Wings à Édimbourg en 1973 : bandeau des archives du groupe

WINGS · CONCERT DATÉ · ALLEMAGNE DE L’OUEST · 1972

Wings à Munich — 18 juillet 1972 : concert, salle, musiciens et chansons

Date : 18 juillet 1972. Ville : Munich. Lieu : Circus-Krone-Bau. Pays : Allemagne de l’Ouest. Événement : Wings Over Europe Tour, première étape de l’itinéraire allemand après les concerts français. Statut : concert joué.

Le répertoire de la tournée est distingué de la setlist précisément vérifiée pour cette soirée. La notice n’attribue aucun horaire, chiffre de fréquentation ou anecdote d’artiste qui ne soit établi par les documents conservés.

La représentation : date, ville et salle de 1972

Après les étapes françaises, Wings se présente à Munich au Circus-Krone-Bau, dont le nom renvoie à une tradition de spectacles en salle. Ce concert fait entrer la tournée dans une autre aire linguistique, où le groupe doit défendre ses propres compositions sans pouvoir compter exclusivement sur le prestige des Beatles. Le changement d’environnement souligne l’importance de la dynamique de scène.

La ville et le bâtiment sont attestés dans les calendriers de tournée. Les intitulés allemands et leurs formes francisées doivent être conservés dans les index matériels ; on évitera de confondre la salle munichoise avec des lieux de cirque situés dans d’autres villes.

Les cinq musiciens et leurs instruments

Paul McCartney : chant, basse, guitare et piano selon les numéros ; Linda McCartney : claviers, harmonies et chant ; Denny Laine : guitares, basse à l’occasion et chant ; Henry McCullough : guitare électrique et contributions vocales ; Denny Seiwell : batterie et percussions.

Cette formation est celle des tournées de 1972, avec Henry McCullough recruté après la réalisation du LP Wild Life. Elle doit être distinguée de la configuration de Lagos en 1973, puis des ensembles de 1975 et 1979. Aucune section de cuivres comparable à celle de la tournée mondiale de 1976 n’accompagne ces premières soirées.

Les chansons : répertoire de la tournée et liens vers les études

Attention : le relevé suivant présente les œuvres documentées dans le répertoire européen des Wings en 1972 ; il ne constitue pas, sans témoignage propre à Munich, une setlist intégrale certifiée du 18 juillet. La présence exacte, l’ordre ou les rappels de chaque titre doivent être vérifiés à partir de l’enregistrement, du programme ou de comptes rendus du soir.

  1. Eat at Home
  2. Smile Away
  3. Bip Bop
  4. Mumbo
  5. 1882
  6. I Would Only Smile
  7. Give Ireland Back to the Irish
  8. Blue Moon of Kentucky
  9. The Mess
  10. Best Friend
  11. Soily
  12. I Am Your Singer
  13. Henry’s Blues
  14. Say You Don’t Mind
  15. Seaside Woman
  16. Wild Life
  17. My Love
  18. Mary Had a Little Lamb
  19. Maybe I’m Amazed
  20. Hi, Hi, Hi
  21. Long Tall Sally

Les titres disposant déjà d’une monographie dans l’encyclopédie Wings sont directement cliquables. Les reprises antérieures aux Wings ou les morceaux encore dépourvus de fiche individuelle sont maintenus sous leur nom historique, sans créer de liens fictifs.

Comment ce programme raconte la création des Wings

Le groupe combine les chansons de Wild Life, les pièces solistes de McCartney déjà enregistrées, les premières compositions de Denny Laine et plusieurs reprises de rock and roll ou de country. « Give Ireland Back to the Irish » rappelle la dimension politique du premier single, tandis que « My Love », encore inédit sous sa forme définitive de 1973, montre le laboratoire de la scène. Les voix de Linda, Denny Laine et Henry McCullough sont nécessaires pour comprendre ce fonctionnement collectif.

Les morceaux « Best Friend », « The Mess » et « Soily » ont un statut particulier : ils existent dans les concerts avant une véritable publication commerciale ou une édition archivistique plusieurs décennies plus tard. Leur classement doit conserver la date de l’interprétation distincte de celle du disque. L’étude des rééditions de 2018, notamment Wings Over Europe, permet de comparer des fragments venus de villes différentes sans les présenter comme une seule soirée.

