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Ringo Starr · Animation et narration · 1971

The Point! (1971) : Ringo Starr, Harry Nilsson et les différentes voix du film

Harry Nilsson crée The Point! avant que Ringo Starr ne prête sa voix à cette fable musicale. Diffusé pour la première fois le 2 février 1971 avec une narration de Dustin Hoffman, le film de Fred Wolf connaît plusieurs versions vocales, dont celle de Ringo sur les éditions vidéo. Cette fiche explore son histoire, son disque, ses chansons, son sens philosophique et l’identification des supports.

Fiche technique et identification des versions

Titre : The Point! ; œuvre : téléfilm américain d’animation musical ; première diffusion : 2 février 1971, ABC ; réalisateur : Fred Wolf ; histoire et chansons : Harry Nilsson ; scénario : Norm Lenzer, d’après l’idée de Nilsson ; production : Murakami-Wolf et Nilsson House Music ; personnage : Oblio, accompagné de son chien Arrow ; narrateur original : Dustin Hoffman ; versions de narration ultérieures : Alan Barzman, Alan Thicke et Ringo Starr ; crédit exact de Ringo : voix du père-narrateur sur certaines éditions vidéo, et non sur la première diffusion de 1971 ; édition de référence : MVD Rewind Collection, Blu-ray 2020, MVD2668BR.

Pourquoi The Point! est une œuvre majeure, malgré son statut de curiosité

La place de The Point! dans la carrière audiovisuelle de Ringo Starr est singulière. Ce téléfilm d’animation américain apparaît à la télévision en 1971, bien avant l’engagement du batteur dans Thomas the Tank Engine & Friends. Pourtant, si l’on pouvait remonter le temps jusqu’à la première diffusion sur ABC, on n’y entendrait pas la voix de Ringo. Le père qui raconte l’histoire était alors interprété par Dustin Hoffman. Ce n’est qu’à travers des éditions vidéo postérieures que Ringo devient le narrateur familier de nombreux amateurs du film. Autrement dit, la date de création de l’œuvre et celle de sa participation ne coïncident pas.

Cette distinction ne diminue nullement l’importance du crédit. Au contraire, elle révèle comment une œuvre audiovisuelle peut connaître plusieurs vies. Son scénario, ses dessins et ses chansons demeurent reconnaissables tandis que le comédien qui raconte l’histoire change. La filmographie de Ringo doit donc répertorier The Point! à son année de première diffusion, mais préciser que la voix entendue dans les versions commercialisées n’était pas celle de la soirée de 1971. Un catalogue fiable décrit les contributions réelles, les variantes des supports et leurs dates, sans transformer une réédition en participation d’origine.

Harry Nilsson : un univers de chansons avant de devenir un film

Harry Nilsson est au tournant des années 1970 un compositeur et interprète doté d’un remarquable sens de la mélodie. Son travail attire depuis longtemps l’attention des Beatles. Il excelle dans des chansons où la fantaisie enfantine côtoie l’ironie adulte et où une apparente légèreté dissimule des questions plus graves. The Point! naît de cet imaginaire. Le projet associe une fable, des passages racontés et des compositions qui construisent un monde autonome, avec ses personnages, ses lieux et sa propre logique.

La version discographique du récit paraît à la charnière de 1970 et 1971. Elle ne constitue pas simplement la bande sonore découpée d’une émission télévisée. Le disque développe un principe de conte musical : Nilsson intervient entre les chansons pour guider l’auditeur et incarne lui-même les voix de plusieurs personnages. La présence d’un livret illustré renforce cette manière de donner à un objet musical la forme d’un petit livre. Le film de Fred Wolf transpose l’ensemble dans un autre langage ; il ne fait pas disparaître la spécificité de l’album. Il est indispensable de distinguer ces deux productions lorsque l’on prépare une discographie ou une vidéographie.

Le monde des têtes pointues et le garçon nommé Oblio

Le récit se déroule dans un royaume où tout est censé posséder une pointe : les arbres, les maisons, les objets et jusqu’à la tête des habitants. Le jeune Oblio ne ressemble pas aux autres. Son crâne est rond, différence aussi simple que visible dans un univers obsédé par une règle graphique. Il porte un bonnet pointu pour essayer de se conformer à la norme, mais son apparence demeure une menace pour ceux qui confondent l’identité d’une personne avec la forme de sa tête.

