I’ll Still Love You : paroles, traduction et histoire

Ringo’s Rotogravure · 1976

I’ll Still Love You — illustration conservée de la fiche

« I’ll Still Love You » est l’une des chansons de George Harrison dont l’histoire commence bien avant la version de Ringo Starr publiée en 1976. Son premier titre, « When Every Song Is Sung », dit quelque chose de son ambition initiale : imaginer une fidélité affective qui survivrait à la fin même de la musique. Harrison travaille sur cette ballade à plusieurs reprises et envisage différents interprètes, notamment Ronnie Spector, Cilla Black et Mary McCreary. La composition ne naît donc pas d’une commande formulée spécifiquement pour le disque de Ringo ; elle représente plutôt une œuvre longtemps en quête de son interprétation définitive.

La chanson en bref

Interprète(s)
Ringo Starr
Auteurs
George Harrison
Album / EP
Ringo’s Rotogravure
Année
1976
Explorer la chanson et le dossier Ringo Starr

Paroles originales

When ev’ry song is sung,
When ev’ry bell’s been rung,
When ev’ry picture’s hung up,
I’ll still love you.

When ev’ry wind has blown,
When ev’ry seed is sown,
When ev’rything is known,
Then I’ll still love you.

You know that I’ll love you,
Yes, I will.
You know I’ll love you, love you, love you,
Always will, until

When ev’ry soul is free,
When ev’ry eye can see,
When people all agree,
Then I’ll still love you.

You know I love you,
Yes, I do.
When times get so hard, you know,
I’ll be there loving you.

You know I’ll love you,
Yes, I will.
Yes I’m gonna hold you, need you, love you,
Always will, love you still.

When ev’ry note’s been sung,
When ev’ry bell’s been rung,
When ev’ry picture’s hung,
I’ll still love you.

I really love you.

Traduction française

Quand toutes les chansons auront été chantées,
Quand toutes les cloches auront sonné,
Quand tous les tableaux auront été accrochés,
Je t’aimerai encore.

Quand tous les vents auront soufflé,
Quand toutes les graines auront été semées,
Quand tout sera connu,
Alors je t’aimerai encore.

Tu sais que je t’aimerai,
Oui, je le ferai.
Tu sais que je t’aimerai, t’aimerai, t’aimerai,
Toujours, jusqu’à ce que…

Quand toutes les âmes seront libres,
Quand tous les yeux pourront voir,
Quand tous les gens seront d’accord,
Alors je t’aimerai encore.

Tu sais que je t’aime,
Oui, c’est vrai.
Quand les temps deviendront si difficiles, tu sais,
Je serai là à t’aimer.

Tu sais que je t’aimerai,
Oui, je le ferai.
Oui, je vais te serrer dans mes bras, avoir besoin de toi, t’aimer,
Toujours, je t’aimerai encore.

Quand toutes les notes auront été chantées,
Quand toutes les cloches auront sonné,
Quand tous les tableaux auront été accrochés,
Je t’aimerai encore.

Je t’aime vraiment.

