25 pochettes de 45 tours : Wings, Paul McCartney et Country Hams
Atlas des pochettes confiées à Yellow-Sub. Chacun des vingt-cinq documents est présenté avec son couplage, son contexte musical et une mise au point sur le pays d’édition ou le crédit artistique lorsque nécessaire. Le verso d’un 45 tours constitue une œuvre à part entière, souvent absente des albums studio.
Important pour les collectionneurs : ce fonds iconographique ne constitue pas une série de vingt-cinq pressages britanniques homogènes. Plusieurs images représentent des éditions françaises, allemandes, japonaises ou d’autres territoires, ou des disques solo. Un fichier nommé d’après les deux faces ne prouve ni la provenance d’une pochette ni l’identité de la matrice. Une étude matérielle doit confirmer ces paramètres.
Édition britannique Apple R 5997 du 28 juin 1974. Le 45 tours américain comporte Nineteen Hundred and Eighty-Five au verso : deux objets distincts, à étudier séparément.
Analyse discographique : L’édition britannique Band on the Run / Zoo Gang doit être distinguée du célèbre couplage américain avec Nineteen Hundred and Eighty-Five. Zoo Gang provient d’une commande télévisuelle ; sa présence en face B fait de ce disque un objet discographique différent du simple extrait d’album. L’identification exige le pays, le label, la référence et la matrice. La photographie fournie permet de retrouver le document visuel, mais elle ne dispense pas de contrôler l’exemplaire physique.
Point de vigilance : Pour les collectionneurs, une pochette portant Band on the Run ne suffit jamais à identifier la face B. Les éditions sans pochette illustrée et les rééditions de catalogue peuvent conserver la chanson principale tout en modifiant le conditionnement.
Document illustré · 1980 · Paul solo · enregistrements Wings au verso
2. Coming Up
Face complémentaire : Coming Up (Live at Glasgow) / Lunch Box–Odd Sox.
Single solo de Paul McCartney. Le disque britannique comprend également deux enregistrements collectifs des Wings ; l’enregistrement live de Coming Up provient de Glasgow, décembre 1979. Une édition hybride, essentielle pour comprendre la séparation.
Analyse discographique : Coming Up est publié sous le nom de Paul McCartney, et non sous le nom Wings. Il rassemble pourtant une version live enregistrée par les Wings à Glasgow en 1979, tandis que Lunch Box/Odd Sox provient d’une session instrumentale plus ancienne. Trois morceaux d’un même disque renvoient ainsi à des situations de production différentes. Les numéros des faces et les variations territoriales doivent être relevés, surtout lorsqu’une édition favorise la version live dans sa promotion.
Point de vigilance : La coexistence de la prise solo et de la prise collective constitue un cas d’école pour la discographie : identité de chanson et identité de master ne sont pas synonymes. Aucune des deux versions ne doit effacer l’autre dans les fiches.
Couplage britannique de la période Back to the Egg. Ne pas substituer l’édition américaine, dont les faces peuvent être différentes. Une même chanson peut être simultanément piste d’album, single commercial et objet promotionnel.
Analyse discographique : Getting Closer et Baby’s Request réunissent deux personnalités contrastées de Back to the Egg. Le premier morceau privilégie la vigueur d’un rock de fin de décennie ; le second revient à une écriture de chanson populaire plus ancienne. Le couplage britannique mérite d’être décrit comme tel, notamment lorsque les mentions de face A et de seconde face A apparaissent dans la documentation commerciale.
Point de vigilance : La référence Parlophone R 6027, la typographie de l’étiquette et les différences entre pochettes promotionnelles et commerciales constituent des objets d’inventaire distincts. Il faut éviter de recopier automatiquement les informations d’une édition américaine.
Document illustré · 1979 · Wings · plusieurs formats et mixages
4. Goodnight Tonight
Face complémentaire : Daytime Nightime Suffering.
Single hors album original : son succès commercial ne doit pas faire oublier la piste du verso. Vérifier la durée inscrite sur l’étiquette avant d’affirmer qu’il s’agit de la version longue, également commercialisée sur maxi.
