En bref — Au mois d’août 1963, les Beatles tiennent six soirs d’affilée l’affiche du Gaumont de Bournemouth. George Harrison, cloué au lit par un médecin dans une chambre du Palace Court Hotel, prend une guitare et écrit une chanson pour voir s’il en est capable. Elle s’appellera Don’t Bother Me. Trois semaines plus tard, […]
Audition ratée, faux noms, album vendu qu’en URSS, nomination Grammy face à Kid A, procès contre Sony : 20 faits vérifiés sur Paul McCartney, sources à l’appui.
Demander quelle fut « la première composition de Paul McCartney et John Lennon », c’est en réalité poser trois questions distinctes, que la littérature beatlesienne confond trop souvent. Première question : quelle est la première chanson écrite par Paul McCartney seul ? Réponse documentée : « I Lost My Little Girl », fin 1956. Deuxième […]
Anniversaire du 12 juillet 1958 : retour sur la première séance des Quarrymen chez Percy Phillips, « That’ll Be The Day » et « In Spite Of All The Danger », premier titre McCartney-Harrison.
On a pris l’habitude de résumer les Quarrymen à une note de bas de page : un avant-propos, un brouillon, une photo jaunie. Sauf qu’à Liverpool, dans le gris de l’après-guerre, ce petit groupe de skiffle est déjà une secousse. Dans les rues qui sentent le charbon et les docks, John Lennon découvre qu’on peut exister en faisant du bruit avec presque rien : une guitare bon marché, une washboard, une tea-chest bass, et l’audace de jouer trop fort. Très vite, les engagements bricolés deviennent une école de rue : le Cavern et ses puristes, le Casbah et sa chaleur, les répétitions dans des abris où l’on apprend à tenir debout. Puis viennent les dates qui comptent : Woolton, le 6 juillet 1957, quand Paul McCartney apparaît comme un rival trop précis pour être ignoré ; l’arrivée obstinée de George Harrison ; et l’enregistrement chez Percy Phillips, 38 Kensington, le 12 juillet 1958, où une reprise et une composition (“In Spite of All the Danger”) fixent sur cire l’embryon d’une ambition. Entre la permission donnée par Julia Lennon et le choc de sa disparition, les Quarrymen racontent la vérité des origines : pas une prophétie, mais une suite de petits choix, de sueur, d’ego et de mélodies volées au chaos — jusqu’au moment où le nom Beatles commence à avaler tout le reste.
On a longtemps résumé George Harrison à un rôle : le guitariste de luxe coincé derrière deux phares, avec une ou deux chansons par album comme un strapontin en fin de générique. Sauf qu’aux Beatles, un strapontin suffit parfois à voler la scène. Ce portrait en cinq titres raconte mieux sa trajectoire que n’importe quel procès en sous-estimation : l’étincelle d’In Spite of All the Danger quand tout n’est encore qu’un rêve de Liverpool, l’apprentissage pop de You Like Me Too Much, le coup de coude adulte de Taxman qui ouvre Revolver, puis la mue splendide d’Here Comes the Sun, respiration écrite loin des réunions toxiques d’Apple. Et enfin I Me Mine, petit verdict sur l’ego au moment où le groupe se défait. Entre frustration, patience et précision, on voit Harrison passer du “petit” à l’arme secrète, celui qui arrive avec des chansons déjà mûres quand Lennon et McCartney se déchirent. Une lecture chanson par chanson pour comprendre comment un talent comprimé finit par devenir diamant — et pourquoi, sans lui, les Beatles n’auraient pas eu tout à fait la même profondeur.
De 1956 à 1963, les Beatles sont passés de jeunes amateurs de skiffle à Liverpool à un groupe prêt à révolutionner la musique. De la rencontre entre Lennon et McCartney à leurs nuits endiablées à Hambourg, en passant par l’arrivée de George Harrison, l’album Please Please Me et l’apport décisif de Brian Epstein, cette période a forgé l’ADN du groupe.
Paul McCartney et George Harrison n’ont coécrit que deux chansons dans l’histoire des Beatles : « In Spite of All the Danger » (1958), premier essai gravé par les Quarrymen, et « All for Love » (1995), restée inédite. Deux bornes rares mais significatives, qui révèlent la complexité de leur relation musicale, entre collaboration intense et co-signatures exceptionnelles.
Le 12 juillet 1958, les jeunes musiciens de Liverpool enregistrent « In Spite Of All The Danger », l’une des premières chansons du groupe qui deviendra les Beatles. Enregistrée dans un studio local, cette composition originale signée par McCartney et Harrison marquait le début de leur aventure musicale. Après un oubli de 23 ans, la chanson refait surface et est incluse dans Anthology 1 en 1995. Aujourd’hui, elle reste une relique historique, témoin des débuts modestes du groupe.
Il est pratiquement impossible de déterminer le nombre exact de chansons que les Beatles ont écrites ensemble. Le décompte officiel se situe autour de 213 titres, couvrant les morceaux enregistrés et publiés entre 1962 et 1970. Cependant, compte tenu de l’extraordinaire prolificité du groupe – non seulement pendant ses années d’activité, mais aussi avant son […]
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