Bannière de la filmographie de Ringo Starr — cinéma et télévision

Filmographie de Ringo · Documentaire · 1993

Going Home (1993) : Ringo Starr retourne à Liverpool avec sa famille

En juillet 1992, Ringo Starr revient à Liverpool avec les caméras de Disney Channel, son fils Jason et son beau-père Harry Graves. Réalisé par Stanley Dorfman et diffusé en avril 1993, Going Home mêle une visite des lieux de son enfance aux images de la tournée du All-Starr Band. Cette étude distingue le tournage à Liverpool, les souvenirs familiaux, le concert de l’Empire Theatre et les différentes éditions du programme.

Fiche technique et dates

Œuvre : Ringo Starr: Going Home. Type : documentaire musical et biographique pour la télévision. Réalisation et production : Stanley Dorfman. Producteurs exécutifs : Ringo Starr, David Fishof, Hilary Gerrard. Sociétés : Disney Channel, Roccabella, Barron Management. Tournage : Liverpool, juillet 1992, avec des extraits du concert du Liverpool Empire Theatre le 6 juillet. Diffusion : 18 avril 1993 aux États-Unis ; 19 avril au Royaume-Uni. Durée : 60 ou 69 minutes selon les notices. Ringo : lui-même, guide et musicien. Famille : Harry Graves, Jason et Lee Starkey. Musiciens : Zak Starkey, Joe Walsh, Nils Lofgren, Dave Edmunds, Todd Rundgren, Burton Cummings, Timothy B. Schmit et Timmy Cappello.

Le retour de juillet 1992, diffusé en avril 1993

Le documentaire Ringo Starr: Going Home accompagne Ringo Starr à Liverpool pendant sa tournée de 1992. Il est filmé autour du concert du 6 juillet à l’Empire Theatre, la veille de son cinquante-deuxième anniversaire, puis diffusé sur Disney Channel le 18 avril 1993 aux États-Unis. Le lendemain, une diffusion britannique est également répertoriée. Le spectateur suit une visite personnelle de la ville et retrouve des images du All-Starr Band. Il faut donc distinguer le tournage de 1992 de la date de première diffusion en 1993, deux repères souvent confondus dans les catalogues.

Stanley Dorfman et Disney Channel

Stanley Dorfman est le réalisateur et le producteur crédité du programme. Les registres professionnels associent au film Roccabella, Barron Management et Disney Channel. Ringo Starr, David Fishof et Hilary Gerrard figurent parmi les producteurs exécutifs. Cette production dispose d’une organisation audiovisuelle identifiable : ce n’est pas simplement une vidéo privée tournée par un membre de la famille. Le dispositif combine un portrait autobiographique, un reportage dans la ville natale du musicien et des extraits d’une véritable tournée.

Madryn Street et Admiral Grove : retrouver l’enfance

Ringo revient dans le quartier de Dingle, au sud de Liverpool. Il est né à Madryn Street en 1940 et a grandi à Admiral Grove, à quelques pas. Dans une interview donnée à Paul Du Noyer en 1998, il revient lui-même sur cette visite filmée : les lieux portent encore des noms familiers, mais plusieurs commerces et bâtiments ont disparu. L’expérience est moins celle d’une ville intacte que celle d’un adulte confronté aux changements du quartier de son enfance. Ces images possèdent une valeur qui dépasse l’intérêt touristique des maisons des Beatles.

Harry Graves : une présence familiale précieuse

Le beau-père de Ringo, Harry Graves, figure parmi les personnes filmées au cours de ce retour. Sa participation distingue Going Home des documentaires qui concentrent leur récit uniquement sur les collègues célèbres de Ringo. Harry appartient à sa vie familiale et à ses souvenirs de jeunesse ; sa présence donne au programme une dimension personnelle. Il ne faut pourtant pas le présenter comme musicien ou comme membre du All-Starr Band : son rôle dans le film est celui d’un proche accompagnant Ringo dans sa ville natale.

Jason et Zak Starkey : deux rôles distincts

Jason Starkey accompagne son père pendant la visite de Liverpool. Zak Starkey, quant à lui, est crédité comme batteur dans les images du All-Starr Band. Les deux fils n’occupent donc pas la même fonction dans le film. Leurs présences rappellent les relations familiales, mais également la transmission musicale qui se construit dans le groupe de tournée. Les filmographies sommaires peuvent réunir ces noms dans un générique sans indiquer leurs rôles. Une notice détaillée doit préserver cette différence, surtout lorsque les images de promenade alternent avec les séquences de concert.

Le Cavern Club entre mémoire et tourisme

Le documentaire répertorie une visite du Cavern Club, lieu historique des premières années des Beatles. La salle et son voisinage avaient connu des transformations importantes entre les années 1960 et le retour de Ringo en 1992. Le musicien peut donc reconnaître l’importance symbolique du lieu sans retrouver exactement l’espace dans lequel le groupe avait joué. Le film renseigne à la fois sur la mémoire des Beatles et sur la manière dont Liverpool présente son patrimoine à de nouvelles générations de visiteurs.