Analyse discographique : Goodnight Tonight est un single hors album original : sa proximité avec Back to the Egg ne signifie pas qu’il figure sur le LP standard de 1979. Au verso, Daytime Nightime Suffering offre une autre dimension de l’écriture des Wings. Le disque possède également une histoire de formats : une version longue d’environ sept minutes a été publiée sur maxi 45 tours.
Point de vigilance : Un 7 pouces et un 12 pouces ne sont pas interchangeables pour le collectionneur. La durée, le mixage, la référence et la pochette doivent être vérifiés séparément. Cette distinction est essentielle lorsqu’une liste numérique présente les deux comme une seule publication.
Document illustré · 1973 · Paul McCartney & Wings · variante des LP
5. Helen Wheels
Face complémentaire : Country Dreamer.
Le 45 tours précède Band on the Run. Helen Wheels est absent du LP britannique original mais présent sur l’édition américaine : le disque exige deux descriptions d’album différentes.
Analyse discographique : Helen Wheels, associé à Country Dreamer, révèle deux registres issus du cycle Band on the Run. Le traitement discographique ne peut s’arrêter au 45 tours : Helen Wheels est ajouté à une configuration américaine de l’album, mais n’apparaît pas sur le programme britannique original. Cette différence nationale a des conséquences sur les listes de titres et sur les pressages de collection.
Point de vigilance : Country Dreamer possède une carrière propre parmi les chansons enregistrées autour de cette période. Pour chaque édition, il faut contrôler les deux faces et ne pas déduire le contenu d’un LP à partir d’un 45 tours étranger.
Document illustré · 1972 · Wings · 1972
6. Hi, Hi, Hi
Face complémentaire : C Moon.
Deux titres de caractères très opposés : rock énergique et accent reggae. Les interdictions radiophoniques et les différences de promotion appartiennent à l’histoire de cet objet, au même titre que ses numéros de matrices.
Analyse discographique : Hi, Hi, Hi et C Moon forment un couple volontairement contrasté. Le premier relève d’un rock tendu, associé à une controverse sur ses paroles ; le second s’inspire d’une pulsation et d’un esprit plus proches du reggae. Réduire le disque à l’interdiction radiophonique de Hi, Hi, Hi effacerait la valeur artistique et le destin de l’autre face.
Point de vigilance : La classification doit enregistrer les crédits, le label Apple, les dates territoriales et l’état du support. Une réédition remasterisée ou une version diffusée sur compilation n’est pas forcément identique au master de la première publication.
Les deux faces proviennent de London Town. Le verso, lié à Denny Laine, constitue un élément capital pour mesurer le rôle de compositeur et de chanteur de ce musicien au sein du groupe.
Analyse discographique : I’ve Had Enough et Deliver Your Children traduisent deux aspects de London Town. La face principale présente une énergie plus sèche ; l’autre met en avant la contribution de Denny Laine. La comparaison des crédits est décisive : un single Wings ne signifie pas nécessairement que Paul chante la partie principale des deux faces.
Point de vigilance : Pour identifier un exemplaire britannique, on relèvera la référence Parlophone et les mentions imprimées, puis les données de matrice. Les différences de pochettes nationales ne doivent pas être masquées par un visuel présenté comme universel.
Le couplage britannique est distinct des premières copies américaines de Jet, qui portaient Mamunia au verso. Cette différence justifie un inventaire par pays, et non un seul listing mondial.
Analyse discographique : Jet et Let Me Roll It représentent deux manières de construire un morceau de guitare autour de McCartney. Le premier est propulsé par un refrain immédiatement reconnaissable ; le second joue sur un motif récurrent et une matière sonore plus dépouillée. Les deux viennent de Band on the Run, mais l’association commerciale sur un 45 tours possède sa propre histoire.
Point de vigilance : L’année et le pays de publication comptent autant que le titre. La présence de Let Me Roll It au verso dans un territoire ne permet pas d’affirmer qu’il figure derrière Jet dans tous les pays. Les matrices et crédits sur étiquette doivent confirmer l’exemplaire étudié.
Document illustré · 1974 · Paul McCartney & Wings · période Nashville
9. Junior’s Farm
Face complémentaire : Sally G.
