Ringo Starr et le All-Starr Band, illustration des études historiques

All-Starr Band › Tournées › 2018

2018 : le rôle de Dreadlock Holiday dans l’ouverture des spectacles

Cette étude approfondit le déroulement musical de Les tournées européennes du printemps 2018 dans le cadre de l’encyclopédie de Ringo Starr et son All-Starr Band. Elle sépare la preuve d’une interprétation, le crédit de l’œuvre et les décisions de montage discographique.

Ce que l’archive de concert établit

Graham Gouldman place Dreadlock Holiday dans le début de la représentation après les deux premières chansons de Ringo. Ce renseignement provient d’une liste publique attribuée au spectacle concerné. Sa précision est importante parce que la formule du All-Starr Band ne fonctionne pas comme le concert d’un chanteur accompagné par des anonymes : les personnalités se succèdent au premier plan, tandis que leurs partenaires assurent l’accompagnement des œuvres des autres. La relation entre le titre, l’artiste qui le présente et sa position dans le programme constitue donc une information de recherche à part entière.

Un répertoire distribué entre plusieurs carrières

La distribution régulière de la période associe Graham Gouldman, Gregg Rolie, Steve Lukather, Colin Hay et Ringo Starr. Elle croise les souvenirs des Beatles et les succès que plusieurs instrumentistes ont contribué à créer ou à populariser. La place accordée à cette séquence témoigne de la construction d’un programme collectif plutôt que d’une simple compilation de tubes. L’historien doit cependant distinguer le musicien qui chante lors de cette tournée de l’interprète de la toute première version enregistrée, ainsi que du compositeur éventuellement différent.

Œuvre originale, exécution et support

La chanson est signée Gouldman et Eric Stewart, et le succès 10cc de 1978 relève d’un autre enregistrement que la prestation de scène. Il faut donc décrire au minimum trois niveaux : l’œuvre musicale sous son crédit réel, les bandes historiques qui l’ont fait connaître, et la performance effectuée dans la formation de Ringo. Les instrumentistes du concert ne remplacent pas rétroactivement ceux des studios où la chanson a été conçue ; à l’inverse, les musiciens de la prise ancienne ne peuvent être affichés comme présents sur la scène actuelle. Cette séparation reste valable lorsqu’un musicien a participé à deux époques.

La limite documentaire des setlists

Une liste de chansons permet d’établir un ordre de morceaux rapporté par son auteur, mais elle ne donne pas nécessairement toutes les introductions parlées, les durées, les reprises improvisées et les transitions instrumentales. Lorsqu’un intitulé représente un medley ou un fragment, il convient de noter à la fois le nombre de séquences scéniques et le nombre d’œuvres qu’elles contiennent. Une absence sur un relevé incomplet n’est pas non plus une preuve d’absence sur scène. L’approche encyclopédique conserve ces degrés de certitude.

Pour les collectionneurs et le maillage des concerts

Les éléments de collection attendus comprennent les billets datés, les affiches imprimées, les programmes de salle, les photographies correctement légendées et les enregistrements officiellement commercialisés lorsqu’ils existent. Une captation amateur, même complète, doit rester identifiée comme telle, sans recevoir une référence de catalogue inventée. Pour un inventaire chronologique sérieux, les éventuelles rééditions et variantes de support sont rattachées à la performance de départ et non confondues avec une nouvelle représentation. Les notices du dossier permettent de retrouver les salles et les années correspondantes.

Dreadlock Holiday : une chanson de 1978 dans le spectacle de 2018

Dreadlock Holiday appartient au répertoire de 10cc et paraît en 1978, à une époque où le groupe a déjà traversé plusieurs transformations. La composition associe Graham Gouldman et Eric Stewart, deux musiciens majeurs de son histoire. Lorsque Gouldman la chante dans le All-Starr Band quarante ans plus tard, il ne prétend pas reformer 10cc. Il apporte une chanson de sa propre carrière, accompagnée cette fois par les musiciens de Ringo, issus notamment de Toto, Santana et Men at Work.

Cette distance entre enregistrement historique et scène de 2018 est essentielle. Les sonorités de Dreadlock Holiday mêlent rock, pop et emprunts au reggae, mais ce dernier terme ne doit pas conduire à présenter 10cc comme un groupe de reggae. Le titre constitue l’une des expériences stylistiques du catalogue. Sur scène, son efficacité repose surtout sur la mélodie, le chant reconnaissable de Gouldman et le soutien d’une formation rompue aux changements rapides de répertoire.

Une première intervention de soliste dans la structure du concert

Les programmes de septembre 2018 placent Matchbox, It Don’t Come Easy et What Goes On avant Dreadlock Holiday. Gouldman prend ainsi le relais au quatrième numéro : Ringo ouvre la soirée en rappelant ses liens avec les Beatles et sa carrière personnelle, puis présente l’un des grands succès d’un partenaire. Cette position donne immédiatement au public la clé de la formule All-Starr : le chanteur dont le nom figure sur l’affiche partage le premier plan avec des artistes qui possèdent leurs propres chansons.

La suite est tout aussi révélatrice. Evil Ways confié à Gregg Rolie et Rosanna à Steve Lukather permettent de passer presque sans interruption des traditions de 10cc à celles de Santana et Toto. Ce voisinage ne transforme pas les œuvres en compositions de Ringo. Il donne un nouvel environnement instrumental à chaque répertoire et exige du groupe une souplesse inhabituelle dans une soirée présentée sous un seul nom.

10cc en 2018 : trois moments séparés plutôt qu’un mini-concert

Dreadlock Holiday apparaît tôt dans le spectacle, I’m Not in Love occupe le début de la seconde partie, et The Things We Do for Love intervient beaucoup plus tard. Cette dispersion de trois chansons de 10cc empêche la séquence de Gouldman de fonctionner comme un récital autonome. Il revient au chant après avoir accompagné les autres, ce qui le place dans une logique de travail collectif et non dans une apparition exceptionnelle limitée à trois morceaux consécutifs.

Les dates précises des représentations restent indispensables pour établir les changements éventuels de programme. Les comptes rendus et relevés de septembre documentent un ordre très stable, mais la stabilité d’un cycle ne justifie pas de déclarer sans examen que chaque soirée européenne ou américaine a reproduit exactement les mêmes transitions. L’étude consacrée à Dreadlock Holiday explique sa fonction musicale ; les fiches de concerts attestent sa place dans une date donnée.

Repères documentaires

Cette étude distingue le crédit de l’œuvre et sa version originale de l’interprétation par les musiciens du All-Starr Band en 2018. Les programmes diffèrent selon les dates : les variantes doivent être vérifiées dans la fiche de chaque concert et ne sont pas présumées identiques pour toutes les étapes.

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