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Stella McCartney : Le bio côté luxe

La créatrice de mode lance Care, une gamme de produits de beauté qui allie glamour et principes écologiques rigoureux

Le marché de la beauté bio compte déjà de nombreuses marques. Pourquoi vous y intéresser aussi?
Parce que je ne trouvais rien à me mettre sur le bout du nez, rien qui soit assez luxueux à mon goût. Les produits de beauté bio sont généralement présentés dans des pots tellement laids ou tristounets que j’avais honte de les exposer dans ma salle de bains! De plus, les textures laissent à désirer, sans parler des fragrances, vraiment pas glamour. Je ne comprends pas pourquoi la beauté bio devrait se contenter d’un tel amateurisme hippie, sous prétexte qu’elle est meilleure pour la peau et l’environnement. J’ai donc voulu créer les premiers soins bio de luxe, labélisés Ecocert, sans compromis sur le fond (ni parabens – conservateur réputé allergénique, voire cancérigène – ni silicone), mais ultra-raffinés. L’emballage est design, les textures et le parfum des crèmes sont délicieux.
Quel type de produits alternatifs y avez-vous glissé?
Les meilleurs ingrédients bio. De l’huile de sésame du Burkina Faso, du thé vert de Chine, de la camomille d’Egypte, de l’huile de germe de
soja, de nigelle et de rose sauvage, etc. Nous avons mis trois ans à élaborer la gamme avec le groupe Yves Saint Laurent Beauté, et je me suis mêlée d’absolument tout!
Quel est l’avantage, pour le corps, des ingrédients bio?
Leurs propriétés sont beaucoup plus riches pour la peau. Ils contiennent plus de vitamine C, plus d’huiles essentielles, d’acides aminés, de sels minéraux et d’antioxydants. Je frémis en pensant que, dans les produits classiques, 60% des parabens que vous vous mettez sur la peau pénètrent dans votre corps. Et que, en déposant un simple nuage de crème le matin sur votre visage, vous y déversez aussi 200 produits chimiques! Comment accepterais-je que les poisons pétrochimiques que j’utilise pour laver mes toilettes se retrouvent sur mon épiderme? Sans parler des méfaits pour l’environnement…
Avez-vous l’impression de mener une révolution cosmétique?
Non, c’est trop «immodeste»! Je ne me sens pas l’âme d’une militante. Mais j’ai l’impression de prendre mes responsabilités. De profiter de ma notoriété pour développer ce marché de niche et éduquer les gens. Je ne comprends pas pourquoi les autres marques dominantes dans le secteur de la beauté ne s’engagent pas aussi. Plus qu’à une révolution, j’en appelle à une prise de conscience des groupes de luxe comme des consommateurs. A l’époque de mes grands-parents, le mot «bio» n’existait pas, car tout était bio… Nous devrions revenir à cette époque.

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Quel rôle votre éducation a-t-elle joué dans votre engagement actuel?
Crucial! J’ai grandi avec mes trois frère et s?urs dans une ferme biologique du Sussex, et mes parents m’ont élevée dans l’idée qu’il fallait toujours réfléchir aux conséquences de ses actes sur le milieu naturel. Se demander, par exemple, d’où vient ce poulet rôti qui arrive fumant et sentant bon sur la table… Ils m’ont appris la compassion, et m’ont sensibilisée au fait de ne pas consommer de façon immodérée, au-delà de mes besoins.
Le bio est en train de devenir un phénomène de mode, presque un snobisme. Qu’en pensez-vous?
Je déteste ça! Faire du bio coûte a priori plus cher, à cause des ingrédients de haute qualité qu’on y met. Cela dit, mes produits ne sont pas plus onéreux que d’autres de gamme équivalente. Et plus les gens achèteront du bio, plus les volumes augmenteront, moins ce sera cher à terme.
Etes-vous une adepte des médecines parallèles?
J’ai recours à l’homéopathie, mais je ne suis pas une ultra. Il m’arrive de devoir soigner mon fils, Miller, ou ma fille, Bailey (née en décembre dernier), par antibiotiques, malheureusement. Et je les fais vacciner. Je ne suis pas une sainte complètement innocente dans cette société! J’utilise une voiture (bon, certes, elle roule à l’éthanol) et je prends même l’avion…
Quels sports pratiquez-vous?
Je nage, je fais du Pilates, du yoga, du tennis… Surtout en ce moment, pour éliminer les bourrelets de ma dernière grossesse!
Utilisez-vous des textiles bio pour vos collections?
Oui. Du coton pour certains jeans, et du jersey sur des pulls. J’aimerais qu’à terme toute ma ligne soit bio. En attendant, je n’utilise ni cuir ni fourrure pour mes vêtements. Et je suis donc créatrice de sacs et de chaussures glamour et «végétariens», en satin de soie, coton, laine ou velours, vendus dans mes boutiques chauffées à l’Ecotricity, en Grande- Bretagne! Je viens aussi de signer une ligne pour la marque Le Sac, sans cuir, naturellement… A titre personnel, j’aime porter les vêtements bio de la marque de Bono, Edun.
Vous dessinez aussi une ligne pour Adidas, auprès de qui vous êtes sous contrat jusqu’en 2010. Et, là encore, vous affichez vos engagements jusque sur les étiquettes?
Oui, j’ai écrit avec humour: «Suits to veggie women», (convient aux femmes végétariennes). Je le suis moi-même, comme mon mari, Alasdhair, mon fils et ma fille. Nous avons un jardin derrière notre maison, près de Gloucester (Angleterre), où j’entretiens, avec mon mari, un potager avec des fruits et légumes bio. On est tous les deux très émus par ce jardin! On y a planté tous les arbres offerts par nos amis en guise de cadeaux de mariage, à notre demande. On y élève aussi des chevaux et des moutons. J’ai même cousu des pulls avec leur laine pour mon mari et mon fils! Pas franchement une réussite…
Donnez-vous une partie de vos recettes à des fonds caritatifs ou à des associations humanitaires?
Je suis une activiste qui lutte en faveur des droits des animaux, et suis proche de l’association Peta [organisme international militant pour un traitement éthique des animaux], qui m’a remis l’an dernier un Peta Award en remerciement de mes actions. Ainsi, aucun produit de la gamme Care n’a été testé sur des animaux. J’aide aussi The Humane Society of the United States, Peace One Day, Animal Aid, Fauna & Flora, etc.
En termes de mode, votre mère, Linda, fut-elle une icône pour vous?- Elle était d’abord une confidente, mais elle m’a inspirée par son grand sens du style. C’était une femme très naturelle, qui ne se maquillait guère, et qui me disait tout le temps: «Just be yourself!»
Votre nom vous a-t-il aidée à en arriver là?
Ce patronyme est parfois un handicap et une lourde responsabilité, mais, le plus souvent, c’est un énorme avantage. Je serais bien bête de dire le contraire.
Et votre père, Paul?
Il est fan aussi! La ligne convient aux hommes comme aux femmes, et mon père l’utilise sous la douche, en chantant Let It Be…

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Source : Katell Pouliquen

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