Bannière de la filmographie de Ringo Starr — cinéma et télévision

Filmographie Ringo Starr · Concert filmé · 2002–2003

Concert for George (2003) : Ringo Starr rend hommage à George Harrison

Le 29 novembre 2002, Ringo Starr retrouve Paul McCartney, Eric Clapton et les amis de George Harrison au Royal Albert Hall de Londres. Le spectacle devient le film Concert for George, réalisé par David Leland et publié en 2003. Ringo interprète Photograph, qu’il avait écrit avec George, puis Honey Don’t, et participe à l’orchestre. Ce dossier retrace l’événement, les artistes, les chansons, le film, les éditions vidéo et les restaurations anniversaires.

Fiche technique : Concert for George (2003)

Film : Concert for George. Concert original : 29 novembre 2002, Royal Albert Hall, Londres, au premier anniversaire de la disparition de George Harrison. Réalisation du film : David Leland. Première exploitation audiovisuelle : 2003. Production : Ray Cooper, Olivia Harrison et Jon Kamen. Direction musicale : Eric Clapton, avec Jeff Lynne et leurs collaborateurs. Interprètes : Ringo Starr, Paul McCartney, Eric Clapton, Dhani Harrison, Jeff Lynne, Tom Petty, Billy Preston, Joe Brown, Anoushka Shankar, Ravi Shankar et de nombreux autres. Participation de Ringo : chant sur Photograph et Honey Don’t ; batterie lors de performances collectives, notamment While My Guitar Gently Weeps. Éditions : montage cinématographique et captation plus complète, DVD, Blu-ray, CD et vinyles. Restauration anniversaire : projections Dolby Atmos le 29 novembre 2022, mixage Paul Hicks. Association bénéficiaire : Material World Charitable Foundation.

29 novembre 2002 : une date choisie pour se souvenir de George Harrison

Le 29 novembre 2002, un an jour pour jour après la mort de George Harrison, le Royal Albert Hall de Londres accueille une soirée conçue comme un hommage personnel et musical. Les amis du guitariste se retrouvent sur scène pour interpréter ses compositions, évoquer sa passion pour la musique indienne et rappeler son amour de l’humour britannique. Le concert est filmé et donne naissance, l’année suivante, à Concert for George, réalisé par David Leland. La date du spectacle et l’année de première publication du film doivent donc être conservées séparément dans la filmographie.

Ringo Starr figure parmi les artistes présents. Sa participation n’est pas une apparition de quelques secondes extraite d’un ancien reportage ; il chante, joue de la batterie et retrouve plusieurs musiciens qui ont traversé avec George les années des Beatles et les décennies suivantes. Pour la filmographie de Ringo, cette œuvre appartient à la catégorie des films de concerts et des performances musicales réellement enregistrées, contrairement à un documentaire de témoignages dont les images proviennent principalement d’archives.

La soirée revêt une dimension intime, même si elle se déroule dans une grande salle. Les musiciens ne cherchent pas à reconstituer le groupe des Beatles ni à présenter de nouvelles chansons sous son nom. Ils célèbrent un ami disparu à travers des œuvres et des collaborations qui appartiennent à différentes périodes de sa vie.

Olivia Harrison, Dhani Harrison et Eric Clapton : l’organisation de l’hommage

La soirée est préparée avec Olivia Harrison et Eric Clapton, tandis que Dhani Harrison y participe comme musicien et membre de la famille. Clapton en assure la direction musicale, aidé d’autres proches de George, notamment Jeff Lynne. La préparation doit réunir des artistes aux disponibilités différentes, choisir un répertoire capable de représenter plusieurs décennies et donner une structure à un événement qui n’est pas un concert de tournée.

L’organisation possède également une dimension caritative. Les profits sont destinés à la Material World Charitable Foundation, fondée par George Harrison en 1973. Cette destination ne signifie pas que le film soit lui-même un documentaire sur le fonctionnement de la fondation ; elle éclaire le sens donné au rassemblement. L’hommage poursuit une idée chère à George, celle d’utiliser la musique et la notoriété au service d’autrui.

Pour Ringo, cette organisation crée un cadre différent de celui du All-Starr Band. Il n’est pas le chef d’une tournée qui choisit chaque musicien pour un spectacle portant son nom. Il est l’un des amis invités à participer à une œuvre collective conçue autour du parcours de George.