Le rock de Junior’s Farm et la couleur country de Sally G témoignent du séjour de Nashville. Il faut comparer les éditions du commerce, les faces de promotion et leurs durées éventuelles.
Analyse discographique : Junior’s Farm et Sally G proviennent du cycle de Nashville de 1974. Le disque associe un rock direct à une chanson fortement marquée par la country. Il constitue un exemple idéal de la diversité des Wings hors des sept albums studio, puisque son histoire commerciale ne se résume pas à une chanson d’album tirée en single.
Point de vigilance : La pochette ne suffit pas à identifier les instrumentistes réellement présents sur les prises. L’étude collector doit distinguer les membres officiels du groupe et les collaborateurs de Nashville, puis relever les variations des éditions nationales.
Document illustré · 1976 · Wings · 1976
10. Let ‘Em In
Face complémentaire : Beware My Love.
Deux compositions de Wings at the Speed of Sound. L’étiquette originale, la signature des deux faces et l’identité du mixage doivent être relevées avant de rapprocher les versions du 45 tours de celles du LP.
Analyse discographique : Let ‘Em In et Beware My Love occupent des positions contrastées sur Wings at the Speed of Sound. Une chanson de piano à allure de procession répond à un titre plus dramatique et plus rock. L’intérêt du 45 tours tient aussi à l’état des masters retenus pour le support : les coupes et les durées imprimées méritent confrontation avec le programme du LP.
Point de vigilance : Le visuel fourni doit être rattaché à son territoire plutôt que supposé valable pour toutes les éditions. Le nom du label, la référence et l’état de la pochette restent des critères nécessaires pour une fiche de collectionneur.
Document illustré · 1975 · Wings · 1975
11. Letting Go
Face complémentaire : You Gave Me the Answer.
Couplage réunissant la puissance de Letting Go et la veine music-hall de You Gave Me the Answer. La version du single doit être étudiée dans sa relation avec le mixage d’album.
Analyse discographique : Letting Go et You Gave Me the Answer illustrent l’éclectisme de Venus and Mars. La première chanson privilégie une tension de guitare et de cuivres ; la seconde retrouve la tradition du music-hall affectionnée par McCartney. Les deux faces d’un même 45 tours rendent perceptible ce grand écart stylistique, qui a souvent nourri les jugements contradictoires sur les Wings.
Point de vigilance : Les références et couplages doivent être comparés selon les pays, et non ramenés à un seul disque imaginaire. Le lien avec les sessions de La Nouvelle-Orléans exige aussi une attention aux voix, aux instruments et aux versions retenues sur chaque master.
Document illustré · 1975 · Wings · 1975
12. Listen to What the Man Said
Face complémentaire : Love in Song.
Un succès radio associé à une composition plus intime. La présence du saxophone sur la face A et les choix de production de Venus and Mars expliquent le caractère particulièrement identifiable de ce single.
Analyse discographique : Listen to What the Man Said et Love in Song associent une des chansons les plus immédiatement populaires de Venus and Mars à un morceau plus introspectif. Le saxophone et les arrangements de la face principale demandent un examen de leurs crédits réels ; la face complémentaire offre une autre esthétique de production.
Point de vigilance : Pour les collectionneurs, le couplage exact et le territoire de cette pochette sont plus déterminants qu’une simple présence dans une liste de « singles de 1975 ». Les mentions de durée et de catalogue aident à éviter les confusions entre tirages.
Le thème de James Bond et sa face B présentent deux approches de la production. I Lie Around a ses propres séances et collaborateurs ; il ne faut pas le réduire à un titre secondaire sans intérêt.
Analyse discographique : Live and Let Die naît d’une commande de cinéma pour le film de James Bond. La face complémentaire I Lie Around appartient à l’activité discographique des Wings et mérite son analyse propre. Le contraste entre la puissance orchestrale du thème et un morceau de catalogue montre pourquoi ce single ne peut être réduit à la seule chanson célèbre.
Point de vigilance : L’identification physique doit distinguer publication du film, sortie du single, éditions nationales et éventuels masters ou durées alternatifs. Les crédits de George Martin et les musiciens associés au projet cinématographique ne doivent pas être attribués indistinctement à la face B.
