Andrée-Anne Hallé a créé la page Facebook Handshake McCartney, il y a un an, en espérant que celle-ci lui permetterait de se faire remarquer et, ainsi de pouvoir réaliser son rêve le plus cher : serrer la pince de Sir Paul McCartney.
Mardi soir, au Centre Bell, la conceptrice publicitaire de 25 ans, originaire de Québec, a finalement vu son plus grand souhait sexaucer.
Après sêtre fait avertir par la sécurité à plusieurs reprises elle montait debout sur les chaises, entre autres la jeune femme, qui brandissait une pancarte disant, en anglais, « Jai créé une page Facebook sur laquelle 4232 personnes espèrent que vous et moi nous serrerons la main. Sil vous plaît, réalisez mon rêve! » a dabord cru le pire.
« Lorsque jai vu la sécurité sapprocher vers moi à nouveau, je me suis dit quils allaient certainement me demander darrêter de brandir ma pancarte, a-t-elle raconté, au lendemain dun concert qui restera marquer dans sa mémoire. Ils mont demandé de les suivre vers larrière-scène. Je nen revenais pas. Je narrivais tout simplement pas à y croire. »
Il faut dire que, lan dernier, lors du passage de Paul McCartney dans la belle province, Andrée-Anne avait également tenté sa chance, mais sans succès.
« Javais tout de même décidé de laisser la page Facebook active, parce que je me disais que jallais essayer à nouveau, sil revenait au pays prochainement. Cest ce qui est arrivé. Jai eu ma chance. »
Une rencontre marquante
Une semaine avant le spectacle de mardi, premier dune série de deux concerts offerts à Montréal, Andrée-Anne a « reparti la machine », comme elle le dit si bien.
« Jai recommencé à en parler, afin que le plus de gens possible me suivent, sur ma page, au moment du concert », a-t-elle expliqué.
Celle qui a même oublié de prendre sa pancarte avec elle, au moment de se diriger vers larrière-scène, raconte quelle tremblait lorsque les agents de sécurité lui ont fait part des mesures à respecter, lors de sa rencontre avec son idole.
« Javais de la difficulté à respirer, a-telle affirmé, en essuyant quelques larmes, retenues depuis la veille. Toutefois, lorsque je suis arrivée à côté de lui, toute la nervosité sest envolée. Un calme généralisé sest installé dans mon corps. Je me disais que jétais avec Paul McCartney. Je nen revenais pas. »
Sir Paul ne sest pas contenté de lui tendre la main, lui qui la également serrée dans ses bras, après quelle a expliqué les actions entreprises dans le but de se retrouver sur scène.
« Ensuite, il ma demandé si je voulais quil me signe le bras. Je me suis dit pourquoi pas ? Je savais que je ne pourrais pas men défaire. Cest pour cette raison que je nai pas le choix de me faire tatouer, même si jai peur de la douleur. Je ne peux juste pas effacer cet autographe. »
UNE HISTOIRE DAMOUR
Adolescente, Andrée-Anne na pas affiché des images des Backstreet Boys ou des New Kids On The Block, aux murs de sa chambre. Toute petite, vers lâge de huit ans, cest sur Paul McCartney et les Beatles quelle a flashé.
« Cest ma grande soeur Marie-Ève qui ma initiée à la musique des Beatles », raconte- t-elle, un sourire en coin.
Depuis, en tant quadmiratrice passionnée, la jeune femme a vu Paul McCartney en concert à Toronto, en 2005, à Québec, en 2008, à Halifax, en 2009, ainsi quà Montréal, en 2010.
« Cest une personne qui semble humble. En plus, je le trouve incroyable en tant que compositeur. Il est très versatile. Je ne pourrais même pas dire quelle est ma chanson préférée. Elles viennent toutes chercher quelque chose, à lintérieur de moi, a-t-elle ajouté. On sentend, il aurait pu prendre sa retraite il y a bien longtemps. Il y a quelque chose de beau, là-dedans, dans le fait quil tripe encore à donner des concerts. Cest un artiste incroyable.»
Maintenant que son rêve est réalisé, Andrée- Anne affirme quelle devra réfléchir à la prochaine étape. Elle songe déjà à un «pèlerinage Beatles», en Europe.
« Je ne veux pas paraître quétaine, mais lorsquon a un rêve, il faut sy accrocher. Si on veut vraiment le réaliser, il faut sen donner les moyens et foncer. »
Source : Vanessa Guimond













