String Theory : Ringo Starr : paroles, traduction, histoire…

Les chansons de Ringo Starr en Solo  String Theory : Ringo Starr : paroles, traduction, histoire... : paroles, explication, enregistrement, traduction

Histoire de la chanson

(Prochainement disponible)

Informations sur la chanson

Écrit par : T Bone Burnett, Daniel Tashian
Enregistré : 2024
Producteurs : T Bone Burnett, Daniel Tashian, Bruce Sugar

Sortie : 10 janvier 2025

Disponible sur :
Look Up

Musiciens

Ringo Starr : chant, batterie
Molly Tuttle : guitare 12 cordes, chant
Rebecca Lovell, Megan Lovell : chœurs
Paul Franklin : pedal steel guitar
Dennis Crouch : contrebasse
Daniel Tashian : guitare acoustique, guitare 12 cordes
T Bone Burnett : guitare électrique

« String Theory », que l’on peut traduire littéralement par « Théorie des cordes », est la dixième chanson du 21e album studio solo de Ringo Starr, Look Up, paru en 2025.

La chanson a été coécrite par T Bone Burnett et Daniel Tashian, tous deux coproducteurs de Look Up. Les deux hommes ont également signé ensemble la chanson-titre « Look Up » et participé à l’écriture de « Time On My Hands », cette dernière étant également créditée à Paul Kennerley. Burnett a par ailleurs écrit ou coécrit l’essentiel de l’album.

Avec « Look Up », « I Live For Your Love » et « Can You Hear Me Call », « String Theory » est l’une des quatre chansons de Look Up auxquelles participe Molly Tuttle.

Rebecca et Megan Lovell, du groupe américain Larkin Poe, assurent également les chœurs. Les deux sœurs étaient déjà présentes sur « Rosetta », Rebecca Lovell y jouant en outre de la mandoline.

« String Theory » : la « théorie des cordes » selon Ringo Starr

Le titre « String Theory » possède une particularité immédiatement perceptible. Dans son sens habituel, l’expression désigne la « théorie des cordes », concept bien connu de la physique théorique. Mais sur un album country peuplé de guitares, de mandolines, de contrebasse et de pedal steel, le mot anglais strings prend évidemment une autre résonance : celle des cordes des instruments.

Il serait hasardeux, en l’absence d’une explication explicite des auteurs, d’affirmer que T Bone Burnett et Daniel Tashian ont voulu bâtir le titre sur ce seul jeu de mots. Mais le double sens fonctionne parfaitement dans le contexte de Look Up. Et les crédits de l’enregistrement rendent même cette lecture musicale particulièrement savoureuse : Molly Tuttle et Daniel Tashian jouent tous deux de la guitare 12 cordes, Paul Franklin de la pedal steel, Burnett de la guitare électrique et Dennis Crouch de la contrebasse.

Autrement dit, si « String Theory » signifie « théorie des cordes », les cordes sont bel et bien partout.

Une chanson dominée par les instruments à cordes

L’instrumentation de « String Theory » constitue probablement la meilleure explication du caractère particulier du morceau.

Deux guitares 12 cordes apparaissent dans les crédits : celle de Molly Tuttle et celle de Daniel Tashian. À celles-ci viennent s’ajouter une guitare acoustique, la guitare électrique de T Bone Burnett, la pedal steel de Paul Franklin et la contrebasse de Dennis Crouch.

Cette accumulation ne signifie pourtant pas que l’arrangement soit surchargé. Toute la philosophie sonore de Look Up repose au contraire sur une production relativement aérée, où les instruments conservent leur texture naturelle.

Le résultat est moins un mur de guitares qu’un entrelacement de timbres.

Cette idée d’entrelacement convient d’ailleurs particulièrement bien au titre. Les différentes « cordes » se croisent, se répondent et construisent progressivement le tissu musical de la chanson.

Molly Tuttle et la guitare 12 cordes

La présence de Molly Tuttle joue une nouvelle fois un rôle majeur.

Sur les quatre morceaux de Look Up auxquels elle participe, la musicienne américaine occupe différentes fonctions. Ici, sa guitare 12 cordes est particulièrement significative.

