En 1980, John Lennon compose I’m Losing You, un morceau intense de Double Fantasy, né d’un appel manqué à Yoko Ono lors d’un séjour aux Bermudes. Inspiré par sa peur de la perte, Lennon y exprime rage et vulnérabilité. Une première version enregistrée avec Cheap Trick, plus brute et rock, est finalement écartée au profit d’une prise plus lisse, en accord avec le son de l’album. Ce titre poignant, reflet des angoisses de Lennon, demeure l’un de ses derniers grands cris du cœur avant son assassinat.
En 1974, en plein « Lost Weekend », une période de dérive marquée par l’alcool et la fête, John Lennon compose « Nobody Loves You (When You’re Down And Out) ». Inspiré du blues, ce morceau poignant de Walls And Bridges reflète sa solitude et sa désillusion. Enregistrée à New York avec des musiciens talentueux, la chanson mêle introspection et arrangements sophistiqués. Lennon y exprime sa douleur face à l’abandon et à l’éphémère nature de la gloire, souhaitant même que Sinatra l’interprète. Ce titre reste un témoignage brut et sincère de sa tourmente.
En 1986, l’album posthume Live In New York City immortalise le seul concert intégral de John Lennon en solo, donné le 30 août 1972 au Madison Square Garden. Organisé pour soutenir la Willowbrook School, ce show militant voit Lennon, accompagné d’Elephant’s Memory et de Yoko Ono, interpréter un répertoire mêlant titres solo et classiques. L’enregistrement, marqué par des choix éditoriaux discutables, reste un témoignage rare du Lennon performeur, offrant une ultime vision scénique de l’ex-Beatle engagé.
Le 21 février 1975, John Lennon sort Rock ‘N’ Roll, un album introspectif où il revisite les classiques de son adolescence. Parmi eux, Just Because se distingue par son contexte d’enregistrement chaotique et sa portée symbolique. Imposé par Phil Spector, ce titre devient, malgré lui, un adieu à la scène musicale. Enregistré entre Los Angeles et New York, dans une période marquée par les excès et les doutes, il reflète le Lennon d’après les Beatles, oscillant entre nostalgie, ironie et introspection. Un chant du cygne avant une retraite musicale de cinq ans.
Sorti en 1971 sur Ram, Ram On est l’un des morceaux les plus introspectifs de Paul McCartney. Accompagné d’un ukulélé, il évoque l’ouverture et le renouveau après la séparation des Beatles. Le titre joue sur son ancien pseudonyme « Paul Ramon » et semble être un message d’encouragement personnel. Son instrumentation minimaliste reflète la liberté musicale retrouvée par McCartney. Repris plus tard sur Red Rose Speedway et Thrillington, Ram On demeure un témoignage sincère de son évolution artistique post-Beatles.
Sorti en 2013, New marque une nouvelle étape dans la carrière de Paul McCartney. Parmi les titres de l’édition deluxe, Turned Out se distingue par sa richesse sonore et son énergie captivante. Produit par Ethan Johns, ce morceau mêle instrumentation variée et paroles introspectives sur les détours imprévus de la vie. Bien que discret, il illustre parfaitement la volonté de McCartney d’explorer de nouvelles sonorités tout en restant fidèle à son style inimitable.
Après la dissolution des Beatles, John Lennon devient un activiste engagé, prenant position sur des sujets brûlants comme la guerre du Vietnam et l’Irlande du Nord. En 1972, il écrit « The Luck of the Irish », une chanson dénonçant le colonialisme britannique et soutenant le mouvement républicain irlandais. Inspirée par le Bloody Sunday, cette ballade contestataire oscille entre la rage ironique de Lennon et une approche plus naïve de Yoko Ono. Si le morceau reste un témoignage fort de son militantisme, il révèle aussi les limites de son engagement politique.
Yoko Ono fête aujourd’hui ses 92 ans. Figure majeure de l’art conceptuel et muse du rock, elle a marqué la musique, la performance et la sculpture. Tantôt adulée, tantôt critiquée, elle a repoussé les limites de l’art tout en militant pour la paix. Connue pour sa relation avec John Lennon, son œuvre va bien au-delà et continue d’influencer de nombreuses générations. Retour sur la vie et l’héritage artistique de cette pionnière inclassable.
Sorti en 2013, New est un titre emblématique de Paul McCartney, issu de l’album du même nom. Produit par Mark Ronson, il marie nostalgie et modernité en évoquant l’héritage Beatles tout en adoptant un son frais et épuré. Inspirée par sa femme Nancy Shevell, la chanson célèbre le renouveau amoureux avec une mélodie lumineuse et des harmonies entraînantes. À sa sortie, New reçoit un accueil enthousiaste et devient un des titres phares de McCartney, illustrant son intemporalité musicale et sa capacité à se réinventer.
Ce 14 février, Paul McCartney a donc donné son troisième show à New York, au Bowery Ballroom, devant 500 fans. Arrivé quelques minutes avant son concert, Paul McCartney s’est prêté au jeu des photos pour assoir les attentes des quelques journalistes présents, mais fidèle à son habitude, il n’a pas signé d’autographe, malgré la quantité de pochettes de disques tendues ! Pour le concert, voici la liste des chansons interprétées : A Hard Day’s Night Junior’s Farm Got to Get You Into My Life Temporary Secretary Let Me Roll It Let’Em In My Valentine 1985 I’ve Just Seen a Face From Me To You Blackbird Something Come On to Me I Wanna Be Your Man Ob La Di Ob La Da Drive My Car Get Back Now And Then Lady Madonna Let it Be Hey Jude Golden Slumbers/Carry That Weight/The End D’autres concerts de Paul sont-ils prévus sous ce format là ? Difficile à dire, mais en tout cas, Macca a su montrer qu’il était encore et toujours en mesure de surprendre !












