5 août 1966 : les Beatles publient Revolver. Séances, procédés de studio, analyse des 14 titres, pochette Voormann, correctifs factuels et chronologie.
34 ans après sa sortie, retour sur Live in Japan, la tournée japonaise de 1991 avec Eric Clapton, la voix de Harrison et les rééditions de ce disque testamentaire.
« I Want To Tell You » est une chanson de George Harrison enregistrée le 2 juin 1966 et parue le 5 août 1966 sur l’album Revolver.
Harrison y introduit un accord de E7 avec une note de fa ajoutée (E7♭9), qu’il revendiquera toute sa vie avoir « littéralement inventé ».
John Lennon reprendra ce même accord trois ans plus tard sur « I Want You (She’s So Heavy) », à l’instant précis où il chante « it’s driving me mad ».
L’accord n’a pas, au sens strict, été inventé par Harrison — il existait déjà en jazz et en musique classique — mais son usage dans « I Want To Tell You » reste l’un des premiers exemples aussi marquants dans une chanson pop.
La séance d’enregistrement a lieu le lendemain du jour où Harrison rencontre pour la première fois Ravi Shankar, qui accepte de devenir son professeur de sitar.
Cela faisait longtemps que Live in Japan occupait une place à part dans la discographie de George Harrison. Peut-être parce que ce disque n’est pas un live comme les autres. Peut-être aussi parce qu’il dit quelque chose de très rare sur son auteur : non pas seulement ce qu’il chantait, ni même ce qu’il jouait, mais la manière très particulière qu’il avait d’accepter — par intermittence, presque à contre-cœur — d’être exposé au regard du public. Lorsque George remonte sur scène au Japon en décembre 1991, il ne revient ni en bête de tournée, ni en monument nostalgique venu faire défiler ses reliques. Il revient en homme prudent, marqué par le souvenir de 1974, soutenu par Eric Clapton et un groupe d’élite, décidé surtout à raconter sa propre histoire sans se laisser enfermer dans celle que les autres auraient voulu plaquer sur lui. C’est tout ce qui fait la force de Live in Japan, réédité le 20 mars 2026 : un disque à la fois sobre et profond, tendu et apaisé, où Harrison traverse les Beatles, sa carrière solo, ses blessures, ses renaissances et ses fidélités avec une élégance qui n’appartient qu’à lui. Un double album sans grandiloquence, mais traversé de grâce, qui montre peut-être mieux que tout autre ce qu’était devenu George Harrison au soir de sa vie publique : un immense musicien, enfin réconcilié avec l’idée de scène à condition qu’elle ne lui vole jamais son âme.
On l’a trop souvent raconté comme une hiérarchie gravée dans le marbre : Lennon et McCartney au sommet, Ringo à la barre, et George Harrison relégué au rang de “troisième homme”, toléré quand il reste une place sur la face A. Pourtant, en 1966, Revolver ouvre une brèche. Après l’attaque de “Taxman” et la secousse indienne de “Love You To”, Harrison signe “I Want To Tell You”, un morceau que l’histoire a parfois traité comme un simple intermède rock. Erreur de perspective : ici, George ne cherche plus à imiter ses aînés, il met en scène son propre blocage. Il veut parler, il veut dire l’essentiel, mais les mots s’étranglent — et la musique, au lieu de lisser cette gêne, la fait grincer, la fait pulser, la transforme en tension harmonique. Riff contrarié, piano qui épaissit le malaise, dissonances qui frottent comme une pensée qui trébuche : tout sonne comme une confession électrique. En filigrane, on devine déjà l’autre Harrison, celui qui bientôt renversera la phrase — “ce n’est pas moi, c’est mon mental” — et fera de la pop un outil de déplacement intérieur. “I Want To Tell You” n’est pas un monument de Revolver : c’est un point de suture, le moment précis où George cesse de “tenir son quota” et commence à imposer sa propre lumière.
En 1966, George Harrison affirme sa singularité dans les Beatles avec « I Want to Tell You », un titre tendu et novateur, porté par un accord dissonant audacieux : le E7♭9. Cette chanson traduit l’embarras de dire en musique, à travers un jeu subtil d’ostinatos, de ruptures rythmiques et de tension harmonique. Enregistrée pour Revolver, elle marque une étape décisive dans l’évolution de Harrison comme auteur-compositeur visionnaire.
« I Want To Tell You » de George Harrison, extrait de Revolver, est une chanson introspective née de la quête spirituelle de Harrison en Inde. Influencée par sa découverte de la philosophie indienne, cette chanson illustre la confusion mentale et la difficulté de transmettre des pensées complexes. Bien que le morceau soit éclipsé par d’autres classiques de l’album, il marque une étape importante dans l’évolution musicale de Harrison, qui allait devenir un compositeur clé des Beatles. Sa structure harmonique audacieuse préfigure son œuvre solo.
George Harrison n’a jamais vraiment eu le même temps au sein des Beatles que John Lennon ou Paul McCartney. Il avait certainement le talent pour continuer à créer du matériel incroyable, mais il lui était difficile de se faire entendre parmi ses camarades de groupe lorsqu’il apportait l’une de ses chansons. Cela lui a donné […]
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Informations sur l’album Pays : Espagne Support : EP Label : Odeon Numéro de série : DSOE 16704 /J 016-04.678 Mixage : Mono Date de publication : 05/11/1966 Track-listing de l’album Face A Eleanor Rigby Got to Get You into My Life Face B Doctor Robert I Want to Tell You
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