Bannière de la filmographie de Ringo Starr — cinéma et télévision

Ringo Starr · Concert télévisé · 1995

Ringo Starr au Budokan (1995) : le troisième All-Starr Band filmé à Tokyo

Le 27 juin 1995, Ringo Starr joue au Nippon Budokan avec John Entwistle, Billy Preston, Zak Starkey et ses autres All-Starrs. La soirée fait l’objet d’une captation japonaise ; un album de sélection paraît deux ans plus tard. Ce dossier distingue les concerts du 26 et du 27 juin, le film télévisuel de NHK, le disque de 1997 et les crédits de chaque musicien.

Fiche technique et supports

Concert : 27 juin 1995, Nippon Budokan, Tokyo, Japon. Captation : télévision japonaise NHK ; diffusion répertoriée au 23 août 1995. Formation : Ringo Starr, Zak Starkey, John Entwistle, Billy Preston, Mark Farner, Randy Bachman, Felix Cavaliere, Mark Rivera. Ringo : batterie et chant. Album associé : Ringo Starr and His Third All-Starr Band Volume 1, Blockbuster, 12 août 1997, environ 46 minutes. Attention : le CD est une sélection du concert, non l’intégralité de la captation télévisée. Version vidéo : émissions et copies à identifier par support ; ne pas assimiler une copie de collectionneur à une sortie commerciale officielle.

Le Budokan, 27 juin 1995 : une captation à distinguer des disques

Le 27 juin 1995, Ringo Starr et sa troisième formation All-Starr Band jouent au Nippon Budokan de Tokyo. Le concert intervient à la fin d’une série japonaise où les musiciens parcourent plusieurs villes. Cette date a une importance supérieure à celle d’une étape de tournée ordinaire : la prestation est captée pour la télévision japonaise, et des extraits servent ensuite au disque Ringo Starr and His Third All-Starr Band Volume 1. Un inventaire sérieux doit séparer la représentation, le programme télévisé et le CD de 1997. Le même événement peut ainsi être présenté sous plusieurs années sans constituer des performances différentes.

Les sources disponibles recensent deux concerts consécutifs au Budokan, les 26 et 27 juin. La captation diffusée par NHK est attribuée au second soir. La fiche de concert du 27 juin fournit le cadre chronologique, tandis que la présente notice étudie l’objet filmé.

La troisième formation : un équilibre entre rock et soul

La distribution rassemble Ringo Starr, Zak Starkey, John Entwistle, Randy Bachman, Mark Farner, Billy Preston, Felix Cavaliere et Mark Rivera. Ces noms racontent plusieurs histoires de la musique populaire : le rock britannique des Who, le rock canadien du Guess Who et de Bachman-Turner Overdrive, le répertoire de Grand Funk Railroad, la soul de Billy Preston et les succès des Rascals.

Ce groupe ne fonctionne pas comme une troupe de musiciens anonymes accompagnant exclusivement un ancien Beatle. Chaque invité apporte des chansons reconnaissables et conserve des passages où il chante. Ringo présente, rassemble et participe à la section rythmique. La prestation filmée donne à voir le principe de partage du All-Starr Band dans une formation différente de celles de 1989 et 1992.

Ringo et Zak Starkey : deux générations aux batteries

Zak Starkey reprend une place importante dans l’ensemble. La coexistence des deux batteries permet à Ringo de chanter plusieurs titres devant la scène tout en maintenant une assise rythmique. Selon les morceaux, le rôle de chacun change et la présence simultanée des instruments ne doit pas être interprétée comme un duel permanent entre père et fils.

Le concert fournit un document exceptionnel pour comprendre la transmission musicale au sein de la famille Starkey. Les deux musiciens participent à une formation dont le répertoire impose des changements constants de styles : rock and roll direct, soul de clavier, titres britanniques des années 1960 et rock plus lourd. La maîtrise de ces transitions est une qualité essentielle du groupe.

John Entwistle : Boris the Spider et l’héritage des Who

Le bassiste des Who, John Entwistle, chante notamment Boris the Spider et My Wife. Il apporte un son et un humour qui ne ressemblent guère aux compositions de Ringo. La présence de ces morceaux rappelle que le All-Starr Band n’est pas un concert nostalgique des Beatles mais un lieu de rencontre entre des répertoires parfois très éloignés.

Le film permet d’observer le rôle de la basse dans la construction de ces chansons, même lorsque plusieurs guitares occupent le devant de la scène. Entwistle possède une technique et un timbre particuliers ; les attribuer indistinctement à un accompagnateur du groupe de Ringo ferait perdre le sens de la prestation.

Billy Preston : les retrouvailles avec un ami des Beatles

Billy Preston connaît déjà Ringo et les Beatles depuis les séances de la fin des années 1960. En 1995, il joue les claviers et chante des titres comme Nothing from Nothing et Will It Go Round in Circles. Le passage de ses propres succès au répertoire des autres invités illustre le fonctionnement collectif de l’orchestre.

