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Yellow-Sub.net · 2009–2010 · Bruce Sugar · Paul McCartney · Joe Walsh

Y Not (2010) : Paul McCartney, Bruce Sugar et les invités de Ringo Starr

Paul à la basse et au chant, Joe Walsh, Joss Stone, Ben Harper, Richard Marx, Dave Stewart et Van Dyke Parks : auteurs, instruments, versions et éditions.

Notice de synthèse complémentaire · Y Not (2010)

Cette page reprend les grandes lignes du même album. Pour les dix chansons, les attributions individuelles et le contrôle des éditions, consultez la fiche discographique principale de Y Not. Les deux notices ne représentent pas deux séries de séances distinctes.

2009 : Ringo et Bruce Sugar passent au premier plan

Après Liverpool 8, Ringo assure pour la première fois la production principale d’un album avec Bruce Sugar. Les studios Rocca Bella, au Royaume-Uni et à Los Angeles, accueillent une fabrication répartie entre musiciens de rock, claviéristes, bassistes, voix additionnelles et instruments plus inhabituels. La date de sortie internationale est le 12 janvier 2010. Il est inexact de présenter l’album comme un projet produit par Paul McCartney parce qu’il y intervient deux fois.

1. Fill In The Blanks

Richard Starkey et Joe Walsh écrivent ensemble l’ouverture de l’album. Ringo assure le chant, batterie, percussions et piano, tandis que Walsh joue guitare électrique, basse et chante. C’est une collaboration de composition autant qu’une session instrumentale, et non la participation des Eagles en tant que groupe. La prise souligne leur complicité musicale, désormais également familiale, sans devoir la confondre avec leurs concerts communs.

2. Peace Dream

Œuvre attribuée à Richard Starkey, Gary Wright et Gary Nicholson. Paul McCartney joue de la basse, tandis que Joe Walsh et Steve Dudas tiennent des guitares ; Ben Harper, Gary Wright, Edgar Winter et Keith Allison participent aux chœurs. Tina Sugandh ajoute du tabla. Ringo chante et joue de la batterie et des percussions. La basse de Paul est un crédit de master, non un simple passage dans une vidéo promotionnelle.

3. The Other Side Of Liverpool

Ringo cosigne avec David A. Stewart un autre regard autobiographique sur sa ville, après « Liverpool 8 ». La contribution de Stewart appartient à l’écriture et aux instruments documentés pour ce morceau, et il ne doit pas pour autant être désigné comme producteur de l’ensemble de Y Not. Cette chanson permet de suivre les collaborations d’écriture commencées pendant la transition artistique de 2007–2008.

4. Walk With You

Ringo et Van Dyke Parks signent cette composition. Paul McCartney chante avec Ringo, dont la voix reste centrale ; Steve Dudas joue de la guitare, Ann Marie Calhoun du violon, Bruce Sugar des claviers et contribue aux arrangements. Il faut distinguer l’intervention vocale de McCartney ici de sa basse sur « Peace Dream » : ce sont deux masters et deux fonctions différentes, même si les deux chansons paraissent sur le même album.

5. Time

Composition de Richard Starkey et David A. Stewart. Stewart joue de la guitare électrique, Benmont Tench du piano, Ann Marie Calhoun du violon et Cindy Gomez participe aux voix. Ringo chante, joue de la batterie et de claviers ; Bruce Sugar complète les claviers. Les crédits par piste montrent que la coopération Stewart–Ringo ne se limite pas à la chanson « Liverpool 8 » de 2008.

6. Everyone Wins

Nouvel enregistrement d’une œuvre signée Richard Starkey et Johnny Warman. Une version précédente avait été publiée sous forme de face complémentaire en 1992. La chanson de 2010 doit avoir son propre identifiant de master, plutôt que d’être décrite comme le simple report numérique du single allemand de Time Takes Time. L’orthographe « Everybody Wins » figure également dans la documentation de la période antérieure ; cette variation mérite un champ de titres alternatifs.

7. Mystery Of The Night

Richard Marx est co-auteur avec Ringo et figure parmi les voix invitées dans les crédits généraux du disque. Il faut distinguer la signature de composition des prestations de studio. La chanson appartient à la période où Bruce Sugar prend une place déterminante à l’enregistrement ; la liste exacte des overdubs doit rester ouverte si aucune feuille de bande ne les attribue au jour près.

