Après le succès de Get Back, Peter Jackson confirme qu’il prépare de nouveaux projets en lien potentiel avec les Beatles. Grâce à la technologie MAL qui a permis de ressusciter « Now and Then », le cinéaste explore l’idée d’un nouveau documentaire autour des sessions d’Abbey Road ou de Revolver. Parallèlement, il travaille sur un film Tolkien, un drame historique néo-zélandais, et poursuit ses recherches sur la dé-extinction du Giant Moa. À travers sa société WingNut Films, il façonne une nouvelle ère pour les archives musicales, où mémoire et innovation algorithmique se rencontrent.
Depuis la fin des Beatles, Paul McCartney n’a cessé de jouer live. Avec Wings, il repart de petites salles avant de triompher avec Wings Over the World (1975-76). En solo, ses tournées records de 1989-90, 2002, 2013 et 2022 mêlent classiques Beatles, tubes Wings et nouveautés, portées par pyrotechnie et hommages à Lennon et Harrison. De Rio (184 000 spectateurs) à Moscou, Glastonbury ou Tel-Aviv, chaque date devient un événement. Son record à Rio 1990 et son Glastonbury 2022 à 80 ans illustrent son endurance. Entouré d’un groupe survolté et, depuis 2018, d’une section de cuivres, il marie écrans géants et duo virtuel avec John Lennon pour un show mêlant nostalgie et innovation. À 83 ans, il prépare la tournée Got Back 2025, preuve qu’il reste le maître des marathons rock sur scène.
Le 30 janvier 1969, les Beatles offraient leur dernier concert sur le toit d’Apple Corps à Londres. Ce moment improvisé, empreint de tensions internes, marquait une tentative de retour à la scène après des années en studio. Devant des passants ébahis et sous le regard des forces de l’ordre, ils livrèrent une performance mémorable avant d’être interrompus par la police. Ce concert, devenu légendaire, symbolise à la fois l’apogée et la fin du plus grand groupe de rock de tous les temps.
À seulement 14 ans, Paul McCartney compose « I Lost My Little Girl », un morceau simple et émouvant qui marque le début de son parcours musical. Écrit peu après la perte de sa mère, ce titre, fondé sur trois accords, reflète la sincérité et l’innocence de ses premières créations. Redécouvert lors des sessions MTV Unplugged en 1991, il illustre la continuité et l’évolution de son génie artistique, tout en restant un témoignage émouvant de ses débuts.
Elvis Presley, pionnier du rock, a influencé les Beatles, qui l’admiraient profondément. Pourtant, leur relation s’est compliquée avec le temps, notamment en raison de divergences politiques. Elvis, devenu une icône conservatrice, a critiqué les Beatles, en particulier John Lennon. Malgré cela, il a repris plusieurs de leurs chansons, dont « Hey Jude » et « Something », prouvant son respect pour leur talent. Ce paradoxe illustre la complexité des rapports entre ces deux légendes du rock.
Let It Be demeure pour Paul McCartney l’album du désaveu : trahi par la production de Phil Spector, marginalisé dans les décisions artistiques, il voit son œuvre lui échapper. Entre tensions internes, rupture avec George Martin et colère face au traitement de The Long and Winding Road, cet album incarne pour McCartney une blessure encore vive.
Elvis Presley et The Beatles ont marqué l’histoire du rock à des époques différentes, mais leur confrontation sur les charts en 1969 reste un moment clé. Alors qu’Elvis renaît avec « In the Ghetto », The Beatles dominent avec « Get Back », incarnant deux visions du rock. Malgré cette rivalité commerciale, les Fab Four vénéraient le King, et Elvis reconnaissait leur influence. Ce duel symbolise la passation de pouvoir entre deux générations musicales, illustrant l’évolution du rock et son héritage intemporel.
Lors des recherches pour son livre The Lyrics: 1956 To The Present, Paul McCartney a redécouvert les paroles manuscrites d’une chanson inédite, Tell Me Who He Is. Composée dans les années 1960, cette chanson n’a jamais été enregistrée ni mentionnée par son auteur. Le texte aborde les thèmes récurrents des Beatles tels que la jalousie et l’amour, mais sa mélodie est malheureusement perdue. Cette découverte soulève la question fascinante de ce qu’elle serait devenue si McCartney avait décidé de la réenregistrer aujourd’hui.
En 2003, Paul McCartney publie Let It Be… Naked, version épurée de l’album original, sans les orchestrations de Phil Spector. Ce projet personnel visait à retrouver l’authenticité des sessions Get Back, ravivant débats critiques et mémoire collective.
Avec le projet Get Back, Paul McCartney voulait ressouder les Beatles et raviver leur esprit d’origine. Mais « Let It Be », censé être un retour aux sources, s’est transformé en point de rupture.












