Devil Woman : paroles, traduction et histoire

Ringo · 1973

Devil Woman — illustration conservée de la fiche

« Devil Woman » est une composition commune de Ringo Starr et Vini Poncia, créée pour les séances de 1973 qui marquent le plus grand succès discographique du batteur après les Beatles. Le titre n’a rien à voir avec la chanson homonyme popularisée par Cliff Richard trois ans plus tard. Dans l’œuvre de Ringo, il prend la forme d’un rock souple et fortement rythmé, dans lequel les paroles et les réponses instrumentales construisent un personnage partagé entre attirance et méfiance.

La chanson en bref

Interprète(s)
Ringo Starr — chant principal (version studio de 1973)
Auteurs
Richard Starkey, Vini Poncia
Album / EP
Ringo
Année
1973
Explorer la chanson et le dossier Ringo Starr

Paroles originales

Ev’rytime I see you walkin’ down the street,
I say, you’re the kind of woman I just gotta meet.
You look so good and you look so fine
And one of these days I’m gonna make you mine.

Your eyes are green and your legs are long,
And if I’m gonna get you, well, I gotta be strong.
But you’re like the devil with horns in your head,
The only way I’ll get you is to get you in bed.

Devil woman, you’re like a stranger to me.
Devil woman, this ain’t the way it should be.

Ev’rytime I see you in the neighbourhood,
I say, you’re the kind of woman that makes me feel good.
I wanna beat you up then I wanna be kind,
And one of these days I’m gonna make you mine.

Sexy sadie, you look like the devil to me.
Devil woman, that’s not the way it should be.

Yeah!

Devil woman, you’re like a stranger to me.
Devil woman, this ain’t the way it should be.

Early in the mornin’ when the sun is hot,
All I do is think about the things you got.
But you’re like the devil with horns in your head,
The only way I’ll get you is to get you in bed.

Devil woman, you’re like an angel to me.
Devil woman, this ain’t the way it should be.

Yeah.

Ev’rytime I see you walkin’ down the street,
I say, you’re the kind of woman I just gotta meet.
But you’re like the devil with horns in your head,
The only way I’ll get you is to get you in bed.

But you’re like the devil with horns in your head,
The only way I’ll get you is to get you in bed.

You look like the devil with horns in your head,
The only way I’ll get you is to get you in bed.

I said, you look like the devil.

Traduction française

Chaque fois que je te vois marcher dans la rue,
Je me dis : tu es le genre de femme que je dois absolument rencontrer.
Tu es tellement belle, tu es si séduisante,
Et un de ces jours, je ferai de toi ma femme.

Tes yeux sont verts et tes jambes sont longues.
Si je veux te conquérir, eh bien, il faudra que je sois fort.
Mais tu es comme le diable, avec des cornes sur la tête.
La seule façon de t’avoir, c’est de t’emmener au lit.

Femme diabolique, tu es comme une étrangère pour moi.
Femme diabolique, les choses ne devraient pas être ainsi.

Chaque fois que je te vois dans le quartier,
Je me dis : tu es le genre de femme qui me fait du bien.
J’ai envie de te frapper, puis j’ai envie d’être gentil,
Et un de ces jours, je ferai de toi ma femme.

Sexy Sadie, tu ressembles au diable pour moi.
Femme diabolique, les choses ne devraient pas être ainsi.

Ouais !

Femme diabolique, tu es comme une étrangère pour moi.
Femme diabolique, les choses ne devraient pas être ainsi.

Tôt le matin, quand le soleil brûle,
Je ne pense qu’à toutes les choses que tu possèdes.
Mais tu es comme le diable, avec des cornes sur la tête.
La seule façon de t’avoir, c’est de t’emmener au lit.

Femme diabolique, tu es comme un ange pour moi.
Femme diabolique, les choses ne devraient pas être ainsi.

Ouais.