Une guitare 12 cordes produit naturellement un son plus riche et plus ample qu’une guitare traditionnelle à six cordes. Les cordes sont disposées en six paires, ce qui crée cette résonance brillante et légèrement chorale immédiatement reconnaissable.

Dans un album fondé sur les sonorités organiques de la country, du folk et du bluegrass, cet instrument permet d’élargir la palette sans recourir à des artifices de production.

Molly Tuttle participe également au chant, poursuivant le dialogue musical établi avec Ringo Starr sur plusieurs chansons de l’album.

Larkin Poe retrouve Ringo Starr après « Rosetta »

Rebecca et Megan Lovell apparaissent une nouvelle fois sur « String Theory » après leur participation à « Rosetta ».

Connues sous le nom de Larkin Poe, les deux sœurs évoluent dans un univers qui mêle blues, rock, Americana et différentes traditions musicales du Sud des États-Unis.

Sur « String Theory », elles interviennent aux chœurs.

Leur présence enrichit considérablement la texture vocale sans détourner l’attention du morceau. Comme souvent sur Look Up, les invités ne semblent pas avoir été réunis pour constituer une succession de noms prestigieux. Ils sont utilisés pour leur capacité à apporter une couleur précise à chaque chanson.

Cette approche explique en grande partie la cohérence du disque malgré le nombre important de collaborateurs.

Paul Franklin et la pedal steel guitar

Paul Franklin tient une nouvelle fois la pedal steel guitar.

Sa présence constitue l’un des fils conducteurs de Look Up. Cette sonorité glissante, immédiatement associée à la country, accompagne plusieurs des chansons essentielles de l’album.

Mais sur « String Theory », l’instrument prend une signification supplémentaire puisqu’il rejoint cette véritable famille de cordes qui structure l’arrangement.

La pedal steel peut produire des notes qui semblent se prolonger, se plier ou glisser les unes vers les autres. Face au scintillement des guitares 12 cordes, elle apporte une dimension plus fluide et presque vocale.

C’est cette combinaison entre différentes façons de faire vibrer une corde qui donne au morceau une grande partie de sa personnalité.

Ringo Starr au milieu de cette « théorie des cordes »

Au centre de cet ensemble reste évidemment Ringo Starr.

Son rôle à la batterie est particulièrement important dans un morceau où autant d’instruments harmoniques doivent cohabiter. La batterie permet de maintenir la structure et d’éviter que toutes ces lignes de guitares ne se transforment en masse indistincte.

C’est précisément l’un des domaines où Ringo a toujours excellé.

Depuis les Beatles, son jeu repose moins sur la démonstration technique que sur sa capacité à comprendre la structure d’une chanson. Il sait où laisser de l’espace, où accentuer un passage et, surtout, quand ne pas jouer davantage que nécessaire.

Dans un arrangement comme celui de « String Theory », cette retenue devient une qualité essentielle.

T Bone Burnett et Daniel Tashian, architectes de « String Theory »

La chanson illustre également l’importance de la collaboration entre T Bone Burnett et Daniel Tashian dans la conception de Look Up.

Burnett est la figure dominante du projet : producteur et principal auteur-compositeur, il est à l’origine de la direction country donnée à l’album.

Tashian joue cependant un rôle tout aussi essentiel dans la mise en forme de cet univers. Auteur, coproducteur et multi-instrumentiste, il intervient sur une grande partie du disque.

« String Theory » met particulièrement en valeur cette complémentarité.

Burnett apporte sa guitare électrique, tandis que Tashian joue des guitares acoustique et 12 cordes. Leur collaboration se situe donc aussi bien au niveau de l’écriture que de l’interprétation.

« String Theory » et le retour de Ringo Starr à la country

Comme toutes les chansons de Look Up, « String Theory » prend davantage de sens lorsqu’on la replace dans l’histoire musicale de Ringo Starr.

La country n’est absolument pas une découverte tardive pour l’ancien Beatle.

Richard Starkey aimait cette musique bien avant que les Beatles deviennent célèbres. Durant les années 1960, son répertoire au sein du groupe conserva plusieurs traces de cette attirance, notamment avec « Act Naturally ».