Enregistrements, photographies, réception et limites documentaires

Les concerts de la tournée ont été envisagés comme matière pour un projet d’album live. La publication de certaines bandes attendra néanmoins 2018 et l’Archive Collection. Seuls les lieux de captation précisément identifiés pourront être attribués à une plage d’archive donnée. Une captation de « Soily » à Berlin, par exemple, ne prouve rien sur l’interprétation du même morceau lors de la présente soirée.

Pour décrire complètement cet événement, le dossier conserve à vérifier : ticket et affiche de l’époque, nom du promoteur, prix d’entrée, heure d’ouverture, effectif du public, première partie éventuelle, photographies datées, annonces de presse et enregistrement de la soirée. Ces informations ne sont pas remplies par analogie avec une autre date de la tournée. Le but est de construire une fiche historiquement vérifiable plutôt qu’un récit pittoresque inventé.

Munich : la tournée entre dans l’Allemagne de l’Ouest

Le concert du 18 juillet 1972 au Circus-Krone-Bau marque une nouvelle phase de Wings Over Europe après les étapes françaises. Cette salle de Munich possède une tradition de spectacles très différente de celle du Théâtre Antique d’Arles. La succession démontre la capacité du quintette à adapter son installation à plusieurs sortes de lieux tout en conservant la même identité instrumentale. La présence de Henry McCullough permet d’élargir les arrangements de guitare ; Denny Seiwell donne au groupe une section rythmique stable, tandis que les voix de Linda McCartney et Denny Laine contribuent aux harmonies. Ces caractéristiques décrivent la formation, mais elles ne justifient pas l’attribution à Munich d’une improvisation particulière qui n’aurait pas été documentée.

Munich et les rééditions d’archives : deux calendriers distincts

La publication tardive de documents de Wings Over Europe incite à chercher une correspondance entre le disque d’archives et chaque concert de 1972. Or le coffret édité en 2018 rassemble des titres provenant de plusieurs soirées ; il ne constitue pas l’édition intégrale et uniforme des spectacles de toute la tournée. La bonne méthode consiste à vérifier pour chaque performance enregistrée sa provenance, puis à la replacer dans la succession des dates. Le concert de Munich doit donc rester décrit comme événement du 18 juillet, tandis que les prises éventuellement éditées sur les supports d’archives relèvent d’un inventaire sonore distinct.

Le Circus-Krone-Bau : un espace de spectacle qui n’est pas une salle de rock standard

À Munich, le 18 juillet 1972, les Wings jouent dans une enceinte liée historiquement au cirque Krone. Le choix d’un lieu conçu pour d’autres spectacles que le concert rock impose des questions de disposition de scène, de visibilité et de diffusion sonore distinctes de celles d’un théâtre traditionnel. Mais une photographie du bâtiment ne suffit pas à dire comment les microphones étaient placés ou quelle était la réverbération entendue ce soir-là. Un document de régie, une vue du plateau pendant la représentation ou un enregistrement correctement identifié seraient nécessaires pour avancer sur ce point. Le cadre constitue néanmoins un élément propre à Munich, et non une simple répétition du concert parisien deux jours auparavant.

Après l’Olympia : une autre étape pour un répertoire en cours de formation

Le groupe se présente à Munich après les concerts de l’Olympia, donnés l’après-midi et en soirée le 16 juillet. Cette série confirme qu’il est désormais engagé dans une véritable traversée européenne, sans disposer encore de la longue discographie qui nourrira les tournées suivantes. Le répertoire accueille à la fois des titres de Wild Life, des chansons issues de Ram et des compositions nouvelles que le public ne peut pas encore acheter sur un album Wings. Pour chaque chanson, la date de performance à Munich doit donc être distinguée de celle de sa création et de son éventuel enregistrement à Abbey Road. Une version d’archives parue bien après 1972 ne change pas cette chronologie.

