Ringo Starr & His All-Starr Band
Sommaire
Felix Cavaliere
The Rascals
Biographie
Felix Cavaliere est un chanteur, organiste et compositeur américain, cofondateur des Young Rascals, devenus les Rascals. Le groupe associe la pop, la soul et le rhythm and blues et connaît le succès avec « Good Lovin’ », « Groovin’ » et « People Got to Be Free ». Le chant de Cavaliere et son orgue Hammond occupent une place centrale dans cette identité musicale. Il rejoint le All-Starr Band en 1995, aux côtés notamment de Billy Preston, Randy Bachman et John Entwistle. Ses passages au micro introduisent dans le spectacle le répertoire des Rascals, tandis que ses claviers soutiennent les chansons de l’ensemble.
Une voix soul au milieu des groupes de la British Invasion
Felix Cavaliere naît à New York en 1942. Chanteur, organiste et auteur-compositeur, il cofonde les Young Rascals, bientôt connus sous le nom de The Rascals. Cette formation associe les rythmes du rhythm and blues américain aux mélodies de la pop des années 1960. « Good Lovin’ », adaptation d’une chanson popularisée auparavant, connaît avec les Rascals un succès majeur en 1966. « Groovin’ », cosignée par Cavaliere et Eddie Brigati, devient en 1967 une pièce centrale de leur identité, grâce à une ambiance plus souple et à une conception différente du rythme.
« People Got to Be Free », également signée Cavaliere–Brigati et publiée en 1968, apporte une dimension civique à ce patrimoine musical. L’orgue Hammond de Cavaliere donne une couleur très personnelle à plusieurs arrangements, tandis que sa voix permet de naviguer entre énergie rock et souplesse soul. Lorsque ses chansons sont reprises par un autre orchestre, il faut éviter de confondre l’écriture d’origine, le disque des Rascals et les nouvelles interpolations ajoutées sur scène.
1995 : Ringo, Billy Preston et Felix Cavaliere
La troisième formation du All-Starr Band, en 1995, rassemble autour de Ringo John Entwistle, Billy Preston, Randy Bachman, Mark Farner, Zak Starkey et Mark Rivera, en plus de Cavaliere. Les claviers de Preston et l’orgue de Cavaliere donnent au groupe un socle harmonique particulièrement riche. Les chansons « People Got to Be Free », « Groovin’ » et « Good Lovin’ » font entendre le répertoire des Rascals à côté des Who, de Grand Funk Railroad et des succès des anciens Beatles. Cette variété montre comment le groupe fonctionne : un artiste est chanteur principal de ses titres, puis redevient accompagnateur des autres.
Les listes de chansons de 1995 montrent un grand nombre de variantes autour de « Groovin’ » et de « Good Lovin’ ». Des fragments de « My Girl », « Just My Imagination », « La Bamba », « Do You Love Me » ou « Apples, Peaches, Pumpkin Pie » peuvent être réunis au morceau principal. L’historien doit décrire ces ajouts comme des citations, des medleys ou des transitions, selon les preuves du concert. Les compter chacun comme un titre intégral produirait des statistiques trompeuses sur le répertoire de Felix Cavaliere.
Une signature musicale dans un orchestre collectif
Cavaliere ne constitue pas une parenthèse décorative dans le spectacle : son travail d’orgue influence l’accompagnement de nombreux autres titres. Les concerts de 1995, la fiche de Billy Preston et le catalogue de chansons permettent de distinguer les créations des Rascals, leurs versions en concert et les autres succès cités pendant les medleys.
1995 : trois visages des Rascals au programme de Ringo
Le All-Starr Band de 1995 donne à Felix Cavaliere l’occasion de présenter plusieurs facettes du répertoire des Rascals, notamment « People Got to Be Free », « Groovin’ » et « Good Lovin’ ». Ces chansons ne racontent pas la même chose : l’une porte un message collectif, une autre privilégie une atmosphère douce et latine, tandis que la troisième plonge dans un rhythm and blues de danse. Leur succession dans le spectacle révèle pourquoi Cavaliere représente davantage qu’un simple organiste venu illustrer les années 1960.
