Le musicien noir américain, prodige des claviers qui a joué notamment avec les Beatles, est mort le 6 juin
Connu pour son jeu d’orgue époustouflant dès l’enfance, Billy Preston a joué pour les plus grands, de Ray Charles à Sly Stone, mais l’histoire a surtout retenu son travail chez les Beatles et les Rolling Stones.
Avec les Fab Four, il participe aux albums « Let it be », « Abbey Road » et l’album blanc, et est le co-auteur officiel du hit « Get Back ».
On peut aussi l’entendre sur les albums des Stones de 1971 à 1977, notamment « Sticky Fingers » et « Exile on Main Street » et il est à cette époque sur toutes les tournées des Pierres qui roulent.
Né en 1946 à Houston (Texas), Billy Preston est un prodige précoce. Accompagnateur à l’orgue de la grande chanteuse de gospels Mahalia Jackson dès l’âge de 10 ans, il est ensuite repéré à 16 ans par Little Richard, qui l’emmène en tournée en Europe. Après un passage chez Sam Cooke, chez les Everly Brothers et chez Ray Charles, où il peaufine encore son jeu, il rencontre les Beatles à la fin des années 60.
Il participe aux séances des derniers albums des Fab Four: l’album blanc puis d’Abbey Road et Let it Be, et crée notamment le son particulier de « Get Back » au piano électrique Fender Rhodes pour lequel il sera crédité dès le début sous le nom « The Beatles with Billy Preston ».
Il signe aussi un contrat chez Apple, le label des Beatles, chez lequel il sort deux albums produits par George Harrison, « That’s the way God planned it » (1969), dont le morceau-titre devient un hit outre-Manche, et « Encouraging words » (1970), sur lequel figure une première version de « My sweet Lord » qui deviendra ensuite le plus gros succès de George Harrison.
Parallèlement à son travail chez les Rolling Stones dès 1971, il réussit par deux fois à tutoyer le haut des charts américains en solo avec « Will it go round in circles » en 1973 et « Nothing from Nothing » en 1974 (qui eut aussi à l’époque son heure de gloire sur les ondes françaises).
Enfin, il signe un des plus gros succès de Joe Cocker en 1975 avec « You are so beautiful ».
Ce musicien très demandé, qui a aussi travaillé entre autres pour Eric Clapton, Bob Dylan, Sly Stone, les Jackson Five, Quincy Jones et Aretha Franklin, fait une dernière apparition sur le dernier album des Red Hot Chili Peppers.
Billy Preston s’est éteint mardi 6 juin à l’âge de 59 ans, des suites de complications dûes à l’hypertension, dans une clinique de l’Arizona où il était plongé dans le coma depuis fin novembre 2005.
Source : AFP – Vanina Lucchesi













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