WINGS · DISCOGRAPHIE INTERNATIONALE · SINGAPOUR
Les Wings à Singapour : Apple, Elastic et trois éditions de 45 tours
À Singapour, les singles Apple R 5985 et PEA 509 côtoient une édition Elastic ES 14 réunissant des chansons de Wings et de Paul Simon. La distinction entre un 45 tours du groupe et un disque partagé entre plusieurs artistes est essentielle pour comprendre ce catalogue.
Sommaire de la notice
Les références actuellement identifiées
| Année | Face principale | Autre face | Label et référence |
|---|---|---|---|
| 1973 | My Love | The Mess | Apple · R 5985 |
| 1974 | Band on the Run | Nineteen Hundred and Eighty Five | Apple · PEA 509 |
| Date non documentée | Live and Let Die | Take Me to the Mardi Gras (Paul Simon) | Elastic · ES 14 |
Un marché où la signature du disque peut changer
Trois 45 tours associés aux Wings sont répertoriés pour Singapour. Les deux premiers portent la marque Apple et reprennent des couples de chansons bien connus du catalogue McCartney ; le troisième, diffusé sous la marque Elastic, juxtapose Live and Let Die et une chanson de Paul Simon. Cette dernière édition doit être abordée comme un disque partagé entre artistes plutôt que comme un nouveau single officiel conçu par les Wings.
La distinction importe : la présence d’un enregistrement ne renseigne pas à elle seule sur l’autorisation de sa diffusion, sur la provenance des bandes ou sur le fonctionnement du distributeur. Les indications de label et de catalogue servent d’abord à identifier l’objet. Elles ne dispensent pas de consulter les étiquettes, la pochette et les inscriptions matérielles.
My Love / The Mess : le passage de Red Rose Speedway au 45 tours
Le disque Apple R 5985, daté de 1973, présente My Love sur sa face principale et The Mess au verso. Le premier titre représente la veine romantique du groupe au moment de Red Rose Speedway ; le second restitue une facette plus directement scénique des Wings. Réunir ces deux titres sur un support constitue un choix commercial cohérent, mais la notice singapourienne ne doit pas être réduite à la simple copie du calendrier britannique.
Pour un collectionneur, le numéro R 5985 constitue une clé de comparaison, non une garantie d’identité matérielle avec tous les disques portant cette référence. La recherche doit s’attacher à la typographie du macaron, aux mentions légales, à l’organisation du texte et à la gravure de fin de sillon.
Band on the Run / Nineteen Hundred and Eighty Five : un couple de l’album de 1973
En 1974, la référence Apple PEA 509 associe Band on the Run à Nineteen Hundred and Eighty Five. Ces deux chansons encadrent le parcours dramatique du célèbre album. Le rapprochement sur 45 tours souligne leur force autonome, tout en créant une nouvelle séquence d’écoute : ouverture et final d’un LP deviennent les faces d’un single.
Le choix éditorial est intéressant au regard des autres territoires, où la chanson-titre peut s’accompagner d’une autre face B. Cette différence ne prouve pas l’existence d’une prise alternative. Une variation de couplage est avant tout une variation discographique et n’exige pas de postuler un master inédit.
Elastic ES 14 : Wings et Paul Simon sur un même disque
La troisième référence, Elastic ES 14, mérite un traitement spécifique. Une face est attribuée aux Wings pour Live and Let Die, l’autre à Paul Simon pour Take Me to the Mardi Gras. Contrairement aux deux pressages Apple, le 45 tours n’est pas présenté comme un objet intégralement consacré à Paul McCartney et son groupe.
La date n’est pas précisée dans l’inventaire considéré ; elle doit donc rester non documentée, sans être reconstituée artificiellement à partir de l’année de publication originale des chansons. De la même façon, la coexistence des deux noms sur le disque ne signifie pas qu’ils aient enregistré ensemble. Il s’agit de deux morceaux distincts associés par une édition commerciale.
Ce que trois références permettent de documenter
Le petit ensemble connu pour Singapour met en évidence deux modes de circulation : le single Apple d’un artiste unique et la compilation sur 45 tours mélangeant plusieurs interprètes. Pour progresser, l’examen des exemplaires devrait porter sur les mentions de droits, les étiquettes de chaque face, les formats et l’état des matrices. Il conviendrait aussi de distinguer la présence d’une édition territoriale identifiée d’un éventuel import vendu localement.
En attendant des éléments matériels supplémentaires, mieux vaut conserver ces trois références dans des catégories distinctes. Le catalogue général des singles et le guide de collection permettent de replacer My Love, Band on the Run et Live and Let Die dans leurs histoires respectives.
Singapour : pourquoi un disque avec Paul Simon n’est pas un duo
La référence Elastic ES 14 réunit Live and Let Die des Wings et Take Me to the Mardi Gras de Paul Simon. La présence des deux artistes sur les faces d’un même disque ne signifie nullement qu’ils aient enregistré ensemble : il s’agit d’un couplage commercial entre œuvres distinctes. Le millésime de ce support n’étant pas établi dans le relevé étudié, la date de première sortie de chacune des chansons ne doit pas servir à le dater artificiellement.
Cette différence de statut explique l’intérêt de conserver l’édition Elastic séparément des deux références Apple, R 5985 et PEA 509. Une discographie nationale permet de retrouver ces trois objets, tout en distinguant le single publié au nom de Wings de l’assemblage de chansons de plusieurs interprètes.
Trois objets singapouriens, trois modes de circulation
Les deux disques Apple datés dans le relevé offrent d’abord deux approches du catalogue des Wings. My Love / The Mess (R 5985, 1973) réunit une ballade de studio et une performance de concert ; Band on the Run / Nineteen Hundred and Eighty-Five (PEA 509, 1974) associe l’ouverture et le finale du même album. L’importance du couplage tient à l’identité des morceaux choisis, pas à une prétendue séance nouvelle.
Elastic ES 14 se présente autrement : Live and Let Die des Wings y côtoie Take Me to the Mardi Gras de Paul Simon. L’édition ne possède pas de date suffisamment documentée dans le relevé ; il serait donc trompeur de lui attribuer une place précise dans la chronologie du groupe. La juxtaposition des deux interprètes n’établit aucune participation de Simon à l’enregistrement des Wings. Elle témoigne de la sélection commerciale proposée sur ce disque partagé.