Cette trouvaille est au cœur de la puissance du conte. Aucun personnage n’a besoin d’expliquer longuement ce qu’est l’exclusion : les dessins la rendent immédiatement visible. Enfant, Oblio découvre qu’une société peut transformer un détail sans conséquence en critère fondamental d’appartenance. Adulte, le spectateur peut reconnaître les mécanismes du conformisme, du préjugé et de l’autorité arbitraire. L’histoire réussit ainsi à parler simultanément à deux publics sans que sa dimension pédagogique prenne toute la place.

Arrow, le chien qui accompagne son maître

Oblio ne traverse pas l’aventure seul. Son chien Arrow est son compagnon le plus constant et le plus loyal. Leur relation donne une profondeur affective au voyage. Lorsque le garçon est rejeté par la communauté, la présence de l’animal signifie qu’il conserve au moins un lien de confiance. Arrow ne s’interroge pas sur le caractère pointu ou non de la tête de son maître. Il l’accompagne parce qu’ils se connaissent et parce que leur amitié n’est pas régie par les conventions du royaume.

La chanson Me and My Arrow exprime cette fidélité de manière particulièrement directe. Le texte et la mélodie fonctionnent aussi bien indépendamment du film que dans son récit, un signe du talent de Nilsson pour faire vivre ses compositions sur plusieurs plans. La musique est devenue l’un des éléments les plus connus de l’œuvre, mais elle ne doit pas être attribuée à Ringo Starr. Ce dernier intervient comme narrateur dans certaines versions vidéo, alors que les chansons sont écrites et interprétées par Harry Nilsson.

Une accusation, un procès et l’exil vers la forêt

Le comte, irrité par la popularité d’Oblio et soucieux de défendre la supériorité de son propre fils, utilise la règle des pointes pour transformer la différence du garçon en infraction. Le récit prend alors la forme d’un procès dont la logique est entièrement faussée : l’autorité applique une règle injuste au lieu d’examiner la valeur de celui qu’elle juge. La condamnation conduit Oblio à quitter son pays pour la forêt dépourvue de pointes, la Pointless Forest.

Il est intéressant de constater que l’exil est présenté par les personnages du royaume comme une punition effrayante. Pour Oblio, il devient pourtant un apprentissage. L’extérieur du monde familier offre des rencontres et des perspectives que le royaume des têtes pointues était incapable d’envisager. Le garçon n’obtient pas immédiatement une réponse toute faite. Il doit observer, parler, réfléchir et découvrir qu’un objet ou un être peut avoir une raison d’exister indépendamment de sa forme apparente.

Les rencontres de la Pointless Forest : une leçon de liberté

Dans la forêt, Oblio et Arrow rencontrent des personnages étranges, des êtres dont les réactions paraissent parfois illogiques, mais qui ne considèrent pas la différence du garçon comme une faute. Un homme formé de plusieurs têtes, un personnage végétal et un vieux rocher constituent quelques-unes des figures les plus mémorables du voyage. L’animation se libère des conventions du monde quotidien pour montrer des espaces où la notion de « pointe » change constamment de sens.

Le rocher constitue l’une des rencontres déterminantes. Il invite Oblio à réfléchir à l’idée qu’avoir un « point » ne signifie pas nécessairement avoir une extrémité physique. En anglais, le terme renvoie également au sens, à l’intérêt ou à la finalité d’une chose. Toute la fable repose sur cette polysémie que la traduction française ne peut reproduire parfaitement. Expliquer le jeu de mots sans le réduire à une devinette est essentiel : l’œuvre parle de la légitimité de l’existence, pas simplement d’une forme géométrique.

Fred Wolf : l’animation comme prolongement du disque

Fred Wolf réalise l’adaptation animée et participe à une entreprise qui fait de la chanson un outil de mise en scène. La production associée à Murakami-Wolf Films doit organiser une grande quantité de séquences graphiques autour de la trame musicale de Nilsson. Les formes volontairement simples, les contours nets et le caractère presque illustré des personnages évoquent davantage un livre en mouvement qu’un grand spectacle d’animation réaliste.