Document illustré · 1978 · Wings · 1978
14. London Town
Face complémentaire : I’m Carrying.
Le 45 tours appartient à l’ère London Town, marquée par les enregistrements en trio et les bandes flottantes. Les rééditions par pays ne doivent pas être assimilées sans examen à une seule configuration.
Analyse discographique : London Town et I’m Carrying offrent deux exemples de la période de studio flottant et des sessions effectuées par une formation dont le personnel évolue. Le premier construit un paysage musical plus développé ; le second met en valeur une écriture retenue et acoustique. Leur association en single ne signifie pas que les prises proviennent toutes de la même journée ni de la même configuration instrumentale.
Point de vigilance : L’image d’une pochette doit être associée à un territoire vérifié : le 7” Singles Box de 2022 a notamment choisi une édition néerlandaise pour ce couplage. La pochette, le label, la référence et les différences nationales restent donc indispensables.
Document illustré · 1977 · Wings · enregistrements live
15. Maybe I’m Amazed (Live)
Face complémentaire : Soily (Live).
Deux prises de scène liées à Wings Over America. Maybe I’m Amazed est né avant la formation des Wings, mais le single témoigne de sa réinterprétation par le grand ensemble de tournée.
Analyse discographique : Maybe I’m Amazed figure initialement sur l’album solo McCartney de 1970 ; son 45 tours live de 1977, associé à Soily, est en revanche crédité Wings. La valeur du disque tient à la transformation d’une œuvre de studio personnelle en performance collective. Les prises doivent être identifiées par leur support et leur concert lorsque ces éléments sont établis.
Point de vigilance : Le couplage a connu différentes présentations territoriales, notamment une édition japonaise choisie pour une réédition de référence. Un visuel de disque 1977 ne prouve pas à lui seul qu’il s’agit d’une pochette britannique originale.
Document illustré · 1977 · Wings · deux faces contrastées
16. Mull of Kintyre
Face complémentaire : Girls’ School.
Un succès historique associé à une face rock énergique. Les versions des éditions nationales, les étiquettes, centres et éventuelles pochettes doivent être décrits à l’échelle du pressage.
Analyse discographique : Mull of Kintyre et Girls’ School montrent les deux visages d’un même groupe : ballade écossaise portée par les cornemuses d’un côté, rock plus mordant de l’autre. Le succès exceptionnel du premier morceau a souvent masqué la face complémentaire, pourtant essentielle à l’étude du single et de la période du trio Paul-Linda-Denny.
Point de vigilance : Une fiche matérielle doit vérifier le conditionnement, les logos, les crédits et la matrice. Les tirages de divers pays peuvent présenter des illustrations très différentes, et la chronologie des classements ne remplace pas celle des pressages.
Document illustré · 1973 · Paul McCartney & Wings · live en face B
17. My Love
Face complémentaire : The Mess (Live).
La face B est un témoignage enregistré à La Haye le 21 août 1972. Elle n’est pas interchangeable avec la version studio de The Mess : le lieu et la date appartiennent à l’identité discographique du disque.
Analyse discographique : My Love et The Mess mettent en relation un single romantique de 1973 et une prise publique enregistrée à La Haye le 21 août 1972. La face B est donc un document scénique datable et non un morceau provenant du master studio de Red Rose Speedway. L’existence d’une autre exécution de The Mess sur Wings Over Europe 2018, attribuée à Berlin, rend l’identification de la bande particulièrement importante.
Point de vigilance : La discographie doit relever la mention live sur le disque et ne pas transformer la version de La Haye en version de Berlin. Les différentes matrices, durées et éditions nationales restent à confronter aux exemplaires.
Édition britannique de la période Back to the Egg. Le rapprochement de ces deux chansons signale l’orientation plus directe et nerveuse du dernier album studio des Wings.
Analyse discographique : Old Siam, Sir et Spin It On représentent la poussée rock des derniers Wings. Le premier associe guitares et claviers dans une atmosphère sombre ; le second privilégie la vitesse et une tension beaucoup plus ramassée. Le couplage britannique de 1979 montre que Back to the Egg ne s’adresse pas seulement au public des ballades de McCartney.