David Leland filme un concert et non une reconstitution

La réalisation est assurée par David Leland, avec une équipe de production comprenant notamment Ray Cooper, Olivia Harrison et Jon Kamen. Les images sont captées pendant l’événement au Royal Albert Hall. Le film de 2003 construit cependant une expérience cinématographique à partir de cette captation : les caméras, le montage, les transitions et le mixage organisent le déroulement pour le spectateur qui n’était pas dans la salle.

Il faut distinguer le spectacle réel, la version destinée aux salles et le montage du concert complet proposé dans certaines éditions vidéo. Les deux programmes utilisent le même événement, mais ne possèdent pas nécessairement les mêmes séquences ni la même durée. Certains suppléments contiennent encore d’autres interviews ou des répétitions. L’existence de ces montages est l’une des particularités les plus importantes de la vidéographie de Concert for George.

Contrairement à un film biographique dramatique, les personnes visibles ne sont pas des comédiens interprétant George ou ses amis. Paul, Ringo, Clapton et les autres se présentent en leur propre nom. Leur prestation, leur placement sur scène et les chansons choisies constituent les matériaux de l’œuvre.

Une première partie consacrée à la musique indienne

Le concert s’ouvre sur un hommage à la vie spirituelle et aux influences indiennes de George Harrison. Ravi Shankar, son mentor et ami, participe à la conception de cette partie, tandis qu’Anoushka Shankar joue du sitar et dirige un ensemble de musiciens. Une composition intitulée Arpan, dont le nom évoque l’offrande, donne à entendre un univers musical distinct de celui des chansons de rock qui viendront ensuite.

Cette ouverture n’est pas un simple prologue exotique ajouté pour diversifier le spectacle. La musique indienne et la recherche spirituelle appartiennent au cœur de la trajectoire de George depuis les années 1960. Elles ont influencé sa manière d’écouter, de travailler et d’imaginer le rôle d’un artiste dans le monde. Réunir des musiciens indiens au début de la soirée permet d’éviter une lecture de sa vie limitée aux chansons des Beatles.

Ringo ne doit pas être présenté comme l’interprète de toutes ces compositions. Son rôle principal intervient dans la partie occidentale du spectacle et dans les performances collectives. Le générique complet de la soirée conserve la place de chaque musicien au lieu d’attribuer par simple voisinage toutes les œuvres à un ancien Beatle.

Les Monty Python : George Harrison avait aussi le goût de l’absurde

Une partie du programme fait appel aux Monty Python, dont George fut un admirateur et un soutien majeur. Le groupe comique interprète notamment des numéros familiers de son répertoire, dans une atmosphère très différente de celle de l’ouverture indienne. Le contraste est volontaire : l’homme décrit comme spirituel et parfois réservé aimait également l’humour irrévérencieux et les détournements absurdes.

La présence des Monty Python rappelle l’importance de George dans l’histoire de HandMade Films et du cinéma britannique. Elle est particulièrement significative pour un dossier consacré à la filmographie des anciens Beatles : une amitié artistique peut conduire un musicien à participer à des projets cinématographiques sans qu’il en devienne lui-même l’acteur principal.

La soirée prend ainsi la forme d’un portrait en plusieurs dimensions. Le spectateur passe d’une tradition musicale savante à la satire comique puis aux chansons de George. Ce montage peut surprendre, mais il raconte précisément une personnalité qui refusait d’être enfermée dans une seule image.

Ringo Starr chante Photograph : une chanson coécrite avec George

Le sommet émotionnel de la participation de Ringo est souvent associé à Photograph. Publiée en 1973 sur l’album Ringo, la chanson est créditée à Richard Starkey et George Harrison. Dans le contexte du concert de 2002, ses paroles sur le souvenir, l’absence et les photographies prennent une résonance particulière. Un titre devenu un succès solo sert désormais à évoquer celui qui a contribué à l’écrire.

Le témoignage officiel consacré à l’événement souligne la force de ce moment pour les spectateurs. Ringo n’a pas besoin de transformer le morceau en long discours : le choix de la chanson suffit à établir le lien personnel entre les deux anciens partenaires. Le public connaît une œuvre de la carrière solo du batteur, mais il découvre ou redécouvre également la collaboration qui lui a donné naissance.

Il faut néanmoins conserver les crédits correctement. La version jouée au Royal Albert Hall en 2002 est une performance nouvelle, enregistrée pour le concert et publiée dans le film. Elle ne remplace pas le master studio de 1973. Une discographie exhaustive doit pouvoir relier les deux interprétations sans les confondre ni leur attribuer des musiciens identiques.

