Avec « Two Magpies », Paul McCartney puise son inspiration dans la nature et la superstition. Ce titre de Electric Arguments (2008), issu de son projet The Fireman avec Youth, évoque la symbolique des merles, entre présages et émerveillement. Influencé par la comptine One for Sorrow, McCartney transforme une simple observation ornithologique en une chanson intime, mêlant mélodie douce et profondeur lyrique. Un morceau où nature et musique s’entrelacent, rappelant l’amour de l’ex-Beatle pour le monde vivant.
On croit souvent connaître Paul McCartney parce qu’on connaît ses refrains, ses basses bondissantes, ses ballades impérissables et cette manière presque insolente de transformer trois accords en standard mondial. Mais il existe, dans les replis de son œuvre, un autre Paul : plus secret, plus joueur, plus aventureux, celui qui préférait déjà les bandes magnétiques de Tomorrow Never Knows au confort de la légende, et qui n’a jamais cessé de chercher des portes de sortie à sa propre image. The Fireman, projet mené pendant quinze ans avec Youth, ex-bassiste de Killing Joke et producteur passé par The Orb, est sans doute la plus fascinante de ces échappées. Trois albums, de l’ambient techno anonyme de Strawberries Oceans Ships Forest à l’explosion pop psychédélique d’Electric Arguments, en passant par le somptueux Rushes, disque de brumes, de drones et d’ombres intimes. Sous ce masque de pompier emprunté à Penny Lane, McCartney s’autorise à perdre le contrôle, à danser, à sampler, à improviser, à disparaître un peu pour mieux réapparaître ailleurs. Et c’est peut-être là, loin des évidences, que se cache l’un de ses plus beaux secrets.
Entre 1993 et 2008, Paul McCartney et le producteur Youth oeuvrent sous le pseudonyme secret The Fireman, laboratoire électronique loin de la pop Beatles. Strawberries Oceans Ships Forest recycle Off the Ground en boucles house-ambient; Rushes creuse une ambient onirique; Electric Arguments, composé en treize journées d’impro, réintroduit la voix et des riffs crus. Le duo privilégie improvisation rapide, cut-ups, texture avant structure et studio comme instrument. Clin d’œil au pompier de « Penny Lane », le masque protège McCartney des attentes. Electric Arguments sort enfin à visage découvert, grimpe aux charts indé et injecte « Sing the Changes » dans ses concerts. À plus de 60 ans, McCartney montre que l’expérimentation reste son moteur. Discret mais influent il guide les albums futurs.
A peine son concert en Israël donné, Paul McCartney enchaîne sur un nouveau projet, ou pour être plus exact un nouvel album, à paraître le 17 Novembre prochain. Son nom : Electric Arguments. Cependant, que les fans de Paul la rock Star, ne se précipitent par trop vite : il s’agira cette fois d’un album […]












