Une sélection resserrée plutôt qu’une rétrospective définitive
Publié en septembre 2014, Icon appartient à une collection de compilations économiques qui cherchent à présenter rapidement quelques titres emblématiques d’un artiste. Le disque consacré à Ringo Starr contient onze pistes. Il ne prétend pas couvrir toute sa production solo, ni retracer son évolution album après album avec la minutie d’une anthologie critique. L’intérêt de cette formule tient au contraire à sa brièveté : un nouvel auditeur peut retrouver plusieurs succès historiques, puis découvrir quelques chansons de périodes plus récentes. Pour une discographie détaillée, il faut cependant considérer ce choix comme une porte d’entrée éditoriale et non comme un classement objectif de ses meilleures compositions.
Les premières pistes concentrent les années les plus immédiatement associées à la carrière solo de Ringo. Photograph, It Don’t Come Easy, You’re Sixteen, Oh My My et Only You offrent un aperçu de la place qu’il a occupée dans les hit-parades après la séparation des Beatles. Les textures varient, de la ballade mélancolique au rock rythmé et aux reprises de standards populaires. Cette alternance rappelle un trait constant de son parcours : Ringo a souvent préféré le caractère, le timbre et l’énergie d’une chanson à la démonstration instrumentale. Son répertoire forme ainsi un ensemble identifiable sans être stylistiquement uniforme.
Les prolongements d’une carrière au long cours
La présence de King of Broken Hearts et de Walk with You déplace l’écoute vers des albums plus tardifs. Ces morceaux invitent à dépasser l’image réductrice d’un ancien Beatle qui n’aurait été actif qu’au milieu des années 1970. Les disques de la fin des années 1990 et des années 2010 montrent un musicien entouré de nouveaux collaborateurs, attentif au format de la chanson accessible et désireux de garder un lien chaleureux avec son public. La compilation ne peut rendre justice à toute la richesse de ces enregistrements, mais leur inclusion établit un pont entre différentes générations d’auditeurs.
No No Song et Back Off Boogaloo témoignent, eux, d’une facette plus ironique ou ludique. Leur voisinage avec des ballades sentimentales évite de réduire Ringo à un seul registre. La manière dont il aborde les chansons de personnages, les narrations légères et les clins d’œil musicaux participe à sa singularité de chanteur. Il n’est pas nécessaire de prêter une intention autobiographique à tous les textes : bien des morceaux sont écrits par d’autres compositeurs, et le rôle de Ringo consiste précisément à leur donner un accent personnel, une inflexion vocale et une familiarité caractéristiques.
Les Beatles en arrière-plan, mais jamais très loin
La compilation se termine par une version en concert de Yellow Submarine. Cette présence rappelle l’héritage collectif des Beatles sans transformer Icon en disque de reprises du groupe. Le choix est logique : la chanson est longtemps demeurée un passage attendu dans les spectacles de Ringo et du All-Starr Band. Il faut toutefois distinguer cette interprétation en public de la bande originale de 1966. La chanson reste signée Lennon et McCartney, mais le lieu, les musiciens et la date de la captation ne peuvent être assimilés aux séances historiques des Beatles.
Du point de vue du collectionneur, le format et le programme importent davantage que le prestige de la sélection. Icon est une compilation Capitol et Apple diffusée dans un cadre commercial particulier ; elle n’ajoute pas un nouvel album de compositions à la série des productions studio de Ringo. Les intitulés de certaines chansons peuvent varier légèrement selon les bases discographiques, sans modifier leur identité. Les notices devront donc privilégier les appellations effectivement imprimées sur l’édition retenue et conserver les durées propres au disque si elles sont confirmées par un exemplaire physique ou une base de pressage fiable.
Un outil de découverte pour yellow-sub.net/
La force de cette petite anthologie tient à son parcours rapide à travers la discographie. Le lecteur passe de succès planétaires à des titres moins connus et mesure, en une quarantaine de minutes environ, les contrastes entre les différents moments de la carrière solo. Pour yellow-sub.net/, la compilation est aussi un excellent support de navigation : chaque titre peut conduire à la fiche de son premier album, à l'histoire de son enregistrement et aux éventuelles versions alternatives. Il importe de conserver la fiche du disque lui-même, car une compilation constitue un objet éditorial daté, distinct des œuvres qu'elle rassemble.
Cette distinction évite deux écueils. Le premier serait de supprimer Icon au motif que ses chansons sont déjà présentes ailleurs ; on perdrait alors une publication réelle de la carrière de Ringo. Le second consisterait à créer artificiellement de nouvelles séances de studio pour chaque titre. Les pistes renvoient pour l’essentiel à des enregistrements antérieurs, et seule leur réunion sur ce support est nouvelle en 2014. La présentation du disque doit donc informer sur son contenu, son contexte de sortie et ses limites, tout en laissant à chaque chanson sa place dans l’histoire plus large du batteur des Beatles.