Il est tentant de rapprocher visuellement The Point! de Yellow Submarine, mais les deux œuvres possèdent des ambitions distinctes. Le film des Beatles utilise des transformations graphiques et une fantaisie psychédélique particulièrement denses. Celui de Nilsson privilégie un récit de conte, un décor plus économe et des personnages dont la différence s’exprime directement par leur silhouette. L’association de la musique et des images rapproche les deux projets, mais la comparaison doit faire apparaître leurs spécificités plutôt que les confondre.

2 février 1971 : la première diffusion sur ABC

Le téléfilm est diffusé le 2 février 1971 sur la chaîne américaine ABC, en première partie de soirée, dans le cadre de la programmation événementielle de Movie of the Week. Il s’agit d’un jalon important dans l’histoire des longs programmes d’animation conçus directement pour le petit écran américain. La télévision offre alors à Nilsson et Fred Wolf un public qui ne se limite pas aux acheteurs d’un disque.

La narration originale est interprétée par Dustin Hoffman. Ce fait est attesté à la fois par la documentation consacrée à Nilsson, par les historiques de l’œuvre et par les notices des éditions successives. La présence de l’acteur correspond à la toute première version télévisuelle, dont l’exploitation pose ensuite des questions de droits et de disponibilité. Il serait donc erroné d’écrire que Ringo Starr a enregistré la narration pour la diffusion de 1971. Une notice encyclopédique doit protéger précisément ce type de distinction.

Dustin Hoffman, Alan Barzman et Alan Thicke : plusieurs narrateurs

La présentation du film adopte le principe d’un père racontant une histoire à son fils. Cette structure semble très simple ; elle rend pourtant la voix du conteur déterminante. L’enfant qui écoute les aventures d’Oblio reçoit le récit à travers un adulte placé dans le cadre du foyer. Lorsque ce rôle est interprété par un autre comédien, les dessins du conte restent les mêmes mais son atmosphère peut changer.

Après Dustin Hoffman, certaines diffusions utilisent une narration enregistrée par Alan Barzman. D’autres copies destinées au câble américain font entendre Alan Thicke. Ringo Starr prête sa voix au père-narrateur dans une version familière des éditions domestiques. Les historiques du film recensent donc au moins quatre états de la narration, même si tous n’ont pas bénéficié de la même disponibilité ni d’une conservation accessible au grand public. Une édition particulière ne doit jamais être qualifiée d’« originale » au seul motif qu’elle est la première que le collectionneur a possédée.

La version de Ringo Starr : une participation ultérieure, mais décisive

Ringo intervient dans une étape postérieure à la production initiale. Il n’a pas participé au scénario original de 1971 et ne chante pas les chansons écrites par Harry Nilsson. Sa fonction est celle du narrateur qui, dans le cadre du film, raconte les aventures d’Oblio à un enfant. Les éditions sur vidéocassette, LaserDisc et DVD ont contribué à rendre cette voix particulièrement familière aux spectateurs qui ont découvert l’œuvre longtemps après sa première diffusion.

Cette prestation révèle une aptitude que Ringo développera de manière beaucoup plus visible dans Thomas the Tank Engine & Friends à partir de 1984. Son accent, son phrasé naturel et son humour discret conviennent à un conte qui demande de l’empathie sans solennité excessive. Cependant, il serait impossible d’établir un ordre chronologique précis de ses séances d’enregistrement à partir des seules jaquettes vidéo. La date des éditions disponibles est certaine ; celle de toutes les prises vocales utilisées doit être documentée séparément si l’on veut aller jusqu’à une chronologie de studio.

Pourquoi Harry Nilsson et Ringo Starr se retrouvent-ils dans le même univers ?

Le lien humain entre Harry Nilsson et les Beatles dépasse largement ce film. Nilsson entretient des relations amicales et musicales avec plusieurs membres du groupe, notamment John Lennon et Ringo Starr. Dans les années 1970, leurs trajectoires se croisent à Los Angeles et dans le monde des studios. Ces amitiés expliquent qu’une œuvre aussi personnelle que The Point! ait pu accueillir, après sa création, la voix de l’ancien Beatle.

