John Yoko : le Ying et le Yang

Le nouveau Plastic Ono Band, les Beatles, Le rock liberation Front, Bob Dylan, Imagine autant de sujets abordés par John Lennon et Yoko dans cette interview réalisée à New York par Jean-François Vallée pour Pop2. 

John & Yoko que devenez-vous ?

JOHN : Ces derniers temps j’ai fait beaucoup de jams, sans répétitions. C’était bien : nous apparaissions sur la scène tout d’un coup, au milieu d’un concert, pour jouer avec d’autres musiciens ; exemple au Filmore east, et à Toronto, et puis on disparaissait. Mais maintenant, je ne veux plus faire ça. Alors nous formons un nouveau groupe : Phil Spector à l’orgue, moi et Yoko à la guitare et à la folie. L’orchestre sera expansible, selon le nombre de musiciens qui veulent jouer avec nous. Je ne veux pas un noyau permanent trop important, dix musiciens au plus. Les orchestres locaux pourront participer s’ils le veulent, avec Plastic Ono Band ou seuls. Le Plastic Ono sera le seul élément constant de la tournée. Dans chaque ville nous demanderons aux musiciens ainsi qu’aux troupes de théâtre, d’apparaître avec nous. Nous voulons que les gens participent, qu’ils ne restent pas la bouche ouverte à admirer Dieu sur scène.

YOKO : Si on Jette une pierre dans l’eau, l’important n’est pas la pierre, mais ce sont les vagues.

Yoko que pensez-vous des chansons de John ?

YOKO : Ce que j’admire dans les chansons de John c’est qu’elles sont si simples que les gens peuvent les chanter, en faire leurs chansons. Simple comme le battement de votre cœur : bang, bang, bang. Ça ne vient pas de la tête mais du cœur.

l’album  » Imagine  » est divisé en questions et en réponses avec Yoko ?

JOHN (souriant) : Tiens, oui je n’avais pas pensé à ça, mais c’est vrai en un sens. Il y a une seul chose, pour moi, que l’on peut voir comme une réponse, c ‘est l’amour. Je disais la même chose quant j’écrivais  » All we need is love « .

 » Imagine  » donne l’idée de quelqu’un d’engagé dans une lutte difficile.

JOHN : Tout le monde lutte. Il y a trois ans, j’aurais cherché un Gourou ou Karl Marx ; plus maintenant. Je cherchais l’image du père. Je n’en veux plus merci… Dr Djanov ? Ce n’est pas la même chose ; il m’a donné une structure, et je n’ai plus besoin de lui. Il m’a aidé à m’accepter moi-même. Djanov c’est Freud. Il dit : si les gens avaient compris Freud, ils essaieraient de revivre la crise initiale, au lieu d’intellectualiser pour fuir leurs problèmes.

Le message essentiel de  » Imagine  » est-il ne  » Ne soyez pas esclaves de mythes  » ?

JOHN : Oui.

Mais la politique est faite de mythes.. Vous voulez rencontrer Mao n’est-il pas un mythe ?

JOHN : Alors j’irai en Chine et profiterai de l’occasion pour essayer de voir Mao. S’il est malade ou mort, ou s’il refuse de me voir, tant pis. Mais si je vais là-bas je veux rencontrer ceux qui jouent un rôle. Ça peut être aussi bien un leader de la jeunesse. Je dis Mao parce que ça peut m’aider à aller là-bas.

YOKO : C’est très important d’aller en chine maintenant. Pas seulement par curiosité, mais parce que le monde doit se rétrécire toujours davantage, les échanges doivent être de plus en plus ouverts et se faire plus rapidement. La Chine ne doit pas être isolée dans un mystère. Il faut exposer et détruire le mystère. Cela se fera si nous allons là-bas et s’ils viennent ici.

L’essentiel est de communiquer ?

JOHN & YOKO: Oui.

Mais vous n’attendez pas d’eux LA réponse.