La présence de Preston résonne aussi avec la mémoire d’Apple et du concert sur le toit. Il ne s’agit toutefois pas de reconstituer les séances de janvier 1969. Les musiciens sont réunis à Tokyo un quart de siècle plus tard, autour d’une tournée du All-Starr Band et de chansons qui appartiennent à plusieurs histoires indépendantes.

Randy Bachman : No Sugar Tonight et You Ain’t Seen Nothing Yet

Randy Bachman représente le rock canadien, avec No Sugar Tonight, You Ain’t Seen Nothing Yet et Takin’ Care of Business. Sa guitare et son chant apportent une orientation plus puissante au programme, entre riffs reconnaissables et refrains faits pour la scène.

La télévision japonaise documente ainsi une rencontre entre l’ancien batteur des Beatles et un musicien dont les succès ont dominé une autre période du rock nord-américain. Les titres de Bachman doivent rester crédités à leur interprète, même lorsqu’ils figurent dans une émission annoncée au nom de Ringo Starr.

Mark Farner : Grand Funk Railroad et la scène américaine

Mark Farner apporte The Loco-Motion, Some Kind of Wonderful et I’m Your Captain (Closer to Home), morceaux associés à son histoire avec Grand Funk Railroad. Son jeu et sa voix donnent au spectacle un aspect très américain.

L’intérêt de cette séquence est de voir plusieurs générations de rock rassemblées dans un cadre unique. Le All-Starr Band présente au public japonais des chansons souvent connues par le disque, mais rarement jouées ensemble par leurs interprètes historiques. Les archives filmées conservent cette interaction autant que les morceaux eux-mêmes.

Felix Cavaliere : la soul des Rascals

Felix Cavaliere apporte People Got to Be Free, Good Lovin’ et un passage autour de Groovin’ et My Girl. Sa voix et ses claviers introduisent une couleur soul qui équilibre les morceaux plus puissants de Bachman et de Farner.

Le choix de People Got to Be Free prend aussi un sens particulier dans une émission réunissant des musiciens d’horizons variés. Il ne faut cependant pas lui attribuer automatiquement un statut de déclaration politique du groupe : cette chanson appartient d’abord au répertoire de son auteur et interprète historique.

Les chansons de Ringo : sa propre histoire au fil du concert

Ringo interprète Don’t Go Where the Road Don’t Go, It Don’t Come Easy, Boys, You’re Sixteen, Yellow Submarine, Honey Don’t, Act Naturally, Back Off Boogaloo, Photograph et With a Little Help from My Friends parmi les titres documentés pour cette tournée.

La succession met en regard les années Beatles et la carrière solo. La vidéo de Tokyo, selon le montage étudié, peut sélectionner une partie différente de ces chansons. La liste du concert complet et celle du CD de 1997 ne doivent donc jamais être recopiées l’une sur l’autre sans vérification.

La diffusion de NHK en août 1995

Les chronologies spécialisées signalent une diffusion japonaise de la captation par NHK le 23 août 1995. Cette datation se distingue de celle du concert lui-même et de celle de l’édition audio ultérieure. Une diffusion télévisée n’implique pas non plus une commercialisation simultanée d’une VHS dans tous les territoires.

L’étude des copies devra préciser le nom exact de la chaîne, le générique d’ouverture et la durée du montage. Les inventaires de collectionneurs recensent un programme plus étendu que le disque publié deux ans plus tard, mais un enregistrement non officiel de diffusion ne constitue pas une nouvelle édition autorisée. Ce point demande de la prudence lors de la constitution d’une vidéographie par pays.

1997 : un CD Blockbuster limité, pas une nouvelle tournée

Le disque Ringo Starr and His Third All-Starr Band Volume 1 paraît le 12 août 1997 sur Blockbuster. Sa durée d’environ quarante-six minutes est beaucoup plus courte que le spectacle. La publication, limitée et commercialisée dans des conditions particulières, entretient parfois une confusion dans les catalogues : le millésime 1997 désigne le support, et non le concert.

Le site possède une notice discographique consacrée au CD. Elle doit accueillir les références de pressage et le tracklisting physique. La présente fiche garde son rôle audiovisuel en expliquant les images, les versions de télévision et le concert du Budokan.

Le Budokan comme lieu de mémoire des Beatles

Le Nippon Budokan occupe une place particulière dans l’histoire des Beatles depuis leurs concerts japonais de 1966. Revenir dans cette salle en 1995 peut susciter un puissant effet de mémoire pour le public comme pour Ringo. Les circonstances restent pourtant très différentes : trente ans plus tôt, le groupe était encore réuni ; désormais, Ringo se produit avec une formation dans laquelle chaque soliste représente sa propre histoire.

