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LOVE : les Beatles façon patchwork

La trompette de Penny Lane et le piano de In my Life fondus dans les dernières mesures de Strawberry Fields Forever: il ne s’agit pas d’un fantasme de fan des Beatles mais d’un extrait de l’album LOVE, collage sonore de leurs chansons conçu comme un patchwork de 80 minutes.
LOVE, qui sort lundi dans le monde entier, a été réalisé par celui qui était considéré comme le cinquième Beatles, leur producteur George Martin, et son fils Giles. Ils ont reçu l’assentiment de Paul McCartney, Ringo Starr et des veuves de John Lennon et George Harrison, Yoko Ono et Olivia Harrison.
Les Martin ont travaillé à partir des bandes-mères des chansons, qu’ils ont remasterisées (LOVE est disponible en stéréo et en DVD audio 5.1). Ils se sont essentiellement concentrés sur les albums postérieurs à 1965, marqués par de nombreuses expérimentations en studio.

Martin s’est amusé à déconstruire les chansons, isolant tel passage ou instrument, à les agencer différemment et à les mélanger.
Get Back s’enchaîne avec Glass Onion, avant que retentissent les cordes d’Eleanor Rigby. Plus loin, Ringo Starr chante Octopus’s Garden sur la musique de Good Night, tandis que le sitar de Harrison habille les voix de Sun King, dont la bande défile à l’envers.
Being for the benefit of Mr. Kite s’acoquine avec I Want You et sur While my Guitar Gently Weeps, la guitare solo d’Eric Clapton est remplacée par des cordes.
Le résultat est sympathique, ludique, psychédélique mais assez anecdotique. Les «beatlemaniaques» peuvent s’amuser à reconnaître les chansons comme dans un test à l’aveugle, mais LOVE donne surtout envie de réécouter les albums originaux.
Son principal intérêt réside dans le fait que les bandes ont été remasterisées et qu’on distingue mieux les instruments. Or, la réédition des albums remasterisés, quelque 20 ans après les premières versions CD, serait pour les fans un événement autrement plus réjouissant. Elle pourrait intervenir en 2007.
En 2004, le DJ américain Danger Mouse avait réalisé un disque artistiquement plus intéressant que LOVE. Il avait mixé le Black Album du rappeur Jay-Z et l’album blanc des Beatles pour donner naissance au Grey Album. Mais ce disque n’a pas été commercialisé à cause des menaces de poursuites de la compagnie EMI et n’est disponible qu’au téléchargement libre sur Internet.
Car les chansons des Beatles sont un trésor jalousement gardé et toujours rémunérateur, 36 ans après leur séparation. Selon le Daily Telegraph, Apple Corps, qui gère leur catalogue, a versé en 2005 1,85 million d’euros à Paul McCartney, Ringo Starr, Yoko Ono et Olivia Harrison.
Les Beatles restent de gros vendeurs. EMI espère écouler en France 800 000 exemplaires de LOVE, qui sort un mois avant Noël et qu’elle présente comme un nouvel album des Fab Four. Un objectif considérable vu l’état du marché du disque.
Du coup, la compagnie s’est entourée d’un luxe de précautions pour éviter les fuites et le piratage.
Lors de l’écoute organisée pour la presse le 19 octobre à Paris, un vigile muni d’un détecteur de métaux vérifiait que les journalistes s’étaient délestés de leurs appareils photos, magnétophones et téléphones portables avant d’entrer dans la salle.
Les journalistes devaient également signer un contrat de confidentialité. Ce document, où LOVE était désigné par l’appellation orwellienne et bien moins angélique de Le Projet, stipulait notamment qu’ils ne devaient pas parler de l’album avant le 1er novembre, sous peine de poursuites.

Lire  Loïc Picaud et Bruno Blum : rencontre avec les fans

Source : Paul Ricard

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