Le 10 octobre 2025, « Power To The People (Super Deluxe Edition) » retracera l’activisme artistique et politique de John Lennon et Yoko Ono entre 1969 et 1972. Ce coffret de 12 disques, avec 123 titres dont 90 inédits, inclut les concerts One To One remixés, démos rares, sessions live et un livre de 204 pages. Supervisé par Sean Ono Lennon, il offre une restauration sonore immersive et une plongée dans la fusion musique-militance du couple.
En 1973, Paul McCartney signe avec Wings un « special » télé télévisé intitulé « James Paul McCartney ». John Lennon, regardant depuis New York, avouera s’être « tortillé » à la vue de certaines séquences, notamment celles filmées à Liverpool. Entre admiration, gêne et divergence artistique, ce moment illustre la fracture esthétique post-Beatles : McCartney opte pour le grand public et la variété, tandis que Lennon poursuit sa quête militante et brute.
Le coffret « Power To The People (Super Deluxe Edition) », disponible le 10 octobre 2025, explore la période militante de John Lennon et Yoko Ono entre 1969 et 1972. Sur 12 disques et avec 90 inédits, il retrace leur engagement artistique et politique à New York, entre concerts, happenings, et enregistrements intimes. Supervision de Sean Ono Lennon, remixes soignés, documents rares et un livre de 204 pages renforcent l’immersion dans cette phase essentielle et controversée du duo.
John Lennon entretenait un rapport ambivalent avec la scène. Marqué par l’épuisement des tournées Beatles et le vacarme des stades, il privilégia des apparitions rares et ciblées. De Toronto 1969 aux concerts One to One de 1972, il recherchait des formats intimes ou porteurs de sens, refusant la routine des arènes qu’il jugeait « robotisante ». Ce choix éclaire son héritage scénique et sa cohérence artistique.
John Lennon a toujours refusé d’être figé en icône, redoutant le destin d’un artiste célébré mais vidé de son élan créatif. Des expérimentations des Beatles à l’austérité de Plastic Ono Band, de l’activisme new-yorkais à l’accueil du dernier single Now and Then, il privilégiait la création vivante à la nostalgie. L’article explore ce refus, son rapport aux reformations, et les débats autour de son héritage, éclairés par sa mise en garde contre le « scénario Chaplin ».
En 2009, Paul McCartney enregistre Good Evening New York City, un album live capturant trois concerts au Citi Field, lieu chargé d’histoire pour les Beatles. Accompagné de son groupe et rejoint par Billy Joel, McCartney revisite ses classiques des Beatles, de Wings et de sa carrière solo. Le coffret CD/DVD, avec des images immersives et un mixage signé Geoff Emerick, reçoit un accueil enthousiaste. La version live de Helter Skelter décroche même un Grammy, confirmant l’aura intacte de McCartney sur scène.
En 1972, John Lennon sort « Woman Is The N—r Of The World », une chanson provocatrice qui s’attaque aux inégalités de genre et de race. Inspirée par Yoko Ono, elle est née d’une frustration personnelle face au machisme et aux discriminations. Bien que boycottée par les radios américaines, elle devient un hymne féministe et social. L’engagement de Lennon pour des causes progressistes, à travers cette chanson, marque un tournant dans sa carrière post-Beatles.
Lors des concerts One To One en 1972 à Madison Square Garden, John Lennon livre une performance mémorable de Hound Dog, hommage à Elvis Presley. Ce morceau, plus qu’une simple reprise, illustre son amour pour le rock’n’roll et son respect profond pour Presley. Accompagné du Plastic Ono Elephant’s Memory Band, Lennon injecte une énergie brute et personnelle à la chanson. Ce moment, capturé sur l’album Live in New York City (1986), témoigne du retour créatif de Lennon et de sa capacité à se réapproprier les classiques du rock.
En 1972, John Lennon retrouve la scène à New York pour un concert unique, engagé et vibrant. Live in New York City capture cette performance historique et intime, entre rock et rédemption.
À l’été 1972, John Lennon surprend avec Some Time In New York City, un album militant co-signé avec Yoko Ono et produit par Phil Spector. Engagé politiquement, il aborde le féminisme, le racisme et la guerre du Vietnam, mais l’album est un échec critique et commercial. Sous surveillance du FBI, Lennon s’immerge dans la contestation américaine, mais son virage radical déroute. Malgré son impact limité, l’album reste un témoignage unique de son activisme, illustrant les tensions entre engagement et musique.












