WINGS · ARTS GRAPHIQUES · DISCOGRAPHIE MATÉRIELLE
L’art des pochettes des Wings (1971–1979) : photographes, Hipgnosis, symboles et objets de collection
Les pochettes des Wings forment une histoire parallèle à leurs chansons. Entre la photographie pastorale de Wild Life et la pièce aux dimensions impossibles de Back to the Egg, le groupe a changé d’image presque aussi souvent que de formation. Ces visuels ne sont pas de simples illustrations : ils définissent la place de Paul et Linda McCartney, désignent ou occultent les partenaires, racontent la relation au paysage et placent les disques dans l’imaginaire graphique des années 1970.
Le présent atlas critique traite distinctement le concept, la prise de vue, la direction artistique, l’impression et le conditionnement. Lorsqu’une image a été photographiée par Linda McCartney, ce fait ne signifie pas nécessairement qu’elle a assuré seule la conception graphique du disque. Inversement, une pochette signée Hipgnosis peut inclure une photographie réalisée par un professionnel extérieur au studio. Pour l’histoire de l’art populaire et pour le collectionneur, ce partage des crédits est aussi important que l’attribution d’un solo de guitare.
Les couvertures présentées ici concernent les éditions originales et leur logique esthétique. Les rééditions, livrets de coffrets et pochettes nationales pourront modifier les formats, les teintes ou l’organisation des éléments : leur étude doit s’appuyer sur les exemplaires physiques plutôt que sur une vignette circulant sur Internet.
Sommaire de la monographie
- 1971 : Wild Life, fabriquer l’image d’un groupe au naturel
- La première question du collectionneur : qu’est-ce qui constitue une pochette complète ?
- 1973 : Red Rose Speedway, portrait intime et art contemporain
- Le double album abandonné : quand la pochette survit à un autre projet
- 1973 : Band on the Run, l’image photographique comme fiction
- Les invités de Band on the Run : identifier neuf personnes, pas neuf membres
- Le rôle de Hipgnosis : concept, art direction et photographies
- 1975 : Venus and Mars, du snooker à la cosmologie
- 1976 : Wings at the Speed of Sound et le langage du spectacle urbain
- 1978 : London Town, un portrait de trio redevenu mobile
- 1978 : Wings Greatest et la sculpture transportée dans les Alpes
- 1979 : Back to the Egg, le retour du quintette dans une fiction spatiale
- Le 45 tours britannique : quand la couverture ne suffit pas
- Variantes de couleur, cadrage et réimpression : les pièges de l’image numérique
- Photographie et présence de Linda McCartney
- Pour écrire une fiche de pochette véritablement encyclopédique
1. 1971 : Wild Life, fabriquer l’image d’un groupe au naturel
Le premier album des Wings donne à voir quatre musiciens dans une scène aquatique et végétale. La prise de vue, réalisée par Barry Lategan à Osterley Park, dans l’ouest de Londres, le 1er octobre 1971, oppose une image de plein air à l’univers urbain et technique qu’avait popularisé l’industrie rock. Elle ne cherche pas à inscrire les noms de célèbres invités : le groupe naissant se présente comme une communauté de personnes, les pieds dans l’eau et au milieu de la nature.
Ce choix visuel doit être rapproché des conditions artistiques de Wild Life. La musique privilégie les premières prises et des formes moins sophistiquées que celles d’Abbey Road à la fin des Beatles. La pochette n’est donc pas indépendante du disque : elle propose le même récit de simplicité, de convivialité et de distance à l’égard de la mise en scène d’une superstar.
Pour attribuer correctement cette image, il faut distinguer le photographe, les idées du couple McCartney et le travail d’édition graphique. La photographie ne donne pas davantage la liste des instruments utilisés en studio ; elle montre les quatre membres officiels au moment où le groupe cherche encore son identité.
2. La première question du collectionneur : qu’est-ce qui constitue une pochette complète ?
La référence d’un vinyle ne se limite pas à son disque. Il peut comporter une couverture ouvrante, un livret, une enveloppe intérieure illustrée, une feuille de paroles, un poster ou un élément publicitaire. Certains accessoires sont propres au premier tirage ; d’autres ont été ajoutés ou retirés lors de rééditions. Une photographie de la seule face avant ne permet donc pas de déterminer si un exemplaire est complet.