2 — It Don't Come Easy
Voir la fiche de « It Don't Come Easy » sur yellow-sub.net/ →
Présentation
Le refrain refuse l’idée que l’amour ou la réussite soient gratuits ; le morceau invite à tenir bon dans les difficultés. Cette interprétation replace les débuts de sa carrière solo dans le présent du concert. La compilation permet de retrouver cette interprétation dans un parcours resserré de la carrière de Ringo.
Auteurs et compositeurs
Richard Starkey
Enregistrement
13 mai 1998 : émission VH1 Storytellers, États-Unis.
Lieux d’enregistrement
Studio du programme VH1 Storytellers, États-Unis ; établissement exact à confirmer.
Musiciens et instruments
- Interprète principal : Ringo Starr ; personnel de concert, répartition exacte par plage à vérifier
- Ringo Starr — chant, batterie ; piano sur Don’t Pass Me By (formation du concert, non nécessairement présent sur chaque plage)
- Mark Hudson — guitare, harmonica, chœurs (formation du concert, non nécessairement présent sur chaque plage)
- Gary Burr — guitare, mandoline, chœurs (formation du concert, non nécessairement présent sur chaque plage)
- Joe Walsh — guitare, chœurs (formation du concert, non nécessairement présent sur chaque plage)
- Steve Dudas — guitare (formation du concert, non nécessairement présent sur chaque plage)
- Jack Blades — basse, chœurs (formation du concert, non nécessairement présent sur chaque plage)
- Jim Cox — claviers, chœurs (formation du concert, non nécessairement présent sur chaque plage)
- Scott Gordon — harmonica (formation du concert, non nécessairement présent sur chaque plage)
- Simon Kirke — batterie, percussions (formation du concert, non nécessairement présent sur chaque plage)
Anecdotes et particularités
Compilation Icon, publiée par Capitol/Apple. Enregistrement préexistant, et non nouvelle session de 2014.
3 — You're Sixteen (You're Beautiful and You're Mine)
Voir la fiche de « You're Sixteen (You're Beautiful and You're Mine) » sur yellow-sub.net/ →
Présentation
Un homme se laisse emporter par l’enthousiasme adolescent d’un coup de foudre. Cette reprise d’un classique des frères Sherman joue volontairement la carte de la légèreté et de la nostalgie du rock des premières années. La compilation permet de retrouver cette interprétation dans un parcours resserré de la carrière de Ringo.
Auteurs et compositeurs
Robert B. Sherman, Richard M. Sherman
Enregistrement
5 et 6 mars 1973 ; 28 mars 1973
Lieux d’enregistrement
Sunset Sound Recorders, Los Angeles ; Apple Studios, Londres (ajouts)
Musiciens et instruments
- Ringo Starr — chant, batterie
- Vini Poncia — guitare électrique
- Jimmy Calvert — guitare électrique
- Klaus Voormann — basse
- Nicky Hopkins — piano
- Jim Keltner — batterie
- Paul McCartney — solo vocal traité, chœurs
- Harry Nilsson — chœurs
Anecdotes et particularités
Compilation Icon, publiée par Capitol/Apple. Enregistrement préexistant, et non nouvelle session de 2014.
4 — Oh My My
Voir la fiche de « Oh My My » sur yellow-sub.net/ →
Présentation
Numéro festif où la sensualité et le jeu amoureux prennent le pas sur l’introspection. Les échanges de voix, les cuivres et le rythme donnent au texte un ton de célébration collective. La compilation permet de retrouver cette interprétation dans un parcours resserré de la carrière de Ringo.
Auteurs et compositeurs
Richard Starkey, Vini Poncia
Enregistrement
6, 7 et 14 mars ; 12 mai 1973
Lieux d’enregistrement
Sunset Sound Recorders, Los Angeles (prise et ajouts)
Musiciens et instruments
- Ringo Starr — chant, batterie
- Billy Preston — piano, orgue
- Jimmy Calvert — guitare
- Tom Scott — saxophone
- Klaus Voormann — basse
- Jim Keltner — batterie
- Vini Poncia — chœurs
- Martha Reeves — chœurs
- Merry Clayton — chœurs
Anecdotes et particularités
Compilation Icon, publiée par Capitol/Apple. Enregistrement préexistant, et non nouvelle session de 2014.
6 — King of Broken Hearts
Voir la fiche de « King of Broken Hearts » sur yellow-sub.net/ →
Présentation
Le roi des cœurs brisés n’a pour royaume que des souvenirs : cette ballade bénéficie de la guitare slide de George Harrison, immédiatement reconnaissable. La compilation permet de retrouver cette interprétation dans un parcours resserré de la carrière de Ringo.
