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(Prochainement disponible)
Écrit par : Richard Starkey, Bruce Sugar
Enregistré : 2025-2026
Producteurs : T Bone Burnett, Daniel Tashian, Bruce Sugar
Sortie : 24 avril 2026
Disponible sur :
Long Long Road
Ringo Starr : chant, batterie
Paul Franklin : steel guitar
T Bone Burnett : mandoline
Dennis Crouch : basse
Rory Hoffmann : claviers
David Mansfield : alto
Sheryl Crow : chant
« Long Long Road », que l’on peut traduire par « Une longue, longue route », est la dernière chanson du 22e album studio solo de Ringo Starr, également intitulé Long Long Road.
La chanson a été écrite par Ringo Starr, sous son véritable nom Richard Starkey, et Bruce Sugar, son collaborateur de longue date. Elle clôt un album dont le titre prend une résonance très personnelle dans la bouche d’un artiste qui, à 85 ans, peut regarder derrière lui plus de six décennies de carrière professionnelle.
L’enregistrement bénéficie également de la participation de Sheryl Crow au chant, tandis que Paul Franklin, T Bone Burnett, Dennis Crouch, Rory Hoffmann et David Mansfield complètent un arrangement profondément ancré dans l’esthétique country et roots qui caractérise cette nouvelle période de Ringo Starr.
« J’ai beaucoup de chance d’avoir T Bone dans ma vie en ce moment et de pouvoir travailler avec lui sur ces disques.
Après avoir terminé l’album précédent, que j’adore réécouter, celui-ci s’est en quelque sorte fait tout seul.
Je dis parfois qu’il m’arrive de prendre les bonnes décisions. À n’importe quel moment, on peut aller à gauche ou à droite, et l’une de mes bonnes décisions a été de travailler avec T Bone sur Look Up, puis maintenant sur celui-ci, que j’ai décidé d’appeler Long Long Road, parce que j’ai parcouru une longue, longue route. »
Ringo Starr
Difficile d’imaginer titre plus approprié pour conclure cet album.
« Long Long Road » signifie simplement « Une longue, longue route », mais dans le cas de Ringo Starr, l’image prend une dimension presque autobiographique. Et cette fois, il ne s’agit pas seulement d’une interprétation possible : Ringo lui-même explique très clairement pourquoi il a choisi ce titre.
Il parle de la route qu’il a parcourue.
Cette phrase suffit à donner au morceau une importance particulière dans sa discographie.
À 85 ans, après Liverpool, Hambourg, les Beatles, la Beatlemania, Abbey Road, la séparation du groupe, une carrière solo commencée en 1970, des décennies de tournées et le All-Starr Band, Ringo Starr peut légitimement parler d’une « longue, longue route ».
La déclaration de Ringo est particulièrement précieuse parce qu’elle évite toute spéculation inutile.
Le titre ne repose pas uniquement sur une belle métaphore.
Il vient directement de son expérience personnelle.
Ringo explique que la collaboration avec T Bone Burnett sur Look Up fut l’une de ces « bonnes décisions » que l’on prend lorsqu’on arrive à un carrefour.
L’image est très simple : dans la vie, on peut tourner à gauche ou à droite.
Pour Ringo, choisir de travailler avec Burnett fut le bon chemin.
Cette collaboration a conduit à Look Up, puis presque naturellement à Long Long Road.
Comme « You And I (Wave Of Love) », « Long Long Road » est cosignée Richard Starkey et Bruce Sugar.
Ce détail lui donne une importance supplémentaire.
Ringo ne se contente pas de chanter une chanson qui pourrait être interprétée comme le résumé de son parcours : il participe directement à son écriture.
Il devient donc difficile de ne pas entendre le morceau comme quelque chose de profondément personnel.
Sans supposer que chaque phrase soit autobiographique, le choix du titre et les déclarations de Starr montrent clairement que l’idée de la route renvoie à sa propre vie.
Bruce Sugar est l’un des collaborateurs les plus fidèles de la carrière récente de Ringo Starr.
Leur relation artistique s’étend sur de nombreuses années et plusieurs albums.
Sa présence à l’écriture de « Long Long Road » est donc particulièrement cohérente.
Une chanson consacrée au chemin parcouru est coécrite avec quelqu’un qui a lui-même accompagné Ringo pendant une partie importante de cette route.
Cette dimension donne au morceau un caractère presque collectif.
La route appartient à Ringo, mais elle a toujours été parcourue avec d’autres.
La présence de Sheryl Crow au chant apporte une autre couleur importante au morceau.
Son univers musical se situe depuis longtemps au croisement du rock, de la country, de la pop et de l’Americana.
Elle s’intègre donc naturellement à l’esthétique de Long Long Road.
Sa voix apporte un contraste intéressant avec celle de Ringo Starr.
Ringo possède aujourd’hui un timbre marqué par l’âge, immédiatement reconnaissable.
