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Ringo Starr à Temecula : le vieux marin du rock remet le cap avec son All Starr Band

Il y a quelque chose d’assez bouleversant à voir Ringo Starr repartir sur les routes en 2026, comme si le vieux marin de Liverpool refusait encore de laisser le sous-marin jaune dormir au port. Le 28 mai, au Pechanga Resort Casino de Temecula, l’ancien batteur des Beatles a lancé une nouvelle tournée américaine avec son All Starr Band, cette étrange et magnifique confrérie de vétérans où chacun vient avec ses tubes, son histoire et ses fantômes. Steve Lukather, Colin Hay, Hamish Stuart, Gregg Bissonette, Warren Ham, Buck Johnson, et même Nuno Bettencourt le temps d’un final, gravitent autour de lui comme autant d’étoiles secondaires dans une galaxie où Ringo n’a jamais cherché à prendre toute la lumière. C’est précisément ce qui rend ces concerts si touchants : ils ne prétendent pas réinventer le rock, mais rappellent qu’une chanson partagée vaut parfois mieux que toutes les postures. Entre Yellow Submarine, Octopus’s Garden, With a Little Help From My Friends, Rosanna, Africa ou Down Under, la soirée de Temecula ressemblait moins à une tournée nostalgique qu’à une célébration obstinée de l’amitié, du temps qui passe et de cette joie populaire que Ringo, à 85 ans, continue de défendre avec une simplicité désarmante.

Paul McCartney rêve d’un duo posthume avec Prince : quand The Long and Winding Road croise la route pourpre

Il y a des histoires qui semblent trop belles pour avoir attendu aussi longtemps dans l’ombre. Paul McCartney a récemment confié avoir découvert, après la mort de Prince, une version de The Long and Winding Road chantée par le Kid de Minneapolis, apparemment captée en répétition, avec cette guitare que l’on imagine déjà prête à fissurer la grande ballade blessée des Beatles. Rien n’est encore fait, bien sûr : il faudrait l’accord des ayants droit, une bande exploitable, et surtout la délicatesse nécessaire pour ne pas transformer ce miracle d’archive en bibelot patrimonial. Mais l’idée suffit à faire trembler toute la mythologie. Car cette chanson n’est pas n’importe quelle chanson : c’est l’un des grands points sensibles de McCartney, ce morceau recouvert par Phil Spector, repris plus tard à nu, et qui revient aujourd’hui vers lui par une route pourpre inattendue. Entre la mélancolie mélodique de Paul et l’électricité mystique de Prince, il y aurait là autre chose qu’un simple duo posthume : une conversation impossible entre deux génies de la pop, deux hommes-orchestres, deux fantômes du XXe siècle parlant encore au présent. À condition de laisser respirer la prise, de ne pas lisser Prince, et de faire confiance à ce que les grandes chansons savent faire mieux que nous : continuer leur chemin.

Paul McCartney – The Boys of Dungeon Lane : Le passé n’est pas un musée, c’est une chambre encore allumée

Il y a chez Paul McCartney une manière très particulière de regarder en arrière sans jamais se transformer tout à fait en statue. À 83 ans, l’ancien Beatle aurait évidemment tous les droits : celui de se contenter de célébrer son propre mythe, de ressortir les souvenirs dans la belle vaisselle, d’arpenter Liverpool comme un guide patrimonial escorté par ses fantômes. Mais The Boys of Dungeon Lane, nouvel album annoncé comme l’un de ses disques les plus personnels depuis longtemps, semble faire exactement l’inverse. McCartney y retourne vers Speke, Forthlin Road, les copains d’avant la légende, les routes partagées avec George Harrison, l’ombre de John Lennon, la présence fraternelle de Ringo Starr, les parents disparus, les amours tardives et les chambres où le désir adolescent n’a jamais vraiment cessé de trembler. Produit par Andrew Watt, le disque ne cherche pas à rajeunir artificiellement Macca, ni à l’embaumer dans la nostalgie. Il accepte sa voix vieillie, son mauvais goût fertile, sa tendresse parfois sucrée, ses audaces psychédéliques et cette faculté toujours stupéfiante à faire naître une mélodie qui paraît avoir toujours existé. Un retour aux sources, oui, mais certainement pas en bus touristique.

