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Boston, Queens, Portland : comparer trois concerts de septembre et octobre 2026, 21 titres et sept musiciens
Trois dates de l’automne 2026 analysées sans recopier aveuglément les set-lists : Boston le 30 septembre, Queens le 1er octobre, Portland le 3 octobre.
Trois dates rapprochées, trois dossiers de concert
Les représentations du 30 septembre 2026 au MGM Music Hall at Fenway de Boston, du 1er octobre au Forest Hills Stadium de Queens à New York et du 3 octobre à la Cross Insurance Arena de Portland dans le Maine appartiennent à la même tournée d’automne de Ringo Starr. Leur proximité chronologique facilite la comparaison, mais ne doit pas conduire à les fusionner. Chaque soirée possède une adresse, une salle, une date et des témoins propres.
Le dossier actuel conserve pour les trois concerts un relevé de vingt et un titres, comparé aux listes participatives. Les programmes présentent de nombreuses similitudes et le même groupe annoncé, mais l’étude des instruments est plus délicate. Une annotation générale de tournée peut décrire le rôle habituel d’un musicien ; elle ne démontre pas automatiquement ce qu’il a joué sur chaque chanson, à Boston ou à Portland. Cette distinction est expressément indiquée dans les fiches.
La seizième formation et les rôles qui doivent être vérifiés
En 2026, l’ensemble annoncé réunit Ringo Starr, Steve Lukather, Colin Hay, Hamish Stuart, Warren Ham, Gregg Bissonette et Buck Johnson. Lukather est lié à Toto, Hay à Men at Work, Stuart à l’Average White Band ; Ham apporte les vents et d’autres instruments, Johnson les claviers, Bissonette la seconde batterie. Le programme permet ainsi d’alterner les voix sans quitter une même formation.
La liste des sept membres atteste l’effectif de référence, mais non chaque action instrumentale. Les pages de Boston, Queens et Portland rappellent que plusieurs crédits détaillés sont des répartitions générales non vérifiées sur cette date particulière. Une encyclopédie doit afficher cette nuance, en réservant les affirmations fermes aux parties réellement documentées par les comptes rendus ou les images de la soirée.
Une ouverture identique : Matchbox, It Don’t Come Easy, Rosanna
Les trois relevés commencent par Matchbox, puis It Don’t Come Easy et Rosanna. La progression est familière aux spectateurs des années récentes : le rockabilly de Carl Perkins, le premier grand succès solo de Ringo, puis une chanson de Toto chantée par Steve Lukather. Elle instaure le principe collectif avant même que le spectacle ait atteint sa quatrième chanson.
Rosanna est écrite par David Paich et parue en 1982 sur Toto IV. La présence de Lukather sur scène ne le transforme pas en compositeur du titre. Matchbox appartient à une autre époque du rock, tandis qu’It Don’t Come Easy relève de la carrière solo de l’ancien Beatle. La succession renseigne autant la dramaturgie du concert que les décennies de musique représentées.
Pick Up the Pieces : une difficulté instrumentale bien documentée
La quatrième entrée est Pick Up the Pieces, succès instrumental de l’Average White Band. À Boston, les comptes rendus conservés confirment Hamish Stuart à la basse et Warren Ham au saxophone sur ce morceau ; ils ne permettent pas de préciser toutes les autres parties. Dans les fiches de Queens et de Portland, le dossier comprend une répartition de référence différente, où Lukather est associé à la basse et Stuart à la guitare, mais cette attribution doit être considérée comme insuffisamment vérifiée date par date.
Cette divergence ne doit pas conduire à déclarer un changement certain d’instrumentation entre les trois concerts. Elle indique d’abord un écart entre les niveaux de preuve disponibles. Un compte rendu local peut confirmer deux instruments sur une soirée, tandis qu’une répartition standard peut suggérer d’autres rôles à une autre date. L’encyclopédie doit rendre cette différence lisible et préserver le statut de vérification associé à chaque crédit.
Down Under, Boys et I’m the Greatest
Les cinquième, sixième et septième numéros passent de Men at Work à l’histoire des Beatles et aux débuts solo de Ringo. Down Under, porté par Colin Hay, renvoie au succès australien des années 1980. Boys, popularisée par les Shirelles puis enregistrée avec les Beatles, rappelle les racines rhythm and blues du batteur. I’m the Greatest, écrite par John Lennon pour Ringo et publiée sur son album de 1973, constitue un autre lien avec les anciens Beatles.
Cette suite présente trois types de crédit différents : un succès de groupe interprété par son ancien chanteur, une reprise issue du répertoire des premières années Beatles et une chanson composée par Lennon pour la carrière solo de Ringo. Leur proximité sur scène ne doit pas effacer ces différences. Les chants principaux sont identifiables par les carrières représentées, tandis que les parties instrumentales précises doivent être confirmées par les documents de chaque soirée.
Yellow Submarine, Cut the Cake et Octopus’s Garden
Après ces premières interventions, les relevés indiquent Yellow Submarine, Cut the Cake et Octopus’s Garden. La première est une chanson Lennon–McCartney de l’époque Revolver ; la deuxième appartient au catalogue de l’Average White Band porté par Hamish Stuart ; la troisième est une composition de Ringo publiée par les Beatles sur Abbey Road.
Les trois morceaux permettent au concert de jouer avec la mémoire collective du public sans répéter le même genre de chanson. Yellow Submarine invite au chant partagé, Cut the Cake relève davantage de la soul-funk, et Octopus’s Garden présente l’imaginaire narratif propre à Ringo. La set-list se révèle ainsi une structure d’alternance entre voix, rythmes et traditions de composition.