6 juillet 1992 : le Liverpool Empire Theatre

Ringo and His All-Starr Band jouent au Liverpool Empire Theatre le 6 juillet 1992. Le documentaire reprend des images de cette soirée, mais il ne faut pas le confondre avec une captation exhaustive du concert. Pour la chronologie et les chansons interprétées, Yellow-Sub.net possède une page dédiée à cette représentation. La présente notice se concentre sur le montage documentaire, qui mêle les performances à la visite de la ville. La date est d’autant plus symbolique qu’elle précède immédiatement l’anniversaire de Ringo, né le 7 juillet 1940.

Le All-Starr Band de 1992 à l’écran

Les crédits du programme identifient notamment Joe Walsh, Nils Lofgren, Dave Edmunds, Todd Rundgren, Burton Cummings, Timothy B. Schmit, Timmy Cappello et Zak Starkey. Ce groupe incarne la deuxième formation majeure du All-Starr Band. Chaque artiste dispose de son propre répertoire, tandis que Ringo interprète des titres de sa carrière solo et des Beatles. Le film montre ainsi son activité musicale en 1992, à un moment où le chanteur et batteur consolide le principe de tournées collectives commencées en 1989.

Le programme n’est pas le concert de Montreux

Voir la fiche indépendante Live from Montreux (1992), qui étudie le spectacle filmé du 13 juillet en Suisse, sept jours après le passage à Liverpool.

La tournée de 1992 comporte également un concert filmé au Festival de Montreux le 13 juillet, commercialisé sous le titre Ringo Starr and His All-Starr Band Volume 2: Live from Montreux. Les musiciens présents appartiennent à la même formation, mais les représentations ont lieu dans deux villes et à deux dates différentes. Les images de Liverpool utilisées dans Going Home ne doivent pas être attribuées à la scène suisse. Les catalogues doivent donc conserver des notices séparées pour ces documents.

Une biographie racontée en marchant

Le principal intérêt de Going Home tient à sa forme. Ringo ne s’installe pas seulement devant une caméra pour raconter une suite de dates. Il retrouve des rues, rencontre des proches et rapproche les lieux de son enfance de sa carrière présente. Les questions de mémoire, de transmission et de transformation urbaine deviennent visibles dans le reportage. Le film se distingue ainsi des longues compilations d’archives sur les Beatles, dont le récit porte surtout sur la réussite musicale du groupe.

Les souvenirs de Rory Storm et des débuts musicaux

Avant de rejoindre les Beatles, Ringo se produit avec Rory Storm and the Hurricanes, groupe important de la scène de Liverpool. Cette période lui permet d’acquérir une expérience soutenue de la scène et de fréquenter les musiciens qui accompagneront l’essor du Merseybeat. Le programme de Disney donne un contexte à ces souvenirs en ramenant Ringo dans sa ville natale. Mais l’histoire de sa carrière ne doit pas être réduite à la seule époque des Beatles : son nom de scène et une partie de son métier se sont construits auparavant.

1992 : une nouvelle génération de musiciens sur scène

Le All-Starr Band de 1992 associe des artistes ayant déjà mené des carrières importantes. Todd Rundgren apporte son univers de compositeur et de producteur ; Dave Edmunds représente les racines rock and roll ; Burton Cummings vient de l’histoire du groupe canadien The Guess Who ; Timothy B. Schmit possède une solide expérience des Eagles et de Poco. Nils Lofgren, Joe Walsh et Timmy Cappello complètent cette formation particulièrement diverse. Ringo y conserve le rôle de rassembleur, chacun des invités ayant l’occasion de chanter ses propres succès avant de participer aux morceaux collectifs.

Le documentaire de Stanley Dorfman permet de replacer cette activité dans la continuité de la carrière solo de Ringo. Alors que les portraits des Beatles privilégient les événements des années 1960, Going Home montre un musicien toujours actif trente ans après son entrée dans le groupe. Cette présence scénique contemporanise la visite de Liverpool : le film ne raconte pas seulement ce qui s’est passé dans le quartier de Dingle, mais aussi ce que Ringo fait de son expérience à cinquante-deux ans.

Les chansons de la tournée et leur traitement à l’écran

La tournée de 1992 comporte des titres emblématiques du répertoire de Ringo, dont I’m the Greatest, It Don’t Come Easy, Yellow Submarine, You’re Sixteen, Photograph et With a Little Help from My Friends. Les autres membres du groupe disposent également de leurs séquences. Les listes complètes des représentations doivent cependant être établies concert par concert : un morceau documenté à Holmdel ou à Montreux n’est pas automatiquement présent dans le montage de Disney tourné à Liverpool.