JOHN : Non, oh Dieu non… Je veux amener là-bas un orchestre de rock ; C’est ça que je veux vraiment, jouer du rock en Chine. Ils n’ont encore jamais vu ça.

YOKO : Et aussi nous n’irons pas qu’avec de musiciens, mais également des gens comme Jerry Rubin. Comme je vous l’ai dit, le message est lui-même la musique, et Jerry a sa propre musique, et il veut là jouer.

Comment vous situez-vous politiquement ?

YOKO : Comme vous.

Mais il semble que vous soyez plus engagés que…

JOHN : Qu’au temps des Beatles ?

Oui

JOHN : Beatle, c’était quelque chose de si énorme. Il fallait être un Beatle et rien d’autre. Beatle prenait toute votre vie. C’était ça, le problème. Je veux dire Beatle s’enfla jusqu’à devenir un monstre. Au début, ce n’était pas un monstre. Le groupe communiquait avec les gens. C’était le bon temps ; on jouait dans les boîtes, les salles de balle, on parlait avec les gens, c’était vraiment chouette. Et puis c’est devenu ce grand machin ; C’est comme un type qui a gagné des millions, Rockefeller, ou Getty, il devient tellement obsédé par l’argent ( comment garder les millions, comment gagner plus) qu’il oublie tout le reste. Les Beatles c’était devenu ça : penser aux Beatles, pour les Beatles et par les Beatles, c’est ça que je ne pouvais plus accepter, on ne pouvait plus penser à autre chose. Alors, les Beatles, c’est seulement une période de ma vie. Vous savez, j’ai vécu 14 années de ma vie avant les Beatles. Et durant dix de ces années, je ne connaissais rien à la politique au monde. Pourtant, si je n’avais pas de conscience politique, Marx et tout ça, j’avais conscience de ma propre position dans la classe ouvrière de Liverpool, d’être en train d’essayer d’enter à l’Université, et toutes les conneries qui vont avec…Alors les Beatles, ce n’est pas si important… The Beatles are dead…  » les Beatles sont morts « ( en français).

Si on faisait l’autopsie, que trouverait-on comme cause de décès ?

JOHN : LE CAPITALISME.

YOKO : C’est dangereux lorsque quelque chose devient un mythe ; parce que nous sommes tous les mêmes, égaux vous voyez. Quand vous avez demandé quelle est notre position politique, je vous ai répondu qu’elle était la même que la votre : nous avons tous des responsabilités dans cette société, parce que c’est nous qui la créons, et tous ce qui ce passe traduit quelque chose de nous-même.

J’ai voulu parler des Beatles parce que ça a été vraiment quelque chose pour nous, ma génération , une fête…

JOHN : Oh, pour nous aussi !

YOKO : Les Beatles, c’était un fait social, politique en un sens.

JOHN : Les Beatles avaient une influence, un impact social. Et puis c’est devenu stérile, rassis ; comme un gouvernement qui est resté trop longtemps au pouvoir. Alors quand cela arrive, il faut abdiquer. Nous avons abdiqué… Et maintenant il y a Santana, Marc Bolan, T . Rex et tous les nouveaux musiciens ; à eux de jouer.

Vous ferez de la politique à travers votre musique ?

JOHN : Je reste avant tout un musicien, avec beaucoup d’autres intérêts à côté. Vous voyez, je crois que ma prise de conscience politique s’est faite entre  » All you need is Love « , avec Les Beatles et  » Power To The People  » , avec Le Plastic Ono Band. En fait cette prise de conscience ne signifie qu’une chose : je crois toujours que  » All you need is Love « , mais je crois, maintenant qu’il faut peut-être autre chose pour  » aider « .

Que pensez-vous de la dernière chanson de Dylan,  » George Jackson  » ?

JOHN : HURRAH… ( il joue et chante ,  » George Jackson  » ). Je pense que c’est formidable !