Paul McCartney, The Boys of Dungeon Lane : Le vieil homme et la Mersey

On croyait connaître par cœur l’histoire de Paul McCartney, de Liverpool aux Beatles, de Forthlin Road aux stades américains, de la chambre d’adolescent où naissaient les premières chansons jusqu’au monument mondial qu’il est devenu. Mais chez McCartney, le passé n’est jamais un musée fermé à double tour. C’est un atelier où l’on revient déplacer les meubles, ouvrir les tiroirs, retrouver une vieille photo, une voix, une rue, un ami disparu, et tenter d’en tirer encore une mélodie. Avec The Boys of Dungeon Lane, Paul retourne vers Speke, la Mersey, les garçons d’avant la légende, avant John Lennon l’icône, George Harrison le mystique et Ringo Starr le survivant solaire. Ce nouvel album regarde en arrière, bien sûr, mais sans se figer dans la carte postale. Il parle de l’enfance, des parents, des maisons modestes, de l’amour qui tient debout, de la voix qui vieillit et des chansons qui restent quand tout le reste s’éloigne. Un disque imparfait peut-être, mais profondément nécessaire, où McCartney ne cherche plus à prouver qu’il fut immense : il essaie simplement de rejoindre le garçon qu’il a été.

Paul McCartney, le garçon de Dungeon Lane n’a pas fini de chanter

Il y a quelque chose d’assez bouleversant à voir Paul McCartney, 83 ans, revenir non pas vers les grandes avenues de sa propre légende, mais vers une ruelle. Pas Abbey Road, pas Penny Lane, pas ces lieux désormais avalés par les cartes postales, les plaques commémoratives et les selfies de pèlerins beatlemaniacs, mais Dungeon Lane, comme une brèche discrète ouverte dans le Liverpool d’avant le mythe. Avec The Boys of Dungeon Lane, McCartney ne livre pas un disque testamentaire, ni même un album de souvenirs soigneusement vernis pour rassurer ceux qui voudraient que les Beatles restent éternellement jeunes. Il fait mieux, et plus risqué : il écrit depuis l’âge qu’il a, avec une voix qui craque parfois, des fantômes qui se pressent autour de lui, et cette insolence mélodique intacte qui lui permet encore de transformer une chambre d’adolescent, une route partagée avec George Harrison, un duo de pub avec Ringo Starr ou un bruit d’horloge en matière pop. Album charmant, imparfait, profondément habité, The Boys of Dungeon Lane regarde le passé sans s’y installer. McCartney y retrouve les garçons d’avant la gloire, mais c’est bien le vieil homme, encore affamé de chansons, qui nous touche le plus.

Paul McCartney aide Stephen Colbert à dire adieu au Late Show : quand un Beatle éteint la lumière de l’Amérique

Il y a des soirs où la télévision américaine cesse d’être seulement un décor, un flux de blagues et de fauteuils bien éclairés, pour redevenir ce qu’elle fut parfois à son âge d’or : un théâtre collectif, traversé par des fantômes et des chansons plus grandes que le programme qui les accueille. Le dernier Late Show with Stephen Colbert appartenait à cette catégorie rare. Pour refermer onze années d’antenne et une histoire commencée bien avant lui avec David Letterman, Colbert a reçu l’invité qui pouvait, mieux que n’importe qui, donner à cet adieu une profondeur historique : Paul McCartney. Le choix n’avait rien d’un simple coup de prestige. En revenant à l’Ed Sullivan Theater, là même où les Beatles avaient fait basculer l’Amérique en 1964, McCartney ne venait pas seulement chanter Hello, Goodbye. Il venait relier deux époques, deux mythologies, deux manières de croire encore à la puissance d’un moment partagé devant un écran. Entre la fin d’une institution du late-night, le souvenir incandescent de la Beatlemania et l’étrange douceur d’un Beatle chargé d’éteindre la lumière, cette dernière émission ressemblait moins à une sortie de scène qu’à une boucle pop parfaitement refermée.

Paul McCartney sur TikTok : le vieux magicien de Liverpool entre dans la chambre des enfants du siècle

On aurait pu sourire à l’idée de voir Paul McCartney, 83 ans, débarquer sur TikTok pour présenter The Boys of Dungeon Lane, son nouvel album solo, comme si l’ancien monde de la pop venait demander poliment l’hospitalité aux enfants du scroll. Mais avec lui, ce genre de collision n’a rien d’une anomalie. McCartney a toujours compris que les chansons ne survivent qu’en circulant, qu’elles passent des 45-tours aux radios, des radios aux clips, des clips aux plateformes, et qu’elles changent de décor sans forcément perdre leur âme. Le 27 mai, à 16h30 heure de Paris, l’ancien Beatle participera à un TikTok LIVE Premiere mondial pour répondre aux questions des fans et ouvrir la porte de ce disque annoncé comme un retour aux années d’avant la légende : Liverpool, Speke, Forthlin Road, Dungeon Lane, les parents, George Harrison, John Lennon, les rues ordinaires où tout s’est joué avant même que personne ne sache qu’une révolution pop était en train de naître. The Boys of Dungeon Lane semble ainsi moins regarder les Beatles que ce qui les précède : le garçon avant le monument, la mémoire avant le mythe, la chanson avant l’histoire officielle. Et c’est peut-être là que l’événement devient passionnant : Paul McCartney ne vient pas seulement vendre un album sur TikTok, il vient rappeler pourquoi les chansons existent encore quand les époques, elles, disparaissent.

