Filmographie de Ringo · Documentaire rock · 1973
Ziggy Stardust and the Spiders from Mars : Ringo avec David Bowie (1973)
Ringo Starr apparaît dans les coulisses du concert de David Bowie au Hammersmith Odeon le 3 juillet 1973. Filmées par D. A. Pennebaker, ces images font partie du documentaire Ziggy Stardust and the Spiders from Mars. L’ancien Beatle ne joue pas avec Bowie : c’est une apparition en personne, également documentée par le Festival de Cannes. Cette fiche explique la scène, les musiciens présents et les différences entre les dates de tournage et de publication.
Fiche technique et repères
Titre : Ziggy Stardust and the Spiders from Mars. Réalisation : D. A. Pennebaker. Concert : David Bowie et The Spiders from Mars, Hammersmith Odeon, Londres, 3 juillet 1973. Premières présentations : diffusions et projections selon les territoires à partir des années 1970 ; première exploitation internationale largement documentée en 1983. Musiciens : David Bowie, Mick Ronson, Trevor Bolder, Mick Woodmansey. Ringo Starr : lui-même, brève apparition en coulisses, avec Maureen Starkey. Nature du crédit : invité visible à l’image ; aucune prestation musicale avec le groupe dans le film. Supports : cinéma, vidéo et éditions anniversaires.
3 juillet 1973 : le concert où Ziggy Stardust prend fin
Le 3 juillet 1973, David Bowie se produit au Hammersmith Odeon de Londres avec les Spiders from Mars. Le spectacle est devenu célèbre parce que le chanteur annonce sur scène la fin d’une époque, une décision entendue par le public comme un adieu à son personnage de Ziggy Stardust. Le réalisateur D. A. Pennebaker filme la représentation ainsi que des séquences de coulisses destinées à compléter le portrait d’une vedette au sommet de sa renommée.
Ringo Starr assiste à l’événement avec Maureen Starkey. Il apparaît brièvement dans les images tournées en coulisses, aux côtés de Bowie. Le crédit relève d’une apparition documentaire en personne, pas d’une prestation comme batteur des Spiders from Mars ni d’un concert commun avec Bowie. Il est essentiel de distinguer cette visite des artistes réellement engagés sur scène.
D. A. Pennebaker : un cinéaste de la musique populaire
Le réalisateur D. A. Pennebaker appartient à la tradition du cinéma documentaire qui s’attache aux moments de création et de spectacle. Il a notamment filmé Bob Dylan et plusieurs grandes figures du rock. Son approche valorise les coulisses, les gestes de préparation et la relation entre un artiste et les personnes qui l’entourent.
Pour ce projet, les images de Bowie en costume et sur scène sont complétées par des moments d’habillage, de maquillage et d’attente. La présence très brève de Ringo appartient à cette seconde catégorie. Le spectateur peut découvrir une rencontre entre deux musiciens célèbres sans qu’il soit nécessaire d’inventer une collaboration artistique sur le film ou la bande sonore.
Ringo et Maureen au Hammersmith Odeon
Les documents filmographiques spécialisés situent la présence de Ringo et de son épouse Maureen au concert du 3 juillet. Dans la séquence signalée, l’ancien Beatle apparaît dans les coulisses tandis que Bowie se prépare, notamment durant le maquillage. Les images montrent une proximité ponctuelle entre deux artistes dont les parcours ont bouleversé la pop britannique.
Le Festival de Cannes recense explicitement Ringo Starr et Maureen Starkey dans la distribution du film de Pennebaker. Cette source confirme qu’il ne s’agit pas seulement d’un nom repris par un guide non vérifié. La nature exacte de la scène doit néanmoins rester proportionnée : on parle d’une courte apparition, non d’un entretien de plusieurs minutes sur la carrière de Bowie.
Les Spiders from Mars : qui joue réellement sur scène ?
La formation comprend notamment Mick Ronson à la guitare, Trevor Bolder à la basse et Mick Woodmansey à la batterie. Les arrangements reposent sur leur dialogue avec David Bowie. Le concert rassemble les titres de la période Ziggy, des morceaux plus anciens et certaines reprises dont le choix éclaire les influences du chanteur.