8. Can’t Do It Wrong

Composition Starkey–Gary Burr. Ce rapprochement avec un membre clé des Roundheads montre que la rupture de Ringo avec Mark Hudson n’a pas rompu tous les liens d’écriture issus de cette période. Burr demeure associé à l’œuvre, mais son nom de coauteur ne suffit pas à prouver chaque partie instrumentale jouée sur le master.

9. Y Not

La chanson-titre est cosignée Richard Starkey et Glen Ballard. Ringo chante et joue batterie et claviers ; Steve Dudas et Keith Allison sont aux guitares, Bruce Sugar aux claviers ; Tina Sugandh intervient au tabla et au chant, avec Vann Johnson, Janice Liebhart et le groupe vocal des Marx Brothers aux voix selon The Beatles Bible. Le tabla n’est pas une apparition anonyme : l’interprète est identifiée.

10. Who’s Your Daddy

La dernière chanson est un duo vocal de Ringo Starr avec Joss Stone, qui partage également le crédit de composition selon les notices. L’édition du disque doit être décrite comme un enregistrement solo de Ringo accueillant une chanteuse invitée, non comme un morceau de son catalogue à elle simplement repris en bonus. Les fonctions d’auteur et de chanteuse se cumulent ici.

McCartney en deux rôles : basse et voix

« Peace Dream » porte la basse de Paul ; « Walk With You » porte sa voix aux côtés de Ringo. Cette distinction évite les raccourcis sur de prétendus « deux duos » : la première est une collaboration instrumentale, la seconde une collaboration vocale. L’une et l’autre sont commerciales et figurent au programme standard. Leur présence sonore est documentée par les crédits, contrairement à certaines apparitions de Ringo dans des clips d’autres artistes.

Joe Walsh, David Stewart, Van Dyke Parks : réseaux d’écriture

Walsh cosigne « Fill In The Blanks » et y joue ; Stewart cosigne « The Other Side Of Liverpool » et « Time » ; Van Dyke Parks cosigne « Walk With You ». Ces fonctions ne sont pas interchangeables : une signature d’œuvre ne prouve pas un instrument sur chaque prise, et le producteur du disque reste Ringo avec Bruce Sugar. Le réseau de 2010 reprend des partenaires anciens dans un cadre de production renouvelé.

La mémoire de Time Takes Time dans Everyone Wins

La sixième plage offre un exemple particulièrement intéressant de réemploi d’œuvre. Le titre de 2010 renvoie à un morceau travaillé en 1991–1992 et officiellement présent sur un CD single de 1992. Le nouveau master n’est pas une rareté de cette époque simplement remastérisée. Les deux périodes, leurs producteurs, les instrumentistes et les supports doivent faire l’objet de fiches indépendantes, liées par un identifiant de composition.

Les supports du lancement 2010

Le disque standard contient dix chansons. Progrography donne les références Polydor 2727380 pour le CD britannique et 2729521 pour le vinyle, tandis que les éditions américaines Hip-O sont associées à la famille B0013792. Pour chaque territoire, la matrice, le code-barres, les crédits du livret et la distinction entre CD, vinyle et téléchargement restent à vérifier sur support. Un pressage de 2010 n’est pas une nouvelle session de 2010 si les bandes ont été enregistrées en 2009.

Y Not : les collaborations de 2010 comme réseau de fidélités et de nouvelles rencontres

Le changement de producteur ne remplace pas un carnet d’adresses entier

La fin de l’équipe de Mark Hudson et l’arrivée de Bruce Sugar à la coproduction de Y Not sont des étapes différentes de l’histoire de Ringo Starr. Une rupture de méthode peut coexister avec des relations personnelles et musicales conservées. Steve Dudas revient à la guitare, Joe Walsh participe à l’écriture et à des instruments, Gary Burr cosigne « Can’t Do It Wrong » et Dave Stewart apporte des chansons et des guitares. Ce personnel montre que Ringo n’a pas cherché à effacer tout ce qui précède Liverpool 8. Il choisit plutôt de déplacer le centre de réalisation vers son propre studio et un partenaire technique qui connaît déjà sa façon de travailler.

La fidélité ne doit cependant pas être racontée comme une absence de décisions nouvelles. L’album s’ouvre à des interprètes et coauteurs d’autres générations, parmi lesquels Joss Stone, Richard Marx, Ben Harper et Van Dyke Parks. La coexistence de ces personnalités forme un réseau, pas une seule session géante. Certains participent à l’écriture sans intervenir sur le master ; d’autres viennent chanter ou jouer un instrument particulier. C’est précisément cette variété qui doit être expliquée aux lecteurs, plutôt que d’énumérer leurs noms sous une même rubrique « amis de Ringo ».