Cette précaution paraît technique, mais elle évite un problème fréquent des vidéographies. Lorsqu’un album et un téléfilm sont issus de la même tournée, les catalogues reproduisent parfois le programme du disque comme s’il s’agissait de la bande sonore intégrale de l’émission. Or le film biographique sélectionne des images pour raconter un itinéraire personnel. Un inventaire exact devra relever les chansons effectivement audibles dans la version de Going Home consultée, puis rapprocher chaque passage de la représentation du 6 juillet 1992.

Une ville racontée par l’un de ses enfants devenus célèbres

Le point de vue de Ringo est particulièrement intéressant lorsqu’on le compare aux autres portraits filmés de Liverpool. Le batteur n’essaie pas d’imposer une chronologie officielle des Beatles à chaque coin de rue. Il parle de lieux qu’il a connus avant les photographies de presse, les tournées et l’essor du tourisme musical. L’histoire locale n’est donc pas seulement une toile de fond : elle fournit au récit ses émotions et ses hésitations.

Le musicien note lui-même, quelques années plus tard, que les changements urbanistiques rendent parfois la visite étrange. Une rue peut conserver son nom mais ne plus ressembler à celle qu’il connaissait ; des magasins ont fermé ou disparu. La caméra enregistre le présent de 1992, tandis que la voix de Ringo évoque une ville plus ancienne. L’écart entre les deux fait de Going Home un document utile pour étudier la mémoire urbaine et la construction du patrimoine lié aux Beatles.

Jason, Zak et l’histoire familiale transmise par les images

La présence des membres de la famille Starkey ne constitue pas seulement une information de générique. Elle modifie la façon dont on reçoit le portrait. Ringo revient vers ses propres souvenirs en les partageant avec des personnes qui ont grandi après les premiers succès des Beatles. Jason apparaît dans les scènes liées à la ville, Zak dans la formation musicale, tandis que Harry Graves renvoie à la génération qui a accompagné l’enfance de Ringo.

Il faut respecter cette pluralité sans inventer les propos précis de chacun. Les notices disponibles identifient les personnes mais ne transcrivent pas toutes les conversations. Pour une étude exhaustive, un visionnage minuté de la copie permettrait de séparer les témoignages familiaux, les paroles de Ringo et les moments instrumentaux. En attendant, la fiche conserve les crédits confirmés et explique pourquoi leur distinction est importante pour une biographie de référence.

Une durée différente selon les catalogues

Les notices ne concordent pas totalement sur le minutage. MUBI présente le documentaire comme un programme d’environ soixante minutes, alors que Letterboxd et plusieurs catalogues indiquent soixante-neuf minutes. Sans confrontation des copies, il serait imprudent d’affirmer qu’un montage précis a été amputé de neuf minutes. Les deux durées sont donc signalées avec leurs sources, afin que les collectionneurs puissent examiner les exemplaires réels.

Le rôle de Ringo comme guide et producteur exécutif

Ringo figure à l’écran comme lui-même et guide le spectateur dans Liverpool. Les génériques le créditent également parmi les producteurs exécutifs. Ces deux fonctions n’impliquent pas qu’il ait assuré la réalisation ou la photographie : la direction du film appartient à Stanley Dorfman. Cette répartition des crédits explique comment la star du documentaire peut participer aux choix du projet tout en laissant sa fabrication technique à une équipe spécialisée.

Une œuvre à relier aux concerts et à la biographie familiale

Ringo Starr: Going Home relie deux histoires : celle d’un garçon de Liverpool devenu Beatle et celle d’un musicien revenu sur scène avec un groupe d’amis. Il mérite donc une fiche autonome entre la filmographie, la biographie personnelle et le vaste dossier consacré au All-Starr Band. Son crédit est certain, sa réalisation est identifiable et les dates sont recoupées. La seule prudence nécessaire concerne le minutage des éditions et l’identification exacte des chansons contenues dans chacune.

Les chansons et leurs fiches historiques

Les succès et chansons évoqués dans le documentaire constituent une autre porte d’entrée dans la carrière de Ringo. Les fiches ci-dessous retracent leur histoire, sans les confondre avec les prestations spécifiques filmées pour Going Home.

It Don’t Come Easy · Photograph · Yellow Submarine · With a Little Help from My Friends · I’m the Greatest.

Sources et documents

Paul Du Noyer, entretien avec Ringo Starr publié en 1998, évocation directe du documentaire réalisé pour Disney à Liverpool ; IMDb et IMDbPro, fiche de Going Home, date de diffusion, réalisation et distribution ; Letterboxd et MUBI, descriptions et durées ; Beatles on Film, chronologie du 6 juillet 1992 ; archives des concerts du All-Starr Band de 1992. Sources citées en texte, sans liens externes.

À lire également : le concert du 6 juillet 1992 et la filmographie de Ringo.