Honey Don’t : Ringo revient à l’une des chansons de sa jeunesse

Ringo interprète également Honey Don’t, chanson de Carl Perkins déjà présente dans le répertoire des Beatles et enregistrée par le groupe au milieu des années 1960. L’enchaînement avec Photograph est intéressant. Le premier morceau est lié à son histoire personnelle avec George ; le second renvoie aux racines rockabilly et aux influences américaines qui ont nourri les musiciens de Liverpool.

Le choix de Honey Don’t n’en fait pas une composition de George Harrison. Il s’agit d’une chanson d’un autre auteur dont les Beatles ont proposé leur propre interprétation. Un hommage n’exige pas que chaque titre ait été écrit par la personne honorée : il peut également faire entendre les goûts, les souvenirs et les relations qui ont marqué sa vie.

Sur le plan audiovisuel, la présence de Ringo comme chanteur lui donne un statut différent de ses apparitions d’invité dans des comédies télévisées. La caméra capte une performance réalisée devant un public, avec des musiciens en chair et en os et une prise sonore de concert. Les éditions vidéo permettent ainsi d’étudier son chant et son jeu dans le contexte d’un événement précis.

Ringo à la batterie : la réunion de plusieurs générations de musiciens

Ringo participe aussi à la formation instrumentale qui accompagne plusieurs artistes de la soirée. Le catalogue historique du Royal Albert Hall le mentionne explicitement comme chanteur et batteur, aux côtés d’autres percussionnistes tels que Jim Keltner, Jim Capaldi, Henry Spinetti et Ray Cooper. Les crédits de chaque titre doivent cependant être lus séparément, car tous les musiciens ne jouent pas nécessairement simultanément dans chaque morceau.

L’intérêt de cette grande formation vient de l’importance accordée à la couleur sonore des chansons de George. Les guitares, les claviers et les percussions reproduisent parfois une densité proche de celle des enregistrements de studio, tout en conservant l’énergie d’une interprétation publique. Les batteurs peuvent s’y répartir des fonctions différentes afin de soutenir les arrangements.

La participation de Ringo témoigne d’un rapport au groupe qui ne disparaît pas après les Beatles. Il peut prendre le micro pour chanter deux chansons, puis redevenir l’un des musiciens d’un ensemble beaucoup plus vaste. Ce passage entre vedette invitée et membre de l’orchestre est un élément décisif de son identité artistique.

Paul McCartney, Ringo Starr et While My Guitar Gently Weeps

L’un des temps forts du programme réunit Paul McCartney et Eric Clapton autour de While My Guitar Gently Weeps. Ringo se trouve à la batterie dans l’interprétation filmée, comme le confirment les documents officiels consacrés aux éditions du concert. La scène acquiert une portée particulière : une composition majeure de George Harrison, enregistrée à l’époque des Beatles avec la participation de Clapton, est rejouée en son absence par des musiciens qui l’ont connu.

Le moment ne constitue pas une reformation des Beatles. John Lennon et George Harrison ne sont plus là, et les artistes invités ne prétendent pas les remplacer. Il s’agit d’une interprétation hommage, réunissant deux anciens Beatles et un ami guitariste autour d’une œuvre dont la signification dépasse depuis longtemps son premier enregistrement.

Pour les lecteurs de Yellow-Sub.net, cette scène permet de relier la filmographie de Ringo à l’histoire de la chanson, à son enregistrement de 1968 et aux collaborations de George avec Clapton. Le même titre possède alors plusieurs dates, plusieurs distributions et plusieurs contextes émotionnels.

Eric Clapton, Jeff Lynne et les autres interprètes

Le programme musical rassemble notamment Eric Clapton, Jeff Lynne, Tom Petty and the Heartbreakers, Billy Preston, Joe Brown, Gary Brooker, Sam Brown, Jools Holland et Dhani Harrison. Chaque artiste apporte une relation particulière à George. Certains ont partagé de longues années de studio avec lui, d’autres appartiennent à ses influences ou à ses projets plus tardifs.

La présence de Jeff Lynne renvoie notamment au travail sur les Traveling Wilburys et aux productions de la fin des années 1980. Celle de Billy Preston rappelle les collaborations avec les Beatles et la musique de George après 1970. Tom Petty représente une autre forme d’amitié, construite dans les années de maturité et les projets collectifs.