Ringo n’appartient pas à cette formation. Le fait qu’il figure dans une liste de distribution ne doit jamais être transformé en crédit de batterie sur la bande originale ou le film. Une encyclopédie musicale doit distinguer les spectateurs identifiables dans les coulisses, les invités qui ont joué une chanson et les instrumentistes réguliers du groupe.
Une soirée historique pour Bowie, pas un film sur les Beatles
La valeur principale du film est de conserver une transformation de l’identité scénique de David Bowie. Ziggy Stardust n’est pas seulement un costume : c’est un personnage dont les chansons, la mode et les spectacles ont contribué à redéfinir la relation entre théâtre et rock.
La présence de Ringo met en évidence les croisements du monde musical britannique du début des années 1970. Elle n’est toutefois pas la raison d’être du projet. Une page consacrée à sa filmographie doit rendre justice à Bowie, au réalisateur et aux musiciens filmés plutôt que de faire croire que l’ancien Beatle occupe le centre du documentaire.
1973, 1979, 1983 : trois repères pour un même film
La date du concert filmé est indiscutable : 3 juillet 1973. Les chronologies de distribution sont plus complexes. Des documents spécialisés évoquent une présentation du film en 1979, notamment au Festival d’Édimbourg, avant une exploitation cinématographique internationale et un album de bande sonore en 1983. Certaines notices classent donc le documentaire sous 1973, d’autres sous 1979 ou 1983.
Ces différences ne justifient pas de créer trois fiches concurrentes. La solution consiste à conserver le titre du film et à distinguer l’année des prises de vues, les premières projections et les éditions commercialisées. Le spécialiste de Ringo pourra ainsi comprendre pourquoi une filmographie indique parfois une date différente de celle de sa cassette vidéo.
Les éditions vidéo et la restauration anniversaire
Le film a connu des exploitations sur VHS, LaserDisc, DVD puis dans des éditions remastérisées. La durée et certains compléments peuvent varier selon la sortie consultée. Les publications anniversaires rendent également plus accessibles des images de coulisses dont la qualité technique avait été limitée par les conditions du tournage.
La présence de Ringo dans une édition doit être contrôlée à partir du montage correspondant. Un extrait publié séparément sur un réseau social ne constitue pas une preuve de sa présence à la même place dans toutes les versions. Pour une vidéographie de référence, il faudra identifier les copies et les minutages plutôt que reprendre une durée universelle.
Maureen Starkey et le respect des crédits d’apparition
La mention de Maureen Starkey par le catalogue du Festival de Cannes permet de rappeler que les proches des musiciens participent eux aussi à l’histoire filmée de cette époque. Leur visibilité ne signifie pas nécessairement un rôle de comédien professionnel ni une intervention dans l’organisation du concert.
Une légende photographique doit donc rester prudente. Une image montrant Bowie et Ringo en coulisses peut être décrite comme une rencontre filmée ; elle ne doit pas être présentée sans preuve comme une séance d’enregistrement commune. Cette discipline évite de multiplier les collaborations imaginaires dans les biographies musicales.
Une apparition courte mais nécessaire dans la filmographie de Ringo
Le crédit exact est celui-ci : Ringo Starr apparaît brièvement, en personne, dans les coulisses du film de D. A. Pennebaker consacré au dernier concert de Ziggy Stardust, enregistré en 1973 et diffusé sous plusieurs versions. Le film concerne principalement David Bowie et son groupe, non la carrière solo de Ringo.
La notice permet de relier cette rencontre aux films de concert de l’époque, notamment Born to Boogie et The Last Waltz. Elle montre également pourquoi l’exhaustivité d’une filmographie n’impose pas de donner le même degré d’importance à tous les titres : il faut documenter la présence réelle, même brève, sans l’amplifier.
Les crédits de Cannes : une preuve extérieure au récit des fans
La fiche du Festival de Cannes relative à Ziggy Stardust and the Spiders from Mars, présenté au Cinéma de la Plage en 2009, comporte un élément important pour la filmographie de Ringo : la distribution cite explicitement Ringo Starr et Maureen Starkey, à côté de David Bowie, Angie Bowie, Mick Ronson, Trevor Bolder et Mick Woodmansey. Elle identifie aussi D. A. Pennebaker à la réalisation, Nick Doob et Randy Franken aux images et Lorry Whitehead au montage. Cette source institutionnelle donne un appui documentaire indépendant aux notices qui mentionnent l’ancien Beatle dans les coulisses du dernier concert de Ziggy.