Paul McCartney : deux gestes, deux chansons, une histoire commune

La présence de Paul McCartney constitue une passerelle évidente vers les Beatles, mais elle ne doit pas absorber toute l’histoire de l’album. Sur « Peace Dream », McCartney joue de la basse ; sur « Walk With You », il intervient à la voix aux côtés de Ringo. Les auteurs de ces deux titres sont différents : Starr, Gary Wright et Gary Nicholson pour le premier ; Starr et Van Dyke Parks pour le second. La complicité entre les anciens Beatles explique la portée symbolique de ces rencontres, sans changer les crédits de composition et de production.

La basse de McCartney n’est pas nécessairement le centre dramatique d’une chanson évoquant l’idéal de paix. Son rôle instrumental consiste à participer à une section rythmique, tandis que Ringo reste chanteur principal. À l’inverse, un duo vocal modifie directement la distribution des paroles et la perception du récit. Les deux participations méritent donc des analyses différentes : on ne peut pas déduire de la présence de Paul sur le disque qu’il chante sur les deux morceaux ou qu’il y joue les mêmes instruments.

Joss Stone et l’ouverture d’un autre espace vocal

« Who’s Your Daddy? » termine le programme sur une rencontre plus inhabituelle. Joss Stone n’intervient pas seulement comme chanteuse invitée : elle participe à la composition et partage l’interprétation principale. Ce statut la distingue d’un choriste placé derrière le chanteur. La différence de génération, de timbre et d’expérience musicale crée la possibilité d’un dialogue stylistique dont l’analyse doit partir de la chanson. Il serait artificiel de présenter ce duo comme la fusion permanente de deux carrières : il s’agit d’un master précis, réalisé au sein de l’album de Ringo.

La présence de Don Was à la basse et d’Edgar Winter au saxophone montre également comment plusieurs métiers peuvent coexister. Un producteur célèbre peut venir enregistrer une partie instrumentale pour le projet d’un autre ; cette contribution ne lui donne pas automatiquement la réalisation du disque. L’organisation de la séance et la publication appartiennent toujours aux crédits propres à Y Not.

Les collaborateurs qu’on entend peu, mais qui structurent le disque

Benmont Tench, Ann Marie Calhoun, Michael Bradford et Tina Sugandh contribuent à des textures et fonctions que l’on ne peut pas réduire à « invités ». Piano, orgue, violon, basse, tabla ou chant rythmé ouvrent plusieurs directions d’arrangement. Leur juxtaposition permet à un même album de passer d’une chanson presque autobiographique à une atmosphère plus collective. Il serait en revanche imprudent d’attribuer chaque timbre entendu à son interprète à partir des seuls crédits globaux. Une étude musicologique fine doit conserver les informations par master et signaler les zones d’identification qui exigent une écoute attentive.

Pour consulter ces attributions, la page des dix masters de Y Not constitue le référentiel instrumental. Le présent chapitre se concentre sur le choix des partenaires et les relations humaines ; les variantes d’éditions restent rattachées à l’atlas de l’album. Cette séparation évite de transformer une seule contribution de McCartney ou Stone en plusieurs événements discographiques.

Y Not au-delà des musiciens : photographie, direction artistique et design en 2010

Les crédits de Y Not fournissent un autre exemple de collaboration artistique souvent absente des histoires de studio. Le disque n’est pas seulement composé de dix enregistrements : c’est aussi un objet destiné à être vu, manipulé et identifié par sa couverture, son livret et les photographies qu’il contient. Ringo participe à son concept et à certains choix visuels, mais plusieurs professionnels assument des métiers précis. Les génériques publiés mentionnent notamment Rob Shanahan pour la photographie du livret intérieur, Meire Murakami pour le design et Vartan pour la direction artistique. Ces noms doivent être séparés de ceux des musiciens, sans être relégués au rang de décorations de la pochette.

La présence de Rob Shanahan relève d’une relation suivie avec Ringo, et non d’un crédit isolé apparu sans contexte. Le photographe, lui-même musicien, accompagne l’artiste dans plusieurs situations de portrait et de scène. Il appartient ainsi au cercle professionnel qui participe à la présentation publique de ses disques. Il ne faut cependant pas lui attribuer toutes les photographies ou tout le graphisme de Y Not : le terme de photographie du livret intérieur possède une portée précise, à distinguer de la direction artistique et du design.