En 1970, quelques mois après la séparation des Beatles, il partit à Nashville enregistrer Beaucoups Of Blues, l’un des premiers véritables albums country réalisés par une grande vedette britannique du rock.

Plus d’un demi-siècle plus tard, Look Up remet cette passion au premier plan.

La différence essentielle est que Ringo n’essaie plus simplement d’entrer dans le monde de la country américaine : cette musique appartient désormais pleinement à son propre parcours.

Un pont entre les générations

« String Theory » possède également une forte dimension générationnelle.

Ringo Starr appartient à la génération qui a transformé la musique populaire dans les années 1960. T Bone Burnett s’est imposé au fil des décennies comme l’un des défenseurs les plus importants des musiques roots américaines. Molly Tuttle et les sœurs Lovell représentent quant à elles des générations beaucoup plus récentes.

Pourtant, aucune rupture stylistique ne se fait sentir.

Tous se retrouvent autour d’un même vocabulaire : les guitares, les harmonies vocales, les instruments acoustiques et le plaisir de jouer collectivement.

Cette continuité est peut-être l’un des messages implicites les plus intéressants de Look Up. La tradition n’est pas un objet de musée. Elle existe tant que de nouveaux musiciens continuent à s’en emparer.

« String Theory » dans la dernière partie de Look Up

Placée en dixième position sur onze, « String Theory » appartient à la dernière partie de l’album.

À ce stade, Look Up a déjà exploré de nombreuses variations autour de la country : bluegrass, ballades sentimentales, Americana, accents folk, slide guitar ou arrangements plus proches du western swing.

« String Theory » rassemble plusieurs de ces éléments dans un morceau particulièrement centré sur les textures instrumentales et vocales.

Sa position juste avant « Thankful », chanson qui clôt l’album, lui donne également une fonction particulière : elle constitue l’un des derniers grands rassemblements de musiciens du disque avant le morceau final.

Molly Tuttle, Larkin Poe, Paul Franklin, Dennis Crouch, Daniel Tashian et T Bone Burnett entourent ainsi Ringo dans ce qui ressemble presque à un résumé de l’esthétique développée depuis le début de Look Up.

Une « théorie des cordes » beaucoup plus musicale que scientifique

Le charme du titre tient finalement à son ambiguïté.

« String Theory » peut faire penser à la physique et à l’idée selon laquelle les constituants fondamentaux de la matière seraient des objets semblables à de minuscules cordes vibrantes.

Mais dans l’univers de Ringo Starr et de Look Up, une lecture beaucoup plus immédiate s’impose : les cordes sont celles que les musiciens font vibrer.

Guitares acoustiques, guitare électrique, guitares 12 cordes, pedal steel et contrebasse construisent littéralement le morceau.

Sans qu’il soit nécessaire de transformer la chanson en traité scientifique, le titre devient donc un clin d’œil particulièrement adapté à cet arrangement.

Et il résume assez bien l’esprit de Look Up : réunir des musiciens de générations différentes autour d’instruments anciens, laisser les cordes vibrer et faire confiance à la chanson.

Les paroles de la chanson

Everything rings
Above vibrating strings
Everything springs into love
Everything dreams
And radiates beams
Everything streams into love

[Pre-Chorus] Everything bends as the universe spins
Everything ascends into love
All of the mysteries
All of the fears
All of the histories
All of the tears
All of the oceans
All of the rain
All the emotions
All of the pain

[Chorus] Everything rings
Everything rings

[Verse 2] Nothing remains
That was bitter and vain
Everything changes to love
Though dark the night
In the absence of light
We will take flight into love
[Pre-Chorus] Everything knells with infinite bells
Everything propels into love
All of the comedy
All of the fates
All of the tragedy
All that awaits
All of the highlands
All of the plains
All of the islands
All that remains

[Chorus] Everything rings
Everything rings

[Bridge] Everything rings
Above vibrating strings
Everything dreams
And radiates beams

[Verse 3] Everything cries
Like a bird in the skies
Everything flies into love
Everything aches
And as everything shakes
Everything breaks into love
Everything sings over vibrating strings
Everything rings into love

[Chorus] Everything rings
Everything rings
Everything rings
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