À travers 32 trésors méconnus, l’article éclaire la face B du catalogue de Paul McCartney, du home-studio lo-fi de 1970 aux pistes d’Egypt Station. Faces B cultes (Daytime Nighttime Suffering), instrumentaux bricolés (Momma Miss America), ballades (Love In Song, Somebody Who Cares), soul-gospel (Souvenir), embardées punk-new wave (Spin It On) et protest-song (Big Boys Bickering) composent un panorama mêlant raretés d’Archive Collection, inédits bootlegués (Return To Pepperland) et collaborations avec Costello, Godrich ou Youth. Chaque vignette révèle l’art mélodique et l’ingéniosité d’atelier d’un McCartney multi-instrumentiste, passant de la slide pastorale aux cuivres jazz et des îles Vierges à Abbey Road.
Composée à l’automne 1968 après une halte chez Dylan et The Band à Woodstock, « All Things Must Pass » marque l’instant où George Harrison se détache de la frénésie Beatles pour un folk-rock méditatif inspiré par Levon Helm. Pensée d’abord pour la voix rugueuse du batteur de The Band, la chanson transite par les sessions Get Back sans aboutir, puis trouve son écrin sur le triple album solo de 1970 produit avec Phil Spector. Entre sagesse taoïste, slide guitar aérienne et harmonies gospel de Billy Preston, elle devient un hymne universel sur l’impermanence. Le remix 2021 signé Dhani Harrison allège la réverbération et révèle la mélodie nue, confirmant la force d’un titre capable de vivre aussi bien en gospel soul qu’en americana de porche.
Dans le documentaire Beatles ’64 (Disney+, 29 novembre 2024), Paul McCartney, 83 ans, révèle ce qu’il dirait aujourd’hui à John Lennon et George Harrison : « je t’aime ». Aveu impensable dans le Liverpool ouvrier des années 1950-60, où les garçons dissimulaient leurs sentiments, cette déclaration prolonge ses hommages scéniques (« Here Today » pour John, « Something » à l’ukulélé pour George). McCartney souligne la fraternité qui liait malgré tout les Beatles, au-delà des tensions finales. Le film de Martin Scorsese et David Tedeschi, centré sur la conquête américaine de 1964, réunit archives restaurées et interviews contemporaines pour rappeler l’humanité derrière la Beatlemania et met en lumière la force des liens affectifs longtemps tus.
Une vente à Chislehurst met aux enchères trois reliques des sixties : le carnet d’autographes d’Edwina Smith, rempli en 1963 à Salisbury avec signatures des Beatles et des Rolling Stones ; deux certificats Ivor Novello de 1966 jamais retirés par Lennon et McCartney pour « Yesterday » ; et une paire de lunettes à monture miel attribuée à John Lennon, léguée à l’acteur Stephen MacKenna. Estimés 5 000–7 000 £, 600–800 £ et 2 000–3 000 £, ces lots illustrent la proximité des fans, la reconnaissance institutionnelle et l’importance de la provenance qui façonnent le marché des souvenirs beatlesiens.
Le 6 septembre 2025, Paul McCartney assiste au concert d’Oasis au Rose Bowl de Pasadena. Capté en train de filmer « Little by Little » et qualifiant la soirée de « Fabulous », il offre une reconnaissance symbolique au groupe, renouant avec l’héritage britpop dans une séquence émotive relayée massivement.
Supervisée par Paul McCartney, la compilation WINGS (sortie le 7 novembre 2025) propose une anthologie purement dédiée au groupe Wings. Offrant 32 titres en formats variés (CD, vinyle, Blu-ray Atmos), elle exclut les morceaux solo pour se concentrer sur l’identité du groupe. Entre classiques, raretés et mixages Atmos inédits, ce projet veut réévaluer l’héritage musical de Wings avec exigence sonore et direction artistique soignée.
Sorti en 2005, Chaos And Creation In The Backyard marque une étape introspective dans la carrière solo de Paul McCartney. La chanson « Anyway » clôt l’album de manière émouvante, avec une mélodie apaisante aux influences du sud des États-Unis et des arrangements raffinés de cordes. Les paroles, simples mais poignantes, traitent de la résignation amoureuse. Ce morceau, loin de la pop habituelle de McCartney, dévoile la profondeur de son talent musical.
« Driving Rain » de Paul McCartney, sorti en novembre 2001, est un album de transition, né de la quête émotionnelle après la perte de Linda McCartney. L’album mêle tradition et modernité, offrant une expérience sonore riche, entre pop, rock et musique électronique. La chanson titre, un reflet de cette transformation, symbolise la libération émotionnelle et la recherche de renouveau, où la pluie devient une métaphore de purification. Un projet marqué par la réinvention personnelle et musicale de McCartney.
« Nowhere Man », une chanson de John Lennon des Beatles, révèle un sentiment d’isolement et de doute. Composée dans un moment de frustration, elle est un autoportrait de Lennon, parlant d’un homme perdu, sans but. La chanson devient un classique, interprétée par les Beatles en concert et dans le film Yellow Submarine. L’enregistrement a été marqué par des difficultés techniques pour obtenir un son de guitare aigu. Plus qu’une chanson pop, elle incarne la quête de sens et la solitude intérieure de Lennon.
Enregistrée en 1968, « Helter Skelter » marque un tournant sonore chez les Beatles. Composée par Paul McCartney en réponse aux critiques, la chanson pousse le rock à ses extrêmes : riffs saturés, batterie martiale, structure explosive. Devenue un jalon du hard rock, elle est aussi entourée de mythes, de Manson aux Grammy, et reste un moment de bascule où le vacarme devient art.