No No Song, Choose Love et Overkill : une seconde respiration
Les numéros onze à treize comprennent No No Song, Choose Love et Overkill. Les deux premiers sont associés à la voix et à la carrière solo de Ringo, bien qu’ils n’appartiennent pas à la même période discographique. No No Song, écrite par Hoyt Axton et David Jackson, paraît sur Goodnight Vienna en 1974. Choose Love est issue du disque du même nom publié en 2005.
Overkill ramène Colin Hay et Men at Work au premier plan. L’articulation est particulièrement intéressante : le spectacle passe d’une chanson humoristique à une œuvre solo plus tardive de Ringo, puis à une pop australienne introspective. Là encore, la stabilité de l’orchestre permet d’associer des titres enregistrés avec des musiciens et dans des studios très différents.
Africa et Work to Do : deux univers d’arrangements
Les quatorzième et quinzième entrées opposent Africa, associée à Toto et chantée par Steve Lukather, à Work to Do, titre que Hamish Stuart relie au patrimoine de l’Average White Band. Les deux chansons possèdent des origines et des arrangements distincts. Africa est signée David Paich et Jeff Porcaro ; Work to Do est initialement une chanson des Isley Brothers.
Pour l’histoire musicale, ce rapprochement montre comment le All-Starr Band traverse les productions sophistiquées de la pop-rock américaine et les accents rythmiques de la soul. Pour les crédits, il rappelle que l’interprète présent chez Ringo peut représenter une version historique qui n’est pas nécessairement la version originale de l’œuvre. Les auteurs demeurent attachés à la chanson, non à la dernière tournée où elle est entendue.
I Wanna Be Your Man, Who Can It Be Now? et Hold the Line
Les seizième à dix-huitième numéros donnent successivement place à Ringo, Colin Hay et Steve Lukather. I Wanna Be Your Man revient au patrimoine Lennon–McCartney, tandis que Who Can It Be Now? appartient au répertoire de Men at Work et Hold the Line à celui de Toto. Ce dernier morceau est écrit par David Paich, même lorsqu’il est chanté par Lukather chez Ringo.
Le programme montre une grande efficacité dans la distribution des voix : chacun retrouve une chanson célèbre sans interrompre la continuité instrumentale. Il serait pourtant imprécis de parler de « trois compositions des chanteurs présents ». Les contextes de création diffèrent sensiblement, et les fiches des chansons sont nécessaires pour expliquer les crédits de l’enregistrement initial et le rôle du groupe lors de la représentation.
Photograph et Act Naturally avant le final collectif
Les dix-neuvième et vingtième entrées ramènent Ringo au premier plan. Photograph, écrite avec George Harrison et publiée en 1973, appartient à la première grande période de sa carrière solo ; Act Naturally renvoie à une chanson country de Johnny Russell et Voni Morrison popularisée par Buck Owens, puis reprise par les Beatles avec Ringo au chant.
Leur juxtaposition illustre de nouveau le caractère autobiographique du programme. L’une des œuvres témoigne d’une collaboration d’écriture avec un ancien Beatle ; l’autre du répertoire américain qui a façonné ses goûts avant sa carrière solo. La set-list devient une chronologie affective du chanteur, sans pour autant suivre les dates de publication dans l’ordre chronologique.
With a Little Help from My Friends : la conclusion des trois soirées
Les trois relevés de Boston, Queens et Portland placent With a Little Help from My Friends en vingt et unième position. La chanson, écrite par Lennon–McCartney pour Ringo sur Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band, occupe une place centrale dans l’imaginaire du All-Starr Band. Elle réunit les interprètes qui se sont succédé au micro au cours du concert.
La présence de ce même final dans les trois listes ne prouve pas que toutes les introductions parlées, toutes les harmonies et la durée des rappels aient été identiques. Pour une analyse comparative, il faut distinguer la stabilité des titres du détail de leur exécution. La fiche de chaque soirée conserve ses données propres et doit être enrichie à partir des comptes rendus ou captations correspondant à sa date.
Du MGM Music Hall à Forest Hills Stadium, puis à Portland
Boston ouvre ici la séquence du 30 septembre, Queens accueille le groupe dès le lendemain et Portland le 3 octobre. Trois lieux très différents se succèdent : une salle contemporaine à Boston, le stade historique de Forest Hills à New York et une arène dans le Maine. Cette géographie fait partie de l’histoire du spectacle. La même tournée rencontre des dispositifs de scène et des publics différents, même lorsque le programme annoncé et les musiciens restent les mêmes.
Il faut conserver l’adresse des lieux dans chaque fiche, sans mélanger la mémoire de Forest Hills avec celle des concerts des Beatles en 1964. Ringo retourne dans un lieu associé à une autre époque de sa carrière, mais le groupe de 2026 est un ensemble autonome et non une reconstitution du quatuor de Liverpool. La distinction évite que des photographies anciennes soient attribuées à tort aux All-Starrs.
Une comparaison véritablement critique, et non une photocopie de trois programmes
Les trois représentations ont en commun les vingt et un titres consignés dans les relevés existants. Ce constat permet de mesurer une stabilité remarquable du programme d’automne. Toutefois, les niveaux de preuve diffèrent pour certains instruments, comme l’indique le cas de Pick Up the Pieces. Une mise à jour des crédits individuels doit être menée à partir de pièces propres à chaque concert, sans propager mécaniquement une répartition de référence.
Pour cette raison, les archives de Boston, celles de Queens et de Portland doivent rester les trois documents de première intention. Le présent article est une lecture comparative ; il ne crée pas de nouvelle set-list concurrente.
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