Le dialogue de son orgue avec les claviers de Billy Preston mérite une attention particulière. Les deux musiciens possèdent des histoires soul et gospel qui se rejoignent sans être identiques. Ils doivent cependant partager le plateau avec les guitares de Randy Bachman et de Mark Farner, la basse très présente de John Entwistle et les batteries du groupe. L’enjeu des arrangements consiste donc à laisser chaque timbre exister sans saturer l’ensemble.
Un répertoire de reprises, d’auteurs et de medleys
La carrière des Rascals a largement contribué à populariser des compositions écrites par d’autres. « Good Lovin’ », par exemple, n’est pas une création de Cavaliere, même si l’interprétation de son groupe est devenue une référence. La documentation du All-Starr Band doit préserver cette distinction entre la chanson, son enregistrement célèbre et la nouvelle version scénique de 1995.
Plusieurs relevés décrivent des enchaînements ou des citations musicales autour des moments confiés à Cavaliere. Une citation brève ne doit pas être comptabilisée comme une œuvre entièrement interprétée. L’identification précise du medley à partir d’un enregistrement daté permettrait de comprendre comment Ringo et ses partenaires condensaient plusieurs décennies de soul en quelques minutes de concert.
Parcours musical et rôle dans le All-Starr Band
Les Rascals dans le programme de 1995
En rejoignant la troisième formation de Ringo, Felix Cavaliere apporte l’héritage d’un groupe américain dont la place dans la soul blanche et la pop des années 1960 est capitale. Son orgue et son chant constituent un contraste avec les univers plus directement guitaristiques de Randy Bachman, Mark Farner et John Entwistle. Le All-Starr Band fait ainsi se rencontrer différentes histoires du rock sans les réduire à un style unique. La présence simultanée de Cavaliere et de Billy Preston permet en outre d’apprécier deux approches du clavier, l’une profondément marquée par les Rascals, l’autre par le gospel, le rhythm and blues et les collaborations avec les Beatles.
« Good Lovin’ », « Groovin’ » et « People Got to Be Free »
Ces titres, associés aux Rascals, servent de repères pour comprendre l’identité musicale de Cavaliere sur la tournée. Ils ne racontent pas une histoire uniforme : « Good Lovin’ » possède une généalogie qui précède le succès des Rascals, alors que « Groovin’ » et « People Got to Be Free » s’inscrivent dans un autre rapport à la chanson et aux sensibilités de leur époque. Un récit rigoureux doit donc distinguer les auteurs, les éditions originales, l’interprétation devenue célèbre et les versions chantées devant le public de Ringo. Le fait que plusieurs titres se retrouvent dans des programmes de 1995 n’autorise pas à les attribuer sans vérification à toutes les soirées.
Le partage du clavier avec Billy Preston
Le caractère singulier de la formation de 1995 tient en partie à la coexistence de Cavaliere et de Preston. Le premier peut apporter les couleurs d’orgue liées aux Rascals ; le second, celles d’un musicien dont l’histoire traverse aussi les sessions des Beatles. Leur présence permet aux arrangements de conserver une épaisseur harmonique lorsque les guitaristes se partagent les voix et les premiers plans. Mais les documents qui mentionnent deux claviéristes ne suffisent pas à établir exactement qui joue quel passage. Toute attribution plus fine doit être fondée sur une captation exploitable ou une indication musicale directement vérifiable.
Un répertoire personnel dans un groupe de répertoires
La participation de Cavaliere démontre la différence entre un groupe d’accompagnement traditionnel et le projet inventé autour de Ringo. Les chansons de l’invité ne servent pas seulement d’intermèdes entre deux succès de l’ancien Beatle : elles donnent à chaque musicien un espace d’identité propre et élargissent la mémoire commune du spectacle. L’étude de la troisième formation doit par conséquent présenter les Rascals comme une composante de son histoire, sans faire de Cavaliere l’unique représentant de la soul ni réduire ses collègues à leur groupe d’origine.
Felix Cavaliere en 1995 : trois chansons des Rascals et les variantes de concert
Étude complémentaire documentée consacrée à la participation de Felix Cavaliere au All-Starr Band (1995), à ses chansons attestées et aux sources permettant de distinguer le programme des représentations de celui des publications discographiques.
