Let the Rest of the World Go By : paroles, traduction et histoire

Sentimental Journey · 1970

Let the Rest of the World Go By — illustration conservée de la fiche

Composée par Ernest R. Ball et J. Keirn Brennan au début du XXe siècle, « Let the Rest of the World Go By » appartient au répertoire sentimental antérieur aux Beatles de plusieurs générations. Sa promesse est simple : deux personnes aspirent à s’éloigner du tumulte extérieur et à se suffire l’une à l’autre. On l’associe notamment aux chansons populaires irlandaises et aux spectacles qui entretenaient un imaginaire de foyer, de refuge et de retour. La version de Ringo Starr de 1970 conserve cette idée, mais elle la fait entendre avec l’ampleur d’un orchestre moderne. Ce contraste est l’intérêt premier du morceau : une rêverie intime portée par un dispositif collectif soigneusement planifié.

La chanson en bref

Interprète(s)
Ringo Starr
Auteurs
Ernest R. Ball, J. Keirn Brennan
Album / EP
Sentimental Journey
Année
1970
Explorer la chanson et le dossier Ringo Starr

Paroles originales

With someone like you,
A pal so good and true,
I’d like to leave it all behind and go and find
Some place that’s known to God alone,
Just a spot to call our own.

We’ll find perfect peace
Where joys never cease
Out there beneath the kindly sky.
We’ll build a sweet little nest,
Somewhere in the west
And let the rest of the world go by.

(With someone like you,
A pal so good and true,
I’d like to leave it all behind and go and find)

Some place that’s known to God alone,
Just a spot to call our own.

We’ll find perfect peace
Where joys never cease
Out there beneath the kindly sky.
We’ll build a sweet little nest,
Somewhere in the west
And let the rest of the world go by.
And let the rest of the world go by.

Traduction française

Avec quelqu’un comme toi,
Une compagne si bonne et si fidèle,
J’aimerais tout laisser derrière nous et partir trouver
Un endroit que Dieu seul connaît,
Un petit coin qui n’appartiendrait qu’à nous.

Nous y trouverons une paix parfaite,
Où les joies ne finiront jamais,
Là-bas, sous un ciel bienveillant.
Nous nous construirons un doux petit nid,
Quelque part dans l’Ouest,
Et laisserons le reste du monde suivre son cours.

(Avec quelqu’un comme toi,
Une compagne si bonne et si fidèle,
J’aimerais tout laisser derrière nous et partir trouver)

Un endroit que Dieu seul connaît,
Un petit coin qui n’appartiendrait qu’à nous.

Nous y trouverons une paix parfaite,
Où les joies ne finiront jamais,
Là-bas, sous un ciel bienveillant.
Nous nous construirons un doux petit nid,
Quelque part dans l’Ouest,
Et laisserons le reste du monde suivre son cours.
Et laisserons le reste du monde suivre son cours.

Histoire de la chanson

Composée par Ernest R. Ball et J. Keirn Brennan au début du XXe siècle, « Let the Rest of the World Go By » appartient au répertoire sentimental antérieur aux Beatles de plusieurs générations. Sa promesse est simple : deux personnes aspirent à s’éloigner du tumulte extérieur et à se suffire l’une à l’autre. On l’associe notamment aux chansons populaires irlandaises et aux spectacles qui entretenaient un imaginaire de foyer, de refuge et de retour. La version de Ringo Starr de 1970 conserve cette idée, mais elle la fait entendre avec l’ampleur d’un orchestre moderne. Ce contraste est l’intérêt premier du morceau : une rêverie intime portée par un dispositif collectif soigneusement planifié.
L’arrangement est confié à Les Reed, auteur et chef d’orchestre britannique. Le 12 février 1970, les musiciens se réunissent au Studio Two d’Abbey Road. Reed dirige un ensemble de trente et un instrumentistes, chiffre impressionnant pour une chanson qui ne dure que quelques minutes. La documentation révèle onze prises : six dans la tonalité de si bémol, cinq dans celle de do. Ce travail n’est pas anecdotique. Les producteurs et le chanteur testent concrètement la hauteur qui permet à la voix de Ringo d’exprimer la mélodie sans perdre sa proximité naturelle. La tonalité de si bémol est finalement retenue.
Ringo enregistre son chant dans la soirée du 12 février, sur la sixième prise de cette tonalité. Une première version est mixée dans la nuit. Mais la chanson n’est pas considérée comme achevée : le 18 février, de nouvelles parties vocales sont enregistrées au même studio, avant un autre mixage. L’étape du 20 février voit l’élaboration d’une nouvelle version stéréophonique. Il est donc incorrect de réduire la piste à une unique prestation saisie en direct, ou d’affirmer qu’elle a été fixée définitivement lors de la séance orchestrale initiale. George Martin est le producteur, avec Phil McDonald et Geoff Emerick aux commandes techniques.
La chanson met à l’épreuve ce qui fait la singularité de Ringo chanteur. Les longues phrases sentimentales peuvent sembler mieux adaptées à un crooner aux aigus étendus ; Reed choisit pourtant un cadre harmonique qui facilite une émission presque parlée, à la manière de Starr. L’orchestre donne au refrain sa respiration et à la mélodie son sentiment de permanence. Le contraste entre le texte qui souhaite oublier le monde et l’abondance des musiciens est presque paradoxal, mais il correspond à l’esthétique du disque : de vieux airs familiers revêtus d’arrangements luxueux.
Cette piste clôt « Sentimental Journey » et contribue à définir la première identité du Ringo solo. Elle n’a pas été isolée comme un succès majeur des classements, et son importance ne se mesure pas à une performance commerciale indépendante. Elle témoigne plutôt d’un soin technique rarement évoqué lorsqu’on résume ce disque à un caprice nostalgique. Onze prises, deux tonalités, deux étapes de chant et plusieurs mixages font de « Let the Rest of the World Go By » un excellent exemple du sérieux avec lequel George Martin et son entourage ont abordé ce répertoire de standards.

