Don’t Be Cruel : paroles, traduction et histoire

Don’t Be Cruel — illustration conservée de la fiche

« Don’t Be Cruel » est d’abord un monument du répertoire popularisé par Elvis Presley en 1956. La composition associe Otis Blackwell à Presley dans les crédits publiés et incarne l’une des formes les plus immédiatement reconnaissables du premier rock américain : pulsation souple, chant familier et refrain capable d’être repris par toute une salle. Pour Ringo Starr, qui a grandi au contact de ces disques, l’enregistrer au début des années 1990 ne relève pas d’une tentative de modernisation spectaculaire. Il s’agit plutôt de renouer avec le langage musical qui avait nourri les groupes de Liverpool avant même la célébrité des Beatles.

La chanson en bref

Interprète(s)
Ringo Starr
Auteurs
Otis Blackwell ; Elvis Presley
Explorer la chanson et le dossier Ringo Starr

Paroles originales

You know I can be found
Sitting home all alone,
If you can’t come around,
At least, please, telephone.
Don’t be cruel
To a heart that’s true.

Baby, if I made you mad
For something I might have said,
Please, don’t forget my past,
The future looks bright ahead.
Don’t be cruel
To a heart that’s true.

I don’t want no other love,
Baby, it’s still you I’m thinking of.
Don’t stop thinking of me,
Don’t make me feel this way.
Come on over here and love me,
You know what I want you to say.
Don’t be cruel
To a heart that’s true.

Why should we be apart?
I really love you, baby, cross my heart.
Let’s walk up to the preacher,
Let us say, I do.
Then you’ll know you’ll have me
And I know that I’ll have you.
Don’t be cruel
To a heart that’s true.

I don’t want no other love,
Baby, it’s still you I’m thinking of.
Don’t be cruel
To a heart that’s true.
Don’t be cruel
To a heart that’s true.

I don’t want no other love,
Baby, it’s still you I’m thinking of.

Traduction française

Tu sais que tu peux me trouver
Assis tout seul à la maison.
Si tu ne peux pas passer,
Au moins, je t’en prie, téléphone.
Ne sois pas cruelle
Envers un cœur sincère.

Chérie, si je t’ai mise en colère
À cause de quelque chose que j’ai pu dire,
Je t’en prie, n’oublie pas mon passé.
L’avenir s’annonce radieux.
Ne sois pas cruelle
Envers un cœur sincère.

Je ne veux pas d’un autre amour,
Chérie, c’est toujours à toi que je pense.
Ne cesse pas de penser à moi,
Ne me fais pas souffrir ainsi.
Viens ici et aime-moi,
Tu sais ce que je veux t’entendre dire.
Ne sois pas cruelle
Envers un cœur sincère.

Pourquoi devrions-nous être séparés ?
Je t’aime vraiment, chérie, je te le jure.
Allons trouver le pasteur,
Disons « Oui, je le veux ».
Alors tu sauras que je suis à toi
Et je saurai que tu es à moi.
Ne sois pas cruelle
Envers un cœur sincère.

Je ne veux pas d’un autre amour,
Chérie, c’est toujours à toi que je pense.
Ne sois pas cruelle
Envers un cœur sincère.
Ne sois pas cruelle
Envers un cœur sincère.

Je ne veux pas d’un autre amour,
Chérie, c’est toujours à toi que je pense.