Pour Wild Life, le pressage britannique Apple, les éditions américaines et les publications étrangères appellent des fiches distinctes. Le papier, le dos, les crédits, le prix imprimé, le label du disque et les matrices donnent autant d’indices. Il ne faut pas confondre la date de l’album et celle de la fabrication d’un exemplaire particulier.
Un exemplaire propre peut être moins recherché qu’un tirage présentant tous ses documents, mais l’état de conservation ne suffit pas non plus à établir la rareté. Le dossier doit photographier les détails matériels sans transformer chaque variante graphique en prétendu premier pressage.
3. 1973 : Red Rose Speedway, portrait intime et art contemporain
Red Rose Speedway présente sur sa face avant Paul McCartney tenant une rose rouge dans la bouche, devant des éléments mécaniques. La photographie de Linda impose le visage du chanteur là où Wild Life montrait ostensiblement quatre individus. Ce changement est significatif : la pochette assume davantage l’identité personnelle de celui qui porte le groupe, au moment où le disque paraît sous un crédit reliant le nom de Paul à celui des Wings.
Le conditionnement original est beaucoup plus riche que cette image unique. Le vinyle dispose d’une couverture ouvrante et d’un livret de douze pages ; des photographies de concert, des images familiales et des œuvres d’art s’y côtoient. Des interventions d’Eduardo Paolozzi, d’Allen Jones et le graphisme de Gordon House donnent à l’objet une dimension visuelle composite, qui épouse l’abondance des séances musicales du projet.
Le message en braille destiné à Stevie Wonder au dos représente un détail matériel capital. Il doit être signalé sans le réduire à une anecdote : c’est un élément particulier de la présentation de l’album, qui mérite d’être photographié et décrit. Une réédition numérique reproduisant seulement l’image avant ne restitue pas cette dimension tactile.
4. Le double album abandonné : quand la pochette survit à un autre projet
Red Rose Speedway devait initialement envisager un programme plus ample. La décision de publier un album simple a modifié la manière dont un large ensemble de chansons serait entendu. Le travail graphique avait, lui aussi, été conçu dans un contexte de packaging ambitieux. Le produit final conserve ainsi la trace d’une économie éditoriale plus généreuse que le format devenu définitif.
Ce rapprochement entre musique et objet physique invite à dépasser l’opposition entre disque « léger » et disque « sérieux ». Un album apparemment facile d’écoute peut être entouré d’un dispositif de reproduction complexe, mêlant photographie, références artistiques et jeux typographiques. La collection est donc aussi une histoire du livre, de l’imprimé et de la photographie.
Les éditions Archive Collection ont rendu à nouveau accessibles les étapes du projet double. Elles ne doivent pas être présentées comme si elles étaient les disques reçus par les acheteurs de 1973. La reconstitution historique et l’édition originale constituent deux documents différents.
5. 1973 : Band on the Run, l’image photographique comme fiction
La célèbre couverture de Band on the Run a été photographiée par Clive Arrowsmith le 28 octobre 1973 à Osterley Park, à Londres, à partir d’une conception élaborée par le studio Hipgnosis avec les McCartney. Une lumière circulaire révèle neuf personnages contre un mur. Paul, Linda et Denny Laine posent aux côtés de Michael Parkinson, Kenny Lynch, James Coburn, Clement Freud, Christopher Lee et John Conteh.
Le résultat évoque des prisonniers surpris au cours d’une évasion. La pochette est ainsi l’une des plus littérales et des plus ingénieuses transpositions d’un titre en image dans la carrière de McCartney : la chanson-titre raconte la fuite ; la photographie arrête les fugitifs au moment où ils semblent découverts.