Repérage des éditions. « Let the Rest of the World Go By » : plage n° 12 sur 12 du programme documenté de Sentimental Journey (LP réédition UMe 2025 (12 titres; original 1970)). Ce premier album solo emploie des arrangements orchestraux conçus sous la direction de George Martin ; il est constitué de reprises de standards et non de nouvelles compositions de Starr.

Position éditoriale : « Let the Rest of the World Go By » est la plage 12 sur 12 du programme de référence de Sentimental Journey. Publié au Royaume-Uni le 27 mars 1970, cet album de standards antérieurs au rock a été préparé avec George Martin et différents arrangements. Il renvoie aux chansons entendues pendant l’enfance de Starr à Liverpool, et non à une œuvre originale composée pour lui.

Cette chanson correspond à la plage 12 sur 12 du programme répertorié de « Sentimental Journey » (1970). Le crédit de composition actuellement renseigné nomme Ernest R. Ball, J. Keirn Brennan. Il s’agit d’un standard repris par Starr : l’histoire de l’œuvre et celle de cet enregistrement de 1970 doivent être documentées séparément. Le relevé de travail propose pour l’enregistrement : 12 et 18 février 1970. Cette précision n’équivaut à une date de prise définitive que si elle est rattachée au titre et non au seul album. La liste instrumentale héritée mentionne Les Reed (arrangements et direction) ; ces présences doivent encore être vérifiées sur une source qui concerne cette prise précise.

Identité et versions de la chanson

Chanson — titre de référence

Let the Rest of the World Go By

Types de versions

Studio

Interprètes / participations

Ringo Starr

Auteurs / compositeurs

Ernest R. Ball, J. Keirn Brennan

Enregistrement en studio

Durée(s) studio

Studio 1970 : 2:55

Dates des séances studio

12 et 18 février 1970

Studios / lieux d’enregistrement

Studio 1970 — Abbey Road Studios, Studio 2, Londres, 12 et 18 février 1970.

Musiciens et instruments — studio

Studio 1970 — • Ringo Starr — chant

• Les Reed — arrangements et direction

Producteurs — studio

Studio 1970 — George Martin

Contexte, création et anecdotes

Histoire / contexte de la chanson

Deux amoureux rêvent de suspendre le bruit de la planète pour préserver leur bonheur : une conclusion paisible, presque hors du temps.

« Let The Rest Of The World Go By » figure sur Sentimental Journey, paru en 1970. La chanson est signée J. Keirn Brennan et Ernest R. Ball. Ce standard ancien rêve d’un lieu à l’écart du monde où deux personnes pourraient vivre ensemble.

Dans les crédits de studio figurent également Les Reed (arrangements et direction). La production est créditée à George Martin.

Repérage discographique contrôlé : « Let the Rest of the World Go By » : plage n° 12 sur 12 du programme documenté de Sentimental Journey (LP réédition UMe 2025 (12 titres; original 1970)). Ce premier album solo emploie des arrangements orchestraux conçus sous la direction de George Martin ; il est constitué de reprises de standards et non de nouvelles compositions de Starr.