Sheryl Crow apporte une voix plus claire, mais également profondément enracinée dans les traditions américaines.
Cette association convient particulièrement bien à une chanson de conclusion.
Les crédits de « Long Long Road » sont remarquablement cohérents avec l’identité développée sur l’ensemble de l’album.
Paul Franklin joue de la steel guitar.
T Bone Burnett intervient à la mandoline.
Dennis Crouch tient la basse.
Rory Hoffmann joue des claviers.
David Mansfield apporte l’alto.
Cette instrumentation donne au morceau une couleur à la fois country, folk et Americana.
L’alto de Mansfield apporte notamment une profondeur inhabituelle qui convient parfaitement à un morceau destiné à refermer l’album.
La présence de T Bone Burnett à la mandoline est particulièrement symbolique.
Sur les deux albums récents de Ringo Starr, Burnett a été bien plus qu’un simple producteur.
Il est devenu l’architecte d’une nouvelle direction artistique.
Avec Look Up, il a replacé Ringo dans l’univers country et roots qui l’accompagnait depuis sa jeunesse.
Avec Long Long Road, cette collaboration s’est approfondie.
Le fait que Burnett soit présent sur la chanson-titre, à la mandoline, résume parfaitement cette relation.
La phrase de Ringo sur les choix de vie est l’un des éléments les plus intéressants de son témoignage.
Il explique qu’à certains moments, on peut aller « à gauche ou à droite ».
Ce sont les bifurcations d’une existence.
Pour lui, travailler avec T Bone Burnett fut l’un de ces choix réussis.
Cette image correspond parfaitement au titre de l’album.
Une route n’est jamais totalement droite.
Elle comporte des croisements.
Des détours.
Des choix.
Et parfois, des rencontres qui changent la direction du voyage.
Ringo insiste également sur le fait que ce nouvel album s’est produit presque naturellement après Look Up.
Il dit que le disque « s’est en quelque sorte fait tout seul ».
Cette phrase montre à quel point la relation artistique avec Burnett s’est installée facilement.
Look Up n’a donc pas été une expérience isolée.
Il a ouvert une porte.
Long Long Road est la conséquence de cette porte ouverte.
Lorsque Ringo Starr parle de sa « longue, longue route », il faut même remonter avant les Beatles.
Richard Starkey naît à Liverpool en 1940.
Adolescent, il se passionne pour la musique.
Il joue avec Rory Storm and the Hurricanes avant de rejoindre les Beatles en 1962.
Il possède donc déjà une véritable expérience professionnelle lorsqu’il entre dans le groupe.
La route ne commence pas avec la Beatlemania.
Elle commence dans les clubs, les salles de bal et les groupes de Liverpool.
Entre 1962 et 1970, la route s’accélère brutalement.
Les Beatles deviennent le groupe le plus célèbre du monde.
En quelques années, Ringo passe des clubs de Liverpool aux stades américains.
Il traverse la Beatlemania, les tournées internationales, les séances d’Abbey Road et la transformation des Beatles d’un groupe de scène en laboratoire de création.
Pour n’importe quel musicien, une telle période suffirait à remplir une carrière entière.
Pour Ringo, elle n’en constitue que le début.
La séparation des Beatles aurait pu marquer la fin de cette route.
Elle en ouvre une nouvelle.
Ringo entame une carrière solo, enregistre Sentimental Journey, puis Beaucoups Of Blues, avant de connaître plusieurs grands succès durant les années 1970.
Cette période montre déjà une caractéristique fondamentale de sa personnalité : sa capacité à continuer.
Il ne tente pas de devenir un nouveau Beatles à lui seul.
Il construit autre chose.
Le lien entre Long Long Road et le passé country de Ringo Starr est particulièrement important.
En 1970, Ringo part à Nashville enregistrer Beaucoups Of Blues.
À l’époque, le choix surprend.
Plus de cinquante ans plus tard, il apparaît presque prophétique.
La country n’était pas une parenthèse dans la carrière de Ringo.
Elle était l’une de ses racines les plus profondes.
Avec Look Up puis Long Long Road, cette passion revient au premier plan.
Une longue route n’est évidemment pas faite uniquement de succès.
Ringo Starr a traversé plusieurs périodes difficiles.
Les années 1970 ont aussi été celles des excès.
Sa carrière discographique a connu des passages plus incertains.
Il a dû trouver une nouvelle manière d’exister après les Beatles.
Cette dimension donne encore plus de poids au titre.
« Long Long Road » ne signifie pas seulement « longue carrière ».
Cela peut aussi suggérer les détours, les difficultés et les moments où le chemin devient moins évident.
À partir de 1989, le All-Starr Band devient l’une des grandes constantes de la carrière de Ringo.
Le concept correspond parfaitement à sa personnalité.
Ringo ne veut pas être seul au centre.
