Wings de Paul McCartney — encyclopédie : histoire, musiciens, chansons et discographie

Le LP comme objet : pochettes, quatre inserts et deux faces

Venus and Mars sort le 30 mai 1975 selon MPL, après des prises à La Nouvelle-Orléans et Los Angeles. Le premier 33 tours est une édition avec pochette ouvrante, sous-pochette illustrée et ensemble d’éléments imprimés. L’inventaire de référence doit identifier chaque composant : vinyle 12 pouces, deux étiquettes, pochette recto-verso, intérieur ouvrant, sous-pochette, deux affiches pliantes et deux autocollants, dont un rond consacré à Venus and Mars Are Alright Tonight et un autre présentant les planètes. Les coffrets et copies de collection peuvent perdre ces éléments séparément.

Le programme possède treize entrées dans la discographie officielle MPL. Les premières étiquettes vinyle peuvent séparer les deux segments de Treat Her Gently / Lonely Old People ou ne pas utiliser exactement la même numérotation numérique que les CD modernes. L’apparition de la dernière plage Crossroads Theme, composition de Tony Hatch, explique également certains crédits d’édition particuliers.

Royaume-Uni : Capitol PCTC 254, sortie du 30 mai 1975

Le premier LP britannique porte le numéro Capitol PCTC 254. Les catalogues UK le datent du 30 mai 1975. Un guide de collection spécialisé décrit la pochette mate ouvrante, la sous-pochette cartonnée colorée et ajourée, deux posters pliants et deux autocollants. L’absence d’un insert dans un exemplaire d’occasion ne démontre pas l’existence d’une édition d’origine commercialisée sans cet élément.

Le site de collection beatlesvinyl.com.ua signale deux états de pochette de 1975 : un premier sans une mention de droits ATV Music Ltd, suivi d’une version corrigée. Il décrit aussi des différences de texte d’étiquette, notamment la position de Made in Gt. Britain et Mfd. in U.K. Ces distinctions constituent des hypothèses de variantes structurées ; l’enregistrement au niveau de preuve A exige des photographies complètes des deux états avec leurs étiquettes d’origine.

Matrices britanniques : YEX 945 et YEX 946, suffixes attestés

Les étiquettes et guides de collection britanniques utilisent les références de matrice YEX 945 pour la première face et YEX 946 pour la seconde. Des exemplaires répertoriés présentent notamment YEX 945-1U avec YEX 946-1U, mais aussi des couples -1U/-2U, -2U/-1U et -3U/-1U. La présence d’un suffixe faible n’est pas une preuve absolue d’une vente le jour de sortie : plusieurs laques ou stamper peuvent être utilisés au cours d’une même période.

Certains runouts portent l’inscription A PORKY PRIME CUT et des mentions liées à Master Room. Ces détails sont essentiels pour reconnaître une gravure, mais ne doivent pas être attribués systématiquement à toutes les copies PCTC 254. La mention d’un vendeur qui photographie un exemplaire précis constitue une preuve de ce disque particulier, pas une certification générale de toute la référence.

États-Unis : Capitol SMAS-11419, une présentation propre

Le premier LP américain est catalogué Capitol SMAS-11419, également daté du 30 mai 1975 par les inventaires spécialisés. Le grand numéro américain est indépendant de la série britannique PCTC. La pochette est ouvrante, avec une sous-pochette assortie, deux affiches et deux autocollants selon la fiche d’exemplaire illustrée. Le disque comprend le programme original de Venus and Mars et ne doit pas être confondu avec une édition Columbia des années 1980.

Les crédits imprimés associés aux premières copies indiquent la production de Paul McCartney et l’arrangement de Paul avec Tony Dorsey. Certains exemplaires possèdent un autocollant publicitaire externe apposé sur le film plastique. Une copie sans ce film ne suffit pas à prouver que le disque fut livré initialement sans autocollant. Les pressages américains devront être ventilés selon l’usine et les runouts photographiés plutôt que fusionnés sous SMAS-11419.

Pochette britannique et américaine : un détail graphique à comparer

Un guide consacré au PCTC 254 rapporte une différence de position des sphères jaune et rouge sur le recto entre l’illustration britannique et la version américaine. La comparaison est utile pour identifier une pochette, mais elle ne remplace pas les mentions d’éditeur ou le numéro de catalogue sur la tranche. Une pochette nationale peut en effet être associée à un disque d’une autre provenance dans une collection reconstituée.

Le dossier devra donc montrer systématiquement recto, verso, intérieur et tranche de chaque exemplaire. Le même principe s’applique aux livrets et aux affiches : le fait qu’ils aient la même illustration ne prouve pas qu’ils aient été imprimés par le même prestataire ou à la même date.

Allemagne : références 1C 062 et 1C 064 à confronter

Les catalogues de vente spécialisés présentent des exemplaires allemands Capitol sous les graphies 1C 062-96 623 et 1C 064-96 623. Plusieurs exemplaires de la seconde référence sont datés de 1975 ; des copies de la première sont également signalées avec pochette ouvrante et parfois les posters. Ces inscriptions ressemblantes ne permettent pas de certifier à elles seules deux pressages distincts : elles peuvent refléter des variations d’impression, des références de distribution ou des erreurs de transcription de base.