Pensez-vous qu’il a pris un nouvel engagement politique tout d’un coup ?

JOHN : Il a toujours été conscient. Les gens disent  » Dylan a laissé tomber le mouvement  »

, mais Dylan était là avant le mouvement.

YOKO : C’est vrai.

JOHN : Vous comprenez, Dylan existe avec ou sans le mouvement. Nous lui devons beaucoup, beaucoup de grandes choses. Vous ne pouvez pas démolir les Beatles ou Dylan, parce qu’ils ont eu un effet, un impact. Peu importe que Dylan n’ait rien fait pendant six mois, ou que Dylan veuille se reposer pendant un an, ou que Dylan traverse une crise psychologique, qu’il ait eu un accident, ou qu’il veuille vivre avec quatre enfants et sa famille. Dylan a fait ce qu’il a fait et il continue. Nous devons lui permettre de respirer. Il a écrit  » George Jackson  » en dépit des attaques de tout le monde, et non à cause des attaques de tout le monde.

Voyez-vous Weberman comme un créateur de ses cauchemars, comme Manson est un peu la créature du côté cauchemardesque des fantaisies Beatles ?

JOHN : En un sens, oui, oui… Pourtant Weberman a des qualités, mais il est allé trop loin.

YOKO : Toujours la dualité, le ying et le yang. Par exemple, une grande machine comme les Beatles a pu enfanter de belles choses et en même temps quelque chose de terrible… Alors, quand arrive cette chose terrible, les gens lui donne trop d’importance.

Vous avez décidé de vivre à New York. Vous avez beaucoup d’argent et vous auriez pu choisir un endroit plus accueillent. Pour quoi New York ?

JOHN : Yoko a vécu ici pendant quinze ans ; elle est retournée au Japon puis elle est allée à Londres, elle m’a dragué et m’a Ramené à New York. New York reste le centre de l’univers pour moi, le centre du monde. Oui il est possible que l’Amérique face fausse route, que Rome se détruise et tombe en ruines, je préfère pourtant être dans Rome que dans les  » provinces « , en Bretagne, en Galles, ou en Angleterre ; Elles étaient occupées par les légions romaines, mais le centre du monde demeurait Rome. Le centre du monde est encore New York pour moi.

Pensez-vous que New York exprime mieux la réalité du monde occidental ?

JOHN : Oui, New York demeure le poste le plus avancé dans le monde.

YOKO : Et aussi, il y a dix mille Japonais, des millions de Juifs, de Grecs…

JOHN : de Porto Ricains, de Noirs…

YOKO : … D’Italiens…

JOHN ( écho ) : … d’Italiens toutes les nations du monde sont ici …

YOKO : … une ville internationale.

JOHN : La ville la plus cosmopolite du monde…

Vous avez contribué (Dans  » Rolling Stone « ) à la démythification de la culture crée autour du rock et de la pop musique. Mais, en même tant, vous avez détruit la plate-forme, le véhicule de votre politique et le potentiel de puissance que représentaient les Beatles à cet égard. N’y a-t-il pas un dilemme ?

JOHN : Oui, mais même seul j’ai toujours beaucoup de pouvoir. Je peux mobiliser les médias, et qu’est le pouvoir sans les médias, l’accès à l’attention du public ? Grâce aux Beatles, le pouvoir existe et j’en ai eu ma part. John et Yoko, c’est plus que John Lennon, plus que George Harrison ou Paul Mc Cartney. Voilà notre pouvoir maintenant, et ce pouvoir appartient à tout le monde ( nous le mettons à la disposition de tous ) au lieu d’être utilisé par Les Beatles pour Les Beatles. Et nous avons détruit les mythes de la  » Rock Culture « , parce que les musiciens – et cela est vrai pour Les Who, Les Stones aussi bien que pour Les Beatles – parlent tous de politique dans leur musique, mais ne font rien dans la réalité. Nous faisons maintenant partie du Front de Libération du Rock.