Point de vigilance : Il faut distinguer ce disque des éditions d’Arrow Through Me dont Old Siam, Sir peut occuper la face complémentaire dans certains pays. Même année et même album ne signifient pas même single.
Document illustré · 1976 · Wings · 1976
19. Silly Love Songs
Face complémentaire : Cook of the House.
Le succès international de la face A ne doit pas effacer le chant de Linda McCartney au verso. Cette configuration est un argument concret en faveur de l’étude des Wings comme formation, et non comme simple pseudonyme de Paul.
Analyse discographique : Silly Love Songs et Cook of the House sont issus de Wings at the Speed of Sound, album qui répartit les voix principales entre plusieurs musiciens. L’extrême sophistication de la ligne de basse de la face A contraste avec la chanson portée par Linda McCartney au verso. Le disque matérialise la tension entre le grand succès pop de Paul et l’ambition collective du groupe.
Point de vigilance : Les durées et mixes doivent être comparés au LP de 1976. Le simple titre Silly Love Songs ne suffit pas à identifier une version de radio, un disque promotionnel ou un tirage commercial.
Document illustré · 1971 · Paul & Linda McCartney · variante non Wings
20. Uncle Albert / Admiral Halsey
Face complémentaire : Eat at Home.
Période RAM, antérieure à Wings. Ce couplage visible sur le visuel n’est pas celui du single américain de référence, associé à Too Many People : pays et référence de cette variante restent à établir par lecture de l’étiquette.
Analyse discographique : Uncle Albert/Admiral Halsey et Eat at Home appartiennent à la discographie de Paul et Linda McCartney autour de Ram, avant la naissance officielle des Wings. Leur inclusion dans un atlas illustrant la généalogie du groupe est pertinente, mais les deux œuvres ne doivent pas être transformées en un « single Wings » par commodité. Les versions chantées en concert par Wings constituent un dossier distinct.
Point de vigilance : La période de 1971 exige un examen territorial précis : les choix de single n’étaient pas identiques sur les marchés. La pochette et l’étiquette d’un tirage national doivent déterminer la fiche, pas le nom d’un dossier sur le site.
Document illustré · 1975 · Wings · 1975
21. Venus and Mars / Rock Show
Face complémentaire : Magneto and Titanium Man.
Montage d’une introduction atmosphérique et d’un rock de stade, face à une chanson inspirée de personnages de bande dessinée. Déterminer si l’édition possède un montage propre au single.
Analyse discographique : Venus and Mars / Rock Show et Magneto and Titanium Man constituent un des couplages les plus représentatifs du groupe de 1975. L’enchaînement des deux premières chansons forme une ouverture dramatique utilisée en concert, tandis que Magneto and Titanium Man met en jeu une imagerie fantaisiste inspirée des comics. Le single renvoie ainsi simultanément au disque, à la scène et au goût de McCartney pour la mise en spectacle.
Point de vigilance : Le nombre de titres affichés sur une seule face peut varier selon la manière d’imprimer la référence au medley. La durée et la présentation exacte des deux côtés doivent être contrôlées sur l’exemplaire étudié.
Document illustré · 1974 · Country Hams · projet parallèle
22. Walking in the Park with Eloise
Face complémentaire : Bridge on the River Suite.
L’étiquette porte le nom Country Hams : c’est un projet parallèle lié à la famille McCartney, et non un 45 tours commercialisé sous le crédit Wings. Les participants et pays de sortie méritent un traitement séparé.
Analyse discographique : Walking in the Park with Eloise / Bridge on the River Suite relève de Country Hams, projet publié sous un nom distinct de Wings. L’une des compositions renvoie au père de Paul McCartney et à un imaginaire de musique populaire ; l’autre possède sa propre histoire d’instrumental. Le crédit d’artiste est ici capital : les musiciens peuvent croiser l’univers Wings sans que le disque soit commercialement signé Wings.