La fiche de référence conserve donc les deux formulations comme données signalées, en attendant les photographies complètes d’étiquette, de tranche et du runout. Le préfixe allemand ne prouve pas non plus que chaque pochette ou chaque disque ait été fabriqué à l’intérieur du pays. Toute conclusion sur l’usine doit être appuyée sur une marque industrielle documentée.

France : Capitol 2C 068-96623, vérifier les insertions de fabrication

Recordsale identifie un pressage français Capitol 2C 068-96623 avec pochette ouvrante et poster signalé. La date exacte ne figure pas de manière homogène sur les annonces reproduites ; il serait donc imprudent d’inventer une journée de sortie française à partir du 30 mai britannique. Les éditions françaises devront être vérifiées selon la mention de fabrication, les crédits d’éditeur et les deux matrices.

La description de vente d’un exemplaire assorti d’un poster ne garantit pas que l’ensemble des copies françaises aient été livrées avec le même lot d’inserts ou le même imprimeur. Une comparaison de deux exemplaires indépendants et d’une publicité d’époque permettra d’aller plus loin que le premier niveau B de cette fiche.

Japon : Capitol EPS-80236 et documentation bilingue

L’édition japonaise de 1975 est répertoriée Capitol EPS-80236. Les catalogues de collection décrivent une pochette ouvrante, un obi et des feuillets imprimés qui peuvent inclure des textes et photographies. Une annonce de commerce de disques donne le 20 juin 1975 comme date ; cette indication ne remplace pas, à elle seule, une archive de distributeur ou une publicité japonaise datée. La fiche officielle conservera donc l’année et traitera le jour comme donnée à confirmer.

Pour un collectionneur, les différences d’obi, le nombre d’inserts et le type de papier possèdent autant d’intérêt que le disque. Une copie sans obi n’est pas automatiquement une édition sans obi : l’accessoire a pu être perdu. Les matrices optiques des CD japonais ultérieurs ne seront pas confondues avec les gravures du vinyle original.

Les treize entrées du programme et le personnel réel

Les six premières grandes pistes de la face A sont Venus and Mars, Rock Show, Love in Song, You Gave Me the Answer, Magneto and Titanium Man et Letting Go. La seconde comprend Venus and Mars (Reprise), Spirits of Ancient Egypt, Medicine Jar, Call Me Back Again, Listen to What the Man Said, Treat Her Gently / Lonely Old People et Crossroads. Les crédits du dernier thème reviennent à Tony Hatch, ceux de Medicine Jar à Jimmy McCulloch et Colin Allen.

MPL identifie Geoff Britton à la batterie sur Love in Song, Letting Go et Medicine Jar, et Joe English sur d’autres prises du programme. La distinction affecte l’écoute et la documentation des pochettes : une présentation du quintette définitif comme musicien de chaque piste serait une erreur, même si elle est commode pour une fiche de vente.

CD de 1993, Archive Collection 2014 et autres éditions

La première génération de CD de la fin des années 1980, The Paul McCartney Collection de 1993 et l’Archive Collection de 2014 ne constituent pas des réimpressions matérielles identiques du LP de 1975. La collection 1993 incorpore des bonus selon ses territoires, tandis que 2014 publie des matériaux et documents de sessions dans plusieurs configurations. Des éditions vinyle colorées et des CD SHM japonais ultérieurs constituent encore d’autres objets distincts.

Le format ne suffit pas à identifier le master sonore : l’éditeur, l’année, le code-barres, la référence, le livret et les crédits de mastering doivent être relevés séparément. Une édition 2014 dite deluxe peut comprendre plusieurs disques et un livre, quand un CD ordinaire reprend seulement le programme original.

L’authentification d’un ensemble complet de 1975

Pour un premier contrôle de collection, il faut vérifier que la référence de tranche correspond aux deux étiquettes, que les posters et stickers semblent être les éléments de l’époque, que la sous-pochette possède la bonne découpe et que les matrices sont cohérentes avec les variantes connues. L’état du papier et des plis doit être noté sans déduire arbitrairement un tirage limité. Le prix demandé sur une plateforme ne constitue pas une preuve de rareté.

Le niveau A suppose des photographies du dead wax avec la totalité des signes gravés et estampés, des étiquettes et de chaque insert, et une documentation de provenance. Le niveau B décrit une référence établie par plusieurs catalogues indépendants sans authentification de tous les composants ; le niveau C demeure une piste isolée.

Pourquoi une base collector complète reste évolutive

Cette première matrice internationale doit devenir un réseau de fiches nationales, une par édition physique certaine, puis une sous-fiche par variante authentifiée. Le Japon, la France et l’Allemagne sont prioritaires pour les photographies ; le Royaume-Uni et les États-Unis fournissent les programmes commerciaux de référence. Les productions promotionnelles et les éditions quadraphoniques feront l’objet de dossiers distincts.

Une encyclopédie ambitieuse doit résister à la tentation de combler les cellules vides avec des caractères de matrice inventés. L’objectif n’est pas de paraître exhaustif dès maintenant, mais d’accumuler progressivement des preuves que les collectionneurs pourront comparer et contrôler.