hamish Stuart.
Act Naturally et With a Little Help : la conclusion des 24 numéros
La vingt-troisième entrée, Act Naturally, renvoie au patrimoine country de Johnny Russell et Voni Morrison ainsi qu’à la version des Beatles chantée par Ringo. Le spectacle se termine par With a Little Help from My Friends, chanson Lennon–McCartney écrite pour sa voix dans l’univers de Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band.
La fiche du 20 mai 2023 conserve les vingt-quatre entrées. Celle du 21 mai est une seconde représentation. Le fait que les programmes documentés se ressemblent ne dispense pas de tenir séparément ces deux unités historiques, notamment pour les éventuelles photographies et variations instrumentales.
Phoenix 2023 : un document ponctuel dans une histoire plus longue
La set-list du Celebrity Theatre doit d’abord être considérée comme le témoignage d’un concert daté, non comme un programme automatiquement valable pour toutes les étapes de 2023. La comparaison avec d’autres soirées permet d’apprécier les titres réguliers, les interventions des invités et les variantes réellement documentées, à condition de conserver chaque source dans son contexte. L’identification de la chanson interprétée et celle du musicien qui la chante constituent deux informations différentes : elles doivent rester séparées de l’attribution des auteurs.
Edgar Winter entre numéro personnel et accompagnement collectif
Lorsqu’Edgar Winter rejoint le programme, son répertoire instrumental s’inscrit dans une succession de chansons associées aux autres All-Starrs. Une notice encyclopédique peut expliquer cette organisation sans confondre la carrière originale de l’interprète avec les arrangements de la représentation. Pour poursuivre l’enquête, les biographies des musiciens donnent le contexte, et les fiches des chansons permettent de retrouver les œuvres. Le compte rendu de Phoenix conserve quant à lui sa fonction propre : documenter une soirée et ses vingt-quatre entrées.
Lire les archives
Consulter les concerts datés, les chansons et les biographies. La présente étude commente un programme existant ; toute donnée instrumentale non vérifiée reste à documenter séparément.