Point de vigilance : La collection doit répertorier les variantes de label, de pochette et de couplage selon les pays. Un enregistrement de projet parallèle ne doit pas être assimilé à un huitième album ou à un single ordinaire des Wings.
Document illustré · 1980 · Paul McCartney solo · 1980
23. Waterfalls
Face complémentaire : Check My Machine.
Single solo de McCartney II. Check My Machine provient du travail expérimental domestique de Paul ; l’objet éclaire la transition artistique après Wings, mais ne doit pas entrer dans la liste des simples Wings.
Analyse discographique : Waterfalls / Check My Machine est un single de Paul McCartney paru en 1980 et associé au monde de McCartney II. Il ne relève pas du personnel des Wings malgré la proximité chronologique avec les derniers mois d’existence du groupe. La face principale est une ballade dépouillée ; l’autre illustre le goût de McCartney pour les machines et les expériences électroniques.
Point de vigilance : Dans les inventaires de collection, l’attribution solo est indispensable, de même que la distinction entre le disque commercial et les bandes originales de 1979. Une liste des singles des Wings qui absorbe toutes les sorties de Paul en 1980 fausserait l’histoire.
Document illustré · 1978 · Wings · contrôle du pays et de la version
24. With a Little Luck
Face complémentaire : Backwards Traveller / Cuff Link.
Le coffret 2022 reproduit notamment une configuration allemande avec une version raccourcie de la face A. La pochette seule ne permet pas de déduire la durée exacte du disque illustré : contrôler centre et matrices.
Analyse discographique : With a Little Luck, couplé à Backwards Traveller / Cuff Link, illustre la richesse du programme London Town. Le 45 tours peut contenir des variantes de durée, notamment dans les éditions destinées à la radio ; il faut donc distinguer la version longue du LP, les réductions et les enchaînements du verso. L’objet discographique se comprend à travers son territoire de fabrication autant que par son titre.
Point de vigilance : L’édition retenue dans le 7” Singles Box de 2022 pour ce couplage est présentée comme allemande et comprend un DJ Edit. Elle ne doit pas être copiée indistinctement comme une description de toutes les versions britanniques.
Document illustré · 1979 · Paul McCartney solo · 1979
25. Wonderful Christmastime
Face complémentaire : Rudolph the Red-Nosed Reggae.
Premier single solo de McCartney depuis 1971. Il est contemporain de la dernière tournée des Wings, mais l’enregistrement principal relève du chantier personnel dont naîtra McCartney II.
Analyse discographique : Wonderful Christmastime et Rudolph the Red-Nosed Reggae appartiennent au catalogue solo de McCartney, même si leur période de publication croise celle des derniers Wings. L’association d’une chanson de Noël très populaire et d’un instrumental reggae enregistré antérieurement constitue un cas exemplaire de décalage entre enregistrement et commercialisation. Il faut distinguer la date de prise de la face B de celle de sortie du single.
Point de vigilance : Les exemplaires britanniques peuvent être rapprochés des rééditions tardives, mais leur numéro de catalogue, leur matrice et leur identité d’artiste doivent rester documentés séparément. Une pochette de Noël n’est pas une preuve d’une séance collective des Wings.
Protocole discographique : ce qu’il reste à contrôler sur les exemplaires physiques
Pour chaque pièce, une étude définitive doit relever l’inscription exacte des deux faces, les durées, le label, la couleur et le graphisme de l’étiquette, la référence et les suffixes territoriaux, la matrice gravée dans la cire, les signatures éventuelles de coupe, le centre plein ou détachable, la nature de la pochette et le crédit imprimé de l’artiste. Les rééditions modernes et les disques du coffret 2022 doivent figurer à un emplacement distinct des premiers tirages des années 1970.
Les attributions britannique, américaine, française, allemande et japonaise ne peuvent être fusionnées sous prétexte qu’une face A porte le même titre. Ainsi Jet possède différentes faces B selon les premiers marchés, et Band on the Run peut être couplé à Zoo Gang ou à Nineteen Hundred and Eighty-Five. Les éditions de RAM et les disques publiés par Paul en solo sont signalés pour contextualiser l’histoire des Wings, mais ne sont pas artificiellement comptabilisés dans le catalogue du groupe.