Le caractère théâtral de la séance mérite d’être souligné. La photographie n’est pas un portrait de musiciens en train de jouer ni un document des séances à Lagos. La prise de vue a lieu à Londres après le travail africain ; confondre le contexte de l’album et celui de son image mènerait à une erreur chronologique. On peut raconter le rapport esthétique entre les deux sans fabriquer un lien matériel qu’elles n’ont pas.
6. Les invités de Band on the Run : identifier neuf personnes, pas neuf membres
La photographie collective de Band on the Run est souvent reproduite dans des articles consacrés à la formation du groupe. Elle peut induire en erreur lorsqu’aucune légende n’explique son caractère fictionnel. Les six personnalités invitées sont des acteurs, artistes ou figures publiques ; elles ne participent pas, par leur seule présence, aux enregistrements de l’album.
Au moment du disque, Wings fonctionne autour de Paul, Linda et Denny Laine. Le trio a dû réorganiser les parties instrumentales après les départs de Henry McCullough et Denny Seiwell. Cette réalité sonore contraste avec l’abondance des visages en couverture. L’écart n’est pas une contradiction : la pochette met en scène une histoire imaginaire plutôt qu’une fiche d’effectif.
Pour le lecteur encyclopédique, chaque invité doit être identifié par sa véritable activité et sa fonction dans le dispositif photographique, puis séparé des musiciens ayant joué sur les bandes. Cette règle vaut aussi pour les films et les affiches promotionnelles.
7. Le rôle de Hipgnosis : concept, art direction et photographies
Hipgnosis occupe une place importante dans l’histoire de l’imagerie rock. Ses réalisations reposent souvent sur des situations photographiques impossibles, de curieux objets isolés ou des dispositifs conceptuels qui demandent une vraie production matérielle. Avec les Wings, ce langage visuel se prête à une discographie traversée par la fiction, le voyage et les identités de groupe changeantes.
La signature Hipgnosis ne désigne cependant pas un unique auteur de toutes les images. Storm Thorgerson, Aubrey Powell, les graphistes associés, les photographes indépendants et les McCartney contribuent selon des modalités variables. Certaines pochettes sont photographiées par Linda, d’autres par Clive Arrowsmith ou John Shaw. C’est précisément la granularité de ces rôles qu’une encyclopédie doit préserver.
Il faut aussi éviter l’expression simplificatrice « une pochette de Storm Thorgerson » lorsque le crédit de direction artistique ou d’exécution revient à une autre personne. L’archive visuelle demande une rigueur comparable à celle des crédits d’instruments.
8. 1975 : Venus and Mars, du snooker à la cosmologie
Le lien entre langage graphique et marketing est particulièrement visible en 1975 : la publicité de Venus and Mars mise en scène par Karel Reisz présente les Wings autour d’une partie de billard, sur des fragments de plusieurs chansons. Ce film n’est ni une variante de pochette ni un clip consacré à une seule piste. L’étude des campagnes publicitaires des Wings retrace sa place dans le lancement du disque ; la présente page conserve l’analyse des photographies et des objets de pochette.
Les deux boules de billard de Venus and Mars donnent une forme concrète au titre astronomique de l’album. Rouge et jaune, placées sur fond noir, elles deviennent des corps célestes autant que des objets de jeu. Cette substitution crée une image très lisible, presque abstraite, dont la simplicité contraste avec la profusion des styles musicaux à l’intérieur du disque.
La photographie utilisée pour cette couverture est associée à Linda McCartney ; la direction artistique est liée à Aubrey Powell et à Hipgnosis. Les graphismes et le contenu intérieur prolongent l’idée d’un monde propre au groupe. Des photographies prises dans le désert de Mojave installent les musiciens dans un paysage presque extraterrestre, entre imaginaire du rock américain et fantaisie.
La réflexion du collectionneur doit porter sur le tout : couverture, livret, éléments internes, éventuels autocollants et impressions nationales. Il faut comparer les objets disponibles et non supposer que toute reproduction récente du motif des boules de billard restitue l’édition originelle.
9. 1976 : Wings at the Speed of Sound et le langage du spectacle urbain
Wings at the Speed of Sound oppose une autre stratégie à la mise en scène fantastique. Le titre de l’album apparaît comme une enseigne lumineuse de cinéma sur Leicester Square, à Londres. Le rapport avec la ville et la diffusion de masse devient explicite : voici un disque qui s’annonce comme un spectacle public plutôt que comme un carnet intime.