Chaque fois que je te vois marcher dans la rue,
Je me dis : tu es le genre de femme que je dois absolument rencontrer.
Mais tu es comme le diable, avec des cornes sur la tête.
La seule façon de t’avoir, c’est de t’emmener au lit.

Mais tu es comme le diable, avec des cornes sur la tête.
La seule façon de t’avoir, c’est de t’emmener au lit.

Tu ressembles au diable, avec des cornes sur la tête.
La seule façon de t’avoir, c’est de t’emmener au lit.

Je t’ai dit : tu ressembles au diable.

Histoire de la chanson

« Devil Woman » est une composition commune de Ringo Starr et Vini Poncia, créée pour les séances de 1973 qui marquent le plus grand succès discographique du batteur après les Beatles. Le titre n’a rien à voir avec la chanson homonyme popularisée par Cliff Richard trois ans plus tard. Dans l’œuvre de Ringo, il prend la forme d’un rock souple et fortement rythmé, dans lequel les paroles et les réponses instrumentales construisent un personnage partagé entre attirance et méfiance.
Le travail commence le 8 mars 1973 à Sunset Sound Recorders, à Los Angeles. De nouvelles interventions sont ajoutées le 12 mai, puis les finitions sont réalisées le 11 juillet aux Producers Workshop. Richard Perry assure la production. La chronologie de ces séances empêche de considérer la version publiée comme une simple prise live de groupe ; elle résulte au contraire d’un assemblage progressif et d’un travail sur les arrangements.
Starr est au chant et à la batterie, mais Jim Keltner joue également de la batterie. La basse revient à Klaus Voormann, le piano à Tom Hensley et la guitare à Jimmy Calvert. Tom Scott et Chuck Findley interviennent aux cuivres, tandis que Milt Holland est crédité aux percussions. Les chœurs sont enrichis par des personnalités comme Merry Clayton et Martha Reeves. La rencontre de cette section rythmique double et de voix issues de la soul américaine donne au morceau sa densité distinctive.
Le rapport à l’univers des Beatles apparaît dans une allusion textuelle à « Sexy Sadie », chanson de Lennon parue en 1968. Il ne s’agit pas d’une citation qui ferait de « Devil Woman » une suite officielle, mais d’un clin d’œil inscrit dans une nouvelle composition. Ce type de détail est important : Ringo peut évoquer les Beatles à l’intérieur de son propre répertoire, sans faire dépendre toute la chanson d’une nostalgie explicite.
La manière dont la batterie est traitée mérite attention. La superposition de Starr et Keltner donne une sensation de solidité rythmique qui accompagne les accents du chant, tandis que les cuivres accentuent les transitions. Les chœurs n’apportent pas seulement de la couleur ; ils contribuent à la dimension théâtrale d’un dialogue autour d’une femme à la fois séduisante et dangereuse. La production de Perry rapproche ainsi une composition à la structure simple d’un véritable morceau de revue rock-soul.
« Devil Woman » accompagne « You’re Sixteen » sur la face B du single publié aux États-Unis en décembre 1973, puis au Royaume-Uni au début de 1974. Là encore, il serait erroné de lui attribuer la première place américaine atteinte par la face A. La postérité du titre réside dans son témoignage du partenariat Starr-Poncia, dans sa distribution de studio exceptionnellement riche et dans la place qu’il occupe parmi les morceaux moins exposés d’une période pourtant triomphale.

Repérage des éditions. « Devil Woman » : plage n° 9 sur 10 du programme documenté de Ringo (LP original 1973 réédité UMe en 2025). Le disque de 1973 rassemble un collectif de musiciens et d’auteurs autour de Richard Perry ; un crédit global d’invités célèbres ne démontre pas leur participation à chacun des titres.

Complément discographique. Bande de base enregistrée à Sunset Sound le 8 mars 1973 ; ajouts datés des 12 mai et 11 juillet. Ringo et Jim Keltner figurent aux batteries, avec des chœurs de Merry Clayton et Martha Reeves ; face B du single « You’re Sixteen ».