Le Hammond des Rascals dans un orchestre à plusieurs claviers
Felix Cavaliere est identifié au chant et à l’orgue, instruments essentiels au son des Rascals. Sa présence dans le troisième All-Starr Band en 1995 ne se limite cependant pas au retour de quelques succès du groupe new-yorkais. Il partage l’espace des claviers avec Billy Preston, dont le jeu et la carrière sont très différents, tandis que Randy Bachman, Mark Farner, John Entwistle et Mark Rivera assurent d’autres fonctions dans la formation. Ringo est rejoint à la batterie par Zak Starkey. Cet assemblage singulier explique la variété des formes : un morceau de soul urbaine côtoie les chansons de Grand Funk Railroad, les succès de Bachman-Turner Overdrive et les titres de Ringo. La biographie doit montrer comment Cavaliere contribue à cette palette, pas seulement citer le nom des Rascals.
Osaka, 18 juin 1995 : trois titres principaux et une formation attestée
Le programme du 18 juin à l’Osaka-jō Hall identifie « People Got to Be Free », « Groovin’ » et « Good Lovin’ » parmi les chansons interprétées par Cavaliere. Ce document est précieux : il établit une liste à date fixe, plutôt qu’une simple association entre un chanteur et les chansons de son groupe d’origine. L’ordre de ces trois titres crée plusieurs rappels de la soul et du rhythm and blues au cours du spectacle. Le groupe comporte en outre Billy Preston, ce qui impose de distinguer les deux claviéristes sans attribuer automatiquement chaque accord d’orgue à Cavaliere. Le programme cité ne constitue pas une partition ni un relevé des pistes instrumentales.
Atlantic City, 22 juillet : « My Girl » et « Apples, Peaches, Pumpkin Pie »
L’archive du Circus Maximus Theater d’Atlantic City présente deux représentations le 22 juillet, dont les programmes ne sont pas identiques. « My Girl » apparaît dans l’une ; « Apples, Peaches, Pumpkin Pie » dans l’autre, tous deux signalés comme passages de Felix Cavaliere. Ce constat change la lecture du répertoire : il montre que les concerts ne se limitaient pas à trois titres immuables et qu’une chanson historiquement associée à d’autres interprètes pouvait entrer dans le spectacle. Il ne serait pas rigoureux de présenter ces deux œuvres comme des compositions originales des Rascals, ni de les inscrire sans réserve dans chaque concert de 1995. La date et la version de la liste doivent rester visibles.
« Good Lovin’ » : la mémoire d’un tube et celle de ses auteurs
Les Rascals ont largement popularisé « Good Lovin’ », mais leur enregistrement n’est pas la création unique de la chanson. Rudy Clark et Arthur Resnick figurent parmi ses auteurs. Lorsque Cavaliere l’interprète avec Ringo, la performance convoque donc simultanément la mémoire des Rascals, celle du rhythm and blues antérieur et l’invention d’un nouvel accompagnement en 1995. « Groovin’ » et « People Got to Be Free » relèvent d’autres histoires d’écriture. Dans le dossier, ces trois pièces doivent conserver leurs propres notices, avec auteurs, dates originales et versions, tandis que la biographie de Cavaliere éclaire les choix de présentation et les relations entre les musiciens.
L’orgue, le chant et les percussions : ne pas figer une seule fonction
Les archives de la troisième formation créditent Felix Cavaliere au chant, aux claviers, à l’orgue et aux maracas. Cette polyvalence répond à une nécessité : les artistes passent alternativement au premier plan et en accompagnement. La présence de Billy Preston pose une question passionnante de répartition des timbres, sans autoriser à prétendre que les deux claviéristes jouaient constamment simultanément. Un instrument mentionné dans le tableau des membres ne prouve pas sa participation à chaque chanson ; l’analyse précise doit partir des images et des enregistrements du concert considéré. Cette prudence évite de transformer les biographies générales en feuilles de session fictives.