Le contexte allemand et les limites d’une liste de titres recopiée

Le spectacle précède Offenbach le 19 juillet puis les deux étapes suisses. Il ne faut pas en déduire que le quintette a joué les mêmes chansons dans le même ordre à Munich et à Offenbach. Le programme général de l’été donne une référence utile, mais une setlist propre à Munich exige des témoignages ou une bande attribuée à cette salle. La recherche peut confronter les paroles entre morceaux, les annonces, les coupures de presse locales et les programmes imprimés. Cette démarche donne une valeur documentaire au concert sans transformer une liste de répertoire probable en preuve de tous les titres.

Un répertoire de vingt titres attribué au Zirkus-Krone

Les archives de collection attribuées à Munich proposent une succession plus étendue que les simples résumés généraux de la tournée : Bip Bop, Smile Away, Mumbo, Give Ireland Back to the Irish, 1882, I Would Only Smile, Blue Moon of Kentucky, The Mess, Best Friend, Soily, I Am Your Singer, Say You Don’t Mind, Henry’s Blues, Seaside Woman, My Love, Mary Had a Little Lamb, Maybe I’m Amazed, Wild Life, Hi, Hi, Hi et, en rappel, Long Tall Sally. Cette liste est associée à des enregistrements circulant auprès des collectionneurs ; elle doit être présentée comme le programme attribué à la soirée, et non comme une feuille de régie originale dont toutes les minuteries seraient garanties. On peut néanmoins relever des différences avec la sélection parisienne de huit titres partiellement identifiés deux jours plus tôt.

La critique munichoise du 20 juillet 1972 : un accueil moins unanime

Un compte rendu publié le 20 juillet 1972 dans la Süddeutsche Zeitung compare le retour de McCartney au Zirkus-Krone avec les prestations des Beatles dans cette même salle en 1966. Son auteur note que la représentation des Wings ne présente pas l’aspect d’un événement complet jusqu’au dernier siège et décrit une assistance plus âgée que celle des années de la Beatlemania. L’accueil journalistique apparaît beaucoup plus partagé que le souvenir triomphal des deux concerts parisiens du 16 juillet. Ce contraste est une donnée d’histoire culturelle : un même groupe peut provoquer des réactions différentes selon la ville, le souvenir des Beatles et les attentes d’un critique.

Le chroniqueur oppose la vigueur des morceaux rock aux ballades qu’il estime trop douces, commente la présence scénique de Linda McCartney et ironise sur la composition familiale du groupe. Ce regard possède sa valeur historique, mais il faut distinguer l’appréciation subjective du journaliste de faits objectivement établis. L’article mentionne aussi la projection de courts films d’accompagnement, évoquant notamment paysages et éléments naturels : cette observation ouvre une piste importante sur la mise en scène visuelle du spectacle de 1972, très différente de la grande production lumineuse de Wings Over the World. Elle mérite d’être rapprochée des programmes et des documents techniques lorsqu’ils seront identifiés.

Ce que le spectacle révèle du premier quintette

La distribution des voix, telle qu’elle apparaît dans le répertoire attribué à Munich, laisse une place à I Would Only Smile et Say You Don’t Mind de Denny Laine, au blues associé à Henry McCullough et à Seaside Woman de Linda McCartney. La construction du concert reflète une ambition collective déjà perceptible sur la tournée universitaire. Il ne faut donc ni reproduire sans contrôle une setlist d’une autre ville ni ramener le spectacle à un catalogue d’œuvres de Paul : l’identité du groupe passe aussi par les chansons et les influences de ses partenaires. Une notice spécifique à Munich doit surtout conserver le regard de la presse allemande et les particularités du programme qui lui est attribué.

Cette date dans la chronologie de 1972

Le concert de 18 juillet à Munich constitue une étape du parcours européen commencé en France le 9 juillet et achevé à Berlin le 24 août. La distinction entre les différentes villes permet de suivre la croissance professionnelle du groupe et les variations d’instrumentation d’un soir à l’autre lorsqu’elles sont attestées. Les événements de l’année 1972 et la concertographie Wings Over Europe replacent la soirée dans son contexte de travail.