Le projet est associé à Aubrey Powell de Hipgnosis et à une photographie de Linda McCartney. L’image demande une compréhension de l’exposition nocturne, des lettres éclairées et du contraste entre typographie et architecture. Il serait impropre de la réduire à un simple logo : c’est une véritable scène fabriquée pour l’appareil.
À l’intérieur du disque, les portraits et les autres interventions graphiques font écho à la diversité des voix entendues sur l’album. Le packaging ne prouve pas l’égalité créative entre les cinq musiciens, mais il contribue à l’image d’une formation qui veut exister collectivement.
10. 1978 : London Town, un portrait de trio redevenu mobile
Sur London Town, les membres Paul et Linda McCartney ainsi que Denny Laine apparaissent dans une composition urbaine où le pont de Tower Bridge joue un rôle de décor identitaire. Cette représentation est logique après le départ de Jimmy McCulloch et Joe English. Le visuel marque le retour d’un noyau à trois personnes, alors que les séances, réparties sur plusieurs lieux, peuvent encore comporter des contributions de musiciens liés aux phases antérieures.
La composition mêle une image de Londres à un vocabulaire de vacances et de déplacement. Sur le revers, l’atmosphère tropicale répond à l’expérience de l’enregistrement sur le bateau Fair Carol. Il serait pourtant faux d’affirmer que chaque image aurait été prise pendant ces séances : le disque construit une géographie imaginaire autant qu’un souvenir documentaire.
L’étrangeté de cette pochette fait partie de son intérêt. Moins instantanément monumentale que Band on the Run, elle résume une période de transition où le groupe devient plus intimiste dans son fonctionnement, sans perdre l’ambition internationale de sa musique.
11. 1978 : Wings Greatest et la sculpture transportée dans les Alpes
La compilation Wings Greatest met en scène une statuette figurant Sémiramis, œuvre du sculpteur Art déco Demétre Chiparus. Le concept souhaité par les McCartney associe cette figure précieuse à un paysage de montagne. Aubrey Powell et George Hardie de Hipgnosis collaborent au projet ; le photographe Angus Forbes participe à la séance organisée dans les Alpes suisses le 14 octobre 1978.
Une telle image renverse les codes habituels d’une compilation de succès. Là où l’on pourrait attendre un portrait des musiciens ou un assemblage de pochettes, le disque privilégie un objet énigmatique dans un environnement grandiose. Il adopte un prestige visuel presque muséal pour rassembler des chansons parues à différentes périodes.
La statuette réapparaît dans l’univers graphique de Back to the Egg. Cette continuité discrète permet de lire les deux objets ensemble et de suivre une histoire matérielle rarement racontée dans les rétrospectives de McCartney.
12. 1979 : Back to the Egg, le retour du quintette dans une fiction spatiale
La pochette de Back to the Egg présente la dernière formation des Wings — Paul et Linda McCartney, Denny Laine, Laurence Juber et Steve Holley — dans une pièce dont le plancher s’ouvre sur une vue de la Terre depuis l’espace. Le visuel, photographié par John Shaw, est élaboré dans le cadre du travail de Hipgnosis. Il traduit le retour à l’origine suggéré par le titre à travers une perspective irréelle.
Le décor est construit pour la photographie, et la géométrie de la pièce participe à son effet. Le visiteur ne regarde pas une photographie documentaire prise dans un bâtiment ordinaire : il contemple une installation destinée à produire un phénomène visuel impossible. La présence visible des cinq musiciens affirme par ailleurs l’existence du dernier groupe.
Les portraits du verso sont crédités à Paul et Linda McCartney. La statuette déjà mise en scène sur Wings Greatest apparaît dans le décor. Une monographie iconographique peut donc reconstituer plusieurs niveaux de création : l’objet d’art, l’installation, la photographie, la direction artistique et l’édition du disque.