En quoi cela consiste-t-il ?

JOHN : Le Front a été fondé par David Peel ( musicien anarchiste ) et A.J. Weberman. L’objectif est de libérer les  » Princes  » du rock d’eux-mêmes.

( » The people  » est une entité idéale à laquelle se réfère le  » Mouvement  » ; elle est censée représenter tous ceux qui cherchent la  » libération « , les minorités, et surtout les jeunes.)

YOKO : Nous n’essayons pas de parler parce que nous avons un pouvoir particulier, mais parce que nous pensons que ce que nous avons à dire est important.

JOHN : Ce que dit Aristote Onassis n’est pas important, Ok ? Onassis ne dit rien qui vaille la peine d’être répété. Ni Agnew, ni Nixon… Ils ont un pouvoir physique, mais ce qu’ils disent ne vos pas un clou. Alors, ce n’est pas l’argent qui compte, ni le pouvoir physique, mais votre message…

Ce que vous croyez profondément ?

JOHN : Weberman a prouvé cela à partir de rien, il a gagné l’accès aux médias en utilisant sa matière grise pour dire ce qu’il avait à dire. Les gens disent  » bien sûr vous et Yoko, vous avez fait les  » bed in  » ( campagne pour la paix à partir d’un lit dans toutes les capitales ), mais seulement quelqu’un de célèbre peut faire cela « . Eh bien n’importe qui aurait pu le faire. Quelqu’un ayant le talent de Weberman aurait pu le faire. N’importe qui peut avoir accès aux médias, parce que les médias sont faciles à prendre.

YOKO : Le pouvoir se trouve dans le message, pas dans le nom ; Le nom ne veut rien dire.

Projet du Rock Liberation Front ?

JOHN : Quand les Stones vont faire leur tournée, en juin, pour de l’argent, nous ferons la notre gratuitement. Hein ? Qu’est-ce que tu dis de ça, Mick ? ( Rire sarcastique).

Quel est votre chanteur de rock favori ?

JOHN : J’aime Chuck Berry, Elvis, Little Richard, Edie Cochran, beaucoup d’autres, Bo Diddley, etc..

Q : Vous avez dit que le rock était de l’art parce que c’était simple et vrai. Pourtant, ceux qui ont écrit les arrangements et les paroles, par exemple pour Elvis, ne croient pas en la valeur de ce qu’ils ont écrit.

JOHN : ça n’a pas d’importance. Elvis leur a donné la réalité.  » Hound Dog « , c’est vrai ou  » Heartbreack hotel », c’est vrai quand il le chantait, parce qu’il le chantait avec ses tripes, pas Avec son complet italien.

La même chose pour Chuck Berry ?

JOHN : Oui .

Beaucoup de vos chansons donnent de vous une impression de tendresse, de douceur ; pourtant ce que vous faites maintenant indique un goût de la bagarre…

JOHN : Nous sommes tous blanc et noir, Ying et Yang. Je suis tendre et agressif, nous le sommes tous.

YOKO : Deux côtés de la même énergie. L’eau quelquefois est furieuse, et quelquefois très calme. On ne peut aimer que si l’on est libre. Alors la relation entre John et moi est comme une politique idéale, parce que nous prenons la liberté, et c’est la que notre amour existe. Ce n’est pas un amour qui lie, mais un amour dans la liberté.

JOHN : … La femme LIBRE ( en français)… Femmes françaises, prenez vos … avec vous et soyer libre …

YOKO : Que font les femmes françaises ? J’aimerais savoir, entendre parler de vous. Et s’il vous plaît, comprenez que je suis avec vous.

JOHN : Où est (sic) les femmes françaises libres ?

Elles bougent.

JOHN : Bon.

 » Revolution number Nine  » est l’image de l’ultime confusion, une sorte de fin du monde ; vous croyez que ça va arriver ?

JOHN : Oh Oui!