Cette répartition ouvre une autre question : qui décide de l’image finalement retenue ? Le photographe produit des clichés, le designer compose l’objet et le directeur artistique supervise son identité visuelle. Ringo peut approuver les choix ou proposer un concept sans être nécessairement l’exécutant de toutes les opérations. Le livret imprimé et ses crédits restent les preuves à confronter. Un scan de pochette diffusé sur Internet peut faire disparaître les légendes ou modifier les couleurs, et ne doit pas se substituer à la consultation d’un exemplaire de référence.

La grande étude des créateurs de l’image de Ringo Starr examine la relation avec Shanahan et les autres professionnels. Les fiches musicales de Y Not restent centrées sur les auteurs, interprètes et musiciens. Une passerelle entre ces deux familles de notices donne au lecteur une description complète du disque sans confondre une séance photographique et un master sonore.

Y Not comme carrefour : anciens producteurs devenus musiciens, œuvres anciennes devenues nouvelles prises

Le disque de 2010 montre que les collaborateurs de Ringo appartiennent à plusieurs générations de studio. Bruce Sugar occupe un rôle technique et de coproduction aux côtés de Ringo ; Paul McCartney intervient comme bassiste puis partenaire vocal sur deux chansons distinctes ; Joe Walsh, Richard Marx, Joss Stone et plusieurs autres musiciens possèdent des contributions ciblées. Don Was revient dans ce contexte comme contrebassiste sur « Can’t Do It Wrong », alors qu’il avait dirigé cinq enregistrements de Time Takes Time en 1992. Il ne devient pas automatiquement producteur de Y Not en raison de son passé.

Les mêmes noms ne remplissent pas les mêmes métiers d’une décennie à l’autre

Un musicien peut accompagner un disque à titre de producteur, puis revenir sur un autre pour une performance instrumentale. Un compositeur peut ne pas être présent aux séances du master le plus récent de son œuvre. Un ingénieur peut assurer l’enregistrement d’une prise sans en signer le mixage. L’histoire de Ringo est particulièrement riche en transitions de ce type, car ses relations avec des professionnels se prolongent souvent bien au-delà d’un album unique.

Les crédits de Y Not ne doivent donc pas être résumés en une liste de noms. Paul McCartney joue de la basse sur « Peace Dream » et partage le chant sur « Walk With You » ; Joss Stone intervient sur « Who’s Your Daddy? » ; Don Was joue de la contrebasse sur « Can’t Do It Wrong ». Ce sont des événements musicaux précis, reliés à trois masters et à des rôles différents. Leur histoire humaine mérite d’être expliquée sans ajouter les mêmes contributions plusieurs fois au total du dossier.

Everyone Wins : le retour d’un projet de 1991

La nouvelle version d’« Everyone Wins » présente un autre type de continuité. La composition de Starkey et Johnny Warman avait été enregistrée en 1991 sous la production de Peter Asher puis publiée hors du LP original de Time Takes Time. Ringo la reprend en 2009–2010 avec une autre équipe. Le réenregistrement confirme la vie d’une œuvre au-delà de sa première session, sans faire des musiciens de 1991 les interprètes de la version récente.

Ce parcours établit une différence fondamentale entre « nouveau master d’une œuvre ancienne » et « nouveau travail avec une personne ancienne ». Le premier cas est celui d’« Everyone Wins » ; le second est celui de Don Was. Une base documentaire sérieuse doit représenter ces deux relations séparément.

La monographie Don Was analyse ses changements de rôle, tandis que la présente page demeure l’étude des relations artistiques qui entourent les dix chansons de Y Not.

Sources et limites

Bibliographie : The Beatles Bible, album Y Not et fiches « Fill In The Blanks », « Time » et « Y Not » ; relevé BeatlesHelp des deux participations de McCartney ; Progrography, discographie et numéros de catalogue ; éléments d’édition Hip-O et Polydor. Sources : https://www.beatlesbible.com/people/ringo-starr/albums/y-not/ ; https://www.beatlesbible.com/people/ringo-starr/songs/fill-in-the-blanks/ ; https://www.beatlesbible.com/people/ringo-starr/songs/time/ ; https://www.beatlesbible.com/people/ringo-starr/songs/y-not/ ; https://beatleshelp.net/collabo/not.html ; https://progrography.com/ringo-starr/ringo-starr-discography/ . Les descriptions de personnel condensées ne permettent pas de dater chaque prise instrumentale, et les matrices de toutes les éditions ne sont pas encore authentifiées.