Une encyclopédie doit résister à la tentation de parler de reformation des Beatles. Aucun des autres membres du groupe n’apparaît comme partenaire sur scène en juin 1995. La continuité est celle d’un musicien, d’une salle et d’un public, plutôt que celle d’une formation revenue à l’identique.

Un document à relier à la tournée japonaise

L’étude de Tokyo ne devrait pas isoler la captation du reste de l’itinéraire. Les concerts de Morioka, Sendai, Niigata, Osaka, Hiroshima, Nagoya et Hamamatsu encadrent le passage au Budokan. La tournée se poursuit ensuite aux États-Unis. Ces dates donnent une chronologie aux répétitions et aux arrangements entendus sur le film.

La valeur documentaire de la séance vient de cette continuité : les musiciens ont déjà vécu plusieurs semaines ensemble, appris à enchaîner leurs répertoires et construit un spectacle collectif. Les images du 27 juin montrent une formation en activité, pas une réunion ponctuelle inventée pour la télévision.

Douze pistes sur le disque, une émission bien plus longue à la télévision

Une distinction bibliographique importante concerne Ringo Starr and His Third All-Starr Band – Volume 1. Le CD Blockbuster, commercialisé en 1997, propose douze morceaux tirés du concert enregistré au Nippon Budokan le 27 juin 1995. Les inventaires de parutions identifient en revanche une diffusion japonaise en télévision avec un programme plus étoffé. Il ne faut donc pas traiter le disque comme la transcription exhaustive du spectacle ni déduire la durée du film de celle du CD.

Le programme recensé pour la diffusion comporte, en plus des titres du CD, des morceaux tels que My Wife de John Entwistle, Closer to Home/I’m Your Captain de Mark Farner, Groovin’/My Girl de Felix Cavaliere, Will It Go Round in Circles de Billy Preston, Taking Care of Business de Randy Bachman et Photograph de Ringo. Ces titres permettent d’étudier la place de chaque invité, mais exigent de vérifier le montage et les éventuelles coupures de l’exemplaire visionné avant de publier un minutage par chanson.

Zak Starkey, John Entwistle et Billy Preston : plusieurs histoires réunies

La composition de ce troisième All-Starr Band donne au concert une portée particulière pour l’histoire des Beatles. Ringo retrouve Billy Preston, qui avait joué avec le groupe en 1969, tandis que Zak Starkey se présente derrière une batterie voisine de celle de son père. John Entwistle apporte l’héritage des Who avec Boris the Spider et My Wife. La scène met ainsi en contact plusieurs générations de musiciens dont les carrières croisent, chacune à leur manière, l’histoire de Ringo.

Ce croisement explique pourquoi la vidéographie mérite une rubrique autonome dans la filmographie. Le même titre peut être classé comme prestation de Ringo, document sur la tournée de 1995, apparition de Billy Preston et archive de John Entwistle. Une classification uniquement fondée sur le nom de la vedette inscrit sur la pochette masque cette richesse documentaire.

La bonne méthode pour les titres du Budokan

Pour chaque chanson, trois mentions doivent être conservées séparément : exécutée au concert, présente dans la diffusion télévisée et publiée sur le CD. La liste d’une édition japonaise ne constitue pas une preuve générale de l’existence de tous les titres dans chaque copie disponible ; certains transferts vidéo peuvent être incomplets. Ce contrôle devient indispensable pour les collectionneurs qui comparent une bande d’émission, un CD promotionnel et des copies circulant entre amateurs.

Voir aussi : Montreux 1992, Pine Knob 1997 et les tournées du All-Starr Band.

Sources discographiques complémentaires

Victor Baissait, inventaire des éditions et diffusions 1995 de Ringo Starr & His All-Starr Band, avec distinction du CD Blockbuster et de la télévision japonaise. Comparaison à poursuivre support par support, notamment pour les titres non repris sur le disque commercial.

Chansons de Ringo : les fiches associées

Le document du Budokan croise plusieurs générations de chansons. Ces fiches retracent le répertoire personnel de Ringo et les chansons des Beatles ou reprises qui lui sont associées.

It Don’t Come Easy · Photograph · Yellow Submarine · With a Little Help from My Friends · Act Naturally · Boys · Honey Don’t.

Documentation historique

Registres NHK et chronologies du concert de Tokyo ; discographie Ringo Starr and His Third All-Starr Band Volume 1 (Blockbuster, 1997) ; inventaire historique des tournées du All-Starr Band, émissions de 1995 et éditions officielles ; fiche du concert du 27 juin 1995 et fiche du disque publiées sur Yellow-Sub.net. Les crédits sont présentés sans lien externe.

À lire : le concert du 27 juin, l’album de 1997 et la filmographie.