La flûte de The Fool On The Hill aux enchères : quand un souffle oublié raconte toute l’histoire des Beatles

Il y a des reliques qui s’imposent par le vacarme qu’elles ont provoqué, des guitares martyrisées, des amplis poussés jusqu’à l’agonie, des costumes devenus icônes parce qu’un Beatle les a portés sous les projecteurs. Et puis il y a des objets plus discrets, presque timides, dont la puissance tient précisément à ce qu’ils ont traversé l’histoire sans réclamer la lumière. La flûte de Jack Ellory appartient à cette seconde famille. Instrument de studio, outil de travail, tube d’argent façonné par Albert Cooper, elle n’a pas seulement accompagné The Fool On The Hill : elle a contribué à donner à la chanson de Paul McCartney son air suspendu, son parfum de fable douce-amère, cette manière de flotter au-dessus du monde comme si la pop, soudain, savait respirer autrement. Mise aux enchères chez Gardiner Houlgate le 12 juin 2026, estimée entre 10 000 et 20 000 livres, elle raconte bien plus qu’une anecdote de collectionneur. Elle remet en lumière Jack Ellory, musicien de l’ombre entendu chez les Beatles, dans Bond, chez Mancini ou dans tout un pan du Londres sonore des sixties. Une flûte, quelques mesures, et c’est toute la part invisible du miracle Beatles qui revient à la surface.

Paul McCartney et The Boys of Dungeon Lane : Liverpool n’a pas fini de parler

Il y a des villes qui finissent par être plus grandes que les chansons qu’elles ont vues naître. Liverpool est de celles-là : une ville de rues humides, de maisons modestes, de clubs exigus et de fantômes qui n’ont jamais vraiment quitté les lieux. Avec The Boys of Dungeon Lane, Paul McCartney ne revient pas seulement sur ses pas, il retourne vers la matière première de sa propre légende, avant les Beatles, avant l’Amérique, avant les stades, avant les statues et les pèlerinages obligés. Le disque, annoncé comme l’un des plus intimes de sa longue vie d’auteur, regarde du côté de Speke, de Forthlin Road, de la Jacaranda, de cette géographie minuscule où s’est pourtant inventée une partie de la pop moderne. On y croise forcément John Lennon, George Harrison, Ringo Starr, les parents, les deuils, les premiers accords, les rêves trop grands pour les poches d’un adolescent de Liverpool. Mais le plus intéressant n’est peut-être pas dans la nostalgie : il est dans cette manière qu’a McCartney, à 83 ans, de chercher encore une chanson derrière un souvenir, une mélodie derrière une rue, une pulsation vivante derrière le marbre de sa propre légende.

« Lost Horizon » : la chanson que Paul McCartney avait oubliée

Il y a chez Paul McCartney une manière assez bouleversante d’habiter son propre passé : non pas comme un musée où tout serait classé, vitrifié, définitivement raconté, mais comme une immense maison pleine de pièces encore fermées. Lost Horizon, deuxième titre de The Boys of Dungeon Lane, appartient à cette catégorie rare des chansons revenues de loin, celles qu’on croyait perdues avant même de savoir qu’elles existaient. Retrouvée par Eddie Klein au milieu de vieilles bandes en cours de numérisation, cette maquette du début des années 2000 avait tout d’un petit miracle domestique : une chanson complète, avec ses couplets, ses refrains et ses ponts, oubliée par son propre auteur comme un message laissé par une version plus jeune de lui-même. Plutôt que de la reconstruire de fond en comble, McCartney et Andrew Watt choisissent alors la fidélité, la retouche légère, le geste juste. Une Telecaster de 1956 suffit à faire passer l’électricité, avec Steve Cropper en ligne d’horizon et cette science de l’économie qui sépare les musiciens démonstratifs des grands maîtres. Lost Horizon devient ainsi bien plus qu’une curiosité d’archives : une preuve supplémentaire que, chez McCartney, les chansons ne meurent jamais vraiment. Elles attendent seulement qu’une oreille attentive leur rende la lumière.

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