Il serait pourtant réducteur de ramener l’histoire du projet aux fréquentations des célébrités. Harry Nilsson possède une identité d’auteur pleinement autonome. Ses chansons, son imagination et son choix de faire de la différence physique le centre d’une fable ne doivent rien à l’existence d’un album des Beatles. L’implication ultérieure de Ringo représente une rencontre entre deux univers proches par l’humour et la liberté créatrice, pas une appropriation de l’œuvre par l’ancien groupe.

Me and My Arrow et les chansons qui racontent une histoire

L’album et le film font entendre plusieurs compositions devenues importantes dans la carrière de Nilsson. Everything’s Got ‘Em installe la logique du royaume ; Me and My Arrow célèbre la fidélité du chien ; Think About Your Troubles accompagne un mouvement de réflexion ; Life Line et Are You Sleeping? développent d’autres dimensions émotionnelles du voyage. L’ensemble se présente comme une œuvre structurée, où les chansons reviennent sur les mêmes thèmes au lieu de former une simple compilation.

Pour le spécialiste des Beatles, la distinction des interprètes est cruciale. Ringo n’est pas le chanteur de ces morceaux. Son intervention est une narration ajoutée dans une version filmique, alors que le disque reste un album conçu et chanté par Harry Nilsson. Les discographies qui associent automatiquement la présence vocale de Ringo au répertoire musical de l’œuvre risquent de lui attribuer un crédit de chanteur qu’il ne possède pas.

L’album de Nilsson n’est pas la bande-son de la version vidéo

Sur le disque, Nilsson raconte lui-même l’histoire et passe librement de la parole à la chanson. La version audiovisuelle offre davantage de place aux dialogues des personnages et à la narration d’un père fictif. Les séquences musicales peuvent être organisées en fonction de la durée et de la dramaturgie des images. Le résultat appartient au même univers artistique, mais il ne reproduit pas strictement le parcours d’écoute de l’album.

L’objet discographique peut donc être analysé indépendamment de la prestation de Ringo. L’édition originale en vinyle, les rééditions sur CD et leurs éventuels bonus constituent un ensemble ; les versions télévisuelles et vidéo représentent un autre ensemble. Pour une encyclopédie de référence, chaque support doit comporter une fiche identifiant la narration, les pistes, le format, le territoire et la référence commerciale. La confusion fréquente entre disque et film empêche souvent de comprendre l’histoire véritable de The Point!.

La restauration et la sortie Blu-ray de 2020

L’histoire matérielle de The Point! connaît un tournant au début de 2020. MVD Rewind Collection commercialise une édition Blu-ray présentée comme l’Ultimate Edition du film, avec la narration de Ringo Starr. Cette sortie permet de retrouver le conte dans une présentation haute définition et de disposer de nouveaux compléments documentaires. Les fiches de distributeur mentionnent notamment un transfert HD 2K réalisé pour cette publication.

L’édition propose des suppléments qui intéressent directement l’historien de l’œuvre : entretien avec Mike Lookinland, comédien associé à Oblio ; conversation avec le scénariste Norm Lenzer ; échanges avec des proches de Nilsson ; documentaire sur les apparitions de ce dernier au cinéma et ensemble de documents consacrés à la fabrication du film. Le contenu de ces suppléments doit être recensé séparément de la durée du programme principal.

Les notices commerciales ne sont pas entièrement cohérentes sur tous les détails. Certaines indiquent 74 minutes, d’autres environ 76 minutes ; des annonces mentionnent aussi des dates de disponibilité légèrement différentes. Une encyclopédie doit conserver la référence de l’édition avant de figer une durée. Pour le Blu-ray MVD, le numéro de catalogue MVD2668BR et le code UPC 760137266884 constituent des identifiants documentaires utiles.

Comment identifier le narrateur sur une cassette ou un disque ?

Le collectionneur doit distinguer au moins quatre questions : la date de création du film, la version de narration utilisée, l’édition commerciale et la langue entendue. Une jaquette portant « 1971 » peut décrire l’année de l’œuvre, non celle de l’enregistrement de Ringo. Une sortie de la fin des années 1980 peut contenir des images anciennes et une narration produite longtemps après la première diffusion. Les deux dates sont correctes à condition de ne pas leur attribuer la même signification.