Histoire de la chanson

« I’ll Still Love You » est l’une des chansons de George Harrison dont l’histoire commence bien avant la version de Ringo Starr publiée en 1976. Son premier titre, « When Every Song Is Sung », dit quelque chose de son ambition initiale : imaginer une fidélité affective qui survivrait à la fin même de la musique. Harrison travaille sur cette ballade à plusieurs reprises et envisage différents interprètes, notamment Ronnie Spector, Cilla Black et Mary McCreary. La composition ne naît donc pas d’une commande formulée spécifiquement pour le disque de Ringo ; elle représente plutôt une œuvre longtemps en quête de son interprétation définitive.
Au milieu des années 1970, Ringo sollicite chacun de ses anciens partenaires et plusieurs amis pour obtenir des chansons. Harrison lui propose « I’ll Still Love You » alors qu’il est occupé à son propre disque « Thirty Three & 1/3 ». Contrairement à John Lennon sur « Cookin’ (In the Kitchen of Love) » ou Paul et Linda McCartney sur « Pure Gold », Harrison ne joue pas sur la version finalement publiée. La différence est fondamentale : offrir une chanson ne signifie pas participer à sa prise instrumentale. Ringo en assure le chant et la batterie dans le cadre des sessions conduites par Arif Mardin à Los Angeles en 1976.
La ballade repose sur une déclaration de constance presque absolue. Ce registre n’est pas sans affinité avec le goût de Harrison pour une écriture qui dépasse le simple événement amoureux et se rapproche parfois de la méditation spirituelle. Chez Ringo, l’intention devient plus terrienne. Sa voix n’a ni l’étendue ni le type d’émission vocale de certains chanteurs sollicités précédemment par Harrison ; elle donne à la chanson une fragilité et une franchise différentes. L’interprétation doit être jugée en fonction de ce changement de perspective, et non seulement en comparaison avec des versions antérieures ou projetées.
La fabrication de « Ringo’s Rotogravure » mobilise plusieurs studios de Los Angeles, notamment Sunset Sound et Cherokee. Les pièces consultées n’autorisent cependant pas à identifier avec assurance le jour de chaque intervention sur « I’ll Still Love You ». En l’absence de feuille de séance propre à la piste, il serait imprudent de lui attribuer toute la liste des invités du disque. La durée usuelle est d’environ deux minutes cinquante-sept. La production d’Arif Mardin vise une ballade pleine, en contraste avec les titres les plus rythmés du programme.
La sortie de la chanson est suivie d’une difficulté inattendue entre les deux anciens Beatles. Harrison n’apprécie pas le résultat enregistré par Ringo, et un différend juridique est évoqué dans l’histoire du disque avant d’être réglé hors des tribunaux. Cette querelle n’efface ni l’amitié entre les musiciens ni le fait que Harrison avait autorisé la reprise. Elle montre surtout qu’une composition demeurée longtemps en gestation pouvait être investie par son auteur d’attentes très précises, auxquelles une interprétation extérieure ne répondait pas nécessairement.
« I’ll Still Love You » mérite ainsi une notice autonome parce qu’elle raconte à la fois l’itinéraire difficile d’une chanson de George Harrison et l’une des limites de la formule des invités prestigieux adoptée par Ringo. Le simple rapprochement de leurs noms ne suffit pas à garantir une satisfaction artistique partagée. Cette version demeure un épisode fascinant dans les échanges entre anciens Beatles : une œuvre offerte par amitié, enregistrée sans son auteur et accueillie par celui-ci avec une réserve devenue célèbre.

Repérage des éditions. « I’ll Still Love You » : plage n° 7 sur 11 du programme documenté de Ringo’s Rotogravure (Catalogue officiel de l’album de 1976). Ce disque de 1976 renouvelle la collaboration de Starr avec des auteurs venus de son cercle musical, sans que tous les contributeurs figurent sur toutes les plages.

Repère de séance George Harrison avait tenté plusieurs prises de cette composition, connue auparavant sous les titres « Whenever » et « When Every Song Is Sung », avant de la céder à Starr. La séance de Ringo se déroule le 24 mai 1976 à Cherokee Studios, sous la production d’Arif Mardin. Harrison n’y joue pas : il était alors malade.

Identité et versions de la chanson

Chanson — titre de référence

I’ll Still Love You

Types de versions

Studio

Interprètes / participations

Ringo Starr

Auteurs / compositeurs

George Harrison

Enregistrement en studio

Durée(s) studio

Studio 1976 : 2:57

Dates des séances studio

Studio 1976 — 1976 : sessions de l'album entre le printemps et l'été ; date exacte de cette piste non établie.

Studios / lieux d’enregistrement

Studio 1976 — L'album a été enregistré notamment aux studios Sunset Sound et Cherokee, Los Angeles (affectation précise par titre non établie).

Musiciens et instruments — studio

Studio 1976 — • Ringo Starr — chant, batterie

Producteurs — studio

Studio 1976 — Arif Mardin

Contexte, création et anecdotes

Histoire / contexte de la chanson

George Harrison offre une chanson de fidélité tenace, déchirée entre le refus de perdre l’autre et l’impossibilité de l’oublier. L’intensité de la déclaration contraste avec la simplicité du timbre de Ringo.