Histoire de la chanson

« Don’t Be Cruel » est d’abord un monument du répertoire popularisé par Elvis Presley en 1956. La composition associe Otis Blackwell à Presley dans les crédits publiés et incarne l’une des formes les plus immédiatement reconnaissables du premier rock américain : pulsation souple, chant familier et refrain capable d’être repris par toute une salle. Pour Ringo Starr, qui a grandi au contact de ces disques, l’enregistrer au début des années 1990 ne relève pas d’une tentative de modernisation spectaculaire. Il s’agit plutôt de renouer avec le langage musical qui avait nourri les groupes de Liverpool avant même la célébrité des Beatles.
La version de Ringo a été travaillée en mai 1991 dans les séances dirigées par Jeff Lynne pour le projet Time Takes Time. Entre le 20 et le 31 mai, Lynne et Starr enregistrent plusieurs morceaux, dont « Don’t Be Cruel », « Call Me », « After All These Years » et « Don’t Go Where the Road Don’t Go ». Seuls les deux derniers sont finalement retenus dans le programme principal de l’album. La reprise d’Elvis trouve néanmoins sa place comme titre supplémentaire sur certaines éditions, notamment japonaise, ce qui explique les différences entre discographies nationales.
Jeff Lynne est un partenaire particulièrement intéressant pour cette chanson. Producteur passionné par les enregistrements des années 1950 et 1960, il travaille volontiers les guitares, les chœurs et la profondeur sonore afin de retrouver l’impression d’un disque classique tout en exploitant les moyens du studio moderne. Sa présence rattache la reprise à la renaissance artistique de Ringo après le lancement du All-Starr Band en 1989. Le morceau ne doit pas être confondu avec les compositions originales de la période ni présenté comme une participation d’Elvis, disparu depuis longtemps.
Il importe également de ne pas attribuer à « Don’t Be Cruel » tous les musiciens du disque Time Takes Time. Celui-ci fut élaboré sous la direction de quatre producteurs différents : Don Was, Jeff Lynne, Peter Asher et Phil Ramone. Les équipes changent d’une séance à l’autre. Les crédits généraux de l’album ne suffisent donc pas à identifier, instrument par instrument, la formation ayant enregistré cette reprise. La date collective des sessions de Lynne est établie ; une fiche de piste exige en revanche des preuves plus spécifiques pour nommer chaque exécutant.
Sur le plan de la réception, cette version n’est pas connue comme un nouveau succès commercial autonome de Ringo Starr. Son intérêt historique tient davantage à la réapparition d’Elvis dans son répertoire de studio et à son statut d’enregistrement associé à certaines éditions. Elle illustre une fidélité ancienne : chez Ringo, le rock and roll des débuts n’est jamais simplement un souvenir de jeunesse, mais une réserve de chansons susceptibles d’être réinvesties à chaque nouvelle étape de sa carrière.
Il faut bien distinguer l’enregistrement de Ringo de celui d’Elvis Presley. La composition est signée Otis Blackwell et Elvis Presley, et Ringo l’enregistre en mai 1991 sous la direction de Jeff Lynne, lequel apporte guitare, basse, piano et chœurs pendant que Ringo chante et joue de la batterie. La reprise sert de bonus à l’édition japonaise de Time Takes Time et paraît également sur le CD single britannique Weight of the World en mai 1992. Le lien avec les Beatles remonte à leur répertoire scénique de la période 1959-1961, et non à un enregistrement officiel des quatre musiciens.

Complément historique . Reprise d’Elvis Presley réalisée dans la campagne « Time Takes Time », produite par Jeff Lynne. Parue notamment comme face B de « Weight of the World » et comme plage supplémentaire de l’édition japonaise : elle ne fait pas partie des dix chansons de l’album mondial.

La fiche ne doit pas être rattachée automatiquement à un album original : son statut de single, bonus, pièce de film ou séance inédite nécessite un champ discographique propre. Le crédit de composition actuellement renseigné nomme Otis Blackwell ; Elvis Presley. La chanson requiert une notice séparant œuvre, enregistrement, édition et éventuelle prestation scénique. Le relevé de travail propose pour l’enregistrement : 20–31 mai 1991. Cette précision n’équivaut à une date de prise définitive que si elle est rattachée au titre et non au seul album. Production inscrite dans la fiche : Jeff Lynne. L’absence d’album de référence n’autorise pas à construire un numéro de piste ou une édition hypothétique.

Identité et versions de la chanson

Chanson — titre de référence

Don’t Be Cruel

Types de versions

Studio

Interprètes / participations

Ringo Starr

Auteurs / compositeurs

Otis Blackwell ; Elvis Presley

Enregistrement en studio

Dates des séances studio

20–31 mai 1991

Studios / lieux d’enregistrement

Rumbo Recorders, Canoga Park (Los Angeles) — séances de mai 1991 avec Jeff Lynne.

