Ringo Starr : Le charme insoupçonnĂ© du « weak link » de la voix des Beatles… Lorsquâon pense aux Beatles, ce sont gĂ©nĂ©ralement les noms de John Lennon et Paul McCartney qui surgissent pour Ă©voquer la composition et le chant, avec, Ă un degrĂ© moindre, George Harrison. Au fil des dĂ©cennies, Ringo Starr a souvent Ă©tĂ© perçu comme le « maillon faible » en matiĂšre de chant. Pourtant, le batteur au style unique et au sourire malicieux a prouvĂ©, Ă maintes reprises, quâil pouvait aussi sâillustrer au micro.
Il est bien documentĂ© que, tout au long de leur courte carriĂšre sous les projecteurs, lesBeatlesĂ©taient les plus grandes stars mondiales, sortant pas moins de 12 albums studio en seulement sept ans. Pourtant, on peut se demander Ă quel point la fatigue a pu affecter les Fab Four. Outre un emploi du temps dâenregistrement rigoureux, ils ont dĂ» jongler avec des tournĂ©es incessantes jusquâen 1966, des enregistrements pour la tĂ©lĂ©vision et la radio, sans oublier les films quâils ont rĂ©alisĂ©s. Bien que leur carriĂšre ait Ă©tĂ© constamment saluĂ©e, la question reste ouverte : y a-t-il eu un point faible dans leur discographie ?
Lorsquâon pense Ă John Lennon, on a lâimage dâune icĂŽne absolue du rock, une lĂ©gende dont les chansons ont façonnĂ© la musique moderne. Pourtant, derriĂšre cet extĂ©rieur confiant et parfois acerbe, Lennon vivait une rĂ©alitĂ© bien plus complexe. DĂšs les premiĂšres annĂ©es de la Beatlemania, il sâest retrouvĂ© propulsĂ© sur le devant de la scĂšne, au point de devenir lâune des personnalitĂ©s les plus reconnaissables de la planĂšte. Cette cĂ©lĂ©britĂ© astronomique a eu pour consĂ©quence de lâisoler et de le rendre vulnĂ©rable Ă des doutes profonds quâil nâexprimait que dans ses chansons ou lors de confidences ultĂ©rieures.
LesBeatlesont inspirĂ© un nombre impressionnant de reprises. Pourtant, la grande majoritĂ© des versions modernes de leurs chansons nâapportent rien de vraiment nouveau ou captivant Ă lâunivers desFab Four. Dans ce flot de tentatives, un seul album de reprises sorti au XXIesiĂšcle mĂ©rite vĂ©ritablement que l’on sây attarde. En plus, cet album mĂ©rite amplement dâĂȘtre Ă©coutĂ© encore et encore.
Certaines chansons desBeatlespeuvent sembler relativement simples aujourdâhui. Pourtant, un rockeur des annĂ©es 90 a un jour expliquĂ© que de nombreuses chansons desFab Foursont si riches en couches et textures quâelles semblent presque surnaturelles. MalgrĂ© cette complexitĂ©, cela ne lâa pas empĂȘchĂ© dâenregistrer quelques fabuleuses reprises du groupe. Un groupe rock des annĂ©es 90 a repris chaque titre deSgt.
Les chansons phares deMiley Cyrusne ressemblent pas vraiment Ă celles desBeatles, mais la chanteuse est une grande admiratrice de l’un des albums les plus populaires du groupe. Elle a mĂȘme enregistrĂ© plusieurs titres de ce disque dans un style revisitĂ©, avec l’aide d’un des hĂ©ritiers modernes de lâĂšre psychĂ©dĂ©lique des Beatles. Miley Cyrus a chantĂ© deux chansons d’un album mythique des Beatles Le groupe de nĂ©o-psychĂ©dĂ©lismeThe Flaming Lipsest retournĂ© aux racines du genre avec leur albumWith a Little Help from My Fwends, une reprise intĂ©grale et chanson par chanson du classiqueSgt. Pepperâs Lonely Hearts Club Banddes Beatles.
Lorsque les Beatles se sont envolĂ©s pour lâAmĂ©rique en 1964, la majoritĂ© du groupe Ă©tait enthousiaste Ă lâidĂ©e de toucher le sol amĂ©ricain et de jouer devant un nouveau public. Cependant, un membre Ă©tait un peu plus hĂ©sitant. Tout en partageant la joie du groupe, John Lennon se montrait rĂ©servĂ©, inquiet que les AmĂ©ricains rĂ©agissent mal Ă certains de ses rĂ©cents commentaires, jugĂ©s pro-communistes. Bien sĂ»r, le peuple amĂ©ricain nâa pas Ă©tĂ© particuliĂšrement critique envers les propos de Lennon.
N’importe quel artiste peut ĂȘtre victime du syndrome de l’imposteur. Peu importe le nombre de fois oĂč les gens essaient de les vanter comme s’ils Ă©taient les meilleurs du monde, ils sont toujours aussi nombreux Ă vous dire avec plaisir que tout ce qu’ils ont fait est nul et qu’ils ne savent pas vraiment pourquoi les gens les aiment. John Lennon Ă©tait habituellement impitoyable avec les chansons de Paul McCartney dans The Beatles, mais il pensait que « Help! » et « I Want To Hold Your Hand » auraient pu ĂȘtre mieux enregistrĂ©es.
Si vous avez contribuĂ© Ă une riviĂšre inĂ©puisable de chansons incroyables, il y a de fortes chances que vous ne les aimiez pas toutes. Cependant, pour John Lennon et les Beatles, non seulement cela est vrai, mais ce sentiment sâaccompagne Ă©galement de millions de fans lĂ©gĂšrement irritĂ©s Ă cette idĂ©e. Le groupe a dĂ©veloppĂ© une section de la sociĂ©tĂ© passionnĂ©e au point de dĂ©fendre bec et ongles la sacralitĂ© de ces chansons. Pourtant, il est difficile dâignorer lâavis dâun des membres fondateurs.
Au moment oĂč les Beatles se sont mis Ă enregistrer leurs derniers albums, il ne s’agissait plus seulement d’enregistrer une bonne chanson. Cela faisait partie de leurs dĂ©buts en tant que groupe de garage glorifiĂ©, et la seconde moitiĂ© de leur carriĂšre consistait Ă crĂ©er des morceaux Ă partir de zĂ©ro et Ă crĂ©er des merveilles audio auxquelles personne d’autre n’avait pensĂ©. Il y a gĂ©nĂ©ralement une pĂ©riode intermĂ©diaire spĂ©cifique oĂč les fans peuvent les voir en transition, mais pendant la crĂ©ation de Help!, Paul McCartney pensait que l’un des meilleurs enregistrements de cette Ă©poque Ă©tait celui de « The Night Before. ComparĂ© Ă leur autre long mĂ©trage, A Hard Day’s Night, les rĂ©alisateurs auraient dĂ» ĂȘtre contents d’avoir rĂ©ussi Ă tirer quelque chose d’utilisable de Help!