Document de séance / crédits individuels. Enregistrée à Sunset Sound le 8 mars 1973 puis complétée en mai et juillet, cette pièce associe Ringo à Vini Poncia à l’écriture. Les batteurs Ringo et Jim Keltner superposent leurs parties, et les chœurs de Merry Clayton et Martha Reeves accompagnent le titre. La référence du texte à Sexy Sadie est un clin d’œil et ne fait pas de cette œuvre une reprise des Beatles.

Position éditoriale : « Devil Woman » est la plage 9 sur 10 du programme de référence de Ringo. L’album Ringo, paru en novembre 1973, bénéficie de la production de Richard Perry. La présence de plusieurs anciens Beatles et de nombreux invités sur le projet ne permet pas de reporter leurs crédits sur chaque chanson sans fiche de séance particulière.

Repère de séance La prise commence le 8 mars 1973, avec des ajouts les 12 mai et 11 juillet. Les deux batteries de Starr et Jim Keltner et les voix de Merry Clayton et Martha Reeves caractérisent cette production. Le fondu enchaîné vers « You and Me (Babe) » présent sur certains CD doit être pris en compte lorsqu’on compare les durées.

Identité et versions de la chanson

Chanson — titre de référence

Devil Woman

Types de versions

Studio

Interprètes / participations

Ringo Starr — chant principal (version studio de 1973)

Auteurs / compositeurs

Richard Starkey, Vini Poncia

Enregistrement en studio

Durée(s) studio

Studio : 4:01

Dates des séances studio

8 mars 1973 (prise de base) ; 12 mai 1973 (ajouts) ; 11 juillet 1973 (finitions)

Studios / lieux d’enregistrement

Sunset Sound Recorders, Los Angeles (8 mars et 12 mai 1973) ; Producers Workshop, Los Angeles (11 juillet 1973)

Musiciens et instruments — studio

Ringo Starr — chant, batterie ; Jim Keltner — batterie ; Jimmy Calvert — guitare ; Klaus Voormann — basse et chœurs ; Tom Hensley — piano ; Tom Scott, Chuck Findley — cuivres ; Milt Holland — percussions ; Richard Perry — chœurs

Producteurs — studio

Richard Perry

Contexte, création et anecdotes

Histoire / contexte de la chanson

Un personnage féminin exerce une attraction dangereuse, dans la tradition des chansons où désir et méfiance se confondent. Le titre promet une histoire d’amour moins innocente qu’il n’y paraît.

« Devil Woman » figure sur Ringo, paru en 1973. La chanson est signée Vini Poncia et Ringo Starr. Ringo et Vini Poncia signent un morceau où l’attirance amoureuse prend une tournure provocatrice.

Les crédits de studio identifient notamment Jim Keltner (batterie) et Jimmy Calvert (guitare). La production est créditée à Richard Perry.

Repérage discographique contrôlé : « Devil Woman » : plage n° 9 sur 10 du programme documenté de Ringo (LP original 1973 réédité UMe en 2025). Le disque de 1973 rassemble un collectif de musiciens et d’auteurs autour de Richard Perry ; un crédit global d’invités célèbres ne démontre pas leur participation à chacun des titres.

Repère d'édition Sur « Ringo » (1973), « Devil Woman » est situé à la position 9 sur 10. Le disque de 1973, produit par Richard Perry, témoigne du réseau de collaborateurs de Ringo après les Beatles et de la variété des contributions des ex-membres du groupe. Cette place dans le programme original ne documente, à elle seule, ni la date de la prise maîtresse ni une attribution instrumentale individuelle.

Complément documenté Position éditoriale : « Devil Woman » est la plage 9 sur 10 du programme de référence de Ringo. L’album Ringo, paru en novembre 1973, bénéficie de la production de Richard Perry. La présence de plusieurs anciens Beatles et de nombreux invités sur le projet ne permet pas de reporter leurs crédits sur chaque chanson sans fiche de séance particulière.

