Sorti le 6 août 1965, Help! cache deux versions de sa chanson-titre, une pochette qui n’épelle rien et le premier disque solo d’un Beatle. Dossier expert.
À l’été 1965, Help! avance comme une machine pop parfaitement huilée, mais derrière les morceaux de façade et la vitrine du film se cache une zone plus feutrée où les Beatles laissent passer des nuances. C’est là que George Harrison glisse You Like Me Too Much, troisième tentative d’un auteur encore coincé dans l’ombre du duo Lennon/McCartney. On la croit d’abord gentille, presque domestique, puis quelque chose accroche : ce « tu m’aimes trop » qui sonne comme un sourire serré, cette tendresse traversée par un soupçon de contrôle, cette assurance calme qui rend les paroles ambiguës. En quelques minutes, Harrison esquisse un personnage, pas héroïque, mais vrai, et le groupe l’habille avec un luxe discret : piano et basse qui densifient, élégance de George Martin, guitare en phrases plutôt qu’en démonstration. Pourquoi ce titre a-t-il été longtemps relégué au rang de curiosité ? Et si, au contraire, il était l’un de ces paliers qui expliquent tout le reste, la lente conquête d’espace d’un compositeur en train de devenir lui-même ?
On a longtemps résumé George Harrison à un rôle : le guitariste de luxe coincé derrière deux phares, avec une ou deux chansons par album comme un strapontin en fin de générique. Sauf qu’aux Beatles, un strapontin suffit parfois à voler la scène. Ce portrait en cinq titres raconte mieux sa trajectoire que n’importe quel procès en sous-estimation : l’étincelle d’In Spite of All the Danger quand tout n’est encore qu’un rêve de Liverpool, l’apprentissage pop de You Like Me Too Much, le coup de coude adulte de Taxman qui ouvre Revolver, puis la mue splendide d’Here Comes the Sun, respiration écrite loin des réunions toxiques d’Apple. Et enfin I Me Mine, petit verdict sur l’ego au moment où le groupe se défait. Entre frustration, patience et précision, on voit Harrison passer du “petit” à l’arme secrète, celui qui arrive avec des chansons déjà mûres quand Lennon et McCartney se déchirent. Une lecture chanson par chanson pour comprendre comment un talent comprimé finit par devenir diamant — et pourquoi, sans lui, les Beatles n’auraient pas eu tout à fait la même profondeur.
« You Like Me Too Much », chanson méconnue de George Harrison, révèle dès 1965 un auteur au regard lucide sur l’amour. Derrière une mélodie pop légère, Harrison esquisse une relation de pouvoir, éloignée des romances classiques des Beatles. Ce morceau marque un tournant discret mais crucial dans sa quête artistique, où réalisme émotionnel, ironie et refus des clichés préfigurent son génie à venir.
Tout au long de sa carrière solo,George Harrison n’a jamais eu le temps de faire de la figuration. Rester les bras croisés pendant que John Lennon et Paul McCartney peignaient des chefs-d’œuvre n’a pas dû être facile, et lorsqu’il a finalement commencé à voler de ses propres ailes, il avait une grande exigence de qualité […]
L’EP ‘Yesterday’ des Beatles est devenu leur septième numéro 1 le 26 mars 1966, et a passé sept semaines au sommet de la liste des meilleures ventes. C’est dans les années 1950 que les maisons de disques ont repéré une opportunité de sortir un nouveau format qui occupait un espace entre les singles et les […]
Informations sur l’album Pays : Inde Support : 78 Tours Label : Parlophone Numéro de série : DPE 185 Mixage : Mono Date de publication : 01/11/2030 Track-listing de l’album Face A You Like Me Too Much Face B Tell Me What You See Informations complémentaires Date non connue
Informations sur l’album Pays : Allemagne Support : EP Label : odeon Numéro de série : 1C 016-06 325 Mixage : Mono Date de publication : 01/03/1977 Track-listing de l’album Face A Yesterday Act Naturally Face B You Like Me Too Much It’s Only Love Informations complémentaires Matrice Face A : Manufactured in Germany 06 […]
Informations sur l’album Pays : International Support : CD Label : Capitol Mixage : Mono Date de publication : 21/01/2014 Track-listing de l’album Kansas City / Hey, Hey, Hey, Hey Eight Days a Week You Like Me Too Much Bad Boy I Don’t Want to Spoil the Party Words of Love What You’re Doing Yes […]
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