Ce casting important ne doit pas conduire à décrire chaque chanson comme un enregistrement de Ringo Starr. L’ancien Beatle participe à certaines performances, mais le film appartient à tous les interprètes. La valeur encyclopédique d’une fiche se mesure aussi à sa capacité à préserver les noms des autres musiciens.

Le programme des chansons : une chronologie musicale de George

La soirée aborde plusieurs périodes de l’œuvre de Harrison. Les compositions des Beatles incluent I Want to Tell You, If I Needed Someone, Taxman, Something et While My Guitar Gently Weeps. Les albums solo sont représentés par Give Me Love, Isn’t It a Pity, My Sweet Lord, All Things Must Pass ou Wah-Wah. Les Traveling Wilburys sont évoqués grâce à Handle with Care.

Cette sélection ne fonctionne pas comme une compilation des seuls succès les plus célèbres. Elle comprend des titres qui éclairent la recherche musicale de George, son humour, ses collaborations et son parcours depuis Liverpool. L’ordre scénique a été construit pour permettre des transitions entre ces univers, tout en maintenant l’émotion de l’hommage.

Pour le collectionneur, le programme complet demeure la référence lorsque l’on examine une édition. Certains montages cinématographiques ne reproduisent pas toutes les prestations de la soirée. Les tracklistings d’un CD, d’un DVD et du film destiné aux salles doivent donc être vérifiés individuellement avant d’être présentés comme identiques.

2003 : le film de David Leland et ses deux versions vidéo

Le concert est filmé le 29 novembre 2002, mais la première publication de Concert for George comme œuvre cinématographique et vidéo intervient en 2003. Les premières éditions comprennent une version de cinéma ainsi qu’une présentation beaucoup plus complète de l’événement. Le site officiel de George Harrison distingue explicitement le disque consacré au concert et celui proposant le montage destiné aux salles.

Il faut enregistrer cette différence dans la vidéographie. Le montage cinématographique peut concentrer son attention sur les moments principaux, tandis que la captation complète préserve davantage de chansons et de transitions. Les suppléments d’interviews et de répétitions constituent encore une autre catégorie de documents.

La distribution vidéo et le disque audio sont liés à la Material World Charitable Foundation. La date de 2003 ne doit pas remplacer celle du spectacle lui-même, car Ringo a joué ces morceaux en public en novembre 2002. L’année du film et celle des prises de vues doivent figurer ensemble.

Le DVD, le Blu-ray et les éditions anniversaires

Les éditions se multiplient au cours des années. Des coffrets DVD puis Blu-ray proposent le concert, la version cinéma et des suppléments qui peuvent aborder les musiciens, les répétitions et la préparation du spectacle. Une édition de collection de 2018 rassemble notamment des disques audio et vidéo et des objets reproduisant l’esthétique de la soirée. Ces publications ne constituent pas de nouveaux concerts : elles offrent différentes manières de retrouver le même événement.

Les suppléments consacrés aux batteurs sont particulièrement intéressants pour les amateurs de Ringo. La documentation officielle mentionne notamment un programme intitulé Drummers, consacré aux relations entre Ringo Starr, Jim Keltner et Ray Cooper. Il s’agit d’un complément lié à une édition, et non d’un nouveau long métrage qui remplacerait Concert for George.

Pour identifier chaque coffret, il faudra relever sa date exacte, son éditeur, ses références, les supports inclus, le codage régional, les langues et le mixage audio. Une image de jaquette trouvée dans une boutique ne suffit pas à certifier la présence de tous les suppléments.

2022 : l’anniversaire des vingt ans et le mixage Dolby Atmos

Le 29 novembre 2022, vingt ans après la soirée au Royal Albert Hall, le film revient dans une sélection de salles de cinéma avec un son retravaillé en Dolby Atmos. L’ingénieur Paul Hicks participe à cette nouvelle présentation. Une introduction filmée d’Olivia et Dhani Harrison accompagne les projections anniversaires. L’événement souligne la longévité de l’hommage et la place qu’il conserve dans la mémoire des amateurs de George.

Cette réédition doit être décrite comme un nouveau traitement et une nouvelle exploitation du film, non comme une captation du concert réalisée vingt ans plus tard. Les prestations de Ringo, Paul et Clapton restent celles du 29 novembre 2002. La technologie modifie le confort d’écoute et l’environnement sonore, mais pas la date historique des performances.