Il rassemble des musiciens.
Il partage la scène.
Chacun joue ses propres chansons.
Cette formule montre à quel point la notion de route chez Starr reste collective.
Il avance entouré.
Il est impossible d’évoquer le parcours de Ringo Starr sans penser à John Lennon et George Harrison.
Lennon est assassiné en 1980.
Harrison meurt en 2001.
Ces pertes font évidemment partie de l’histoire personnelle de Ringo.
Encore une fois, rien n’autorise à affirmer que « Long Long Road » parle directement d’eux.
Mais lorsque Ringo évoque une route parcourue pendant plus de six décennies, ces absences font nécessairement partie du paysage.
Avec Paul McCartney, Ringo Starr demeure l’un des deux Beatles encore en vie.
Leur relation continue d’être l’un des liens les plus émouvants avec cette histoire.
Ils se retrouvent parfois sur scène ou en studio.
Cette continuité montre que la route des Beatles ne s’est jamais totalement arrêtée.
Elle a simplement pris d’autres directions.
Il serait très facile de transformer « Long Long Road » en chanson d’adieu.
Ce serait probablement une erreur.
Ringo Starr ne présente pas cet album comme une conclusion à sa carrière.
Au contraire, sa déclaration est pleine d’enthousiasme pour la collaboration avec T Bone Burnett.
Il parle de ce qui s’est passé après Look Up, pas de ce qui doit s’arrêter après Long Long Road.
La longue route continue.
C’est ce qui rend le morceau particulièrement intéressant.
Le titre regarde évidemment vers le passé.
Mais il ne semble pas prisonnier de la nostalgie.
Ringo constate simplement qu’il a parcouru un chemin immense.
Il ne demande pas à revenir en arrière.
Cette nuance rejoint plusieurs chansons de l’album.
Retourner, partir, aimer, perdre, se souvenir : tous ces thèmes existent, mais l’album continue à avancer.
En tant que dernière chanson, « Long Long Road » fonctionne presque comme un générique de fin.
Tout l’album est traversé par les images de départ, de retour, de temps et de chemin.
Puis arrive la chanson-titre.
Le narrateur regarde enfin la route dans son ensemble.
Cette position lui donne une force particulière.
L’album ne se termine pas sur une réponse définitive.
Il se termine sur le constat du voyage.
La route évoquée par Ringo est aussi celle de la musique elle-même.
Skiffle.
Country.
Rock ’n’ roll.
Beatles.
Pop.
Rock.
Nashville.
All-Starr Band.
Retour aux racines.
Tous ces univers ont jalonné son parcours.
Long Long Road rassemble plusieurs d’entre eux.
C’est peut-être le paradoxe le plus intéressant de cette période.
Ringo Starr revient vers la country qu’il aimait lorsqu’il était jeune.
Mais il ne revient pas en arrière.
Il travaille avec de nouveaux musiciens.
Il enregistre de nouvelles chansons.
Il continue à avancer.
Le passé devient une ressource, pas un refuge.
À 85 ans, Ringo Starr pourrait se contenter d’exploiter son catalogue.
Il choisit encore d’enregistrer.
Cette décision donne au titre une valeur supplémentaire.
La route est longue, mais elle n’est pas terminée simplement parce qu’elle est longue.
C’est là toute la différence.
Le titre ne parle pas d’arrivée.
Il parle de route.
Cette nuance est essentielle.
Une destination marque une fin.
Une route implique encore du mouvement.
C’est peut-être la plus belle manière de comprendre le choix de Ringo.
Il ne dit pas : « Je suis arrivé ».
Il dit : « J’ai parcouru une longue, longue route. »
Même cette chanson très personnelle reste un travail collectif.
Bruce Sugar participe à l’écriture.
T Bone Burnett joue de la mandoline.
Sheryl Crow chante.
Paul Franklin, Dennis Crouch, Rory Hoffmann et David Mansfield complètent l’ensemble.
C’est très Ringo.
Même lorsqu’il parle de sa propre route, il la raconte avec d’autres.
Peu de titres pourraient mieux convenir à Ringo Starr en 2026.
Il a parcouru une route que presque aucun musicien ne pouvait imaginer lorsqu’il était jeune à Liverpool.
Il a participé à l’histoire des Beatles.
Il a survécu à leur séparation.
Il a construit une carrière solo.
Il a traversé les décennies.
Il continue à enregistrer.
Et il continue surtout à choisir de nouveaux chemins.
Long Long Road ne ressemble donc pas à une épitaphe.
Il ressemble plutôt à un regard posé sur le rétroviseur avant de continuer à conduire.
La route est longue.
Très longue.
Mais Ringo Starr est encore dessus.
Life’s a long, long road that leads us somewhere
It’s a heavy load when you’re trying to get there
We all carry on through thick and thin
I look in the mirror and wonder where, where I’ve been

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