Du Japon aux États-Unis : une expérience prolongée, non une apparition isolée
La tournée de la troisième formation se déploie entre juin et août 1995, d’abord au Japon, puis aux États-Unis. Le programme de Holmdel, le 18 juillet, confirme les trois chansons principales de Cavaliere et mentionne l’apparition ponctuelle de Max Weinberg pendant le rappel. Il faut rattacher cet invité à la soirée, sans l’ajouter artificiellement à la liste des musiciens permanents. Ce détail résume la méthode biographique souhaitable : caractériser les rôles de Cavaliere, comparer deux ou trois dates attestées, signaler les variations et relier les titres aux notices de chansons. L’objectif n’est ni de réécrire la concertographie de 1995 ni de multiplier les versions concurrentes du portrait.
Sources et renvois documentaires
Osaka, 18 juin 1995 · Atlantic City, 22 juillet 1995 · Holmdel, 18 juillet 1995.
La tournée 1995 · Tous les musiciens · Enregistrements live.
Son rôle dans le All-Starr Band
- Instruments et voix : Orgue, claviers, percussions, chant.
- Parcours musical : The Rascals.
- Participation : 1995.
Tournées avec le All-Starr Band
- 1995 — Troisième formation du All-Starr Band.
Chansons et répertoire
Les programmes recensés attribuent notamment les titres suivants à Felix Cavaliere. Les chansons et les arrangements peuvent varier d’un concert à l’autre.
- People Got To Be Free
- Groovin’/My Girl
- Good Lovin’/La Bamba
- Good Lovin’
- Groovin’/Just My Imagination
- Groovin’
- Groovin’/Apples, Peaches, Pumpkin Pie
- Groovin’/My Girl/Just My Imagination
- Good Lovin’/La Bamba/Do You Love Me
- Groovin’/Apples, Peaches, Pumpkin Pie/Just My Imagination
- Groovin’/Just My Imagination/My Girl
- Groovin’/Apples, Peaches, Pumpkin Pie/Just My Imagination/My Girl
Felix Cavaliere : lire l’arrangement plutôt que la seule liste des tubes
La troisième formation de 1995 permet de replacer Felix Cavaliere dans un dispositif très particulier : l’orgue de l’ancien chanteur des Rascals coexiste avec les claviers de Billy Preston et le saxophone ou les percussions de Mark Rivera. Ce n’est donc pas une réunion des Rascals, mais une redistribution de leur répertoire au sein d’un groupe qui doit également accompagner le rock de Mark Farner, les chansons de Randy Bachman et les titres des Beatles interprétés par Ringo. La présence simultanée de plusieurs claviéristes est un élément important de la couleur sonore de cette formation.
Le relevé instrumental établi pour la tournée distingue les situations. Sur « Groovin’ », Cavaliere assure la partie vocale principale et l’orgue ou les claviers, tandis que Mark Farner est signalé à l’harmonica, John Entwistle à la basse et Zak Starkey à la batterie. Sur « People Got to Be Free », la même documentation indique Cavaliere à l’orgue et aux maracas, avec un chant principal attribué à Randy Bachman dans ce tableau : cette attribution mérite une vérification par les captations, car elle ne doit pas être automatiquement confondue avec l’artiste historiquement associé à la chanson. Sur « Good Lovin’ », Cavaliere retrouve explicitement le chant principal. Ces crédits reconstitués sont des hypothèses documentaires à confronter aux images et aux enregistrements, non des crédits de pochette certifiés.
Le catalogue des medleys doit également être décrit avec rigueur. Lorsque « Groovin’ » est associé à « My Girl », « Just My Imagination » ou « Apples, Peaches, Pumpkin Pie », chaque intitulé renvoie à une séquence variable, et non à un titre nouvellement composé par Cavaliere. Une chanson interprétée intégralement, un extrait inséré dans un medley et une brève citation musicale n’occupent pas nécessairement la même place dans un concert. Une seule ligne de setlist ne permet donc pas de déterminer la durée de toutes les œuvres évoquées.
Sources croisées : biographie officielle de Ringo Starr ; chronique documentaire et relevés instrumentaux de la tournée 1995 (Victor Baissait) ; dossier Yellow-Sub de la tournée 1995. Les distributions par chanson proviennent de relevés de collectionneur ; elles sont signalées comme telles et non présentées comme des feuilles de session officielles.
- Programmes et formations du dossier All-Starr Band de Yellow-Sub.
- Dossier de tournée 1995.