Il faut également examiner la présence d’une version sous-titrée, d’un doublage étranger ou d’un montage raccourci. Les versions de télévision ne correspondent pas toujours aux supports vidéo vendus en magasin. La comparaison du début du film, notamment de la scène du père et de son fils, permet de reconnaître la voix du conteur. Une fiche idéale signalera explicitement « narration de Dustin Hoffman », « narration de Ringo Starr » ou « narrateur non vérifié », plutôt que de reprendre une attribution générale trouvée dans une base de données.

Le sens du film : avoir un point sans être pointu

Derrière son dessin simple et ses chansons lumineuses, The Point! propose une réflexion remarquablement claire sur l’exclusion. Le royaume des têtes pointues juge un enfant à partir d’une norme qui n’a aucun rapport avec son intelligence, sa gentillesse ou son courage. Le garçon doit entreprendre un voyage pour découvrir que la valeur d’une personne ne dépend pas de son appartenance physique à un groupe. Le jeu de mots anglais lui permet d’affirmer qu’il possède un « point », c’est-à-dire une raison d’être et quelque chose à apporter au monde.

Cette morale peut sembler familière aujourd’hui, mais sa présentation conserve une originalité. Nilsson ne fait pas simplement surgir un sage qui annonce la vérité au début du conte. Il oblige Oblio à traverser plusieurs situations ambiguës, à se tromper, à écouter des personnages absurdes et à interroger le vocabulaire employé par son propre pays. C’est pourquoi le récit garde une portée pour les adultes : il ne se limite pas à recommander de respecter les différences, il démontre combien une société peut fabriquer elle-même les catégories qu’elle prétend naturelles.

The Point!, Yellow Submarine et Thomas : trois façons d’exister par la voix

Le rapprochement avec Yellow Submarine est riche d’enseignements. En 1968, Ringo apparaît comme un personnage dessiné, mais c’est Paul Angelis qui lui prête sa voix dans les dialogues. Dans The Point!, le chanteur n’est pas représenté à l’écran ; sa voix se substitue à celle d’autres narrateurs pour présenter un récit dont il n’est pas l’auteur. Avec Thomas the Tank Engine & Friends, il devient enfin le conteur d’une série de dizaines d’épisodes conçue dès l’origine pour accueillir une voix régulière.

Ces trois situations illustrent la diversité des crédits audiovisuels. Une image de célébrité, un doublage, une narration et une présence filmée constituent des formes de travail distinctes. Les mélanger conduit à exagérer ou à minimiser le rôle d’un interprète. Leur comparaison révèle également une ligne de continuité dans la personnalité artistique de Ringo : une capacité à rendre sympathiques des figures de fiction sans avoir besoin d’occuper constamment le centre visuel du récit.

Pourquoi The Point! doit posséder une fiche autonome

Dans une filmographie classique, le nom de The Point! peut être suivi d’une seule indication : narrateur. Pour Yellow-Sub.net, cette ligne ne suffit pas. Il faut indiquer qui a raconté la diffusion initiale, pourquoi d’autres voix ont été enregistrées, quels supports contiennent celle de Ringo, comment le disque de Nilsson se distingue du film et quel rôle jouent les éditions modernes dans la survie de cette œuvre.

Cette méthode répond à une ambition encyclopédique plutôt qu’à une logique de volume artificiel. L’objectif n’est pas d’allonger une fiche au moyen d’anecdotes invérifiables, mais de répondre aux questions que se posera un véritable lecteur : Ringo était-il présent en 1971 ? A-t-il écrit ou chanté les chansons ? Quelle version possède-t-on en VHS ? Que propose le Blu-ray de 2020 ? Pourquoi l’œuvre demeure-t-elle appréciée plusieurs décennies après sa création ?

La réponse commence par une distinction simple, mais indispensable : le film date de 1971 ; la narration de Ringo appartient aux versions ultérieures. Tout le reste de cette étude en découle.

Sources et documentation

Site officiel de Harry Nilsson, notice historique de l’album The Point! ; Los Angeles Times, portrait de Nilsson, 19 septembre 1991 ; TV Guide, fiche de l’œuvre et de ses interprètes ; MVD Entertainment, dossier de l’Ultimate Edition Blu-ray, 2020 ; IMDb, fiche des versions alternatives de la narration ; documentation des éditions RCA et MVD. Les références figurent en texte, sans lien externe.

Lire aussi : Yellow Submarine et Ringo narrateur de Thomas le petit train.