Il y a six ans, le 9 mai 2020, Little Richard disparaissait à Tullahoma, Tennessee, emportant avec lui une part brûlante, irréductible, de l’histoire du rock’n’roll. On a beaucoup répété qu’il en fut l’un des pionniers, parfois l’architecte, souvent le grand incendiaire. Mais pour les lecteurs de Yellow-Sub, la question est plus précise, plus intime aussi : que lui doivent vraiment les Beatles ? Pas seulement une poignée de reprises, pas seulement quelques hurlements placés au bon endroit dans les premiers concerts. Quelque chose de plus profond se joue entre Macon, La Nouvelle-Orléans, Liverpool et Hambourg : une transmission physique, vocale, presque électrique, qui passe par Long Tall Sally, Lucille, le Star-Club et ce fameux « woo » que Paul McCartney transformera en signature mondiale. Sans Little Richard, les Beatles auraient sans doute gardé leurs harmonies, leur sens mélodique, leur intelligence pop. Mais auraient-ils eu cette permission de hurler, de salir le son, de faire basculer la chanson dans le corps ? À travers les sessions Specialty, les nuits allemandes de 1962 et les reprises furieuses du groupe, c’est toute une généalogie secrète qui apparaît : celle d’un homme trop flamboyant pour entrer sagement dans la légende, mais assez immense pour en avoir dessiné les fondations.
Enregistrée en une prise pour Beatles For Sale en 1964, Kansas City/Hey-Hey-Hey-Hey! reflète la passion des Beatles pour le rock ‘n’ roll américain. Paul McCartney y livre une performance vocale explosive, rendant hommage à Little Richard. Adoptée dès 1962 dans leur setlist, la chanson connaît un regain d’énergie lors de leur tournée américaine de 1964, les poussant à l’enregistrer. Grâce à son énergie brute et son intensité scénique, ce titre illustre l’impact des racines du rock sur les Fab Four.
L’influence de Little Richard sur les Beatles, et particulièrement sur Paul McCartney, est immense. Avec leur reprise de « Kansas City / Hey-Hey-Hey-Hey » en 1964, ils rendent hommage à celui qui leur a transmis le feu sacré du rock’n’roll. Ce titre, né d’un medley inventif de Little Richard, devient un symbole fort du lien entre Liverpool et les racines américaines du genre. Plus qu’un modèle musical, Little Richard fut pour les Fab Four un mentor spirituel et scénique, dont l’héritage résonne toujours dans leur œuvre.
Le quatrième album EMI des Beatles a été enregistré au sommet de leur gloire. En 1964, ils enregistrent et sortent deux nouveaux albums et un EP, jouent dans leur premier long métrage, donnent d’innombrables interviews, sessions de radio et apparitions à la télévision, et font le tour du monde. Ils étaient plutôt fatigués pendant Beatles […]
Informations sur l’album Pays : International Support : CD Label : Apple Numéro de série : PCSP 726 Mixage : Mono Date de publication : 30/11/1994 Track-listing de l’album Disque n°1 Beatle Greetings From Us To You (Live At The BBC) Riding On A Bus I Got A Woman Too Much Monkey Business Keep Your […]