La version audio connaît elle aussi des publications en son immersif, et une édition Blu-ray audio est annoncée pour 2023. Ces supports appartiennent à une discographie des publications du concert et ne doivent pas être confondus avec le Blu-ray vidéo montrant les musiciens sur scène.

La photographie et le souvenir : pourquoi Photograph devient un hommage

Photograph possède un poids particulier dans le programme parce qu’elle a été composée par Ringo et George plusieurs décennies avant la disparition de ce dernier. En 1973, le morceau évoque déjà la séparation, le souvenir et la douleur de regarder des images d’une personne absente. En 2002, son interprétation devant les amis du compositeur lui donne un sens supplémentaire qui n’était pas nécessairement celui de sa première publication.

Cette transformation d’une chanson par le contexte de son interprétation est l’un des phénomènes les plus émouvants de la musique populaire. Un titre peut devenir un hommage sans que son texte ni son auteur aient changé. Il suffit que le lieu, la date et les personnes présentes modifient la manière dont les paroles sont reçues.

Ringo semble particulièrement à l’aise dans cet équilibre entre émotion et simplicité. Mais une encyclopédie ne doit pas inventer ce qu’il ressentait au moment précis de la performance. L’observation de la scène et les déclarations publiées suffisent à en montrer la portée, sans prétendre accéder à une vie intérieure inaccessible.

Entre filmographie et discographie : deux catalogues à relier

Ringo a aussi joué dans des soirées collectives historiques, notamment The Last Waltz (1978), le film de Martin Scorsese sur l’adieu de The Band.

Le film doit figurer dans la filmographie de Ringo Starr comme une captation de concert dans laquelle il chante et joue de la batterie. Les enregistrements audio du spectacle possèdent, pour leur part, une existence discographique indépendante. L’album Concert for George présente les mêmes artistes dans des pistes destinées à l’écoute, mais sa sélection peut différer des scènes retenues pour le montage de cinéma.

Il serait donc utile de relier la fiche du film à des notices de performances de Photograph et de Honey Don’t, puis aux éditions audio où elles apparaissent. Pour les autres titres auxquels Ringo participe comme batteur, l’établissement des crédits instrumentaux demande un examen précis des livrets et des données de production. Cette méthode permettra de documenter son travail sans l’étendre à toutes les chansons simplement parce qu’il était présent au concert.

La même distinction vaut pour les suppléments : une interview tournée pendant les préparatifs appartient au dossier de production, et une performance filmée pendant le spectacle appartient à la captation proprement dite. Les deux méritent d’être conservées, mais pas sous un crédit indifférencié.

Une œuvre indispensable à la filmographie documentaire de Ringo

Trois décennies avant cet hommage, George Harrison et Ringo Starr participaient déjà ensemble à The Concert for Bangladesh (1972), autre film de concert à vocation solidaire.

Concert for George occupe une place à part parmi les films consacrés aux Beatles et à leurs anciens membres. The Beatles Anthology présente la mémoire du groupe ; Get Back montre les musiciens au travail en 1969 ; Living in the Material World donne la parole à ceux qui ont connu George. Le concert de 2002 offre une autre forme de témoignage : les amis de George jouent sa musique ensemble, devant un public.

La contribution de Ringo y est particulièrement claire. Il chante Photograph et Honey Don’t et participe comme batteur à des moments collectifs, notamment While My Guitar Gently Weeps. Le film enregistre une performance originale du 29 novembre 2002, rendue publique sous une forme cinématographique en 2003.

Ce dossier doit donc devenir l’un des carrefours du site entre discographie, filmographie et biographie de George Harrison. Le respect des dates, des crédits, des différentes éditions et des autres artistes est ce qui transforme un souvenir de concert en véritable notice encyclopédique.

Sources documentaires et discographiques

George Harrison, site officiel, dossier historique Concert for George, fiches du film et des éditions ; The Concert for George, programme officiel et crédits des artistes ; Royal Albert Hall, catalogue du concert du 29 novembre 2002 ; George Harrison, communiqué de sortie vidéo du 17 novembre 2003 ; George Harrison, communiqué du 10 novembre 2022 sur les projections du vingtième anniversaire ; Michael Kamen, génériques détaillés et liste des chansons ; documentation des coffrets de 2018 et des éditions audio immersives. Les sources sont indiquées sans lien externe, conformément à la présentation de Yellow-Sub.net.

À lire également : Living in the Material World, The Beatles Anthology et la filmographie de Ringo Starr.