Il convient toutefois de respecter la nature de son crédit. Ringo et Maureen n’appartiennent pas aux musiciens filmés sur scène : leur apparition relève du contexte de la soirée, non de la formation accompagnant Bowie. Pour un répertoire de concerts, cela pourrait sembler un détail ; pour une encyclopédie des apparitions de Ringo à l’écran, c’est au contraire une distinction déterminante.
D. A. Pennebaker et le cinéma direct
Le British Film Institute rappelle que Pennebaker, auteur de Dont Look Back autour de Bob Dylan, s’est d’abord vu confier un projet de film plus court consacré au concert de Bowie. Il choisit d’y associer des images de coulisses tournées avec une approche de cinéma direct. Le spectateur ne découvre donc pas seulement la performance de Ziggy : il aperçoit aussi les personnes qui gravitent autour de l’événement avant ou après le passage sur scène.
C’est dans ce dispositif que la présence de Ringo prend son sens. Les photographies et images d’entourage offrent un aperçu de la sociabilité du rock londonien au début des années 1970, période pendant laquelle les trajectoires d’anciens Beatles croisent celles de nouveaux artistes au sommet de leur popularité. Il ne s’agit pas de prétendre que Ringo participe aux choix artistiques de Bowie, mais de documenter sa présence dans une archive audiovisuelle devenue historique.
La restauration anniversaire et les images de Jeff Beck
En 2023, à l’occasion du cinquantième anniversaire de la soirée du 3 juillet 1973, le BFI annonce une restauration numérique 4K avec son 5.1 et une version présentée comme intégrale. L’édition permet notamment de découvrir une performance avec le guitariste Jeff Beck qui n’apparaissait pas dans certaines versions précédentes du film. Ce fait rappelle que les différentes publications de Ziggy Stardust and the Spiders from Mars ne proposent pas nécessairement un contenu identique.
Le programme exceptionnel du BFI IMAX associait le film à une discussion retransmise et à des interventions musicales complémentaires ; sa durée totale annoncée ne correspond donc pas automatiquement à celle du seul long métrage. La notice cannoise de 2009, quant à elle, indique environ 90 minutes pour le film alors projeté. Pour une vidéographie précise, il faut séparer la durée de l’événement-anniversaire de celle de la copie et comparer les différents montages.
Trois dates, trois statuts documentaires
1973 est l’année du concert et des images tournées par Pennebaker. 2009 documente une projection au Festival de Cannes et l’identification de Ringo et Maureen dans la distribution. 2023 marque une nouvelle étape dans la présentation publique et la restauration du matériel filmé. Aucune de ces dates ne doit être employée indifféremment pour désigner le tournage, la première circulation commerciale ou une édition patrimoniale.
Cette chronologie éclaire aussi l’évolution du statut de l’œuvre : d’un documentaire sur une performance devenue mythique, le film devient une archive régulièrement rééditée, dont les documents de coulisses acquièrent une valeur historique propre.
Sources complémentaires
- Festival de Cannes, fiche du film présenté au Cinéma de la Plage en 2009 : distribution incluant Ringo Starr et Maureen Starkey.
- British Film Institute, notice historique du film de D. A. Pennebaker et programme de restauration du cinquantième anniversaire.
- BFI IMAX, annonce de la version 4K présentée en 2023 avec la performance de Jeff Beck.
Documentation vérifiée
Festival de Cannes, fiche de Ziggy Stardust and the Spiders from Mars de D. A. Pennebaker, distribution incluant Ringo Starr et Maureen Starkey ; Beatles on Film, notice du 3 juillet 1973 et chronologie des éditions ; génériques des versions cinéma et vidéo du film ; documents de la discographie de David Bowie. Sources présentées sans liens externes.
Lire aussi : Born to Boogie, The Last Waltz et la filmographie complète.