13. Le 45 tours britannique : quand la couverture ne suffit pas
Les singles demandent une méthode différente de celle des albums. Un même enregistrement peut posséder une pochette illustrée sur un territoire, une enveloppe générique dans un autre et un couplage modifié selon le marché. Le fait d’avoir identifié une image de Band on the Run / Zoo Gang ne permet pas de déduire que chaque édition de Band on the Run possède ce même verso.
L’atlas des 25 pochettes transmis à Yellow-Sub donne une matière iconographique précieuse, à condition de relever séparément la référence du disque, la face B, le pays, le type de couverture et les caractéristiques visibles. On peut ainsi retracer l’utilisation d’un même visuel pour plusieurs pressages sans réduire leur diversité à une seule « pochette originale ».
Les exemplaires de Coming Up, Waterfalls et Wonderful Christmastime relèvent en outre d’une discographie Paul McCartney solo ; leur proximité temporelle avec la fin des Wings ne justifie pas un reclassement. Country Hams constitue un autre cas de crédit à traiter selon le nom imprimé lors de l’édition.
14. Variantes de couleur, cadrage et réimpression : les pièges de l’image numérique
Un fichier JPG peut avoir été recadré, accentué, assombri ou mal converti. Deux photographies différentes ne sont pas nécessairement deux pressages distincts ; et deux pressages matériellement distincts peuvent présenter une image presque identique. Le collectionneur doit confronter les images des deux faces, le dos, le label, la tranche et les matrices.
Le statut d’édition promotionnelle n’est pas une simple question de sticker. Certaines mentions ont été ajoutées après commercialisation, certaines étiquettes ont des variantes légitimes et certains exemplaires commerciaux ont été utilisés par des stations de radio. Les indices doivent être décrits sans conclusions plus catégoriques que ce que l’objet permet.
Pour un dossier de référence, les visuels doivent être conservés en haute définition dans la médiathèque, avec un nom de fichier stable, un texte alternatif décrivant l’objet et une légende qui ne confonde pas année de la chanson et année du pressage photographié.
15. Photographie et présence de Linda McCartney
Linda occupe une place singulière parce qu’elle est à la fois membre du groupe, musicienne, photographe et partenaire active de sa présentation publique. Les prises de vue de Red Rose Speedway, Venus and Mars et de nombreuses archives donnent à la discographie une profondeur familiale et documentaire rarement séparable de son histoire artistique.
Il serait réducteur de tout lui attribuer ou, à l’inverse, de ne voir dans son nom qu’un élément affectif. La photographie professionnelle requiert une conception de la lumière, de la composition, de la relation au modèle et du choix éditorial. Les pochettes révèlent différentes collaborations entre son regard et celui d’artistes et de photographes indépendants.
L’enjeu est aussi biographique. Les changements d’effectif, la vie de famille en tournée et les séances à l’étranger sont photographiés par quelqu’un qui vit ces événements. Les images possèdent donc un double statut : documents de première main et objets conçus pour la communication d’un groupe.
16. Pour écrire une fiche de pochette véritablement encyclopédique
Chaque notice doit identifier le disque, le pays et la première année d’édition, le label, la référence de catalogue, la direction artistique, les photographes, les graphistes, les personnes représentées et les éventuels objets additionnels. On joindra la description de la composition et un commentaire sur sa relation au contenu musical. Les crédits douteux doivent être signalés comme tels.
La partie collection abordera les différentes couvertures, les modifications de texte, les éventuels retirages, les inserts, les pochettes ouvrantes, les livrets et les conditions de conservation. Une photographie détaillée sera accompagnée d’une légende qui distingue ce que l’on observe directement de ce qui dépend d’une documentation supplémentaire.
Le lecteur disposera ainsi de trois parcours complémentaires : admirer une création graphique, comprendre sa fabrication et identifier correctement le disque physique qu’il possède. C’est l’ambition d’une encyclopédie, et non d’une simple galerie d’images.
Parcours encyclopédique complémentaire
La discographie des Wings · Les singles et leurs variantes · L’atlas illustré des 25 pochettes de singles · Les événements datés.