« I’ll Still Love You » figure sur Ringo’s Rotogravure, paru en 1976. La chanson est signée George Harrison. George Harrison signe cette ballade qui exprime un amour appelé à durer au-delà de toutes les circonstances.

La production est créditée à Arif Mardin.

Repérage discographique contrôlé : « I’ll Still Love You » : plage n° 7 sur 11 du programme documenté de Ringo’s Rotogravure (Catalogue officiel de l’album de 1976). Ce disque de 1976 renouvelle la collaboration de Starr avec des auteurs venus de son cercle musical, sans que tous les contributeurs figurent sur toutes les plages.

Repère d'édition Sur « Ringo’s Rotogravure » (1976), « I’ll Still Love You » est situé à la position 7 sur 11. Cette période marque l'arrivée d'Arif Mardin à la production et le passage de Ringo vers Atlantic/Polydor ; les contributions des anciens Beatles sont différentes selon la piste. Cette place dans le programme original ne documente, à elle seule, ni la date de la prise maîtresse ni une attribution instrumentale individuelle.

Repère de séance George Harrison avait tenté plusieurs prises de cette composition, connue auparavant sous les titres « Whenever » et « When Every Song Is Sung », avant de la céder à Starr. La séance de Ringo se déroule le 24 mai 1976 à Cherokee Studios, sous la production d’Arif Mardin. Harrison n’y joue pas : il était alors malade.

Anecdotes / séances

Studio 1976 — George Harrison a composé le morceau, mais il n’est pas crédité comme interprète sur cet enregistrement ; il se déclara mécontent du résultat et le différend fut réglé à l’amiable. ; Composition de George Harrison arrangée par Arif Mardin avec Jim Keltner à la batterie et Klaus Voormann à la basse.

Éclairage historique extrait de la notice détaillée — Au milieu des années 1970, Ringo sollicite chacun de ses anciens partenaires et plusieurs amis pour obtenir des chansons. Harrison lui propose « I'll Still Love You » alors qu'il est occupé à son propre disque « Thirty Three & 1/3 ». Contrairement à John Lennon sur « Cookin' (In the Kitchen of Love) » ou Paul et Linda McCartney sur « Pure Gold », Harrison ne joue pas sur la version finalement publiée. La différence est fondamentale : offrir une chanson ne signifie pas participer à sa prise instrumentale. Ringo en assure le chant et la batterie dans le cadre des sessions conduites par Arif Mardin à Los Angeles en 1976.

Discographie contrôlée sur les programmes documentés : Ringo’s Rotogravure : plage 7. Il s’agit d’un contrôle de rang et de version éditée, pas d’une datation de la séance ni d’une validation complète des crédits de piste.

Index de l'édition : « I’ll Still Love You » occupe la plage 7/11 de l'édition ordinaire de « Ringo’s Rotogravure », paru 17 septembre 1976 au Royaume-Uni ; la plage précédente est « Cookin’ (In the Kitchen of Love) » et la suivante « This Be Called a Song ».

Éditions et versions à distinguer

Album ou EP de référence

Ringo’s Rotogravure

Place dans le programme

7 / 11 — repérage issu du contrôle ; pressage physique à confirmer

Contexte discographique

Position identifiée dans le contrôle antérieur : Ringo’s Rotogravure, plage 7/11. Les crédits et le minutage du pressage doivent être recoupés indépendamment.

Complément historique

Contrôle : enrichissement conservé sans nouveau paragraphe historique.

Éditions et minutages

Année de publication de l’album : 1976. Programme de référence : Ringo’s Rotogravure. 7 / 11 — repérage issu du contrôle ; pressage physique à confirmer Durée studio renseignée, provenance du support à confirmer.

Année ou provenance

Ringo’s Rotogravure

Auteurs renseignés

George Harrison

Interprètes et crédits

Ringo Starr