Musiciens et instruments — studio

Ringo Starr — chant, batterie ; Jeff Lynne — guitare, basse, piano, chœurs

Producteurs — studio

Jeff Lynne

Contexte, création et anecdotes

Histoire / contexte de la chanson

« Don’t Be Cruel » figure notamment sur l’édition japonaise de Time Takes Time, paru en 1992. La chanson est signée Otis Blackwell et Elvis Presley. Ringo revisite le classique popularisé par Elvis Presley, retrouvant les chansons rock de sa jeunesse.

Dans les crédits de studio figurent également Jeff Lynne (guitare, basse, piano, chœurs). La production est créditée à Jeff Lynne.

La fiche ne doit pas être rattachée automatiquement à un album original : son statut de single, bonus, pièce de film ou séance inédite nécessite un champ discographique propre. Le crédit de composition actuellement renseigné nomme Otis Blackwell ; Elvis Presley. La chanson requiert une notice séparant œuvre, enregistrement, édition et éventuelle prestation scénique. Le relevé de travail propose pour l’enregistrement : 20–31 mai 1991. Cette précision n’équivaut à une date de prise définitive que si elle est rattachée au titre et non au seul album. Production inscrite dans la fiche : Jeff Lynne. L’absence d’album de référence n’autorise pas à construire un numéro de piste ou une édition hypothétique.

Anecdotes / séances

Le standard de 1956 est signé Otis Blackwell et Elvis Presley ; la reprise de Ringo est produite par Jeff Lynne en mai 1991, ce dernier jouant aussi de nombreux instruments.

Le titre d’Otis Blackwell et Elvis Presley est repris pour les séances de 1991 de Time Takes Time : Jeff Lynne produit et tient guitare, basse et piano auprès de Ringo.

Jeff Lynne assure la plupart des instruments de cette reprise produite en mai 1991, Ringo conservant le chant et la batterie.

Éclairage historique extrait de la notice détaillée — Jeff Lynne est un partenaire particulièrement intéressant pour cette chanson. Producteur passionné par les enregistrements des années 1950 et 1960, il travaille volontiers les guitares, les chœurs et la profondeur sonore afin de retrouver l'impression d'un disque classique tout en exploitant les moyens du studio moderne. Sa présence rattache la reprise à la renaissance artistique de Ringo après le lancement du All-Starr Band en 1989. Le morceau ne doit pas être confondu avec les compositions originales de la période ni présenté comme une participation d'Elvis, disparu depuis longtemps.

Reprise d’Elvis Presley réalisée dans la campagne « Time Takes Time », produite par Jeff Lynne. Parue notamment comme face B de « Weight of the World » et comme plage supplémentaire de l’édition japonaise : elle ne fait pas partie des dix chansons de l’album mondial.

Éditions et versions à distinguer

Contexte discographique

« Don’t Be Cruel » : édition d’origine, variantes et statut de publication à confronter aux documents phonographiques avant attribution de prise ou de durée.

Complément historique

La fiche ne doit pas être rattachée automatiquement à un album original : son statut de single, bonus, pièce de film ou séance inédite nécessite un champ discographique propre. Le crédit de composition actuellement renseigné nomme Otis Blackwell ; Elvis Presley. La chanson requiert une notice séparant œuvre, enregistrement, édition et éventuelle prestation scénique. Le relevé de travail propose pour l’enregistrement : 20–31 mai 1991. Cette précision n’équivaut à une date de prise définitive que si elle est rattachée au titre et non au seul album. Production inscrite dans la fiche : Jeff Lynne. L’absence d’album de référence n’autorise pas à construire un numéro de piste ou une édition hypothétique.

Éditions et minutages

Fiche hors programme d’album standard : étude d’édition spécifique requise. Aucune nouvelle source externe pour les éléments de contexte repris de la .

Auteurs renseignés

Otis Blackwell ; Elvis Presley

Interprètes et crédits

Ringo Starr