Auteurs et compositeurs
Richard Starkey, Mark Hudson, Dean Grakal, Steve Dudas
Enregistrement
1997 ; arrangements de cordes le 15 octobre 1997 ; guitare de George Harrison reçue en décembre 1997
Lieux d’enregistrement
Whatinthewhatthe? Studios, Los Angeles ; AIR Studios, Londres (cordes) ; Friar Park, Oxfordshire (guitare de Harrison)
Musiciens et instruments
- Ringo Starr — chant, batterie, percussions
- George Harrison — guitare solo / slide
- Steve Dudas — guitares électrique et acoustique
- Mark Hudson — basse, guitare acoustique, claviers, Mellotron, percussions, chœurs
- Jim Cox — orgue Wurlitzer
Production
Mark Hudson, Ringo Starr
Anecdotes et particularités
Compilation Icon, publiée par Capitol/Apple. Enregistrement préexistant, et non nouvelle session de 2014.
7 — No No Song
Voir la fiche de « No No Song » sur yellow-sub.net/ →
Présentation
Une suite de propositions de substances et d’excès auxquelles le narrateur répond par un refus obstiné. L’humour de répétition donne à cette chanson sur la tentation la forme d’une satire légère. La compilation permet de retrouver cette interprétation dans un parcours resserré de la carrière de Ringo.
Auteurs et compositeurs
Hoyt Axton, David Jackson
Enregistrement
Juillet–août 1974 ; ajouts le 18 septembre 1974
Lieux d’enregistrement
Séances de Los Angeles (studios exacts à contrôler)
Musiciens et instruments
- Ringo Starr — chant, batterie, percussions
- Jesse Ed Davis — guitare électrique
- Klaus Voormann — basse
- Nicky Hopkins — piano électrique
- Trevor Lawrence et Bobby Keys — cuivres
- Harry Nilsson — chœurs
Anecdotes et particularités
Compilation Icon, publiée par Capitol/Apple. Enregistrement préexistant, et non nouvelle session de 2014.
8 — Back Off Boogaloo
Voir la fiche de « Back Off Boogaloo » sur yellow-sub.net/ →
Présentation
Cette exclamation entêtante, née du langage de Marc Bolan, propulse Ringo dans la fièvre du glam rock de 1972. Un rythme de caisse claire immédiatement reconnaissable et l’élan de George Harrison font le reste. La compilation permet de retrouver cette interprétation dans un parcours resserré de la carrière de Ringo.
Auteurs et compositeurs
Richard Starkey (crédit de composition officiel ; apport de George Harrison évoqué par Ringo, à distinguer du crédit)
Enregistrement
Séances documentées : 4 novembre 1980, avec ajouts du 1er au 4 décembre 1980.
Lieux d’enregistrement
Evergreen Recording Studios, Burbank, Californie ; prises complémentaires à Compass Point Studios, Nassau, Bahamas.
Musiciens et instruments
- Ringo Starr — batterie et chant principal
- Jim Keltner — batterie
- Dennis Belfield — basse
- Dennis Budimir — guitare
- Fred Tackett — guitare
- Richie Zito — guitare
- Jane Getz — piano
- Jim Gordon — saxophone baryton
- Jerry Jumonville — saxophone ténor
- Bruce Paulson — trombone
- Lee Thornburg — trompette
- Joe Lala — percussions
- Harry Nilsson — chœurs
- Rick Riccio — chœurs
Anecdotes et particularités
Compilation Icon, publiée par Capitol/Apple. Enregistrement préexistant, et non nouvelle session de 2014.
9 — Walk with You
Voir la fiche de « Walk with You » sur yellow-sub.net/ →
Présentation
Deux voix qui ont vieilli ensemble chantent la fidélité et le passage des années. Le dialogue entre Ringo et Paul McCartney donne une dimension très personnelle à cette invitation à continuer la route côte à côte. La compilation permet de retrouver cette interprétation dans un parcours resserré de la carrière de Ringo.
Auteurs et compositeurs
Richard Starkey, Van Dyke Parks
Enregistrement
2009 (sessions du projet ; jour et mois de cette prise non publiés)
Lieux d’enregistrement
Studios Roccabella, Angleterre et Los Angeles — répartition des titres à documenter.
Musiciens et instruments
- Ringo Starr — chant, batterie
- Paul McCartney — voix invitée, basse
- Ann Marie Calhoun — violon
Production
Ringo Starr et Bruce Sugar
Anecdotes et particularités
Compilation Icon, publiée par Capitol/Apple. Enregistrement préexistant, et non nouvelle session de 2014.
11 — Yellow Submarine (live)
Voir la fiche de « Yellow Submarine (live) » sur yellow-sub.net/ →
Présentation
Le sous-marin jaune devient le véhicule d’une fantaisie collective où l’auditeur est invité à embarquer. Les réponses du public jouent un rôle essentiel. La compilation permet de retrouver cette interprétation dans un parcours resserré de la carrière de Ringo.
Auteurs et compositeurs
John Lennon, Paul McCartney
Enregistrement
Date de la bande live non précisée pour cette compilation.
Musiciens et instruments
- Ringo Starr — chant principal (version live ; formation à vérifier)
Production
Producteur du phonogramme compilé à établir
Anecdotes et particularités
Compilation Icon, publiée par Capitol/Apple. Enregistrement préexistant, et non nouvelle session de 2014.
La piste est indiquée comme une version en concert ; ne pas substituer les crédits de la version Beatles de 1966.