Lennon a traité une vingtaine de chansons des Beatles de déchets — mais il a aussi déclaré préférer l’album blanc à tous les autres. Inventaire complet, verdict par verdict, source par source.
Le 29 juillet 2026, Apple Corps et Universal ont annoncé une Special Edition de Rubber Soul pour le 2 octobre 2026. Au milieu de vingt-huit plages de séances figure une ligne que personne n’attendait : « Little Girl (John’s demo) », une chanson de John Lennon jamais publiée, jamais piratée, jamais même évoquée en soixante ans de fouille collective. Elle ne vient pas des coffres d’EMI mais de la succession Lennon, transmise — « je crois que c’était Sean », dit Giles Martin — sous la forme d’une bobine domestique. Le montage retenu dure 2 min 17 et assemble deux fragments distincts de cette bande.
Édition spéciale de Rubber Soul le 2 octobre 2026 : nouveau mixage Giles Martin, mono, version Capitol, Dolby Atmos et 23 inédits — dont « Little Girl », chanson de John Lennon jamais entendue. Formats, contenu et décryptage.
On a souvent raconté les Beatles comme des poètes penchés sur chaque rime. En réalité, ils écrivaient vite, parfois à l’instinct, parce qu’il fallait livrer. Paul McCartney l’a reconnu : si un texte faisait le job, on n’allait pas forcément le polir comme un sonnet — “It’s Only Love” en est l’exemple parfait. Et pourtant, quand vient l’heure de refermer la grande boucle, Paul change de registre. À la fin du medley d’Abbey Road, il veut une formule, un point final qui sonne comme une morale et comme une porte qu’on claque doucement. Alors il va chercher un vieux truc de théâtre : le couplet rimé à la Shakespeare, cette cadence qui dit au public “rideau”. Résultat : “The End” devient plus qu’une chanson, une scène de sortie en grand, avec solo de Ringo, échange de guitares comme un dernier dialogue d’ego et de fraternité, puis cette maxime pop qui a l’élégance d’une épitaphe. Même Lennon, d’ordinaire avare en fleurs, y verra quelque chose de “cosmique”. Et juste après, “Her Majesty” glisse comme un clin d’œil : la solennité, oui… mais jamais sans l’humour.
En 1964, les Beatles rencontrent Bob Dylan, changeant à jamais leur vision de la musique. Cette rencontre marque le début de la transformation de leur son, de l’innocence pop à la complexité psychédélique, particulièrement chez John Lennon. Un exemple marquant est le titre ‘It’s Only Love’, issu de l’album Help! en 1965. Lennon, insatisfait du résultat, déclare plus tard détester cette chanson, la jugeant médiocre. Néanmoins, cette chanson représente un jalon dans l’évolution musicale du groupe.
« It’s Only Love », enregistrée en juin 1965, dévoile les contradictions de John Lennon, qui critique sévèrement ses propres paroles tout en expérimentant mélodiquement. Malgré l’autocritique de Lennon, la chanson bénéficie d’une instrumentation innovante grâce à George Harrison, préfigurant les audaces musicales futures des Beatles. Accueillie avec nuances par les critiques, elle reste un précieux témoignage de la période intermédiaire du groupe, entre expérimentation et introspection. Enregistrée le 15 juin 1965 aux studios EMI de Londres, la chanson « It’s Only Love » est publiée sur la face B de l’album Help!, sorti le 6 août 1965 au Royaume-Uni.
Même au sommet de leur art, les Beatles ont laissé derrière eux des chansons qu’ils n’ont jamais vraiment assumées. Entre désamour artistique, tensions internes et choix imposés, certains titres comme « Maxwell’s Silver Hammer », « Ob-La-Di, Ob-La-Da » ou « Only a Northern Song » révèlent l’envers du mythe. Autocritiques, lucides ou ironiques, les Fab Four n’ont pas hésité à désavouer certaines de leurs créations, offrant un éclairage fascinant sur les fragilités de leur génie collectif.












