Avec « Cold Turkey », John Lennon signe un manifeste brut contre l’addiction et la répression. En rupture avec les Beatles, il expose l’abstinence sans détour, mêlant douleur physique et critique sociale. Ce titre, aussi viscéral qu’avant-gardiste, marque sa mue artistique et inaugure l’esthétique dépouillée du Plastic Ono Band.
En 1969, John Lennon enregistre « Give Peace a Chance », devenu un hymne pacifiste, lors d’un bed-in à Montréal. Pourtant, la chanson est créditée Lennon/McCartney, bien que Paul n’y ait joué aucun rôle. Cette signature résulte d’un pacte tacite entre les deux artistes, que Lennon regrettera plus tard, estimant qu’il aurait dû créditer Yoko Ono. Malgré ces tensions, McCartney interprétera le morceau en hommage à Lennon après son assassinat en 1980.
Paru en octobre 1975, « Shaved Fish » assemble onze 45-tours (1969-1974) dans des edits fidèles aux singles, voulus par Lennon pour sauver des masters égarés. De « Give Peace a Chance » à « #9 Dream », le disque juxtapose slogans, confession et pop universelle, avec un final cousu entre « Happy Xmas » et un refrain live. Pochette-grille iconique (Roy Kohara/Michael Bryan), UK n°8, US n°12 : un instantané qui referme la période militante avant le retrait new-yorkais.
L’œuvre solo de John Lennon révèle un artiste à la fois viscéral, engagé et mélodique. De « Give Peace A Chance » à « Imagine », en passant par « Jealous Guy » ou « (Just Like) Starting Over », cette sélection de 20 titres explore ses influences, sa quête de vérité et son génie pop. Chaque chanson témoigne d’une recherche de sincérité, d’une production exigeante et d’une voix qui traverse les décennies.
A l’occasion du 53e anniversaire du One to One Benefit Concert du 30 août 1972 au Madison Square Garden, la succession de John Lennon a publié, le 30 août 2025 à 19 h BST, une vidéo inédite d’« Instant Karma! », captée lors de la représentation de l’après-midi. Restaurée à partir des bandes multipistes analogiques et remixée sous la houlette de Sean Ono Lennon, la performance révèle une version plus brute du hit de 1970, portée par la Plastic Ono Band, Elephant’s Memory et Jim Keltner. Cette sortie prélude au coffret « POWER TO THE PEOPLE (The Ultimate Collection) » attendu le 10 octobre 2025, un ensemble de 12 disques, 123 titres – dont 90 inédits – retraçant l’activisme new-yorkais de John & Yoko et offrant les deux concerts complets du One to One.
Paul McCartney a déclaré qu’il serait prêt à retirer son nom des crédits de « Give Peace A Chance », hymne écrit par John Lennon en 1969, pour que l’attribution reflète la réalité. En contrepartie, il souhaite que « Blackbird », dont il est l’auteur intégral du texte, soit crédité à son seul nom dans les publications poétiques. Une mise au point sur le pacte Lennon–McCartney et l’éthique de la clarté dans les crédits.
Le coffret « Power To The People (Super Deluxe Edition) », disponible le 10 octobre 2025, explore la période militante de John Lennon et Yoko Ono entre 1969 et 1972. Sur 12 disques et avec 90 inédits, il retrace leur engagement artistique et politique à New York, entre concerts, happenings, et enregistrements intimes. Supervision de Sean Ono Lennon, remixes soignés, documents rares et un livre de 204 pages renforcent l’immersion dans cette phase essentielle et controversée du duo.
John Lennon avoua tardivement s’être senti coupable d’avoir crédité Paul McCartney sur “Give Peace a Chance” au lieu de Yoko Ono, co-autrice réelle de la chanson née au Bed-In de Montréal en 1969. Cet aveu éclaire les limites du pacte Lennon-McCartney et repositionne Ono au cœur de l’hymne pacifiste.
Les voix féminines redonnent vie aux classiques des Beatles en apportant douceur, intensité ou mélancolie. De Katy Perry à Beyoncé, elles réinventent All You Need Is Love, Let It Be, Blackbird et Run for Your Life, offrant des interprétations surprenantes et émouvantes. Parallèlement, l’anecdote inédite de Petula Clark et John Lennon dévoile comment un conseil brutal s’est mué en hymne pacifiste, illustrant la puissance fédératrice de la musique.
John Lennon est-il vraiment l’icône pacifiste que l’on célèbre ? Des Bed-Ins de 1969 à « Give Peace a Chance », de la campagne « War Is Over » aux surveillances du FBI, son militantisme oscille entre sincérité, provocation et stratégie médiatique. Derrière l’image d’apôtre de la paix, ses contradictions personnelles et ses choix calculés continuent d’alimenter le débat.












