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2019 : Cut the Cake, le rôle de Hamish Stuart dans la première partie
Cette étude approfondit le déroulement musical de Le Greek Theatre en septembre 2019 dans le cadre de l’encyclopédie de Ringo Starr et son All-Starr Band. Elle sépare la preuve d’une interprétation, le crédit de l’œuvre et les décisions de montage discographique.
Ce que l’archive de concert établit
Hamish Stuart ramène l’esthétique d’Average White Band dans la formation. Ce renseignement provient d’une liste publique attribuée au spectacle concerné. Sa précision est importante parce que la formule du All-Starr Band ne fonctionne pas comme le concert d’un chanteur accompagné par des anonymes : les personnalités se succèdent au premier plan, tandis que leurs partenaires assurent l’accompagnement des œuvres des autres. La relation entre le titre, l’artiste qui le présente et sa position dans le programme constitue donc une information de recherche à part entière.
Un répertoire distribué entre plusieurs carrières
La distribution régulière de la période associe Hamish Stuart, Colin Hay, Gregg Rolie, Steve Lukather, Warren Ham et Gregg Bissonette. Elle croise les souvenirs des Beatles et les succès que plusieurs instrumentistes ont contribué à créer ou à populariser. La place accordée à cette séquence témoigne de la construction d’un programme collectif plutôt que d’une simple compilation de tubes. L’historien doit cependant distinguer le musicien qui chante lors de cette tournée de l’interprète de la toute première version enregistrée, ainsi que du compositeur éventuellement différent.
Œuvre originale, exécution et support
La version Atlantic de 1975 ne doit pas être confondue avec la captation live éditée commercialement en 2022. Il faut donc décrire au minimum trois niveaux : l’œuvre musicale sous son crédit réel, les bandes historiques qui l’ont fait connaître, et la performance effectuée dans la formation de Ringo. Les instrumentistes du concert ne remplacent pas rétroactivement ceux des studios où la chanson a été conçue ; à l’inverse, les musiciens de la prise ancienne ne peuvent être affichés comme présents sur la scène actuelle. Cette séparation reste valable lorsqu’un musicien a participé à deux époques.
La limite documentaire des setlists
Une liste de chansons permet d’établir un ordre de morceaux rapporté par son auteur, mais elle ne donne pas nécessairement toutes les introductions parlées, les durées, les reprises improvisées et les transitions instrumentales. Lorsqu’un intitulé représente un medley ou un fragment, il convient de noter à la fois le nombre de séquences scéniques et le nombre d’œuvres qu’elles contiennent. Une absence sur un relevé incomplet n’est pas non plus une preuve d’absence sur scène. L’approche encyclopédique conserve ces degrés de certitude.
Pour les collectionneurs et le maillage des concerts
Les éléments de collection attendus comprennent les billets datés, les affiches imprimées, les programmes de salle, les photographies correctement légendées et les enregistrements officiellement commercialisés lorsqu’ils existent. Une captation amateur, même complète, doit rester identifiée comme telle, sans recevoir une référence de catalogue inventée. Pour un inventaire chronologique sérieux, les éventuelles rééditions et variantes de support sont rattachées à la performance de départ et non confondues avec une nouvelle représentation. Les notices du dossier permettent de retrouver les salles et les années correspondantes.
Cut the Cake : l’Average White Band dans la première moitié du concert
Cut the Cake paraît en 1975 avec l’Average White Band. Hamish Stuart apporte ce succès à la quatorzième formation de Ringo, en complément de Pick Up the Pieces et de Work to Do. La chanson n’a pas été écrite pour la tournée de 2019 et ne doit pas être considérée comme une œuvre originale du All-Starr Band.
L’album et l’enregistrement de 1975 possèdent leurs propres crédits collectifs. La présence de Stuart en 2019 crée un lien historique avec cette période, mais ne transforme pas les autres membres de Ringo en musiciens de l’Average White Band.
Après Yellow Submarine, un changement d’univers musical
Dans la set-list du Greek Theatre, Cut the Cake suit Yellow Submarine puis précède Black Magic Woman / Gypsy Queen. Cette succession mêle le chant des Beatles interprété par Ringo, le funk du groupe de Stuart et l’héritage rock latino de Gregg Rolie.
Les morceaux ne constituent pas une seule composition ou un medley commun. Yellow Submarine et Cut the Cake sont deux numéros distincts ; seul le passage Black Magic Woman / Gypsy Queen associe deux œuvres dans une même séquence. Cette distinction importe pour compter précisément les titres.
Le double rôle de Hamish Stuart
Stuart assure le chant de ses succès et soutient les interventions des autres partenaires à la basse ou à la guitare. Au lieu de quitter la scène après Cut the Cake, il reste membre d’un orchestre qui doit changer de style à chaque intervention.
La stabilité de l’effectif donne au spectacle une cohésion que n’aurait pas une succession de formations indépendantes. Les crédits instrumentaux exacts de chaque soir exigent toutefois une captation correctement datée, et non une supposition tirée de la version enregistrée en 1975.
Repères de classement
Cette étude distingue les compositions et leurs premiers enregistrements des interprétations par la formation de Ringo Starr en 2019. Les fiches des concerts conservent les variantes propres à chaque date, tandis que les éditions discographiques suivent leur propre chronologie.
Du funk des années 1970 à la troupe de Ringo
Cut the Cake paraît sur l’album de l’Average White Band publié en 1975 et rappelle le rôle de Hamish Stuart dans ce collectif écossais. La chanson ne prend pas la place d’une œuvre de Ringo ; elle ouvre une séquence où l’invité redevient chanteur principal. On comprend mieux le fonctionnement du All-Starr Band en examinant qui présente le morceau, puis qui tient la basse et les autres instruments pendant qu’il chante.
Une nouvelle couleur par rapport à l’année précédente
Avec l’arrivée de Stuart, le répertoire de l’Average White Band remplace en grande partie les compositions de 10cc portées en 2018 par Graham Gouldman. L’écart n’est pas seulement chronologique : l’accent mis sur le groove et les arrangements de groupe contraste avec les constructions vocales de 10cc. En revanche, on ne peut pas inférer l’intégralité des solos de 2019 à partir du personnel du disque de 1975.
À rapprocher de Cut the Cake — Average White Band, Hamish Stuart et les tournées 2019–2026 pour distinguer l’œuvre et l’interprétation de cette formation. la tournée de 2019.