Repère d'édition Sur « Sentimental Journey » (1970), « Let the Rest of the World Go By » est situé à la position 12 sur 12. Première expérience discographique de Ringo en son nom, ce recueil de standards rappelle les chansons entendues dans son enfance à Liverpool ; les arrangements ont été confiés à différents orchestrateurs sous la supervision de George Martin. Cette place dans le programme original ne documente, à elle seule, ni la date de la prise maîtresse ni une attribution instrumentale individuelle.

Complément documenté Position éditoriale : « Let the Rest of the World Go By » est la plage 12 sur 12 du programme de référence de Sentimental Journey. Publié au Royaume-Uni le 27 mars 1970, cet album de standards antérieurs au rock a été préparé avec George Martin et différents arrangements. Il renvoie aux chansons entendues pendant l’enfance de Starr à Liverpool, et non à une œuvre originale composée pour lui.

Cette chanson correspond à la plage 12 sur 12 du programme répertorié de « Sentimental Journey » (1970). Le crédit de composition actuellement renseigné nomme Ernest R. Ball, J. Keirn Brennan. Il s’agit d’un standard repris par Starr : l’histoire de l’œuvre et celle de cet enregistrement de 1970 doivent être documentées séparément. Le relevé de travail propose pour l’enregistrement : 12 et 18 février 1970. Cette précision n’équivaut à une date de prise définitive que si elle est rattachée au titre et non au seul album. La liste instrumentale héritée mentionne Les Reed (arrangements et direction) ; ces présences doivent encore être vérifiées sur une source qui concerne cette prise précise.

Anecdotes / séances

Studio 1970 — Les Reed dirige les séances de cette chanson ancienne qui exprime le désir de s'isoler à deux du tumulte du monde. ; Le travail orchestral inclut les séances des 12 et 18 février 1970 sous la direction de George Martin.

Éclairage historique extrait de la notice détaillée — Ringo enregistre son chant dans la soirée du 12 février, sur la sixième prise de cette tonalité. Une première version est mixée dans la nuit. Mais la chanson n'est pas considérée comme achevée : le 18 février, de nouvelles parties vocales sont enregistrées au même studio, avant un autre mixage. L'étape du 20 février voit l'élaboration d'une nouvelle version stéréophonique. Il est donc incorrect de réduire la piste à une unique prestation saisie en direct, ou d'affirmer qu'elle a été fixée définitivement lors de la séance orchestrale initiale. George Martin est le producteur, avec Phil McDonald et Geoff Emerick aux commandes techniques.

Discographie contrôlée sur les programmes documentés : Sentimental Journey : plage 12. Il s’agit d’un contrôle de rang et de version éditée, pas d’une datation de la séance ni d’une validation complète des crédits de piste.

Index de l'édition : « Let the Rest of the World Go By » clôt l'édition ordinaire (12/12) de « Sentimental Journey », paru 27 mars 1970 au Royaume-Uni ; la plage précédente est « Have I Told You Lately That I Love You? ».

Éditions et versions à distinguer

Album ou EP de référence

Sentimental Journey

Place dans le programme

12 / 12 — repérage issu du contrôle ; pressage physique à confirmer

Contexte discographique

Position éditoriale : « Let the Rest of the World Go By » est la plage 12 sur 12 du programme de référence de Sentimental Journey. Publié au Royaume-Uni le 27 mars 1970, cet album de standards antérieurs au rock a été préparé avec George Martin et différents arrangements. Il renvoie aux chansons entendues pendant l’enfance de Starr à Liverpool, et non à une œuvre originale composée pour lui.

Complément historique

Cette chanson correspond à la plage 12 sur 12 du programme répertorié de « Sentimental Journey » (1970). Le crédit de composition actuellement renseigné nomme Ernest R. Ball, J. Keirn Brennan. Il s’agit d’un standard repris par Starr : l’histoire de l’œuvre et celle de cet enregistrement de 1970 doivent être documentées séparément. Le relevé de travail propose pour l’enregistrement : 12 et 18 février 1970. Cette précision n’équivaut à une date de prise définitive que si elle est rattachée au titre et non au seul album. La liste instrumentale héritée mentionne Les Reed (arrangements et direction) ; ces présences doivent encore être vérifiées sur une source qui concerne cette prise précise.

Éditions et minutages

Année de publication de l’album : 1970. Programme de référence : Sentimental Journey. 12 / 12 — repérage issu du contrôle ; pressage physique à confirmer Durée studio renseignée, provenance du support à confirmer.

Année ou provenance

Sentimental Journey

Auteurs renseignés

Ernest R. Ball, J. Keirn Brennan

Interprètes et crédits

Ringo Starr