Repère de séance La prise commence le 8 mars 1973, avec des ajouts les 12 mai et 11 juillet. Les deux batteries de Starr et Jim Keltner et les voix de Merry Clayton et Martha Reeves caractérisent cette production. Le fondu enchaîné vers « You and Me (Babe) » présent sur certains CD doit être pris en compte lorsqu’on compare les durées.

Anecdotes / séances

Studio — Un rock énergique où la séduction prend des allures de mise en garde, signé Starkey et Vini Poncia. ; L’enregistrement réunit deux batteurs, Ringo Starr et Jim Keltner. La base est fixée le 8 mars 1973 à Sunset Sound ; des ajouts suivent le 12 mai puis le 11 juillet à Producers Workshop. Le morceau est cosigné Starkey–Vini Poncia, avec un arrangement de cuivres lié à Tom Scott.

L’enregistrement est commencé le 8 mars 1973 et complété les 12 mai et 11 juillet ; Jim Keltner double Ringo à la batterie, Klaus Voormann tient la basse.

Le double dispositif de batterie réunit Ringo et Jim Keltner ; Tom Scott et Chuck Findley sont crédités aux cuivres.

Éclairage historique extrait de la notice détaillée — « Devil Woman » accompagne « You're Sixteen » sur la face B du single publié aux États-Unis en décembre 1973, puis au Royaume-Uni au début de 1974. Là encore, il serait erroné de lui attribuer la première place américaine atteinte par la face A. La postérité du titre réside dans son témoignage du partenariat Starr-Poncia, dans sa distribution de studio exceptionnellement riche et dans la place qu'il occupe parmi les morceaux moins exposés d'une période pourtant triomphale.

Discographie contrôlée sur les programmes documentés : Ringo : plage 9. Il s’agit d’un contrôle de rang et de version éditée, pas d’une datation de la séance ni d’une validation complète des crédits de piste.

Bande de base enregistrée à Sunset Sound le 8 mars 1973 ; ajouts datés des 12 mai et 11 juillet. Ringo et Jim Keltner figurent aux batteries, avec des chœurs de Merry Clayton et Martha Reeves ; face B du single « You’re Sixteen ».

Enregistrée à Sunset Sound le 8 mars 1973 puis complétée en mai et juillet, cette pièce associe Ringo à Vini Poncia à l’écriture. Les batteurs Ringo et Jim Keltner superposent leurs parties, et les chœurs de Merry Clayton et Martha Reeves accompagnent le titre. La référence du texte à Sexy Sadie est un clin d’œil et ne fait pas de cette œuvre une reprise des Beatles.

Index de l'édition : « Devil Woman » occupe la plage 9/10 de l'édition ordinaire de « Ringo », paru 2 novembre 1973 aux États-Unis ; la plage précédente est « Six O’Clock » et la suivante « You and Me (Babe) ».

Éditions et versions à distinguer

Album ou EP de référence

Ringo

Place dans le programme

9 / 10 — repérage issu du contrôle ; pressage physique à confirmer

Contexte discographique

Position éditoriale : « Devil Woman » est la plage 9 sur 10 du programme de référence de Ringo. L’album Ringo, paru en novembre 1973, bénéficie de la production de Richard Perry. La présence de plusieurs anciens Beatles et de nombreux invités sur le projet ne permet pas de reporter leurs crédits sur chaque chanson sans fiche de séance particulière.

Complément historique

Contrôle : enrichissement conservé sans nouveau paragraphe historique.

Éditions et minutages

Année de publication de l’album : 1973. Programme de référence : Ringo. 9 / 10 — repérage issu du contrôle ; pressage physique à confirmer Durée studio renseignée, provenance du support à confirmer.

Année ou provenance

Ringo

Auteurs renseignés

Richard Starkey, Vini Poncia

Interprètes et crédits

Ringo Starr — chant principal (version studio de 1973)