Ringo Starr et le All-Starr Band, illustration des études historiques

All-Starr Band › Chansons › 2012–2017

Fiche encyclopédique et discographique

Hello It’s Me : du groupe Nazz à Todd Rundgren et au All-Starr Band

Hello It’s Me : deux prises, pas deux créations

Todd Rundgren enregistre Hello It’s Me avec Nazz en 1968 et la reprend sur Something/Anything? en 1972. Le succès commercial solo intervient en 1973, d’où les datations parfois différentes dans les discographies.

Ces étapes définissent une composition commune et deux enregistrements principaux, suivis de multiples éditions. Le All-Starr Band ajoute des performances datées sans modifier l’identité de l’œuvre.

Origine discographique : Nazz, 1968 ; Todd Rundgren, Something/Anything?, 1972. Crédit d’auteur : Todd Rundgren. Chant dans le All-Starr Band : Todd Rundgren.

De la formation Nazz au premier succès personnel

Avant de devenir producteur recherché, expérimentateur de studio et chanteur solo, Todd Rundgren travaille au sein de Nazz, groupe américain formé dans l’orbite de la scène de Philadelphie. Hello It’s Me est l’une de ses premières compositions : elle figure sur le premier album du groupe en 1968, dans une version lente et relativement dépouillée. L’enregistrement est aussi publié en face B du single Open My Eyes.

La diffusion de cette première version n’a rien de comparable avec la notoriété du titre dans les années 1970. Son intérêt est historique : elle permet de saisir comment le jeune Rundgren privilégie déjà des harmonies sophistiquées et une mélodie chargée de mélancolie. Contrairement à certaines chansons devenues des standards par accident, Hello It’s Me est bien une composition originale de Rundgren, et non une reprise de pop ancienne.

La transformation de 1972

Rundgren réenregistre la chanson pour Something/Anything?, double album publié en 1972. La nouvelle réalisation adopte une pulsation plus souple et un habillage de piano, de chœurs et de cuivres. Elle rapproche la composition de la soul blanche et du courant singer-songwriter, sans perdre les inflexions caractéristiques de la première version.

La version solo finit par atteindre le numéro cinq du Billboard Hot 100 en 1973. Ce décalage entre la date de l’album et celle du succès en single explique pourquoi les discographies donnent parfois des années différentes. Il serait imprudent d’inférer une troisième composition du fait que la chanson ait été rééditée sur 45-tours.

Une mélodie exigeante sous une forme accessible

La sophistication harmonique de Hello It’s Me ne tient pas à la durée de ses solos. Elle se trouve dans l’usage des accords enrichis et dans le trajet de la mélodie au-dessus d’une progression de piano apparemment familière. L’auditeur entend un morceau de pop tendre, mais le travail de composition dépasse l’enchaînement ordinaire de trois accords.

Cette ambiguïté entre simplicité apparente et écriture complexe a contribué à la reconnaissance de Todd Rundgren, dont les ambitions de production se développeront pendant toute la décennie. Dans le All-Starr Band, une telle chanson apporte une respiration face aux titres très rythmés de Santana ou Toto.

Dans le spectacle de Ringo Starr

La première période de 2012 comporte Hello It’s Me parmi les choix de Rundgren. Les programmes évoluent ensuite : I Saw the Light devient aussi un repère important de son répertoire sur scène. Il faut donc éviter de reproduire la setlist de la soirée du Ryman comme si elle équivalait mécaniquement à celle de l’ouverture de tournée.

Todd Rundgren chante lui-même, accompagné par Steve Lukather, Gregg Rolie, Richard Page, Mark Rivera et les deux batteurs. L’arrangement d’une soirée n’est pas automatiquement la copie ni de l’enregistrement Nazz ni du master solo de Something/Anything?. Il constitue une troisième couche historique : l’interprétation par une formation collective en tournée.

Éditions et méthode discographique

La première base de comparaison réunit le single et le LP de Nazz sur SGC, le double album Something/Anything? sur Bearsville, puis les publications identifiables des concerts All-Starr. Un 45-tours de 1973 et un disque de 1972 portant la même bande doivent rester catalogués comme éditions, sans dupliquer automatiquement l’œuvre.

La fiche doit ainsi mentionner l’ordre réel des événements : composition dans les années 1960, enregistrement Nazz de 1968, nouvelle prise de Rundgren publiée en 1972 et succès commercial au cours de 1973.

Sources documentaires

Les dates de concerts et le répertoire sont contrôlés séparément des crédits du disque studio. Les matrices et mixages d’un pressage ne peuvent être déduits d’une liste de chansons.

Nouvel éclairage sur la chanson

Hello It’s Me apparaît dans le répertoire de Nazz avant la version solo de Todd Rundgren, devenue un succès au début des années 1970. Une même composition traverse ainsi plusieurs étapes de la carrière de son auteur.

Une version All-Starr à replacer dans son histoire

La présence du titre chez Ringo, particulièrement dans la longue douzième formation, doit conserver l’identité de l’œuvre sans confondre les musiciens de Nazz, de Something/Anything? et du All-Starr Band. Le tableau de collection doit préciser quel disque sert de point de comparaison.

En complément : I Saw the Light — histoire, enregistrement et All-Starr Band 1999, pour confronter les artistes et les périodes.

Personnel et dates : chronologie de la formation concernée.

Étude complémentaire : Hello It’s Me

Deux vies discographiques pour une composition de Rundgren

Hello It’s Me est d’abord enregistrée par Nazz à la fin des années 1960 avant que Todd Rundgren n’en fasse une version solo sur Something/Anything?, devenue très connue au début des années 1970. Ces deux enregistrements ont des tempi, des musiciens et des traitements différents, alors que l’auteur et l’œuvre restent les mêmes.

Une chanson personnelle dans la douzième formation

Rundgren la reprend avec le All-Starr Band en 2012–2017 en compagnie de Steve Lukather, Gregg Rolie, Richard Page et Ringo. Sa présence rappelle que le spectacle présente aussi des ballades pop, pas seulement des instrumentaux de Santana ou les morceaux rock de Toto.

Comment comparer les éditions

Un collectionneur doit distinguer l’album de Nazz, la version solo, les reprises ultérieures et les éventuelles captations All-Starr. Les dates, les labels et les références physiques sont propres à chaque support. La proximité des titres ne doit pas conduire à déclarer une réédition de la prise de Nazz quand il s’agit de la version Rundgren.

Confronter les œuvres au calendrier de la formation de Ringo concernée avant d’attribuer un titre à un concert ou à une édition live particulière.

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