L’apocalypse

JOHN : Ah, l’Apopo .., L’apoco, ou comme vous dites… c’est un bien grand mot. Ça veut dire la fin, non ? Je ne crois pas à la fin … La fin ça n’existe pas, ni le commencement.

Mais il y a tellement de confusion, ça y ressemble non ?

JOHN : Non, non, c’était simplement une image sonore de mai 68, un simple collage d’une révolution en train de se faire.

Faites-vous toujours des expériences sonores sur magnétophones, pour vous… ?

JOHN : Oui, et l’album de Yoko contient beaucoup de ce matériel.

YOKO : Nous travaillons ensemble.

JOHN : Avant, c’était seulement pour moi. Mais Yoko m’a convaincu de le sortir. C’est grâce à elle que j’ai fait  » Revolution Number Nine « . Maintenant on continue ces expériences dans le travail de Yoko.

YOKO :  » Strawberry fields  » est la première chanson des Beatles que j’aie entendue, et elle m’avait beaucoup impressionnée. Je ne connaissais rien ni au rock ni au pop, mais ça m’a touché. Il y a cette universalité dans la musique de John. Ce n’est pas nécessaire de connaître le rock et toute cette  » culture « . L e message passe. Et c’est cela que nous essayons de faire : nous dispenser, aller au-delà des intellectualismes, des modes et des styles, et simplement communiquer, directement.

Dans la plupart de vos chansons, vous laissez voir ce côté vulnérable de votre personnalité :  » I am a loser « ,  » Help « , etc…., comme un appel vers quelque chose ou quelqu’un ?

JOHN : Oui, c’est vrai. Quand j’ai écrit  » Mother  » ou  » Working Class Hero « , les gens ont dit :  » Ah ! Il devient introverti tout d’un coup « . Mais je ne l’étais pas plus que dans  » Help  » ou  » I am a loser  » ou  » Strawberry fields « . La seule différence est que ce n’est plus des chansons des Beatles.

YOKO : Le changement le plus important, maintenant est que nous pouvons communiquer avec des gens comme Jerry. Avant nous étions dans une tour d’ivoire.

JOHN :  » Imagine « , le disque et la chanson, c’est la même chose que  » Working Class Hero  » ou  » Mother  » et  » God « ,, dans le premier disque. Mais le premier disque était trop réel pour les gens. Alors personne ne l’a acheté. Il a été interdit à la radio. Mais la chansons  » Imagine « , qui dit  » Imaginez qu’il n’y ait plus de religion, plus de pays, plus de politique « , c’est virtuellement le manifeste communiste, bien que je ne sois pas communiste en particulier, je n’appartient à aucun mouvement ; eh bien  » Imagine  » c’est exactement la même chanson, le même message, mais enrobé de sucre… Or,  » Imagine  » est un tube presque partout. Une chansons anti-religieuse, anti-nationaliste, anti-propriété, anti-capitaliste ; mais comme elle est enrobé de sucre les gens l’acceptent. Maintenant j’ai compris comment il fallait faire : passer un message politique avec du miel. Ce que nous faisons, surtout, Jerry et nous, et Yoko, et les autres, c’est essayer de changer l’apathie des jeunes, l’apathie qui existe en Amérique mais qui a gagné la France, l’Allemagne, s’est infiltrée partout ; parce que tout le monde suit la mode Américaine ; à cause de la musique surtout, le style a était façonné par l’Amérique. Les jeunes sont apathiques ; ils pensent qu’il n’y a rien à faire ( qui vaille la peine), que tout est fini ; ils veulent se réfugier dans la drogue, se détruire… Notre travail est de leurs dire qu’il y encore de l’espoir, beaucoup à faire. Nous devons sortir de nous même et changer leurs têtes ; leurs dire, it’s ok, on peut changer vos têtes ; tout n’est pas fini simplement par ce que le  » flower power  » ( la fête hippie  » n’a pas marché. Ça n’est que le début des changements.

yin

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